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Réglementation

Rappels de médicaments au Maroc : l'AMMPS renforce sa vigilance

Suspension de 10 AMM, rappels de lots Novopharma, Cardioaspirine et Dicloced : l'AMMPS agit vite pour protéger les patients marocains. L'essentiel.

Rappels de médicaments au Maroc : l'AMMPS renforce sa vigilance
Tarasna0922 — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L'été 2026 illustre la montée en puissance du contrôle du médicament au Maroc. Le 10 juillet, à la suite d'une inspection ayant relevé une non-conformité, l'AMMPS a ordonné le rappel de nombreux lots du laboratoire Novopharma. Le 28 juillet, elle a suspendu les autorisations de mise sur le marché (AMM) de dix présentations de ce laboratoire, dont des suspensions buvables d'antibiotiques (DISPAMOX, FLUSTAPH), un hypocholestérolémiant (TORVA), une crème (AGIDERM) et un médicament à base de fer, avec obligation de rappeler tous les lots et d'informer les professionnels.

L'agence a aussi montré qu'elle sait agir par précaution, avant même tout incident. Le 6 août, un lot du collyre DICLOCED (diclofénac) a été rappelé après une réévaluation du risque de stérilité. Le 16 septembre, deux lots de CARDIOASPIRINE 100 mg ont été retirés à cause d'un écart de température pendant le transport, alors qu'aucune réclamation ni aucun effet indésirable n'avaient été signalés.

Ces décisions sont le signe d'un système qui fonctionne : l'inspection détecte, l'agence décide, le laboratoire rappelle. Elles s'inscrivent dans la dynamique de la réforme du code du médicament adoptée en juin 2026, qui renforce la pharmacovigilance et les pouvoirs d'inspection de l'AMMPS.

Une piste d'amélioration : l'alerte directement au comptoir

La France offre un exemple inspirant. Grâce au dispositif DP-Rappels, créé en 2011 par l'agence française du médicament et l'Ordre des pharmaciens, une alerte de rappel s'affiche en quinze minutes au plus, jour et nuit, sur les postes des pharmacies connectées, sous forme de message bloquant. Au Maroc, l'information passe aujourd'hui par le site de l'AMMPS et par les établissements pharmaceutiques ; un relais numérique jusqu'au logiciel de l'officine serait un prolongement naturel des efforts déjà engagés.

En cas de rappel, le bon réflexe reste simple : ne pas interrompre un traitement de soi-même et demander conseil à son pharmacien, qui peut vérifier le numéro de lot et proposer un équivalent. Plus l'alerte circule vite, plus la protection est efficace : c'est tout l'enjeu des prochaines années.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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