Échographie prénatale par IA au Maroc : 50 centres de santé
Le ministère de la Santé étend l'échographie prénatale assistée par IA à 50 centres de la région Béni Mellal-Khénifra, après un pilote dans 10 centres.
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale étend l'échographie prénatale assistée par intelligence artificielle (IA) à 50 centres de santé de la région de Béni Mellal-Khénifra, au centre du Maroc. L'objectif : rapprocher le suivi des femmes enceintes qui vivent loin des hôpitaux.
Le projet passe de 10 centres pilotes à 50, soit 40 établissements supplémentaires, selon Santé Mag. Les responsables le présentent comme une première phase avant une extension progressive à l'échelle nationale.
Comment fonctionne le système
L'équipement tient en deux éléments : une sonde d'échographie portable, reliée à une tablette. L'outil guide la personne qui réalise l'examen à travers sept protocoles de balayage standardisés. L'intelligence artificielle, c'est-à-dire un logiciel entraîné à reconnaître des images, repère ensuite les structures du fœtus (tête, cœur, colonne vertébrale, placenta) et produit un compte rendu, vérifié par un médecin.
Le système aide aussi à repérer des anomalies du liquide amniotique, le liquide qui entoure le bébé, et du rythme cardiaque fœtal. Les cas à risque peuvent alors être orientés vers une structure spécialisée.
Des résultats du pilote
La phase pilote a suivi 416 femmes enceintes avec la participation de 27 sages-femmes formées. Le logiciel a analysé plus de 16 500 structures anatomiques fœtales, d'après les chiffres communiqués par les autorités et rapportés par Santé Mag.
Point important : dans les zones rurales concernées, les femmes devaient jusqu'ici parcourir en moyenne 90 kilomètres pour une échographie. Pouvoir la réaliser dans le centre de santé de proximité, par une sage-femme formée, limite ces déplacements et facilite le repérage des grossesses à risque.
Ce que cela change
Le dispositif ne remplace pas le médecin : l'IA assiste, le professionnel valide. Il s'inscrit dans l'effort de développement des soins de santé primaires, c'est-à-dire les soins de proximité, que le ministère déploie dans plusieurs régions.
Les sources consultées ne donnent pas de calendrier pour la généralisation nationale ni de résultats cliniques détaillés sur la détection des anomalies. Ces éléments seront à suivre avant de juger de l'impact réel du dispositif sur la santé des mères et des nouveau-nés.