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Brelovitug : hépatite D, un anticorps réussit sa phase 3

Dans l'essai de phase 3 AZURE-1, l'anticorps brelovitug de Mirum obtient une réponse virologique et biologique chez 45 à 56 % des patients atteints d'hépatite D.

Brelovitug : hépatite D, un anticorps réussit sa phase 3
CDC/Dr. Erskine Palmer — domaine public, via Wikimedia Commons

L'hépatite D, ou hépatite delta, est la forme la plus agressive des hépatites virales. Elle n'infecte que les personnes déjà porteuses du virus de l'hépatite B et évolue plus souvent vers la cirrhose et l'insuffisance hépatique. Le laboratoire Mirum Pharmaceuticals a annoncé le 28 septembre 2026 que son anticorps brelovitug a atteint son objectif principal dans l'essai de phase 3 AZURE-1.

Un anticorps qui vise l'enveloppe du virus

Le brelovitug est un anticorps monoclonal, c'est-à-dire une protéine fabriquée en laboratoire qui se fixe sur une cible précise. Ici, la cible est l'antigène de surface du virus de l'hépatite B (HBsAg), dont le virus delta a besoin pour se propager. Le médicament s'administre par injection sous la peau.

Les résultats de l'essai AZURE-1

L'étude a inclus 153 patients jamais traités, répartis en trois groupes : 300 mg chaque semaine (59 patients), 900 mg toutes les quatre semaines (65 patients) et un groupe témoin à traitement différé (29 patients). À la semaine 24, l'objectif principal combinait deux critères : une baisse d'au moins 2 log du virus dans le sang (ou son absence) et la normalisation de l'ALAT, une enzyme du foie qui s'élève quand le foie est atteint.

• 56 % des patients à 300 mg par semaine et 45 % à 900 mg toutes les quatre semaines ont atteint cet objectif, contre 0 % dans le groupe témoin. • La réponse virologique seule a été de 86 % et 85 %. • L'ALAT s'est normalisée chez 63 % et 54 % des patients. • Le virus était devenu indétectable chez 17 % des patients dans les deux groupes traités.

Tolérance et prochaines étapes

Aucun effet indésirable de grade 3 ou plus n'a été observé sous brelovitug. Les signaux de tolérance principaux sont des réactions au point d'injection (environ 10 à 19 % selon le groupe) et un syndrome pseudo-grippal.

Ces données portent sur 24 semaines : le fait que le virus ne soit détectable chez qu'une minorité de patients montre que la guérison complète n'est pas atteinte. Mirum attend les résultats d'une seconde étude de phase 3, AZURE-4, au quatrième trimestre 2026, et prévoit de déposer sa demande d'autorisation américaine au premier semestre 2027. Un lancement n'est envisagé, au mieux, qu'au quatrième trimestre 2027.

Le brelovitug n'est donc pas autorisé et aucune disponibilité au Maroc n'est annoncée. Pour les pharmaciens, l'intérêt est de suivre un domaine où les options thérapeutiques restent très limitées. Rappelons que la vaccination contre l'hépatite B protège aussi contre l'hépatite D.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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