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Veille AMMPS · données lues à 19:18 UTC · dernière alerte publiée le 15 octobre 2026 · aucune nouvelle alerte depuis 13 jours13 jours sans alerte · dernière le 15 oct.

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Médicaments falsifiés : l'OMS et INTERPOL signent un accord

Le 16 octobre 2026, l'OMS et INTERPOL ont signé un accord pour lutter ensemble contre les médicaments, vaccins et dispositifs médicaux falsifiés, qui menacent les patients.

Médicaments falsifiés : l'OMS et INTERPOL signent un accord
Jean-Marc Brivet — CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Le 16 octobre 2026, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'agence de santé des Nations unies, et INTERPOL, l'organisation internationale de coopération entre polices, ont signé un accord de coopération. Son but : réunir l'expertise des enquêteurs et celle des spécialistes de santé publique pour prévenir et repérer plus tôt les risques qui menacent des vies, dont les produits de santé falsifiés.

Qui a signé ?

L'accord a été signé par Valdecy Urquiza, secrétaire général d'INTERPOL, et par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. INTERPOL compte 196 pays membres ; l'OMS est présente dans plus de 150 lieux dans le monde. Le texte prévoit l'identification conjointe des menaces, la protection des consommateurs et le renforcement des cadres internationaux.

Quatre axes de travail

Selon INTERPOL, la coopération couvrira notamment :

• les produits de santé illicites : médicaments falsifiés, faux vaccins, dispositifs médicaux contrefaits, mais aussi équipements de protection contrefaits, aliments et boissons dangereux et alcool produit illégalement ; • l'interface entre santé et sécurité : réponse coordonnée aux usages malveillants de produits chimiques ou radioactifs, aux événements biologiques et aux grands rassemblements internationaux ; • la protection des personnes vulnérables, avec la lutte contre le trafic d'êtres humains à des fins de prélèvement d'organes et contre le commerce illégal d'organes, de tissus et de cellules ; • le soutien à la mise en œuvre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac.

Pourquoi cela intéresse les pharmaciens

Un médicament falsifié est un produit dont l'identité, la composition ou l'origine est faussement présentée. Il peut ne contenir aucun principe actif, un dosage erroné ou une substance dangereuse. Les pharmaciens, derniers maillons de la chaîne avant le patient, sont en première ligne pour repérer un emballage suspect, un prix anormalement bas ou une provenance douteuse.

Pour Valdecy Urquiza, « le crime et la santé sont de plus en plus liés ». Le Dr Tedros affirme de son côté que « la sécurité sanitaire est la sécurité mondiale ». Les deux responsables y voient la justification d'une action commune.

Ce que l'accord ne dit pas encore

Les informations publiées par INTERPOL décrivent un cadre général : aucun budget, calendrier ni opération précise n'est annoncé à ce stade. Les effets concrets, par exemple sur le partage d'alertes entre autorités nationales, se verront dans les prochains mois.

En pratique, la meilleure protection du patient reste un circuit d'approvisionnement légal : s'approvisionner uniquement auprès de grossistes autorisés et signaler tout produit suspect aux autorités compétentes.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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