Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple GYMISO 200 microgrammes, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 23 décembre 2025.
Indications
Interruption médicamenteuse de grossesse intra-utérine évolutive, en administration séquentielle avec la mifépristone au plus tard au 49ème jour d'aménorrhée (voir rubrique 4.2.).
Préparation du col de l’utérus avant interruption chirurgicale de grossesse au cours du premier trimestre.
Le misoprostol est indiqué chez l’adulte.
Contre-indications
• Hypersensibilité au misoprostol ou à l'un des excipients ;
• Antécédents d'allergie aux prostaglandines ;
• Grossesse non confirmée biologiquement ou par échographie ;
• Suspicion de grossesse extra-utérine (GEU).
• Dans l'indication de l'interruption médicale de grossesse, en association à la mifépristone :
• Grossesse de 50 jours d'aménorrhée et plus.
Grossesse Données insuffisantes
⚠ Divergence FR/US — Médicament utilisé pour l'interruption de grossesse : en cas d'échec (grossesse évolutive), le risque de malformations congénitales (syndrome de Moebius, brides amniotiques, anomalies du SNC) est multiplié par 3 ; la visite de contrôle est obligatoire et, si la grossesse est poursuivie, un suivi échographique spécialisé est nécessaire.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L’échec de l’interruption de grossesse (grossesse évolutive) a été associé à une augmentation par 3 du risque de malformations congénitales dans le cas de grossesses évolutives exposées à la mifépristone et au misoprostol ou au misoprostol seul, comparé au groupe contrôle (environ 2%).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — En l'absence de données sur le passage dans le lait, l'utilisation est à éviter pendant l'allaitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
En l'absence de données concernant le passage du misoprostol dans le lait maternel, l'utilisation de ce médicament est à éviter au cours de l'allaitement.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Dans tous les cas
En l'absence d'études spécifiques, le misoprostol est déconseillé chez les patientes souffrant de :
Malnutrition,
Insuffisance hépatique,
Insuffisance rénale.
Mises en garde
En raison de ses propriétés abortives, le misoprostol ne doit jamais être utilisé chez une femme en cours de grossesse et désirant mener cette grossesse à terme.
L'âge gestationnel doit être déterminé à partir de l’interrogatoire et de l'examen clinique de la patiente. Une échographie de l’utérus est toujours recommandée.
Mises en garde :
En raison de la présence d’huile de ricin, il existe un risque de sensibilisation.
Tératogénicité :
Les patientes qui décident de poursuivre leur grossesse après traitement doivent être informées du risque de tératogénicité. Ce risque est inhérent à l’objectif du protocole combinant la mifépristone et le misoprostol ou le misoprostol seul et est augmenté quand les protocoles utilisés diffèrent de celui mentionné à la rubrique 4.2 Posologie et mode d'administration. L'exposition du fœtus au misoprostol ou à la mifépristone augmente le risque d'apparition d'un syndrome de Mœbius et/ou d'une maladie des brides amniotiques et/ou des anomalies du système nerveux central (voir rubrique 4.6). Une deuxième procédure d'interruption de grossesse est à envisager. En cas de poursuite de la grossesse, la patiente devra faire l'objet d'un suivi attentif par échographie dans des centres spécialisés.
Allo immunisation Rhésus :
L’interruption de grossesse nécessite la détermination du Rhésus, donc la prévention de l’allo-immunisation Rhésus et d’une façon générale, nécessite les mesures qui sont habituellement prises lors d’une interruption de grossesse.
Précautions d’emploi
Risque cardiovasculaire :
Des accidents cardiovasculaires rares, mais graves (arrêt cardiaque, infarctus du myocarde et/ou spasme des artères coronaires et hypotension sévère) ont été rapportés suite à une utilisation de misoprostol. Pour cette raison, les femmes présentant des facteurs de risque cardiovasculaires (par exemple âgées de plus de 35 ans avec tabagisme chronique, hyperlipidémie, diabète) ou atteintes d'une maladie cardiovasculaire avérée doivent être traitées avec prudence.
Initiation de la contraception après l'interruption de grossesse :
Durant les essais cliniques, de nouvelles grossesses ont débuté entre l'expulsion de l'embryon et la reprise des règles. Par conséquent, il est recommandé d’initier immédiatement une méthode de contraception dès que l’interruption de grossesse a été médicalement confirmée.
Interruption médicamenteuse de grossesse intra-utérine évolutive, en administration séquentielle avec la mifépristone au plus tard au 49e jour d’aménorrhée
Mises en garde
Le misoprostol DOIT ÊTRE ADMINISTRÉ par voie orale exclusivement :
à une dose ne dépassant pas 400 microgrammes
suite à la prise préalable de 600 mg de mifépristone
dans l’intervalle de 36 à 48 heures après la prise de mifépristone
L’utilisation de protocoles différents de celui mentionné dans ce RCP augmente TOUS les risques liés à la méthode
Cette méthode nécessite une participation active de la femme qui doit être informée de ce qu’implique la méthode :
• nécessité d’associer le traitement avec la mifépristone qui doit être administrée 36 à 48 heures avant l’administration de ce produit ;
• nécessité de se présenter à une visite de contrôle 14 à 21 jours après la prise de mifépristone afin de vérifier qu’une expulsion complète a eu lieu ;
• possibilité d’échec de la méthode, conduisant à une deuxième procédure d’interruption de grossesse.
En raison des effets aigus du misoprostol, les femmes doivent être parfaitement informées des signes et symptômes qu’elles sont susceptibles de présenter et devront avoir un accès direct au centre médical prescripteur par téléphone ou sur site.
En cas de grossesse survenue en présence d’un dispositif intra-utérin, celui-ci sera retiré avant l’administration de mifépristone/misoprostol.
Risques liés à la méthode :
L’efficacité de l’interruption médicamenteuse de grossesse diminue :
quand le protocole indiqué dans le RCP n’est pas scrupuleusement suivi ;
avec la parité.
Échecs :
Un risque non négligeable de grossesse évolutive existe pour 1 % des cas d’interruption médicamenteuse de grossesse réalisée jusqu’au 49e jour d’aménorrhée et après une administration par voie orale. Ce risque rend la visite de contrôle obligatoire, afin de vérifier qu’une expulsion complète a eu lieu. Dans les rares cas d’expulsion incomplète, une intervention par méthode chirurgicale pourra être nécessaire.
Saignements :
La patiente devra être informée de la survenue de saignements vaginaux prolongés (en moyenne 12 jours environ ou plus après la prise de mifépristone) parfois abondants. Les saignements surviennent dans la quasi-totalité des cas et ne constituent nullement une preuve d’expulsion complète.
Les saignements peuvent apparaître très rapidement après la prise du misoprostol, et quelquefois plus tard :
• dans 60 % des cas, l’expulsion a lieu dans les 4 heures suivant la prise du misoprostol ;
• dans 40 % des cas, l’expulsion a lieu dans les 24 à 72 heures suivant la prise du misoprostol.
Dans de rares cas, l’expulsion peut se produire avant l’administration du misoprostol (environ 3 % des cas). Cela ne dispense pas la patiente de se présenter à la visite de contrôle pour vérifier l’expulsion complète et la vacuité utérine.
On recommandera à la patiente de ne pas s’éloigner du centre médical prescripteur tant que l’expulsion complète n'aura pas été confirmée. Il lui sera indiqué précisément qui contacter et où se rendre en cas de problèmes, notamment en cas de saignements vaginaux très important, c’est-à-dire des saignements qui durent plus de 12 jours et/ou qui sont plus abondants que le flux menstruel normal.
Une visite de contrôle doit avoir lieu durant la période de 14 à 21 jours suivant la prise de la mifépristone, pour vérifier par un moyen adéquat (examen clinique avec dosage de β-hCG ou échographie) qu’une expulsion complète a eu lieu et que les saignements vaginaux ont cessé. En cas de saignement persistant (même léger) au-delà de la visite de contrôle, il faudra vérifier que celui-ci a cessé après quelques jours.
La persistance d’un saignement vaginal à ce stade peut évoquer une rétention ovulaire ou une grossesse extra-utérine non diagnostiquée, et un traitement approprié doit être envisagé.
En raison de saignements abondants nécessitant un curetage hémostatique dans 0 à 1,4 % des cas lors de l’interruption médicamenteuse de grossesse, les patientes présentant des troubles de l’hémostase avec hypocoagulabilité, ou avec anémie, doivent être particulièrement surveillés La décision d’avoir recours à la méthode médicale ou chirurgicale doit être prise conjointement avec des médecins spécialistes, en fonction du type de trouble hémostatique ou du degré d’anémie.
Si une grossesse évolutive est diagnostiquée après la visite de contrôle, une deuxième procédure d’interruption de grossesse sera proposée à la patiente.
Infection :
Des cas graves (incluant des cas mortels) de syndrome de choc toxique et de choc septique faisant suite à des infections par des pathogènes atypiques (Clostridium sordellii et perfringens, Klebsiella pneumoniae, Escherichia coli, Streptococcus groupe A), ont été rapportés après une interruption de grossesse médicamenteuse réalisée avec administration vaginale non autorisée de comprimés de misoprostol destinés à la voie orale.
Les cliniciens doivent être avertis de cette complication potentiellement fatale.
Précautions d’emploi
Autres précautions :
Les précautions liées à la mifépristone doivent également être respectées.
Préparation du col avant interruption chirurgicale de grossesse au cours du premier trimestre
Mises en garde
Le misoprostol DOIT ÊTRE ADMINISTRÉ par voie orale uniquement :
- à une dose ne dépassant pas 400 microgrammes
L'utilisation de protocoles différents de celui mentionné dans ce RCP augmente TOUS les risques liés à la méthode
• Aucune donnée n’est disponible concernant la préparation du col avec du misoprostol avant l’interruption chirurgicale de grossesse au-delà du premier trimestre.
• La patiente doit être informée des spécificités de la méthode chirurgicale : anesthésie locale ou générale et nécessité d’une courte hospitalisation.
Taux d’échec
Le taux de réussite de l’avortement chirurgical est supérieur à 97,7 %, ce qui signifie que le taux d’échec est d’environ 2,3 %. Ce risque rend la visite de contrôle obligatoire, afin de vérifier qu’une expulsion complète a eu lieu. Dans les rares cas d’échec de l’avortement, une autre procédure peut s’avérer nécessaire.
Saignements
La patiente doit être informée de la possible survenue de saignements vaginaux abondants après la prise du misoprostol. Le misoprostol doit donc être administré de préférence au centre de traitement avant l’intervention chirurgicale.
Risque d’avortement avant l’intervention chirurgicale
Bien qu’il soit faible, il existe un risque d’avortement avant l’intervention chirurgicale.
Complications de l’intervention chirurgicale
De rares complications comprennent une lésion de l’utérus.
En raison d’une possible rupture utérine (très rare au cours du premier trimestre) et étant donné le manque d’études sur la sécurité d’emploi et l’efficacité sur un utérus lésé, le misoprostol doit être utilisé avec précaution en cas de fragilité utérine, notamment en cas de multiparité importante ou de lésion utérine.
Le traitement par misoprostol doit être systématiquement suivi d’une interruption chirurgicale de grossesse.
Une visite de suivi doit avoir lieu dans une période de 14 à 21 jours suivant l’interruption chirurgicale de grossesse. En cas de fièvre, de douleur ou de saignement survenant après l’opération, cette visite doit avoir lieu immédiatement.
Interactions médicamenteuses
Aucune interaction cliniquement significative pour l'indication proposée.
Associations à prendre en compte
GYMISO étant une prostaglandine, son action est susceptible d'être diminuée en cas d'utilisation simultanée d'anti-inflammatoires non stéroïdiens : on leur préférera donc des analgésiques de type paracétamol si nécessaire.
Effets indésirables
13
- Très fréquent (≥ 1/10)
- contractions utérines — dans les heures suivant la prise de misoprostol
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- frissons et fièvre
- Très rare (< 1/10 000)
- rupture utérine — lors de la préparation du col utérin avant l'interruption chirurgicale de grossesse
- choc toxique et de choc septique graves ou fatals grave — suite à une administration vaginale non autorisée
- Fréquence non précisée
- nausées (modérées et transitoires)
- vomissements
- diarrhées
- douleurs abdominales
- saignements vaginaux, parfois abondants et prolongés — lorsque le misoprostol est utilisé en association avec la mifépristone
- céphalées
- malaise
- Infection consécutive à l’interruption de grossesse
- troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) — En raison de la prise d'huile de ricin
Affections congénitales, familiales et génétiques 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- malformations fœtales grave
Affections cardiovasculaires 5
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- graves accidents cardiovasculaires grave
- arrêt cardiaque grave
- infarctus du myocarde grave
- spasme des artères coronaires grave
- hypotension sévère grave
Affections du système nerveux 1
- Fréquence indéterminée
- accident vasculaire cérébral grave
Affections du système immunitaire 2
- Fréquence indéterminée
- hypersensibilité (rash, prurit, gonflement) grave
- réaction anaphylactique grave
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables les plus fréquents observés au cours d'un traitement avec le misoprostol sont les suivants :
• troubles gastro-intestinaux : nausées (modérées et transitoires), vomissements, diarrhées, douleurs abdominales,
• symptômes et pathologies gynécologiques: contractions utérines observées très fréquemment dans les heures suivant la prise de misoprostol; saignements vaginaux, parfois abondants et prolongés lorsque le misoprostol est utilisé en association avec la mifépristone dans l'interruption médicamenteuse de grossesse (voir rubrique 4.4); très rares cas de rupture utérine lors de la préparation du col utérin avant l'interruption chirurgicale de grossesse.
• troubles généraux : céphalées, malaise et plus rarement frissons et fièvre. Infection consécutive à l’interruption de grossesse.
Les effets indésirables graves potentiellement mortels fréquents sont les suivants :
• Affections congénitales, familiales et génétiques : malformations fœtales (voir rubriques 4.4 et 4.6)
Les effets indésirables graves potentiellement mortels dont la fréquence est rare sont les suivants :
• Affections cardiovasculaires : de rares mais graves accidents cardiovasculaires (arrêt cardiaque, infarctus du myocarde, et/ou spasme des artères coronaires et hypotension sévère) ont été rapportés, suite à une utilisation de misoprostol.
Effet indésirable grave potentiellement mortel dont la fréquence est indéterminée est le suivant :
• Affections du système nerveux : accident vasculaire cérébral.
Les effets indésirables graves dont la fréquence est indéterminée sont les suivants :
• Affections du système immunitaire : des cas d’hypersensibilité (rash, prurit, gonflement) pouvant aller jusqu’à des cas de réaction anaphylactique ont été rapportés.
De très rares cas de choc toxique et de choc septique graves ou fatals (causés par Clostridium sordellii ou perfringens, Klebsiella pneumoniae, Streptococcus groupe A), pouvant être ou non accompagnés d’une fièvre ou d’autres symptômes évidents d’infection, ont été rapportés suite à une administration vaginale non autorisée de comprimés de misoprostol destinés à l’utilisation orale.
Les cliniciens doivent connaître cette complication potentiellement fatale (voir rubrique 4.4 – Mises en garde spéciales et précautions spéciales d’emploi).
En raison de la prise d'huile de ricin, risque de troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Symptômes liés à un surdosage en misoprostol : fièvre, troubles tensionnels, nausées, crampes abdominales et tremblements.