Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TRAMADOL TEVA L.P. 200 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 23 septembre 2026.
Indications
Traitement des douleurs modérées à sévères.
Contre-indications
TRAMADOL TEVA L.P. est contre-indiqué :
• en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
• lors des intoxications aiguës par l'alcool, les hypnotiques, les analgésiques, les opioïdes ou les autres psychotropes ;
• chez les patients qui sont traités simultanément ou qui ont été traités dans les 14 jours précédents par les inhibiteurs de la MAO (voir rubrique 4.5);
• chez les patients épileptiques non correctement contrôlés par un traitement ;
• dans le traitement de sevrage des toxicomanes.
Grossesse Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Chez l'animal, à doses très élevées, effets sur le développement des organes, l'ossification et la mortalité néonatale (sans effet tératogène mis en évidence) ; faute de preuves suffisantes chez la femme enceinte, le tramadol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ; une utilisation prolongée expose le nouveau-né à un syndrome de sevrage.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
TRAMADOL TEVA L.P. ne doit donc pas être utilisé chez les femmes enceintes.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Ne pas utiliser le tramadol pendant l'allaitement ou interrompre l'allaitement pendant le traitement ; l'interruption n'est généralement pas nécessaire après une prise unique.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Ainsi, il convient soit de ne pas utiliser le tramadol pendant la lactation, soit d’interrompre l’allaitement lors d’un traitement par tramadol.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Tolérance et trouble de l’usage d’opioïdes (abus et pharmacodépendance)
TRAMADOL TEVA L.P. devra être utilisé uniquement avec une prudence particulière chez les patients dépendants aux opioïdes, chez les patients présentant un traumatisme crânien, un choc, une altération de l’état de conscience sans cause évidente, des troubles du centre ou de la fonction respiratoire ou une augmentation de la pression intracrânienne.
Chez les patients sensibles aux opioïdes, TRAMADOL TEVA L.P. ne devra être utilisé qu’avec prudence.
L’administration répétée d’opioïdes tels que TRAMADOL TEVA L.P. peut entraîner une accoutumance, une dépendance physique et psychologique et un trouble de l’usage d’opioïdes (TUO). L’utilisation répétée de TRAMADOL TEVA L.P. peut induire un trouble de l’usage d’opioïdes (TUO). Plus la dose est élevée et plus la durée du traitement par opioïdes est prolongée, plus le risque de développer un TUO sera accru. L’abus ou le mésusage intentionnel de TRAMADOL TEVA L.P. peuvent entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients présentant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou frères et sœurs) de troubles liés à la consommation de substances (y compris l’alcoolisme), chez les fumeurs actifs ou chez les patients ayant des antécédents personnels de problèmes de santé mentale (par ex. dépression majeure, anxiété et trouble de la personnalité).
Avant l’instauration du traitement par TRAMADOL TEVA L.P. et pendant toute la durée du traitement, les objectifs thérapeutiques et un plan d’arrêt du traitement doivent être convenus avec le patient (voir rubrique 4.2). Avant et pendant le traitement, le patient doit également être informé des risques et des signes du TUO. Si ces signes apparaissent, il est conseillé aux patients de contacter leur médecin.
Les patients devront être surveillés pour détecter les signes de consommation excessive de médicament (par ex. des demandes de renouvellement trop précoces). Cela inclut l'examen des opioïdes et des médicaments psychoactifs concomitants (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et symptômes de TUO, il convient d’envisager une consultation avec un spécialiste en toxicomanie.
L’utilisation concomitante de TRAMADOL TEVA L.P. et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une détresse respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d’autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire TRAMADOL TEVA L.P. en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée de traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. A cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs soignants afin qu’ils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Une attention particulière devra être portée lors du traitement des patients souffrant d'insuffisance respiratoire, ou traités par dépresseurs centraux (voir rubrique 4.5), ou si la dose recommandée est largement dépassée (voir rubrique 4.9), un risque de dépression respiratoire ne pouvant être exclu dans ces situations.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l’apnée centrale du sommeil (ACS) et l’hypoxémie liée au sommeil. Le risque d’ACS augmente en fonction de la dose d’opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d’opioïdes doit être envisagée.
Des convulsions ont été rapportées chez des patients recevant du tramadol aux doses recommandées. Le risque de convulsions est accru si les doses de chlorhydrate de tramadol dépassent la limite supérieure de la dose quotidienne recommandée (400 mg). Le tramadol peut en outre accroître le risque de convulsions chez les patients prenant d'autres produits qui abaissent le seuil épileptogène (voir rubrique 4.5). Les patients épileptiques ou les patients susceptibles de présenter des convulsions ne devront être traités par tramadol qu'en cas de nécessité absolue.
Syndrome sérotoninergique
Le syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle, a été rapporté chez des patients traités par le tramadol en association avec d’autres agents sérotoninergiques ou par le tramadol seul (voir rubriques 4.5, 4.8 et 4.9).
Si un traitement concomitant avec d’autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d’observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l’instauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l’état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes. Le retrait des médicaments sérotoninergiques apporte généralement une amélioration rapide.
Une tolérance, ainsi qu’une dépendance psychique et physique peuvent survenir, particulièrement après une utilisation au long cours.
Chez les patients qui présentent une tendance à la toxicomanie ou à la dépendance, le traitement par TRAMADOL TEVA L.P. ne devra être réalisé que pendant des durées brèves, sous surveillance médicale stricte.
En cas d’arrêt de traitement par tramadol, il est conseillé de réduire progressivement la dose afin d’éviter les symptômes de sevrage.
Le tramadol n’est pas approprié au traitement de substitution chez les patients présentant une dépendance aux opioïdes. Bien qu’agoniste des opioïdes, le tramadol ne peut pas corriger les symptômes de sevrage de la morphine.
Métabolisme par le CYP2D6
Le tramadol est métabolisé par l’intermédiaire d’une enzyme hépatique, le CYP2D6. En cas de déficit ou d’absence totale de cette enzyme chez le patient, l’effet analgésique attendu pourra ne pas être obtenu. Il est estimé que jusqu’à 7 % de la population caucasienne pourrait présenter ce déficit. Toutefois, si le patient est un métaboliseur ultra-rapide, il existe un risque, même à dose recommandée, de manifestation d’effets indésirables liés à la toxicité des opiacés.
Les symptômes généraux de toxicité des opiacés incluent une confusion mentale, une somnolence, une respiration superficielle, des pupilles contractées, des nausées, des vomissements, une constipation et une perte d’appétit. Dans les cas graves, les patients peuvent présenter les symptômes d’une défaillance circulatoire et respiratoire pouvant engager le pronostic vital et conduire à une issue fatale dans de très rares cas.
Les prévalences estimées de métaboliseurs ultra-rapides dans différentes populations sont résumées ci-dessous :
Population
Africain/Éthiopien
Afro-américain
Asiatique
Caucasien
Grec
Hongrois
Européen du Nord
|
% de prévalence
29 %
de 3,4 % à 6,5 %
de 1,2 % à 2 %
de 3,6 % à 6,5 %
6,0 %
1,9 %
de 1 % à 2 %
Utilisation postopératoire chez les enfants
La littérature rapporte des cas de tramadol administré à des enfants en postopératoire après une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie dans le cadre du traitement de l’apnée obstructive du sommeil, ayant mené à des événements indésirables rares mais pouvant engager le pronostic vital. L’administration de tramadol à des enfants pour le soulagement de douleurs postopératoires doit être sujette à la plus grande prudence et doit s’accompagner d’une étroite surveillance des symptômes en lien avec la toxicité des opiacés, notamment la dépression respiratoire.
Enfants présentant une fonction respiratoire altérée
L’utilisation du tramadol n’est pas recommandée chez les enfants présentant une fonction respiratoire altérée, notamment en cas de déficit neuromusculaire, d’affections cardiaques ou respiratoires sévères, d’infections des voies aériennes supérieures ou des poumons, de polytraumatismes ou d’interventions chirurgicales lourdes. Ces facteurs sont susceptibles d’aggraver les symptômes de toxicité des opiacés.
Insuffisance surrénalienne
Les antalgiques opioïdes peuvent occasionnellement provoquer une insuffisance surrénalienne réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïde. Les symptômes d'insuffisance surrénale aiguë ou chronique peuvent inclure par ex. douleur abdominale sévère, nausées et vomissements, hypotension artérielle, fatigue extrême, diminution de l’appétit et perte de poids.
Interactions médicamenteuses
Ne pas associer TRAMADOL TEVA L.P. aux inhibiteurs de la MAO (voir rubrique 4.3).
Lors de l’utilisation de la péthidine durant les 14 jours qui suivent l’arrêt des IMAO, des interactions pouvant mettre en jeu le pronostic vital ont été observées : effet sur le système nerveux central et les fonctions respiratoire et cardio-vasculaire.
Ces interactions ne peuvent pas être exclues lors de l’utilisation des IMAO et de TRAMADOL TEVA L.P.
Médicaments à action centrale/dépresseurs du système nerveux central (SNC), y compris l'alcool et les stupéfiants dépresseurs du SNC
L'utilisation concomitante de TRAMADOL TEVA L.P. avec des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou d'autres dépresseurs respiratoires ou du système nerveux central (SNC) (par exemple, autres opioïdes, antitussifs ou traitements de substitution, barbituriques, antipsychotiques, antihistaminiques H1, alcool) augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le système nerveux central (voir rubrique 4.8).
Par conséquent, si la décision de prescrire TRAMADOL TEVA L.P. en même temps que des dépresseurs respiratoires ou du SNC est prise, la dose efficace la plus faible de TRAMADOL TEVA L.P. doit être utilisée et la durée du traitement concomitant doit être aussi courte que possible.
L’utilisation concomitante avec des gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) peut entraîner une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation profonde, un coma ou le décès.
Anticholinergiques
L'administration concomitante de TRAMADOL TEVA L.P. avec des anticholinergiques ou des médicaments à activité anticholinergique (par exemple, antidépresseurs tricycliques, antihistaminiques, antipsychotiques, myorelaxants, antiparkinsoniens) peut entraîner une augmentation des effets indésirables anticholinergiques.
Les études pharmacocinétiques, réalisées à ce jour, ont montré que l'administration concomitante ou antérieure de cimétidine (inhibiteur enzymatique) est peu susceptible de provoquer des interactions cliniquement pertinentes. L’administration simultanée ou antérieure de carbamazépine (inducteur enzymatique) peut réduire les effets analgésiques et raccourcir la durée d’action du tramadol.
Le tramadol peut provoquer des convulsions et accroître le potentiel épileptogène des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), des antidépresseurs tricycliques, des antipsychotiques et d'autres médicaments abaissant le seuil épileptogène (tels que le bupropion, la mirtazapine et le tétrahydrocannabinol).
L’utilisation concomitante du tramadol avec des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), les inhibiteurs de la MAO (voir rubrique 4.3), les antidépresseurs tricycliques et la mirtazapine peut entrainer un syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Prendre en compte l’association avec les dérivés de la coumarine (par exemple la warfarine) en raison de l’augmentation de l’INR et de l’apparition d’ecchymoses et de saignements importants rapportées chez certains patients.
D'autres médicaments, connus pour inhiber le CYP3A4 tels que le kétoconazole et l'érythromycine, pourraient inhiber le métabolisme du tramadol (N-déméthylation) et probablement également le métabolisme du métabolite O-déméthylé actif. L'importance clinique d'une telle interaction n'a pas fait l'objet d'études (voir rubrique 4.8).
Dans un nombre limité d’études, l’utilisation en pré ou post-opératoire de l’anti-émétique antagoniste des récepteurs 5HT3, l’ondansétron, a nécessité l’augmentation des doses de tramadol chez les patients traités pour des douleurs post-opératoires.
Effets indésirables
Troubles du système immunitaire 2
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- réactions allergiques (par exemple, dyspnée, bronchospasme, sifflement, œdème de Quincke)
- anaphylaxie
Troubles cardiaques 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- palpitations — en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique
- tachycardie — en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- bradycardie
Investigations 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- augmentation de la pression artérielle
Troubles vasculaires 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- hypotension orthostatique — en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique
- collapsus cardiovasculaire — en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique
Troubles du système nerveux 11
- Très fréquent (≥ 1/10)
- vertiges
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- céphalées
- somnolence
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- paresthésie
- tremblements
- convulsions — principalement après administration de doses élevées de tramadol
- contractions musculaires involontaires
- anomalie de la coordination
- syncope
- troubles de l’élocution
- Fréquence indéterminée
- syndrome sérotoninergique
Troubles du métabolisme et de la nutrition 2
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- modification de l’appétit
- Fréquence indéterminée
- hypoglycémie
Troubles psychiatriques 16
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- hallucinations
- confusion
- troubles du sommeil
- délire
- anxiété
- cauchemars
- Très rare (< 1/10 000)
- attaque de panique — lors de l’arrêt du traitement par tramadol
- anxiété sévère — lors de l’arrêt du traitement par tramadol
- dépersonnalisation — lors de l’arrêt du traitement par tramadol
- déréalisation — lors de l’arrêt du traitement par tramadol
- paranoïa — lors de l’arrêt du traitement par tramadol
- Fréquence non précisée
- troubles de l'humeur
- modifications de l'activité
- modifications des capacités cognitive et sensorielle
- dépendance
- symptômes de sevrage
Troubles visuels 3
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- myosis
- vision floue
- mydriase
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux 3
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- dépression respiratoire
- dyspnée
- Fréquence indéterminée
- hoquet
Troubles gastro-intestinaux 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- nausées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- constipation
- sécheresse de la bouche
- vomissements
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- haut-le-cœur
- inconfort gastro-intestinal (sensation de pesanteur gastrique, flatulences)
- diarrhées
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- hyperhidrose
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- réactions cutanées (par exemple, prurit, éruption cutanée, urticaire)
Troubles musculo-squelettiques 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- faiblesse musculaire
Troubles hépato-biliaires 1
- Fréquence non précisée
- augmentation des enzymes hépatiques
Troubles urinaires et rénaux 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- troubles mictionnels (dysurie et rétention urinaire)
Troubles généraux 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- asthénie
Pharmacodépendance 1
- Fréquence non précisée
- pharmacodépendance
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des nausées et des vertiges qui sont observés chez plus de 10 % des patients.
Les fréquences sont définies comme suit :
Très fréquents : ≥ 1/10.
Fréquents : ≥ 1/100 à < 1/10.
Peu fréquents : ≥ 1/1 000 à < 1/100.
Rares : ≥ 1/10 000 à < 1/1 000.
Très rares : < 1/10 000.
Fréquence indéterminée : fréquence ne pouvant pas être estimée à partir des données disponibles.
Troubles du système immunitaire
Rares : réactions allergiques (par exemple, dyspnée, bronchospasme, sifflement, œdème de Quincke) et anaphylaxie.
Troubles cardiaques
Peu fréquents : effets sur la régulation cardiovasculaire (palpitations, tachycardie). Ces effets indésirables peuvent survenir en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique.
Rares : bradycardie.
Investigations
Rares : augmentation de la pression artérielle.
Troubles vasculaires
Peu fréquents : effets sur la régulation cardiovasculaire (hypotension orthostatique ou collapsus cardiovasculaire). Ces effets indésirables peuvent survenir en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique.
Troubles du système nerveux
Très fréquents : vertiges.
Fréquents : céphalées, somnolence.
Rares : paresthésie, tremblements, convulsions, contractions musculaires involontaires, anomalie de la coordination, syncope, troubles de l’élocution.
Fréquence indéterminée : syndrome sérotoninergique.
Des convulsions sont survenues principalement après administration de doses élevées de tramadol ou après un traitement concomitant par des médicaments qui peuvent abaisser le seuil convulsivant (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rares : modification de l’appétit.
Fréquence indéterminée : hypoglycémie.
Troubles psychiatriques
Rares : hallucinations, confusion, troubles du sommeil, délire, anxiété et cauchemars. On peut également observer après l'administration de TRAMADOL TEVA L.P. différents effets secondaires psychiques dont l'intensité et la nature varient d'un patient à l'autre (en fonction de la réactivité individuelle et de la durée du traitement).
Ceci inclut des troubles de l'humeur (habituellement une exaltation, occasionnellement une dysphorie), des modifications de l'activité (habituellement diminution de l'activité, occasionnellement un accroissement) et des modifications des capacités cognitive et sensorielle (par exemple, la capacité décisionnelle, des troubles de la perception). Une dépendance peut apparaître.
Des symptômes de sevrage, analogues à ceux notés lors d'un sevrage aux opiacés, peuvent survenir tels que agitation, anxiété, nervosité, insomnie, hyperkinésie, tremblements et symptômes gastro-intestinaux.
D'autres symptômes ont été très rarement rapportés lors de l’arrêt du traitement par tramadol, incluant : attaque de panique, anxiété sévère, hallucinations, paresthésies, acouphènes, autres troubles inhabituels du SNC (comme par exemple confusion, délire, dépersonnalisation, déréalisation, paranoïa).
Troubles visuels
Rares : myosis, vision floue, mydriase.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Rares : dépression respiratoire, dyspnée.
Une dépression respiratoire peut survenir, si les doses administrées dépassent largement les doses recommandées et si d'autres médicaments dépresseurs centraux sont administrés de façon concomitante (voir rubrique 4.5).
L'aggravation d'un asthme a été également signalée, bien qu'aucune relation de causalité n'ait été établie.
Fréquence indéterminée : hoquet.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents : nausées.
Fréquents : constipation, sécheresse de la bouche, vomissements.
Peu fréquents : haut-le-cœur, inconfort gastro-intestinal (sensation de pesanteur gastrique, flatulences), diarrhées.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Fréquents : hyperhidrose.
Peu fréquents : réactions cutanées (par exemple, prurit, éruption cutanée, urticaire).
Troubles musculo-squelettiques
Rares : faiblesse musculaire.
Troubles hépato-biliaires
Dans quelques cas isolés, une augmentation des enzymes hépatiques a été rapportée lors de l'utilisation thérapeutique du tramadol.
Troubles urinaires et rénaux
Rares : troubles mictionnels (dysurie et rétention urinaire).
Troubles généraux
Fréquents : asthénie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Pharmacodépendance
L’utilisation répétée de TRAMADOL TEVA L.P. peut entraîner une dépendance aux médicaments (pharmacodépendance), même aux doses thérapeutiques. Le risque de pharmacodépendance peut varier en fonction des facteurs de risque individuels du patient, de la posologie et de la durée du traitement par opioïdes (voir rubrique 4.4).
Surdosage
Symptômes
En principe, lors d'une intoxication par le tramadol, des symptômes analogues à ceux provoqués par d'autres analgésiques à action centrale (opioïdes) sont attendus. Il s'agit en particulier d'un myosis, de vomissements, d'un collapsus cardiovasculaire, de troubles de la conscience allant jusqu'au coma, de convulsions et d'une dépression respiratoire allant jusqu'à l'arrêt respiratoire et pouvant conduire à une issue fatale.
Le syndrome sérotoninergique a également été rapporté.
Traitement
Prendre les mesures d'urgences générales habituelles. Assurer la liberté des voies respiratoires (aspiration), maintenir la ventilation et la circulation en fonction des symptômes. L'antidote en cas de dépression respiratoire liée au tramadol est la naloxone. En expérimentation animale, la naloxone n'a exercé aucun effet sur les convulsions. Dans de tels cas, du diazépam devra être administré par voie intraveineuse.
En cas d'intoxication par des formes orales, l'élimination gastro-intestinale au charbon actif ou par lavage gastrique est recommandée uniquement dans les 2 heures après la prise de tramadol. Passé ce délai, une décontamination gastro-intestinale peut être utile en cas d'intoxication par des quantités exceptionnellement importantes de tramadol ou par des formes à libération prolongée.
Le tramadol est épuré très faiblement du sérum par hémodialyse ou par hémofiltration. C'est pourquoi le traitement d'une intoxication aiguë au TRAMADOL TEVA L.P. à l'aide d'une hémodialyse ou d'une hémofiltration seule n'est pas approprié à une désintoxication.