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Science

Insuline une fois par semaine : un espoir pour les diabétiques au Maroc

La FDA approuve Onswik, deuxième insuline basale hebdomadaire. 52 injections par an au lieu de 365 : une innovation que le Maroc pourrait accueillir grâce à la loi 27-26.

Insuline une fois par semaine : un espoir pour les diabétiques au Maroc
Ofek Abuhazira — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le traitement du diabète vit une petite révolution. Le 24 septembre 2026, l'agence américaine du médicament (FDA) a approuvé Onswik (insuline efsitora alfa), développée par Eli Lilly : une insuline basale injectée une seule fois par semaine, indiquée chez l'adulte atteint de diabète de type 2.

Son efficacité a été démontrée dans le programme QWINT, quatre essais cliniques menés chez plus de 3 400 adultes : l'efsitora y a obtenu une baisse de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) comparable à celle des insulines quotidiennes de référence, avec un profil de sécurité similaire. Pour le patient, cela signifie 52 injections par an au lieu d'environ 365.

Le produit est déjà autorisé en Europe, au Mexique et au Japon. Selon la presse spécialisée, il s'agit de la deuxième insuline hebdomadaire approuvée par la FDA, après l'insuline icodec (Awiqli) de Novo Nordisk : une nouvelle classe de traitements s'installe durablement.

Et au Maroc ?

Ces insulines ne sont pas encore commercialisées au Maroc : nous n'avons trouvé aucune autorisation de mise sur le marché à ce jour. Le besoin, lui, est bien réel : le pays comptait environ 3 millions de personnes diabétiques selon des estimations publiées en 2021, et l'insuline est un pilier de leur prise en charge.

Le Maroc a les moyens de l'accueillir

La réforme du code du médicament adoptée en juin 2026 (loi 27-26) prévoit des procédures d'autorisation accélérée et conditionnelle, précisément conçues pour faciliter l'arrivée des innovations thérapeutiques. La généralisation de l'AMO, qui couvre désormais la grande majorité de la population, crée un contexte favorable. L'enjeu sera d'obtenir un prix et une prise en charge adaptés, comme pour les autres insulines déjà remboursées.

Une injection par semaine au lieu d'une par jour simplifierait nettement le démarrage de l'insuline, notamment pour les personnes âgées ou soignées à domicile. Le pharmacien aura alors un rôle clé : expliquer le rythme hebdomadaire, vérifier la dose et accompagner les premières injections, pour que cette innovation soit utilisée en toute sécurité.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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