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Science

Obésité de l'enfant : l'OMS publie ses premières lignes directrices

Le 7 octobre 2026, l'OMS a publié ses premières recommandations mondiales sur l'obésité de l'enfant : pas de médicament avant 10 ans, un recours encadré ensuite.

Obésité de l'enfant : l'OMS publie ses premières lignes directrices
FranHogan — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le 7 octobre 2026, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'agence de l'ONU chargée de la santé mondiale, a publié ses premières lignes directrices mondiales sur la prise en charge de l'obésité chez les enfants et les adolescents. Elles disent clairement quand les médicaments et la chirurgie peuvent être envisagés, et quand ils ne doivent pas l'être.

Un problème qui a explosé

Selon l'OMS, 170 millions d'enfants et d'adolescents de 5 à 19 ans vivaient avec une obésité en 2024 : environ 70 millions entre 5 et 9 ans et 100 millions entre 10 et 19 ans. Depuis 1990, la proportion a quadruplé, passant de 2 % à 8 %. L'obésité augmente le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Le mode de vie d'abord, pour tous

Pour tous les enfants et adolescents concernés, l'OMS recommande fortement des interventions structurées sur l'alimentation, l'activité physique et le changement de comportement, individuelles ou intégrées à un programme associant plusieurs approches. Les outils numériques sont recommandés de façon conditionnelle, sous supervision des parents. Les lignes directrices insistent aussi sur la santé mentale : l'anxiété, la dépression, la stigmatisation et le harcèlement doivent être pris en compte.

Avant 10 ans : ni médicament, ni chirurgie

Pour les enfants de moins de 10 ans, l'OMS ne recommande ni traitement médicamenteux, ni chirurgie bariatrique (l'opération qui réduit la taille de l'estomac), ni dispositifs de perte de poids.

De 10 à 19 ans : une option encadrée

Chez les adolescents, un médicament autorisé peut être envisagé seulement si un programme de mode de vie supervisé n'a pas donné les résultats attendus. La chirurgie bariatrique peut l'être, dans des conditions strictes, en cas d'obésité sévère. Selon Health Policy Watch, la recommandation sur les médicaments de la famille des GLP-1 (comme le sémaglutide, connu sous les noms Ozempic ou Wegovy) est conditionnelle : l'adolescent doit être prêt sur le plan physique et mental. La chirurgie, elle, suppose une maturité physique et mentale et vise les formes les plus sévères.

Une réponse qui ne peut pas être seulement médicale

L'OMS rappelle que le traitement seul ne peut pas inverser la tendance. Elle appelle à des politiques qui rendent l'alimentation saine et l'activité physique plus accessibles, par la réglementation, la fiscalité et l'aménagement urbain. Selon Health Policy Watch, la hausse est la plus rapide dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Ce que cela change pour l'officine

Ces textes sont des recommandations internationales : ils ne modifient pas par eux-mêmes les règles d'autorisation ou de prescription au Maroc. Ils donnent toutefois un cadre utile aux pharmaciens qui conseillent des familles. Le message central est qu'un médicament contre l'obésité de l'enfant n'est jamais le premier réflexe, et que la décision relève d'une équipe médicale. Aucun conseil individuel ne peut être tiré de ces lignes directrices sans avis du médecin.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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