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Innovations et découvertes

Cosentyx dans la pseudo-polyarthrite rhizomélique : feu vert européen

La Commission européenne a autorisé Cosentyx (sécukinumab) contre la pseudo-polyarthrite rhizomélique, première option anti-IL-17A, pour limiter les corticoïdes.

Cosentyx dans la pseudo-polyarthrite rhizomélique : feu vert européen
myupchar.com — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une douleur et une raideur des épaules, du cou et des hanches, surtout le matin, chez des personnes de plus de 50 ans : c'est la pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR), une maladie inflammatoire fréquente chez les seniors. Le 21 octobre 2026, la Commission européenne a autorisé Cosentyx (sécukinumab, du laboratoire Novartis) dans cette maladie, annonce l'entreprise.

Une alternative aux corticoïdes prolongés

Le traitement habituel de la PPR repose sur les corticoïdes (cortisone), pris pendant de longs mois, avec leurs effets indésirables connus (prise de poids, diabète, fragilité des os). Les rechutes sont fréquentes : jusqu'à 40 % des patients rechutent dans la première année, selon Novartis.

L'autorisation européenne vise les adultes qui répondent mal aux corticoïdes ou qui rechutent pendant la diminution progressive des doses. Cosentyx devient le premier et le seul inhibiteur de l'interleukine 17A, une molécule de l'inflammation, autorisé en Europe dans cette indication. Le sécukinumab est un anticorps monoclonal (une protéine fabriquée pour bloquer une cible précise), déjà utilisé dans le psoriasis, le rhumatisme psoriasique et d'autres maladies.

Ce que montre l'essai de phase 3

L'autorisation repose sur REPLENISH, un essai de phase 3 (grand essai comparatif) mené dans 27 pays. Les patients recevaient 300 mg, 150 mg de sécukinumab ou un placebo, tous avec une diminution des corticoïdes sur 24 semaines. À la semaine 52, le sécukinumab a doublé le taux de rémission durable par rapport au placebo. Les chiffres détaillés et les effets indésirables ne figurent pas dans le communiqué ; Novartis indique seulement un profil de sécurité conforme à celui déjà connu du médicament.

Posologie et suite

La dose recommandée est de 150 mg par injection sous la peau aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, puis une fois par mois. Elle peut être portée à 300 mg selon la réponse. Le médicament est associé à la décroissance des corticoïdes, et peut ensuite être poursuivi seul.

Cette décision concerne l'Union européenne : des examens sont en cours aux États-Unis et au Japon. Aucune information sur une demande d'autorisation au Maroc n'a été trouvée. Pour les rhumatologues et les pharmaciens, c'est surtout le signe qu'une option épargnant les corticoïdes se dessine pour une maladie très courante après 50 ans.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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