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Innovations et découvertes

Vaccins à ARN auto-amplifiant : une protéine virale lève un frein majeur

Des chercheurs londoniens boostent la production des vaccins à ARN auto-amplifiant grâce à une protéine d'un virus d'insecte. De quoi espérer des doses plus faibles et une fabrication plus rapide.

Vaccins à ARN auto-amplifiant : une protéine virale lève un frein majeur
Structure du virus Nodamura (PDB 1NOV, Natarajan et Johnson) — Astrojan, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Après les vaccins à ARN messager, place à la génération suivante. Les vaccins à ARN auto-amplifiant (saRNA) ont un avantage : une fois dans la cellule, leur ARN se copie lui-même, ce qui permet en théorie d'utiliser des doses bien plus faibles. Mais les défenses naturelles de la cellule freinent cette réplication. Une équipe de la Queen Mary University of London vient de trouver une parade, publiée le 28 septembre 2026 dans Nature Communications.

Les docteurs Pierre Maillard et Raul Yusef Sanchez David ont ajouté aux vaccins saRNA la protéine B2 du virus Nodamura, un virus d'insecte. Cette protéine neutralise le mécanisme de défense cellulaire qui bloque la réplication de l'ARN. Résultat : les cellules produisent nettement plus de la protéine visée par le vaccin, tout en conservant une bonne stimulation du système immunitaire.

Des applications au-delà des vaccins

Des doses plus faibles, c'est une fabrication plus rapide, moins coûteuse et une distribution plus large, un enjeu majeur en cas d'épidémie. Les chercheurs voient aussi des applications en thérapie génique, en immunothérapie du cancer et pour le remplacement de protéines manquantes.

La découverte en est au stade des cultures cellulaires : les essais chez l'animal puis chez l'homme restent à mener, et l'équipe cherche un partenaire industriel. Une piste prometteuse pour les vaccins de demain.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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