PLF 2027 santé au Maroc : 45,4 milliards de dirhams pour la réforme
Le projet de loi de finances 2027 prévoit 45,4 milliards de dirhams pour la santé, contre 42,4 en 2026, avec de nouveaux CHU et 1 600 centres de santé à rénover.
Le Maroc consacrerait 45,4 milliards de dirhams à la santé en 2027, selon le projet de loi de finances (PLF, le budget annuel de l'État) présenté ces derniers jours. C'est trois milliards de plus que les 42,4 milliards de 2026. Le360 relève une hausse de 114 % des crédits par rapport à 2021.
Hôpitaux et centres de santé
Près de 10 milliards de dirhams iront aux infrastructures, d'après Le360 :
• 1,6 milliard pour les centres hospitaliers universitaires (CHU, les grands hôpitaux liés aux facultés de médecine) de Béni Mellal, Guelmim et Errachidia ; • 4,6 milliards pour les hôpitaux provinciaux et régionaux ; • 1,5 milliard pour la rénovation de 90 hôpitaux ; • 1,8 milliard pour la rénovation de 1 600 centres de santé de proximité, après 1 400 déjà réhabilités.
Le bilan de 2026 est mis en avant : les CHU de Tanger (797 lits) et d'Agadir (867 lits) ont été mis en service, et 29 projets hospitaliers ont ajouté 3 168 lits. Selon Hespress, les CHU de Laâyoune et de Rabat doivent ouvrir d'ici la fin de 2026, et un nouveau CHU est prévu à Casablanca.
Les groupements sanitaires territoriaux à l'épreuve
La réforme repose sur les groupements sanitaires territoriaux (GST), des structures qui gèrent l'ensemble de l'offre de soins d'une région. Dans la région pilote, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma d'après Hespress, Le360 rapporte, pour 2026, une hausse des consultations médicales de 10,94 %, des hospitalisations de 6,99 %, des chirurgies programmées de 35 %, des chirurgies d'urgence de 13 % et des analyses de laboratoire de 24,57 %. Ces chiffres sont ceux présentés avec le budget ; ils n'ont pas fait l'objet d'une évaluation indépendante à ce stade. Cinq autres groupements ont été lancés, notamment dans le Grand Casablanca, la région de Rabat et celle de Souss-Massa.
Ce que cela change pour les professionnels
Plus de lits, plus de centres rénovés et plus de consultations signifient davantage de prescriptions et d'ordonnances à honorer. Le budget doit encore être examiné et voté par le Parlement : les montants peuvent évoluer avant l'adoption définitive.