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Solengepras : un nouveau traitement oral de Parkinson en phase 3
Dans l'essai de phase 3 ARISE, le solengepras de Cerevance réduit de 0,61 heure par jour les périodes OFF de la maladie de Parkinson, sans agir sur la dopamine.
Un comprimé pris une fois par jour pourrait un jour aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à mieux contrôler leurs symptômes. La société Cerevance a annoncé en octobre 2026 que son candidat médicament, le solengepras, a atteint son objectif principal dans l'essai de phase 3 ARISE, la dernière étape avant une demande d'autorisation. Il n'est donc pas encore autorisé.
Un mécanisme différent de la dopamine
La maladie de Parkinson est due à la perte de neurones qui fabriquent la dopamine, un messager chimique du cerveau qui sert au contrôle des mouvements. Les traitements actuels, comme la lévodopa, compensent ce manque en apportant de la dopamine. Le solengepras fait autrement : c'est un inhibiteur de GPR6, un récepteur situé dans une voie de circuits cérébraux (les noyaux gris centraux) qui freine les mouvements. L'objectif est de rétablir l'équilibre moteur sans modifier directement le taux de dopamine.
Les résultats d'ARISE
L'essai, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a inclus 341 participants aux États-Unis, dans l'Union européenne, au Royaume-Uni et en Australie. Ils ont reçu 150 mg, 75 mg ou un placebo une fois par jour pendant 12 semaines. Au départ, ils passaient en moyenne 5,65 heures par jour en période « OFF », c'est-à-dire des moments où le traitement ne fait plus effet et où raideur et lenteur reviennent.
Avec 150 mg, le temps OFF a diminué de 1,56 heure, contre 0,95 heure avec le placebo, soit une différence de 0,61 heure (environ 37 minutes ; p = 0,035). L'effet était visible dès la deuxième semaine. Le temps « ON » sans dyskinésies gênantes (mouvements involontaires) a augmenté de 1,58 heure contre 0,98 heure. Le score MDS-UPDRS partie II, qui mesure les activités du quotidien, s'est amélioré de 2,05 points contre 0,14 avec le placebo.
Tolérance et limites
Le taux d'achèvement de l'étude est de 91 %. Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté dans le groupe 150 mg. Les effets les plus fréquents sont les maux de tête (8,0 %), les infections urinaires (8,0 %) et l'insomnie (6,2 %).
Le gain moyen reste modeste et l'essai n'a duré que 12 semaines : il faudra des données plus longues pour savoir si l'effet se maintient. Les résultats ont été présentés au Congrès international de la maladie de Parkinson et des troubles du mouvement, et Cerevance prévoit des discussions avec la FDA sur la suite.
Aucune information sur une disponibilité au Maroc n'est publiée à ce stade.