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Veille AMMPS · données lues à 13:07 UTC · dernière alerte publiée le 15 octobre 2026 · aucune nouvelle alerte depuis 13 jours13 jours sans alerte · dernière le 15 oct.

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Innovations et découvertes

Anesthésie verte : 45 % d'émissions en moins et 40 % de coût en moins

Un réseau hospitalier américain a réduit de 45 % les émissions de ses anesthésies et de près de 40 % ses dépenses de produits anesthésiques, sans nuire aux patients.

Anesthésie verte : 45 % d'émissions en moins et 40 % de coût en moins
Photographe inconnu — domaine public, via Wikimedia Commons

Réduire l'empreinte climatique du bloc opératoire sans compromettre la sécurité des patients, et dépenser moins au passage : c'est le bilan d'un réseau hospitalier américain présenté le 18 octobre 2026 à ANESTHESIOLOGY 2026, le congrès annuel de la Société américaine des anesthésistes, à San Diego.

Pourquoi l'anesthésie pèse sur le climat

Les gaz anesthésiques inhalés, que le patient respire pour s'endormir, sont de puissants gaz à effet de serre une fois rejetés dans l'air. Le desflurane est le plus polluant, le sévoflurane l'est nettement moins. L'équipe de Virginia Tech Carilion (Roanoke, États-Unis, six sites) a analysé 145 917 anesthésies, en comparant l'année de référence 2021 aux résultats de janvier 2022 à octobre 2025.

Des résultats chiffrés

• Les émissions par anesthésie sont passées de 57,6 à 31,6 kg d'équivalent CO2, soit 45 % de moins. L'objectif de 50 % de réduction a été dépassé à la fin de 2025, selon l'étude. • Les dépenses de médicaments anesthésiques ont baissé de près de 40 %, de 628 588 dollars en 2021 à 379 010 dollars en 2024. • L'usage du desflurane a chuté de 23,8 % à 9,81 % des cas, tandis que celui du sévoflurane est passé de 82,4 % à 93,1 %. L'anesthésie par voie intraveineuse, par perfusion, a été encouragée.

Trois leviers simples

Le système a réduit le débit de gaz frais (la quantité de gaz envoyée dans le circuit respiratoire, dont une partie est perdue), s'est éloigné des gaz les plus émetteurs et a remis à chaque anesthésiste un rapport personnalisé de ses émissions pour éclairer ses choix.

Sans effet sur la sécurité, selon les auteurs

Les durées de séjour en salle de réveil et à l'hôpital, les réintubations (remise en place du tube respiratoire), les épisodes d'éveil pendant l'anesthésie et les nausées postopératoires sont restés inchangés.

Un enjeu aussi pour la pharmacie hospitalière

Ces résultats concernent directement les pharmacies hospitalières, qui gèrent les achats et la dispensation des produits anesthésiques : choisir un gaz moins émetteur et moins cher est une décision de médicament autant que d'environnement. Il s'agit d'une étude d'un seul système hospitalier, présentée en congrès, et ses résultats ne sont pas forcément transposables à tous les établissements. Aucune donnée marocaine n'est mentionnée dans ce travail.

L'exemple montre qu'une démarche d'ensemble, fondée sur la mesure et le retour d'information aux équipes, peut allier bénéfice écologique et économies.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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