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Profession

IA en santé : les régulateurs britanniques s'unissent, et le Maroc ?

Le régulateur britannique de la pharmacie s'engage avec dix autres autorités sur des principes communs pour l'IA. Le Maroc prépare aussi son cadre, avec la santé en priorité.

IA en santé : les régulateurs britanniques s'unissent, et le Maroc ?
Ernie Branson — domaine public, via Wikimedia Commons

L'intelligence artificielle entre dans les pharmacies, et les régulateurs s'organisent. Au Royaume-Uni, le General Pharmaceutical Council, qui régule la profession, s'est engagé avec dix autres régulateurs de santé supervisés par la Professional Standards Authority à élaborer des principes communs de haut niveau sur l'usage de l'IA par les professionnels de santé, selon The Pharmaceutical Journal du 22 septembre 2026.

Cet engagement répond aux recommandations d'une commission nationale sur la régulation de l'IA en santé, publiées le 10 septembre 2026. L'enjeu est concret : selon une enquête menée en mars 2026 auprès de pharmaciens britanniques, 63,8 % des répondants utilisent déjà l'IA au travail, et 74 % expriment des inquiétudes. Le message des pharmaciens est clair : l'IA doit soutenir le jugement professionnel, pas le remplacer, avec des responsabilités bien définies et un contrôle humain réel.

Le Maroc construit son cadre

Le Maroc avance sur le sujet. Sa feuille de route numérique fait de la santé l'un des secteurs prioritaires de l'intelligence artificielle, et la loi 09-08 encadre déjà la protection des données personnelles, dont les données de santé. En juillet 2026, le Centre d'innovation en e-santé de l'Université Mohammed V de Rabat a présenté un livre blanc sur l'IA en santé, centré sur la protection des données, la souveraineté numérique, la cybersécurité et la gouvernance éthique.

Le terrain est donc favorable à une démarche comparable à celle du Royaume-Uni : des principes clairs, partagés par les autorités et les ordres professionnels, pour que les outils d'aide à la dispensation ou à l'analyse d'ordonnance soient utilisés en toute confiance. Les patients y gagneront en sécurité, à condition que le pharmacien reste maître de chaque décision.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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