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Science

GLP-1 chez l'enfant : attention aux carences nutritionnelles

Une étude américaine montre qu'un jeune sur six traité par agoniste du GLP-1 présente une carence en un an. Le conseil nutritionnel du pharmacien prend tout son sens.

GLP-1 chez l'enfant : attention aux carences nutritionnelles
Bajinra — CC0, via Wikimedia Commons

Les agonistes du récepteur du GLP-1 transforment la prise en charge du diabète de type 2 et de l'obésité, y compris chez les adolescents. Une étude publiée le 17 septembre 2026 dans la revue Childhood Obesity, rapportée par The Pharmaceutical Journal, apporte un éclairage utile sur leur bon usage chez les jeunes.

Les chercheurs ont suivi 2 031 patients américains de 10 à 17 ans, sans carence connue avant le traitement. Sous agoniste du GLP-1, 10,2 % avaient reçu un diagnostic de carence nutritionnelle à 180 jours, et 16,8 % à un an, soit environ un sur six. La carence la plus fréquente était celle en vitamine D (12,4 % à un an). Le liraglutide représentait la grande majorité des prescriptions.

Le résultat le plus instructif est ailleurs : seuls 23,3 % des jeunes avaient bénéficié d'un conseil nutritionnel dans les six premiers mois. Les auteurs recommandent donc une prise en charge nutritionnelle proactive dès le début du traitement. Autrement dit, le risque se prévient.

Un rôle clé pour le pharmacien

Au Maroc, le sémaglutide (Ozempic) est commercialisé dans l'indication du diabète. Ces médicaments réduisent l'appétit et les apports alimentaires : un accompagnement simple permet d'en tirer tous les bénéfices en toute sécurité. Au moment de la délivrance, le pharmacien peut rappeler l'importance d'une alimentation variée et suffisamment riche en protéines, en fer et en vitamines, s'assurer qu'un suivi médical et biologique est prévu, et orienter vers le médecin pour discuter d'une éventuelle supplémentation en vitamine D.

Chez l'enfant et l'adolescent, ces traitements relèvent toujours d'une prescription et d'un suivi médical spécialisé. Bien accompagnés, ils représentent une avancée réelle pour les jeunes patients qui en ont besoin.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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