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Veille AMMPS · données lues à 17:35 UTC · dernière alerte publiée le 15 octobre 2026 · aucune nouvelle alerte depuis 13 jours13 jours sans alerte · dernière le 15 oct.

Impôts et taxes de l'officine

Les impôts et taxes que paie une officine, ce qu'ils coûtent et comment les calculer : impôt sur le revenu ou sur les sociétés, taxe professionnelle, taxes locales, enregistrement, retenues.

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Impôt sur le revenu du pharmacien exploitant en nom propre

Quel régime d'imposition pour votre officine ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous êtes imposé au régime du résultat net réel. Un régime simplifié n'est possible que sur option, jusqu'à 2 000 000 DH de chiffre d'affaires hors taxe.

Détail du texte et sources

Les bénéfices d'une officine exploitée en nom propre sont des revenus professionnels (profession commerciale). Le régime de droit commun est le résultat net réel : produits moins charges déductibles de l'exercice, exercice clôturé au 31 décembre.

Sur option, les personnes physiques peuvent relever du résultat net simplifié, de la contribution professionnelle unique ou du régime de l'auto-entrepreneur, mais seulement sous un plafond de chiffre d'affaires hors taxe : 2 000 000 DH pour les activités commerciales (500 000 DH pour les prestataires de services) pour le résultat net simplifié et la contribution professionnelle unique ; 500 000 DH (commerce) ou 200 000 DH (services) pour l'auto-entrepreneur. Les professions exclues par voie réglementaire ne peuvent pas opter.

Référence : CGI 2026, art. 30, 32 à 37 (résultat net réel), 38 et 39 (résultat net simplifié), 40 et 41 (contribution professionnelle unique), 42 bis et 42 ter (auto-entrepreneur). · Plafonds fixés par la LF 40-08 (2009) et la LF 65-20 (2021) ; art. 39 retouché par les LF 55-23 (2024) et LF 60-24 (2025), sans changement des montants.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Combien d'impôt sur le revenu en 2026 ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous ne payez rien jusqu'à 40 000 DH par an, puis 10 % à 37 % par tranches. Au-dessus de 180 000 DH, chaque dirham de plus est imposé à 37 %.

Calcul de l'impôt sur le revenu

IR brut = revenu net imposable × taux de la tranche atteinte − somme à déduire. Sommes à déduire : 0 jusqu'à 40 000 ; 4 000 (10 %) ; 10 000 (20 %) ; 18 000 (30 %) ; 22 000 (34 %) ; 27 400 (37 %).

Exemple. Votre revenu net imposable est de 300 000 DH par an. Par tranches : 20 000 × 10 % = 2 000 DH, 20 000 × 20 % = 4 000 DH, 20 000 × 30 % = 6 000 DH, 80 000 × 34 % = 27 200 DH et 120 000 × 37 % = 44 400 DH. Le total est de 83 600 DH. Vous obtenez le même résultat avec 300 000 × 37 % − 27 400 = 111 000 − 27 400 = 83 600 DH.

Détail du texte et sources

Le barème progressif s'applique au revenu net imposable de l'année, par tranches : jusqu'à 40 000 DH, exonéré ; de 40 001 à 60 000 DH, 10 % ; de 60 001 à 80 000 DH, 20 % ; de 80 001 à 100 000 DH, 30 % ; de 100 001 à 180 000 DH, 34 % ; au-delà de 180 000 DH, 37 %.

Ce barème est en vigueur depuis le 1er janvier 2025 et n'a pas été modifié par la loi de finances 2026. Il s'applique au revenu global du contribuable (revenu professionnel et autres catégories de revenus).

Référence : CGI 2026, art. 73-I. Les sommes à déduire ne figurent pas dans le CGI : elles sont calculées pour raccorder les tranches. · LF 60-24 (2025), art. 8 : exonération portée de 30 000 à 40 000 DH, taux supérieur ramené de 38 % à 37 %. Inchangé par la LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Que déduire pour vos personnes à charge ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous déduisez 600 DH d'impôt par personne à charge, jusqu'à 3 600 DH par an. Ce montant vaut pour les revenus 2026 ; pour 2025, c'est 500 DH.

Impôt après charges de famille

IR net = IR brut − 600 × nombre de personnes à charge (maximum 6, soit 3 600 DH).

Exemple. Votre impôt est de 83 600 DH et vous avez trois personnes à charge (épouse et deux enfants). Vous déduisez 3 × 600 = 1 800 DH. Vous payez 83 600 − 1 800 = 81 800 DH.

Détail du texte et sources

Il est déduit de l'impôt annuel 600 DH par personne à charge, dans la limite de 3 600 DH par an (six personnes). Sont à charge l'épouse, les enfants de moins de 27 ans (sans limite d'âge pour les enfants infirmes) dont le revenu annuel ne dépasse pas la tranche exonérée du barème, soit 40 000 DH.

Le nouveau montant s'applique aux revenus acquis à compter du 1er janvier 2026. L'IR de l'année 2025, déclaré en 2026, bénéficie encore de 500 DH par personne (plafond 3 000 DH).

Référence : CGI 2026, art. 74-I et II ; LF 50-25 (2026), art. 7-I et 7-IV-10. · LF 50-25 (2026) : de 500 à 600 DH par personne et de 3 000 à 3 600 DH de plafond.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Quel impôt minimum même sans bénéfice ?Vérifié sur le texte

En pratique. Même sans bénéfice, vous payez 0,15 % de vos ventes de médicaments et 0,25 % du reste, au minimum 1 500 DH. Elle se verse avant le 1er février ; les trois premières années, vous en êtes exonéré.

Impôt minimum d'une officine

Cotisation = 0,15 % × ventes de médicaments HT + 0,25 % × autres produits HT ; montant dû = maximum (cotisation ; 1 500 DH). L'IR payé est le plus élevé des deux : IR calculé ou cotisation minimale.

Exemple. Vous vendez 3 600 000 DH de médicaments et 400 000 DH d'autres produits. Pour les médicaments : 3 600 000 × 0,15 % = 5 400 DH. Pour le reste : 400 000 × 0,25 % = 1 000 DH. Vous devez au moins 5 400 + 1 000 = 6 400 DH, même si l'officine perd de l'argent.

Détail du texte et sources

Le pharmacien au résultat net réel ou simplifié verse une cotisation minimale même en l'absence de bénéfice, calculée sur les produits de l'année précédente (chiffre d'affaires, autres produits d'exploitation, produits financiers, subventions et produits non courants), hors TVA. Si l'IR afférent au revenu professionnel est inférieur à la cotisation, la différence reste acquise au Trésor.

Taux : 0,25 % ; 0,15 % pour les ventes portant sur certains produits, dont les médicaments, effectuées par les entreprises commerciales. Minimum de 1 500 DH, même sans chiffre d'affaires. Exonération pendant les trois premiers exercices comptables suivant le début de l'activité. Le texte prévoit le versement spontané de la cotisation avant le 1er février de chaque année.

Référence : CGI 2026, art. 144-I-A à E ; art. 173-I (versement avant le 1er février). · LF 50-22 (2023) : taux de 0,25 % et 0,15 % ; LF 80-18 (2019) : médicaments ajoutés à la liste à 0,15 % ; LF 110-13 (2014) : minimum de 1 500 DH.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Quand déclarer et payer l'impôt sur le revenu ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous déclarez vos revenus de l'année précédente avant le 1er mai, par internet, et vous payez dans le même délai. Il n'y a pas d'acomptes à verser en cours d'année.

Détail du texte et sources

Le pharmacien au résultat net réel ou simplifié déclare son revenu global de l'année précédente avant le 1er mai, par voie électronique, avec un état des ventes indiquant l'identifiant commun de l'entreprise par client. L'impôt est versé spontanément dans le même délai.

Il n'existe pas d'acomptes provisionnels trimestriels à l'IR pour un pharmacien en nom propre : les acomptes de l'article 173-III ne concernent que les avocats.

Référence : CGI 2026, art. 82-I, 173-I et 173-III. · Délai du 1er mai fixé par la LF 70-15 (2016) ; inchangé depuis.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Impôt sur les sociétés et contributions

Quel taux d'impôt sur les sociétés en 2026 ?Vérifié sur le texte

En pratique. Votre société paie 20 % de son bénéfice en 2026. C'est le taux final de la réforme, valable pour tout exercice ouvert depuis le 1er janvier 2026.

Impôt sur les sociétés 2026

IS = bénéfice fiscal × 20 % (bénéfice net inférieur à 100 000 000 DH) ; IS payé = maximum (IS calculé ; cotisation minimale).

Exemple. Votre bénéfice fiscal est de 600 000 DH. Vous payez 600 000 × 20 % = 120 000 DH.

Détail du texte et sources

Le taux normal de l'IS est de 20 % pour les sociétés dont le bénéfice net est inférieur à 100 000 000 DH (35 % au-delà). La réforme de la loi de finances 2023 a converti en quatre exercices l'ancien barème (10 % jusqu'à 300 000 DH, 20 % de 300 001 à 1 000 000 DH, 31 % au-delà) : pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026, le taux cible de 20 % s'applique à toute société d'officine.

Trajectoire pour la tranche jusqu'à 300 000 DH : 12,5 % (2023), 15 % (2024), 17,5 % (2025), 20 % (2026). Pour la tranche au-delà de 1 000 000 DH (et moins de 100 000 000 DH) : 28,25 % (2023), 25,5 % (2024), 22,75 % (2025), 20 % (2026). La tranche de 300 001 à 1 000 000 DH reste à 20 %.

Référence : CGI 2026, art. 19-I-A et B ; art. 247-XXXVII-A et B (taux transitoires 2023-2026, acomptes calculés aux taux de l'exercice). · LF 50-22 (2023), art. 6. Non modifié par la LF 50-25 (2026), qui ne traite que les institutions de microfinance.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Quel impôt minimum pour une société ?Vérifié sur le texte

En pratique. Votre société paie au moins 0,15 % de ses ventes de médicaments et 0,25 % du reste, avec un minimum de 3 000 DH. Elle en est exonérée pendant ses 36 premiers mois d'activité.

Impôt minimum d'une société d'officine

Cotisation = 0,15 % × ventes de médicaments HT + 0,25 % × autres produits HT ; montant dû = maximum (cotisation ; 3 000 DH).

Exemple. Vous vendez 7 200 000 DH de médicaments et 800 000 DH d'autres produits. Pour les médicaments : 7 200 000 × 0,15 % = 10 800 DH. Pour le reste : 800 000 × 0,25 % = 2 000 DH. Le total est de 12 800 DH, donc plus que 3 000 DH. Si votre impôt normal est de 120 000 DH, vous payez 120 000 DH.

Détail du texte et sources

L'IS dû ne peut être inférieur à la cotisation minimale, même sans bénéfice. Mêmes base et taux que pour l'IR : 0,25 %, ou 0,15 % pour les ventes de médicaments. Minimum de 3 000 DH pour les sociétés.

Les sociétés sont exonérées pendant les 36 premiers mois suivant le début d'exploitation, cette exonération cessant au plus tard à l'expiration des 60 premiers mois suivant la constitution. Le minimum de 3 000 DH est versé en une fois avant l'expiration du troisième mois de l'exercice.

Référence : CGI 2026, art. 144-I-A à E ; art. 170-I (versement du minimum). · LF 50-22 (2023) pour les taux ; LF 70-19 (2020) pour le minimum de 3 000 DH ; LF 80-18 (2019) pour l'ajout des médicaments.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Quand payer l'impôt sur les sociétés ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous versez quatre acomptes de 25 % de l'impôt de l'an dernier : fin mars, fin juin, fin septembre et fin décembre. Vous déclarez et payez le solde avant le 31 mars de l'année suivante.

Acomptes et solde

Acompte = 25 % × IS de l'exercice de référence ; solde = IS de l'exercice − somme des quatre acomptes versés.

Exemple. Votre impôt de l'an dernier est de 100 000 DH. Chaque acompte est de 25 % × 100 000 = 25 000 DH, soit 100 000 DH en tout. Votre impôt de cette année est de 120 000 DH. Le solde est de 120 000 − 100 000 = 20 000 DH. L'an prochain, chaque acompte sera de 25 % × 120 000 = 30 000 DH.

Détail du texte et sources

La déclaration du résultat fiscal est déposée dans les trois mois suivant la clôture de l'exercice, soit le 31 mars pour un exercice clos au 31 décembre, avec un état des ventes par client. Le solde de l'IS est payé dans le même délai.

L'IS se paie par quatre acomptes de 25 % de l'impôt de l'exercice de référence (dernier exercice clos), versés avant l'expiration des 3e, 6e, 9e et 12e mois de l'exercice en cours, soit en pratique les 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre. Jusqu'en 2026 les acomptes sont calculés aux taux de l'exercice en cours. Un excédent est imputé d'office sur les acomptes suivants.

Référence : CGI 2026, art. 20-I, art. 170-I à IV ; art. 247-XXXVII-B. · Mécanisme ancien, inchangé par la LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Faut-il payer la contribution de solidarité ?Vérifié sur le texte

En pratique. Elle ne concerne que les bénéfices de 1 000 000 DH et plus, avec un taux de 1,5 % à 5 %. Sous ce seuil, vous ne payez rien.

Détail du texte et sources

Elle est due par les sociétés à l'IS et par les personnes physiques au résultat net réel dont le bénéfice net (sociétés) ou le revenu net d'impôt (personnes physiques) du dernier exercice clos est égal ou supérieur à 1 000 000 DH. Taux : 1,5 % de 1 million à moins de 5 millions ; 2,5 % de 5 à moins de 10 millions ; 3,5 % de 10 à moins de 40 millions ; 5 % à partir de 40 millions.

Déclaration et paiement par voie électronique : dans les trois mois de la clôture pour les sociétés ; avant le 1er juin pour les personnes physiques. La contribution n'est pas déductible du résultat fiscal. Elle s'applique aux années 2022 à 2028.

Référence : CGI 2026, art. 267 à 273 ; art. 11-IV (non déductibilité) ; NC 737, point VIII. · LF 50-25 (2026), art. 7 : prorogation aux années 2026, 2027 et 2028 (LF 50-22 pour 2023 à 2025).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026 · Note circulaire n° 733 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-22 pour 2023

Quelle retenue sur les dividendes ?Vérifié sur le texte

En pratique. Sur les dividendes versés en 2026, 11,25 % sont retenus à la source. Ce taux passe à 10 % en 2027.

Retenue sur dividendes

Retenue = montant distribué × taux de l'année de distribution (11,25 % en 2026, 10 % en 2027).

Exemple. Votre société distribue 300 000 DH en 2026. La retenue est de 300 000 × 11,25 % = 33 750 DH. En 2027, elle serait de 300 000 × 10 % = 30 000 DH.

Détail du texte et sources

Les produits des actions et parts sociales distribués par les sociétés à l'IS subissent une retenue à la source dont le taux décroît : 12,5 % pour les montants distribués à compter du 1er janvier 2025, 11,25 % à compter du 1er janvier 2026, 10 % à compter du 1er janvier 2027.

Référence : CGI 2026, art. 247-XXXVII-C ; art. 19-IV-B et art. 73-II-B-7°. · LF 50-22 (2023) pour le principe ; calendrier 2025-2027 repris par la LF 60-24 (2025).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Taxe professionnelle (loi 47-06)

Combien de taxe professionnelle ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous payez chaque année un pourcentage de la valeur locative de votre local : 20 % ou 30 % selon votre personnel. Cette valeur ne peut pas être sous 3 % du prix de revient de vos locaux et équipements.

Taxe professionnelle

Taxe = valeur locative annuelle × taux de la classe de l'activité (classe 3 : 10 % ; classe 2 : 20 % ; classe 1 : 30 %).

Exemple. Votre loyer est de 10 000 DH par mois. La valeur locative est de 10 000 × 12 = 120 000 DH. Le plancher est de 3 % × 600 000 DH d'équipements, soit 18 000 DH : il n'est pas atteint. Au taux de 20 %, vous payez 120 000 × 20 % = 24 000 DH par an. Au taux de 30 %, vous payez 120 000 × 30 % = 36 000 DH par an.

Détail du texte et sources

Toute personne qui exerce une activité professionnelle au Maroc est assujettie à la taxe professionnelle. Elle est établie sur la valeur locative annuelle brute, normale et actuelle des locaux et aménagements servant à l'activité, déterminée par les baux, par comparaison ou par appréciation directe. Pour une activité commerciale, l'établissement est pris dans son ensemble et muni de tous ses moyens matériels.

La valeur locative ne peut jamais être inférieure à 3 % du prix de revient des terrains, constructions, agencements, matériel et outillage. La taxe est due pour l'année entière à raison des faits existant au mois de janvier. Une taxe inférieure à 200 DH n'est pas émise. Le pharmacien en contribution professionnelle unique en est exonéré de façon permanente.

Référence : Loi 47-06, art. 5, 7, 8, 9-I, 10-II ; art. 6-I-A-25° (exonération des contribuables en contribution professionnelle unique). · Taux de 10, 20 et 30 % inchangés depuis la loi 47-06 (2007) ; texte consolidé au 3 juillet 2025 (lois 05-10, 07-20, 14-25).

Sources : Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma)

Quel taux de taxe professionnelle pour votre officine ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous payez 20 % de taxe professionnelle sur la valeur locative de votre local. C'est 30 % si vous avez plus de trois employés ou vendez en gros. Le taux de 10 % n'existe pas pour une officine.

Détail du texte et sources

La nomenclature des professions annexée à la loi 47-06 classe le pharmacien (rubrique 765) : en classe 2 (taux de 20 %) lorsqu'il vend au détail en occupant moins de trois commis ; en classe 1 (taux de 30 %) lorsqu'il vend au détail en occupant plus de trois commis, ou lorsqu'il vend en gros ou en demi-gros.

Le taux de 10 % (classe 3) n'est pas prévu pour la rubrique pharmacien. La rubrique 764 (marchand d'accessoires ou fournitures pour la pharmacie) est en classe 2. La rubrique 899 (spécialités et préparations pharmaceutiques ou vétérinaires) est en classe 2 pour la vente au détail et en classe 1 pour la vente en gros ou en demi-gros.

Référence : Loi 47-06, art. 5 (dernier alinéa) et art. 9-I ; nomenclature des professions annexée, rubriques 764, 765 et 899. · Nomenclature d'origine de 2007 ; aucune modification retrouvée.

Sources : Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma)

Quand déclarer et payer la taxe professionnelle ?Vérifié sur le texte

En pratique. Une activité nouvelle ne paie rien pendant cinq ans, mais la reprise d'une officine existante n'ouvre pas cette exonération. Inscrivez-vous dans les 30 jours du début d'activité et déclarez avant le 31 janvier.

Détail du texte et sources

Toute activité nouvellement créée est exonérée pendant cinq ans à compter de l'année du début de l'activité, ainsi que les terrains, constructions, matériels et outillages neufs acquis en cours d'exploitation. Le changement d'exploitant et le transfert d'activité ne sont pas une création : la reprise d'une officine existante n'ouvre pas de nouvelle exonération.

Obligations : inscription au rôle dans les 30 jours du début d'activité ; déclaration récapitulative des éléments imposables au plus tard le 31 janvier de l'année suivant le début d'activité, puis déclaration des modifications au plus tard le 31 janvier suivant ; déclaration de cession, cessation ou transfert dans les 45 jours. La taxe est établie par voie de rôle et exigible à l'expiration du deuxième mois suivant sa mise en recouvrement. Un retard ou un défaut de déclaration entraîne une majoration de 15 %, avec un minimum de 500 DH.

Référence : Loi 47-06, art. 6-II-1°, art. 8, 10-I-1°, 12, 13, 15, 16, 132 et 134. · Texte de 2007 modifié par la loi 07-20 (2021) ; aucune modification retrouvée en 2026.

Sources : Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma)

Taxes locales : services communaux et habitation

Combien de taxe de services communaux ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vous payez 10,5 % de la valeur locative de votre local en ville, 6,5 % dans les zones couvertes par un plan d'aménagement. Elle s'ajoute à la taxe professionnelle.

Taxe de services communaux

Taxe = valeur locative × 10,50 % (périmètre urbain, centres, stations) ou × 6,50 % (zones couvertes par un plan d'aménagement).

Exemple. La valeur locative de votre officine est de 120 000 DH, en périmètre urbain. Vous payez 120 000 × 10,5 % = 12 600 DH par an.

Détail du texte et sources

La taxe de services communaux est établie chaque année au nom du propriétaire ou de l'usufruitier (à défaut, du possesseur ou de l'occupant) sur les immeubles bâtis et constructions de toute nature, ainsi que sur le matériel et l'outillage relevant de la taxe professionnelle, situés dans les périmètres urbains, centres délimités, stations estivales, hivernales ou thermales et zones couvertes par un plan d'aménagement.

Pour un immeuble soumis à la taxe professionnelle, la base est la valeur locative qui sert au calcul de cette dernière, y compris pendant l'exonération temporaire. Taux : 10,50 % de la valeur locative dans les périmètres urbains, centres délimités et stations ; 6,50 % dans les zones couvertes par un plan d'aménagement. Le loyer d'un immeuble loué comprend la taxe lorsque le bailleur la refacture au locataire.

Référence : Loi 47-06, art. 33 à 38 ; NC 737, point V-1-E (la taxe refacturée fait partie du loyer soumis à retenue). · Taux modifiés par la loi 07-20 (2021) ; aucune modification retrouvée en 2026.

Sources : Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Combien de taxe d'habitation pour votre logement ?À confirmer

En pratique. À confirmer : cette taxe concerne votre logement, pas l'officine. Pour votre résidence principale, vous payez de 10 % à 30 % par tranches sur 25 % de la valeur locative.

Taxe d'habitation de la résidence principale

Base = valeur locative × 25 % (après abattement de 75 %). Taxe = 10 % de la fraction entre 5 000 et 20 000 DH + 20 % de la fraction entre 20 000 et 40 000 DH + 30 % au-delà. Méthode rapide : 10 % × base − 500 ; 20 % × base − 2 500 ; 30 % × base − 6 500.

Exemple. La valeur locative de votre logement est de 90 000 DH. Vous retirez 75 % : la base est de 90 000 × 25 % = 22 500 DH. De 5 000 à 20 000 DH, vous payez 15 000 × 10 % = 1 500 DH. De 20 000 à 22 500 DH, vous payez 2 500 × 20 % = 500 DH. Le total est de 2 000 DH. Vous obtenez le même résultat avec 22 500 × 20 % − 2 500 = 4 500 − 2 500 = 2 000 DH.

Détail du texte et sources

La taxe d'habitation est un impôt personnel sur le logement occupé par son propriétaire ou usufruitier ; elle ne concerne pas l'officine. Elle est assise sur la valeur locative fixée par comparaison, avec un abattement de 75 % pour l'habitation principale. Tarif : jusqu'à 5 000 DH, exonérée ; de 5 001 à 20 000 DH, 10 % ; de 20 001 à 40 000 DH, 20 % ; au-delà de 40 000 DH, 30 %. Une taxe inférieure à 200 DH n'est pas émise.

Le texte de loi présente le tarif sans préciser l'application ; l'application par tranches (progressive) est confirmée par une source secondaire.

Référence : Loi 47-06, art. 19 à 32 (art. 24 : abattement de 75 % ; art. 27 : tarif ; art. 28 : franchise de 200 DH). · Texte de 2007 modifié par la loi 07-20 (2021) ; barème inchangé.

Sources : Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma) · Upsilon Consulting, taxe d'habitation au Maroc 2026 (source secondaire)

Enregistrement et timbre

Combien de droits pour acheter ou vendre une officine ?Vérifié sur le texte

En pratique. L'acheteur paie 6 % du prix du fonds (clientèle, droit au bail, matériel) et 1,5 % sur le stock estimé à part. L'acte s'enregistre dans les 30 jours.

Droits d'enregistrement d'une cession d'officine

Droits = 6 % × (achalandage + droit au bail + objets mobiliers) + 1,50 % × stock estimé séparément + droit supplémentaire éventuel (voir la fiche suivante).

Exemple. Le prix total est de 2 500 000 DH : 1 500 000 DH de clientèle et droit au bail, 300 000 DH de matériel et 700 000 DH de stock estimé à part. Sur 1 500 000 + 300 000 = 1 800 000 DH, vous payez 6 %, soit 108 000 DH. Sur 700 000 DH de stock, vous payez 1,5 %, soit 10 500 DH. Le total est de 108 000 + 10 500 = 118 500 DH.

Détail du texte et sources

La cession entre vifs, à titre onéreux ou gratuit, d'un fonds de commerce ou d'une clientèle est enregistrée au taux de 6 %. La base est le prix exprimé et les charges, c'est-à-dire le prix de l'achalandage, du droit au bail, des objets mobiliers servant à l'exploitation et des marchandises en stock. Les marchandises en stock cédées avec le fonds, lorsqu'elles font l'objet d'un inventaire détaillé et d'une estimation séparée, sont taxées à 1,50 %.

Le minimum de perception est de 100 DH. Les droits sont supportés par l'acquéreur ; les parties sont solidaires. L'acte est enregistré dans les 30 jours de sa date.

Référence : CGI 2026, art. 127-I-A-1°-b, 128-I-A, 131-1°, 133-I-A-1° et I-C-10°, 133-II, 183-A. · Taux applicables aux actes à compter du 1er janvier 2008 (LF 38-07). Droit supplémentaire de 2 % : LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Quand paie-t-on 2 % de plus à l'enregistrement ?Vérifié sur le texte

En pratique. Depuis le 1er juillet 2026, vous payez 2 % de plus si le prix d'un fonds de commerce n'est pas réglé par un moyen traçable. Faites écrire les moyens de paiement dans l'acte.

Droit supplémentaire de 2 %

Droit supplémentaire = 2 % × part du prix non réglée par un moyen admis (ou 2 % × prix si l'acte ne mentionne pas les modalités de règlement).

Exemple. Le prix de l'officine est de 2 500 000 DH et vous en payez 400 000 DH en espèces. Le droit en plus est de 400 000 × 2 % = 8 000 DH. Avec les 118 500 DH de la fiche précédente, vous payez 126 500 DH. Si l'acte ne mentionne pas les règlements, le droit est de 2 500 000 × 2 % = 50 000 DH, soit 168 500 DH au total.

Détail du texte et sources

La loi de finances 2026 institue un droit supplémentaire de 2 % sur les mutations à titre onéreux de fonds de commerce, quel que soit le prix, et d'immeubles dont le prix dépasse 300 000 DH, lorsque l'acte ne mentionne pas les modalités et références de règlement, ou lorsque le prix n'est pas réglé par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou compensation documentée.

Si une partie seulement du prix est réglée en espèces, le droit ne frappe que cette partie. Il ne s'applique pas lorsque l'acte stipule un crédit auprès d'un établissement de crédit. Il s'applique aux actes et conventions établis à compter du 1er juillet 2026.

Référence : CGI 2026, art. 133-III ; art. 11-II (moyens de règlement admis) ; NC 737, point IV-1. · LF 50-25 (2026), art. 7-I, actes établis à compter du 1er juillet 2026.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Combien pour un bail, une société ou une cession de parts ?Vérifié sur le texte

En pratique. Un bail coûte 200 DH d'enregistrement. Créer une société avec 500 000 DH de capital au plus coûte 1 000 DH ; au-delà, 0,5 % du capital. Vendre des parts d'une société d'exploitation ne coûte pas de droits.

Droit sur le capital d'une société

Capital ≤ 500 000 DH : 1 000 DH. Capital > 500 000 DH : 0,5 % × capital, minimum 1 000 DH.

Exemple. Votre capital est de 1 000 000 DH. Vous payez 1 000 000 × 0,5 % = 5 000 DH. Avec un capital de 300 000 DH, vous payez 1 000 DH.

Détail du texte et sources

Les baux, cessions de baux et sous-locations d'immeubles ou de fonds de commerce sont enregistrés au droit fixe de 200 DH. Sont à 6 % les baux de plus de dix ans, à vie ou de durée illimitée, et la cession du droit au bail ou du bénéfice d'une promesse de bail (pas-de-porte, indemnité de départ).

La constitution ou l'augmentation de capital d'une société par apport pur et simple est enregistrée au droit fixe de 1 000 DH lorsque le capital souscrit ne dépasse pas 500 000 DH, et à 0,5 % de l'apport au-delà, avec un minimum de 1 000 DH. La cession de parts sociales d'une société autre qu'immobilière est exonérée de droits d'enregistrement, sur présentation d'une attestation de non prépondérance immobilière.

Référence : CGI 2026, art. 133-I-A-3° et A-4°, 133-I-H, 133-II, 135-I-1°, 135-II-8°, 129-IV-25°. · 0,5 % : LF 65-20 (2021) ; seuil de 500 000 DH : LF 115-12 (2013) ; clarification de l'attestation : LF 50-25 (2026), actes enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Combien de droits pour acheter votre local ?Vérifié sur le texte

En pratique. Un local acheté coûte 4 % du prix en droits d'enregistrement. Ajoutez 2 % sur la part non payée par un moyen traçable si le prix dépasse 300 000 DH.

Droits sur l'achat d'un local

Droits = 4 % × prix + 2 % × part du prix non réglée par un moyen admis (si prix > 300 000 DH).

Exemple. Vous achetez un local 2 000 000 DH et vous en payez 300 000 DH en espèces. Les droits normaux sont de 2 000 000 × 4 % = 80 000 DH. Le droit en plus est de 300 000 × 2 % = 6 000 DH. Le total est de 86 000 DH.

Détail du texte et sources

L'acquisition de locaux construits à usage commercial ou professionnel est enregistrée au taux de 4 %, le terrain d'assiette étant compris dans la limite de cinq fois la superficie couverte. Un terrain nu est à 5 %.

Le droit supplémentaire de 2 % s'ajoute lorsque le prix dépasse 300 000 DH et n'est pas réglé par un moyen admis (actes établis à compter du 1er juillet 2026).

Référence : CGI 2026, art. 133-I-F-1°, 133-I-G-1°, 133-III. · Taux de 4 % : LF 22-12 (2012) ; droit supplémentaire : LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Faut-il payer du timbre sur vos ventes ?Vérifié sur le texte

En pratique. Vos ventes de médicaments ne paient aucun timbre. Vous payez 0,25 % sur ce que vous encaissez en espèces pour les autres produits, comme la parapharmacie.

Timbre sur les encaissements en espèces

Timbre = 0,25 % × encaissements en espèces hors médicaments.

Exemple. Vous encaissez 100 000 DH de parapharmacie en espèces. Vous payez 100 000 × 0,25 % = 250 DH de timbre. Les médicaments encaissés en espèces ne paient rien.

Détail du texte et sources

Les quittances, acquits, tickets de caisse et reçus de sommes réglées en espèces sont soumis à un droit de timbre de 0,25 % pour les commerçants tenus au résultat net réel. Les quittances de vente de médicaments par les officines de pharmacie sont expressément exonérées, ainsi que toutes les quittances de sommes payées par chèque, virement ou mandat postal, avec mention de la date, des références et de l'organisme.

Pour une officine, le timbre ne vise donc que les encaissements en espèces de produits autres que les médicaments (parapharmacie, par exemple). Le droit est acquitté sur déclaration.

Référence : CGI 2026, art. 252-I-B, art. 250-2° et 250-17°, art. 179-II-2°. · Exonération des quittances de médicaments : LF 80-18 (2019), art. 7.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Retenues à la source et modes de paiement

Comment retenir l'impôt sur les salaires ?Vérifié sur le texte

En pratique. Retenez l'impôt sur chaque salaire et versez-le avant la fin du mois suivant. Avant le 1er mars, déposez la déclaration des salaires de l'année précédente.

Impôt d'un salarié

IR annuel = revenu net imposable × taux de la tranche − somme à déduire − 600 DH × personnes à charge ; retenue mensuelle = IR annuel ÷ 12.

Exemple. Le revenu net imposable annuel du salarié est de 100 000 DH et il a une personne à charge. L'impôt est de 100 000 × 30 % − 18 000 = 12 000 DH. Vous déduisez 600 DH : 12 000 − 600 = 11 400 DH par an. La retenue mensuelle est de 11 400 ÷ 12 = 950 DH.

Détail du texte et sources

L'employeur retient l'IR sur chaque paiement de salaire, le verse dans le mois qui suit à l'administration fiscale avec un bordereau-avis, et remet avant le 1er mars de chaque année la déclaration des traitements et salaires de l'année précédente.

Le revenu net imposable est le revenu brut diminué des frais professionnels forfaitaires (35 % jusqu'à 78 000 DH bruts annuels ; 25 % au-delà, dans la limite de 35 000 DH) et des cotisations sociales. Le barème de l'article 73-I et la réduction de 600 DH par personne à charge (revenus acquis à compter du 1er janvier 2026) s'appliquent.

Référence : CGI 2026, art. 56 à 59 (art. 59-I-A : frais professionnels), art. 73-I, art. 74, art. 79-I, art. 156-I, art. 174-I. · Frais professionnels de 35 % et 25 % : LF 50-22 (2023) ; réduction de 600 DH : LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Faut-il retenir 10 % sur les honoraires ?Vérifié sur le texte

En pratique. Quand vous payez les honoraires d'un professionnel imposé au régime réel ou simplifié, vous retenez 10 % du montant hors taxe. Vous reversez cette somme avant la fin du mois suivant.

Retenue sur honoraires

Retenue = honoraires HT × 10 % ; net versé au prestataire = honoraires HT − retenue + TVA.

Exemple. Vous payez 20 000 DH d'honoraires hors taxe. Vous retenez 20 000 × 10 % = 2 000 DH. Vous reversez ces 2 000 DH à l'administration avant la fin du mois suivant.

Détail du texte et sources

Une société de pharmacie, ou un pharmacien en nom propre au résultat net réel ou simplifié, qui verse des honoraires, commissions, courtages ou rémunérations de même nature (expert-comptable, avocat, conseil, publicité, par exemple) à une personne physique elle-même au résultat net réel ou simplifié, opère une retenue de 10 % du montant hors TVA. La retenue est imputable sur l'impôt du bénéficiaire, avec droit à restitution.

Elle est versée avant l'expiration du mois suivant celui de la retenue, avec un bordereau-avis, et déclarée avec la déclaration du résultat fiscal ou du revenu global. Sont exclus : les bénéficiaires en contribution professionnelle unique ou auto-entrepreneur, les ventes de biens, les travaux, le transport et les opérations de banque.

Référence : CGI 2026, art. 15 bis, art. 73-II-B-8°, art. 151, art. 157-I, art. 174-V ; NC 733, point sur les rémunérations allouées à des tiers. · LF 50-22 (2023), art. 6 ; art. 151 et 157 complétés par la LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 733 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-22 pour 2023

Faut-il retenir de l'impôt sur le loyer d'un particulier ?Vérifié sur le texte

En pratique. Si vous payez plus de 40 000 DH de loyer par an à un particulier, retenez 10 % et reversez-le. C'est 15 % à partir de 120 000 DH par an. En dessous de 40 000 DH, vous ne retenez rien.

Retenue sur un loyer payé à un particulier

Retenue = loyer brut × 10 % (total annuel < 120 000 DH) ou × 15 % (total annuel ≥ 120 000 DH) ; aucune retenue si le total annuel ≤ 40 000 DH.

Exemple. Votre loyer est de 10 000 DH par mois, soit 120 000 DH par an. Vous retenez 15 %, soit 10 000 × 15 % = 1 500 DH par mois. Avec 119 000 DH par an, vous retenez 10 %, soit 11 900 DH. Avec 3 000 DH par mois, soit 36 000 DH par an, vous ne retenez rien.

Détail du texte et sources

Le locataire personne morale, ou personne physique au résultat net réel ou simplifié, qui verse un loyer à un propriétaire particulier (revenu foncier) opère une retenue à la source non libératoire : 10 % du montant brut annuel des loyers si celui-ci est inférieur à 120 000 DH ; 15 % s'il est égal ou supérieur à 120 000 DH. Le taux libératoire de 20 % s'applique si le propriétaire a opté pour ce régime.

Le locataire est dispensé de retenue lorsque le montant brut annuel versé à un même propriétaire ne dépasse pas 40 000 DH. Une déclaration des loyers versés est déposée avant le 1er mars de chaque année.

Référence : CGI 2026, art. 73-II-B-5°, 73-II-C-4° et 73-II-F-12°, art. 154 bis, art. 160 bis. · Taux de 10 % et 15 % : LF 80-18 (2019) ; dispense jusqu'à 40 000 DH : LF 50-22 (2023) et LF 60-24 (2025) ; taux libératoire de 20 % : LF 60-24 (2025). Non modifié par la LF 50-25 (2026), qui crée une retenue distincte (fiche suivante).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Quelle retenue de 5 % sur le loyer depuis juillet 2026 ?Vérifié sur le texte

En pratique. Si votre bailleur est un particulier imposé au régime réel ou simplifié, retenez 5 % du loyer hors taxe depuis le 1er juillet 2026. Reversez-le avant la fin du mois suivant.

Retenue de 5 % sur le loyer

Retenue = loyer brut hors TVA × 5 %.

Exemple. Votre loyer est de 10 000 DH hors taxe et votre bailleur vous remet une facture. Vous retenez 10 000 × 5 % = 500 DH par mois. Vous reversez ces 500 DH avant la fin du mois suivant.

Détail du texte et sources

À compter du 1er juillet 2026, les produits de location d'immeubles bâtis et non bâtis alloués à des personnes morales soumises à l'IS, ou à des personnes physiques au résultat net réel ou simplifié pour des immeubles de leur actif, subissent une retenue de 5 % du loyer brut hors TVA. La taxe de services communaux refacturée par le bailleur fait partie du loyer.

Pour les loyers versés à des personnes physiques au résultat net réel ou simplifié, la retenue incombe aux personnes morales, quel que soit leur chiffre d'affaires, et aux personnes physiques au résultat net réel ou simplifié : une officine locataire est concernée. Pour les loyers versés à des personnes morales, la retenue incombe à l'État, aux établissements publics, banques et assurances, puis progressivement aux entreprises de plus de 500 millions de DH de chiffre d'affaires (1er juillet 2026), 350 millions (1er janvier 2027) et 200 millions (1er janvier 2028) : une officine n'est pas concernée. La retenue est versée avant la fin du mois suivant ; elle est imputable sur l'impôt du bailleur, avec droit à restitution.

Référence : CGI 2026, art. 15 ter, 19-IV-A, 73-II-A, 151-V, 157-I, 171-I-A, 174-V, 194-I, 247-XXXXVI ; LF 50-25 (2026), art. 7-IV-1 ; NC 737, point V-1. · LF 50-25 (2026), art. 7 : nouvelle retenue, applicable aux produits de location alloués à compter du 1er juillet 2026.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Faut-il déclarer et payer par internet ?Vérifié sur le texte

En pratique. Oui : toutes vos déclarations et tous vos paiements d'impôts se font par internet. Déclarez aussi une adresse e-mail à l'administration et tenez votre comptabilité sous forme électronique.

Détail du texte et sources

Depuis le 1er janvier 2017, toutes les entreprises doivent souscrire leurs déclarations et effectuer leurs versements par voie électronique. Les contribuables doivent détenir une adresse électronique de leur choix, communiquée à l'administration, qui sert aux notifications par procédé électronique (simplification de la loi de finances 2026 : plus de prestataire de services de confiance exigé).

La comptabilité doit être tenue sous format électronique, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur (le renvoi à un texte réglementaire a été supprimé par la loi de finances 2026).

Référence : CGI 2026, art. 145-I et X, art. 155-I, art. 169-I, art. 219-II ; NC 737, points VII-2 et VII-3. · Généralisation : LF 70-15 (2016) et LF 65-20 (2021) ; art. 145-I et 145-X : LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Jusqu'à combien payer en espèces ?Vérifié sur le texte

En pratique. Un achat payé en espèces n'est déductible que jusqu'à 5 000 DH par jour et 50 000 DH par mois pour un même fournisseur. Au-delà, payez par chèque barré, virement ou carte.

Part déductible d'un achat payé en espèces

Dépense déductible = minimum (montant payé en espèces, 5 000 DH par jour et par fournisseur, 50 000 DH par mois et par fournisseur) ; les paiements par les moyens admis ne sont pas plafonnés.

Exemple. Vous payez 12 000 DH en espèces à un fournisseur en une seule journée. Seuls 5 000 DH sont déductibles. Vous vendez pour 25 000 DH et le client paie en espèces. L'amende de l'entreprise venderesse est de 25 000 × 6 % = 1 500 DH.

Détail du texte et sources

Les charges ne sont déductibles que dans la limite de 5 000 DH par jour et par fournisseur, sans dépasser 50 000 DH par mois et par fournisseur, lorsque le règlement n'est pas justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou compensation documentée. Les dotations aux amortissements des immobilisations acquises dans ces conditions ne sont pas déductibles.

Tout règlement d'une transaction d'au moins 20 000 DH par un autre moyen que ceux ci-dessus donne lieu à une amende de 6 % du montant, à l'encontre de l'entreprise venderesse ou prestataire. Pour les cessions de fonds de commerce, un droit d'enregistrement supplémentaire de 2 % s'ajoute (fiche dédiée).

Référence : CGI 2026, art. 11-II, art. 193. · Plafond de 5 000 DH par jour : LF 70-15 (2016) ; plafond mensuel de 50 000 DH : LF 80-18 (2019) ; amende de 6 % pour 20 000 DH : LF 40-08 (2009).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Facturation

Quelles règles pour vos factures ?Vérifié sur le texte

En pratique. Numérotez vos factures dans une série continue et mentionnez l'identifiant commun de l'entreprise, l'identifiant fiscal et le numéro de taxe professionnelle. La date de la facture électronique obligatoire n'est pas publiée.

Détail du texte et sources

Les contribuables doivent délivrer à leurs clients des factures ou mémoires pré-numérotés, tirés d'une série continue ou édités par un système informatique selon une série continue, portant l'identifiant commun de l'entreprise, le numéro d'identification fiscale et le numéro d'article de la taxe professionnelle.

Les contribuables à l'IS et à l'IR au résultat net réel ou simplifié, ainsi que les assujettis à la TVA, doivent se doter d'un système informatique de facturation répondant aux critères techniques fixés par l'administration, selon des modalités réglementaires propres à chaque secteur. La loi de finances 2026 n'a pas fixé de calendrier de facture électronique : voir les incertitudes.

Référence : CGI 2026, art. 145-III, 145-VIII et 145-IX. · Art. 145-IX : LF 68-17 (2018), art. 8 ; aucune disposition sur la facture électronique dans la LF 50-25 (2026).

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Plus-values et amortissements

Quels amortissements et provisions déduire ?Vérifié sur le texte

En pratique. Un véhicule de tourisme est déductible jusqu'à 400 000 DH TTC, étalés sur cinq ans. Un amortissement non inscrit en comptabilité est perdu pour toujours.

Détail du texte et sources

La déduction des dotations aux amortissements est faite dans la limite des taux admis d'après les usages de la profession ; le bien doit être inscrit à l'actif immobilisé et l'amortissement constaté en comptabilité, sinon la dotation est définitivement perdue. Les véhicules de transport de personnes sont amortis à 20 % par an au minimum, la valeur déductible étant plafonnée à 400 000 DH TTC par véhicule, répartie sur cinq ans. Les immobilisations en non-valeurs sont amorties sur cinq ans.

Les provisions sont déductibles si elles couvrent la dépréciation d'un élément d'actif ou des charges et pertes probables, nettement précisées et approximativement évaluables ; la provision pour créances douteuses suppose un recours judiciaire dans les 12 mois suivant sa constitution. Au résultat net simplifié, les provisions sont exclues. Le déficit est reportable sur les quatre exercices suivants (sans limite pour la part correspondant à des amortissements). Le Code général des impôts ne prévoit aucune règle d'amortissement ou de provision propre aux pharmacies.

Référence : CGI 2026, art. 10-I-F-1° et F-2°, art. 11-II, art. 12, art. 35 à 38. · Plafond de 400 000 DH TTC par véhicule : LF 60-24 (2025), art. 8 (auparavant 300 000 DH). Le reste de l'article est ancien.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25)

Quel impôt si vous vendez votre officine ?Vérifié sur le texte

En pratique. Au régime réel, la plus-value s'ajoute à votre revenu de l'année et peut être imposée jusqu'à 37 %. Déclarez la cession dans les 45 jours.

Impôt sur la plus-value de cession

IR = barème appliqué à (résultat courant + plus-value) ; impôt sur la plus-value = IR avec plus-value − IR sans plus-value (37 % de la plus-value dans la tranche supérieure).

Exemple. Votre résultat courant est de 250 000 DH et votre plus-value de 600 000 DH, soit 850 000 DH en tout. L'impôt est de 850 000 × 37 % − 27 400 = 314 500 − 27 400 = 287 100 DH. Sans la plus-value, il serait de 250 000 × 37 % − 27 400 = 92 500 − 27 400 = 65 100 DH. La plus-value coûte donc 287 100 − 65 100 = 222 000 DH, soit 37 % de 600 000 DH. En société, la même plus-value paie 600 000 × 20 % = 120 000 DH.

Détail du texte et sources

Pour un pharmacien au résultat net réel, la plus-value de cession (prix de cession moins valeur nette comptable) est un produit de l'exercice de cession : elle s'ajoute au revenu professionnel et est imposée au barème progressif, jusqu'à 37 %, sans abattement. L'abattement de 50 % introduit par la loi de finances 2026 est réservé aux contribuables en contribution professionnelle unique de 65 ans et plus. Les indemnités reçues en contrepartie de la cessation ou du transfert de clientèle sont assimilées à des plus-values.

Le contribuable dépose, dans les 45 jours de la cession ou de la cessation, la déclaration du revenu global et l'inventaire des biens. Pour une société, la plus-value est comprise dans le résultat fiscal et imposée à 20 % en 2026. L'associé qui cède ses parts de société non cotée est imposé à 20 % sur le profit net. L'apport de l'entreprise individuelle à une société IS est possible sans imposition de la plus-value nette, sous les conditions de l'article 161 ter (commissaire aux apports, conservation des titres quatre ans, déclaration dans les 60 jours).

Référence : CGI 2026, art. 34-I et 9-I, art. 31-V, art. 73-I, art. 73-II-F-2°, art. 150-I, art. 161-II, art. 161 ter, art. 173-I. · Abattement de 50 % (contribution professionnelle unique) : LF 50-25 (2026), art. 7 ; art. 161 ter : LF 73-16 (2017), modifié en 2020 et 2025.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026

Calendrier fiscal 2026

Quelles échéances fiscales en 2026 ?Vérifié sur le texte

En pratique. Retenez le 1er février, le 1er mars, le 31 mars, le 1er mai et le 1er juin. Les acomptes de société tombent fin juin, fin septembre et fin décembre. Chaque mois, reversez les retenues avant la fin du mois suivant.

Détail du texte et sources

Chaque mois, avant la fin du mois suivant : versement de l'IR retenu sur les salaires, de la retenue de 10 % sur les honoraires et des retenues sur loyers. Avant le 1er février : cotisation minimale de l'IR. Avant le 1er mars : déclaration des traitements et salaires de 2025 et déclaration des loyers fonciers versés. Le 31 mars : déclaration du résultat fiscal 2025, solde de l'IS, contribution sociale de solidarité des sociétés et premier acompte de l'IS 2026. Avant le 1er mai : déclaration du revenu global 2025 et paiement de l'IR (pharmacien au résultat net réel ou simplifié). Avant le 1er juin : contribution sociale de solidarité des personnes physiques.

Acomptes de l'IS 2026 : 30 juin, 30 septembre, 31 décembre. À compter du 1er juillet 2026 : retenue de 5 % sur les loyers de bailleurs professionnels et droit d'enregistrement supplémentaire de 2 %. Dans les 30 jours de l'acte : enregistrement. Dans les 45 jours : déclaration de cession ou de cessation. Le 31 janvier : déclarations de la taxe professionnelle. Taxe professionnelle et taxe de services communaux : exigibles à la fin du deuxième mois suivant la mise en recouvrement du rôle. Pour l'exercice 2026 : déclaration et solde de l'IS avant le 31 mars 2027, déclaration de l'IR 2026 avant le 1er mai 2027.

Référence : CGI 2026, art. 20-I, 79-I, 82-I, 144-I, 150-I, 154 bis, 170-I, 173-I, 174, 270 et 271 ; loi 47-06, art. 13, 15, 132 ; LF 50-25 (2026), art. 7. · Échéances inchangées par la LF 50-25 (2026), sauf les deux mesures du 1er juillet 2026.

Sources : Code général des impôts, édition 2026 (DGI, intègre la loi de finances 50-25) · Note circulaire n° 737 relative aux mesures fiscales de la loi de finances 50-25 pour 2026 · Loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, version consolidée au 3 juillet 2025 (adala.justice.gov.ma)

Ce qui reste à confirmer

Ces points n'ont pas pu être vérifiés sur un texte officiel lu. Ils ne sont pas présentés comme acquis : faites-les confirmer par un juriste ou un expert-comptable avant d'agir.

  • La facture électronique n'a pas de date ni de sanctions publiées : le décret n'était pas paru en septembre 2026, donc suivez l'annonce de la DGI et demandez à votre éditeur de logiciel ce qui est prévu.
  • La classe de taxe professionnelle de l'officine (moins ou plus de trois employés) vient d'un document scanné et ne dit pas ce que compte « commis » : vérifiez le taux sur votre avis d'imposition et, au besoin, demandez à votre expert-comptable.
  • Le texte donne 0,15 % sur les médicaments et 0,25 % sur le reste pour l'impôt minimum, mais aucune consigne propre aux pharmacies n'a été trouvée : demandez à votre expert-comptable comment ventiler vos ventes et quand verser avant le 1er février.
  • On ne sait pas si le taux de la contribution de solidarité s'applique à tout le bénéfice ou par tranches : demandez confirmation à votre expert-comptable si votre bénéfice dépasse 1 000 000 DH.
  • La liste des professions exclues des régimes simplifiés n'a pas été trouvée : ne choisissez pas un régime simplifié sans l'accord de votre expert-comptable.
  • Le délai de déclaration et de paiement du timbre de 0,25 % sur les encaissements en espèces n'a pas été trouvé : demandez-le à votre centre des impôts.
  • Les frais de conservation foncière à l'achat d'un local et le calcul du droit de 6 % pour un bail de plus de dix ans n'ont pas été vérifiés : demandez un chiffrage à votre notaire.
  • Les taux d'amortissement d'usage par profession et l'amortissement d'un fonds de commerce acheté n'ont pas été vérifiés : faites valider vos taux par votre expert-comptable.
  • Aucune règle fiscale propre aux médicaments périmés n'a été trouvée : gardez le procès-verbal de destruction et demandez à votre expert-comptable si une provision est acceptée.
  • Le transfert de la gestion des taxes locales à la DGI est signalé par la presse sans preuve, et une modification de la loi 47-06 en 2026 n'a pas été recherchée : vérifiez avec votre recette des impôts qui émet votre avis.
  • Un plafond légal de 50 000 DH pour les paiements en espèces est évoqué par la presse, mais aucun texte n'est publié : appliquez les règles actuelles (5 000 DH par jour, 50 000 DH par mois).
  • Une majoration de 50 % de la taxe professionnelle à Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger est avancée par des sites secondaires mais n'est pas dans la loi : ne l'appliquez pas sans demander à votre recette des impôts.

Seul le texte publié au Bulletin officiel fait foi. Une erreur ou une mise à jour manquante ? Écrivez-nous.