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Ministre de la Santé au Maroc : Youns Bjijou prend ses fonctions

Nommé le 16 octobre dans le gouvernement El Mansouri, le professeur Youns Bjijou a succédé le 17 octobre à Amine Tehraoui à la tête du ministère de la Santé.

Ministre de la Santé au Maroc : Youns Bjijou prend ses fonctions
Mounir Neddi — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le Maroc a un nouveau ministre de la Santé et de la Protection sociale : le professeur Youns Bjijou. Il a été nommé le vendredi 16 octobre 2026 par le Roi Mohammed VI, au sein du nouveau gouvernement formé après les élections législatives. La passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Amine Tehraoui, a eu lieu le samedi 17 octobre à Rabat.

Un gouvernement renouvelé

Le Roi a présidé le 16 octobre, au Palais royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Selon La Vie éco, l'équipe compte 32 membres, dont 21 ministres et 11 ministres délégués (chargés d'assister un ministre sur un domaine précis). Ryad Mezzour dirige le ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Inclusion économique.

Le profil du nouveau ministre

Selon Santémag, Youns Bjijou est né le 22 juin 1971 à Taza. Médecin spécialisé en gynécologie-obstétrique, il est professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, où il a dirigé le département d'anatomie et un laboratoire de recherche chirurgicale. Il a été vice-président chargé des affaires académiques de l'Université internationale Abulcasis (2016-2022), puis directeur de la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zayed (septembre 2022) et directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, la FM6SS (juillet 2023). Il est aussi titulaire d'un master exécutif en management et politiques de santé de Sciences Po Paris.

Quatre priorités annoncées

Lors de la passation, il s'est dit fier de la confiance royale et a promis de travailler « dans un esprit de concertation et d'intelligence collective » pour répondre aux attentes des citoyens. Selon la presse, il a cité quatre priorités : renforcer la souveraineté sanitaire (la capacité du pays à produire et à sécuriser ses médicaments et ses vaccins), moderniser les infrastructures, améliorer la gouvernance et investir dans les ressources humaines. Il a aussi insisté sur l'accélération de la transformation numérique du secteur et sur la poursuite de la généralisation de la protection sociale, en particulier de l'assurance maladie obligatoire (AMO).

De son côté, Amine Tehraoui, ministre depuis octobre 2024, a félicité son successeur et rappelé que gérer la santé est « une noble responsabilité » au service des citoyens.

Les chantiers hérités

Selon Santémag, le nouveau ministre hérite notamment du déploiement des groupements sanitaires territoriaux (les structures qui regroupent hôpitaux et centres de santé d'une même région), de la modernisation des hôpitaux, du renforcement des ressources humaines et de la numérisation du secteur.

Pour les pharmaciens, aucune mesure nouvelle n'a été annoncée lors de cette cérémonie : les orientations détaillées du ministre seront connues dans les prochaines semaines.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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