Aller au contenu

← Toutes les actualités

Profession

Centres de santé au Maroc : 42 nouvelles structures en deux mois

Chichaoua, Azilal, Taounate… 42 centres de soins primaires ouverts au Maroc en juillet et septembre 2026 pour près de 700 000 habitants. Ce qui change.

Centres de santé au Maroc : 42 nouvelles structures en deux mois
Nicolas Loeuillet — CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Les soins de proximité progressent au Maroc. Le 8 septembre 2026, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a présidé la mise en service de 15 établissements de soins de santé primaires dans six régions, dont cinq dans la province de Chichaoua et trois dans celle d'Azilal. Ils desservent plus de 375 000 habitants, avec 50 professionnels de santé affectés. Quelques semaines plus tôt, le 28 juillet, 27 centres de santé urbains et ruraux avaient ouvert, principalement dans la région de Fès-Meknès, pour plus de 317 000 habitants et 125 professionnels.

Ces ouvertures s'inscrivent dans un effort d'ampleur. Selon le gouvernement, la réhabilitation de 1 400 établissements de soins primaires est achevée, pour plus de 6,4 milliards de dirhams, et une deuxième phase porte sur 1 600 structures. Le pays comptait déjà 3 053 établissements de soins de santé primaires en 2023, d'après les statistiques du ministère.

La réforme du système de santé accompagne ce mouvement : la gestion de l'offre de soins est progressivement confiée à des groupements sanitaires territoriaux, déjà opérationnels dans plusieurs régions, pour des décisions plus proches du terrain.

Le prochain défi : les soignants

Un centre de santé vaut par les professionnels qui y travaillent. Avec environ 7,9 médecins pour 10 000 habitants en 2023, selon le Pacte national pour la santé, le Maroc s'est fixé l'objectif de renforcer ses effectifs, notamment en zone rurale. Chaque nouvelle structure ouverte avec des professionnels affectés est un pas dans cette direction.

Les pharmaciens ont aussi un rôle à jouer. Avec plus de 14 000 officines réparties sur le territoire, ils sont souvent le professionnel de santé le plus proche. Mieux les associer aux centres de santé, pour le suivi des traitements chroniques ou l'orientation des patients, serait une manière efficace de démultiplier l'effet de ces investissements.

Pour les habitants des provinces rurales comme Chichaoua, Azilal ou Taounate, ces nouvelles structures signifient des trajets plus courts, un suivi plus régulier des maladies chroniques et un dépistage plus précoce : la santé se rapproche.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

Retour aux actualités