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Substance active · ATC L01DB

Mitoxantrone

Anthracyclines and related substances

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

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Posologie par spécialité française (1) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple MITOXANTRONE ACCORD 2 mg/mL, solution à diluer pour perfusion) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 10 novembre 2025.

Indications

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement du cancer du sein métastatique.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement du lymphome non hodgkinien.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë (LMA) chez l’adulte.

MITOXANTRONE ACCORD en traitement combiné est indiqué dans le traitement d'induction de la rémission de la crise blastique dans la leucémie myéloïde chronique.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué en association à des corticoïdes pour le traitement palliatif (par ex. soulagement de la douleur) lié au cancer avancé de la prostate résistant à la castration.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement des patients atteints de sclérose en plaques récurrente hautement active associée à une invalidité évoluant rapidement lorsqu'aucune alternative thérapeutique n’existe (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, y compris les sulfites qui peuvent être produits au cours de la fabrication de la mitoxantrone.

La mitoxantrone est contre-indiquée chez les femmes qui allaitent leur enfant (voir rubriques 4.4 et 4.6).

La mitoxantrone ne doit pas être utilisée dans le traitement de la sclérose en plaques chez les femmes enceintes (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Grossesse Contre-indiqué

Tératogène potentiel : contre-indiquée chez la femme enceinte dans la SEP ; dans les autres indications, ne pas administrer pendant la grossesse (surtout au 1er trimestre) sauf balance bénéfice/risque ; test de grossesse négatif avant chaque dose et contraception efficace jusqu’à 8 mois après.

Source française seule.

L’utilisation de la mitoxantrone pour le traitement de la SEP est donc contre-indiquée chez la femme enceinte (voir rubrique 4.3).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

Excrétée dans le lait jusqu’à un mois après la dernière dose : allaitement contre-indiqué, à interrompre avant de commencer le traitement.

Confirmé par les sources française et américaine.

Étant donné le risque d’effets indésirables graves dus à la mitoxantrone chez le nourrisson, l’allaitement est contre-indiqué (voir rubrique 4.3) et doit être interrompu avant de commencer le traitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Précautions à prendre avant de manipuler ou d’administrer le médicament

La mitoxantrone doit être administrée lentement dans une perfusion intraveineuse continue. Elle ne doit pas être administrée par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intra-artérielle.

Quelques cas de neuropathie locale/régionale, dont certains irréversibles, ont été rapportés après l’injection intra-artérielle. Des lésions tissulaires localisées sévères peuvent se produire en cas d’extravasation pendant l’administration. À ce jour, seuls des cas isolés de réactions localisées sévères (nécroses) ont été décrits en raison d’une extravasation. La mitoxantrone ne doit pas être administrée par injection intrathécale. L'administration intrathécale peut provoquer des lésions sévères avec séquelles permanentes. Plusieurs cas de neuropathies et de neurotoxicités, centrales et périphériques, ont été rapportés après une injection intrathécale. Il s’agissait notamment de cas dans lesquels cette administration avait entraîné des convulsions évoluant vers un coma et des conséquences neurologiques sévères, et une paralysie avec dysfonctionnement intestinal et de la vessie.

Fonction cardiaque

Une toxicité myocardique, se manifestant dans sa forme la plus sévère par une insuffisance cardiaque congestive (ICC) potentiellement irréversible et fatale, peut se produire soit pendant le traitement par la mitoxantrone ou plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Ce risque augmente en fonction de la dose cumulée. Les patients cancéreux ayant reçu des doses cumulées de 140 mg/m² seules ou en association à d’autres agents chimiothérapeutiques, présentaient un risque cumulé d’insuffisance cardiaque congestive clinique de 2,6%. Dans des études oncologiques comparatives, le taux de probabilité cumulée global de réductions modérées ou sévère de la FEVG à cette dose était de 13 %.

Une pathologie cardiovasculaire active ou dormante, une radiothérapie antérieure ou concomitante dans la région médiastinale/péricardique, un traitement antérieur par d’autres anthracyclines ou anthracènediones, ou l’utilisation concomitante d’autres médicaments cardiotoxiques, peut augmenter le risque de toxicité cardiaque. Il est recommandé d’évaluer la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) par échocardiogramme ou angiographie isotopique MUGA (ventriculographie scintigraphie par la méthode « multigated ») avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone aux patients cancéreux. Chez les patients cancéreux, il convient de surveiller attentivement la fonction cardiaque pendant le traitement. Il est recommandé d’évaluer la FEVG à intervalles réguliers et/ou en cas d’apparition de signes ou symptômes d’insuffisance cardiaque congestive. Une cardiotoxicité peut survenir à n’importe quel moment au cours du traitement par la mitoxantrone, et ce risque augmente avec les doses cumulées. Une toxicité cardiaque peut se produire à des doses cumulées plus faibles de mitoxantrone, indépendamment de la présence éventuelle de facteurs de risque cardiaque.

Compte tenu du risque potentiel d’effets cardiaques chez les patients ayant reçu un traitement antérieur par daunorubicine ou doxorubicine, il convient de déterminer le rapport risques/bénéfices du traitement par la mitoxantrone chez ces patients avant de commencer le traitement.

Une insuffisance cardiaque congestive aiguë peut occasionnellement se produire chez les patients traités par la mitoxantrone pour une leucémie aiguë myéloblastique.

Ce problème a également été rapporté chez des patients atteints de sclérose en plaques traités par la mitoxantrone. Des modifications cardiaques fonctionnelles peuvent se produire chez les patients atteints de la sclérose en plaques traités par la mitoxantrone. L’évaluation de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) par échocardiogramme ou par MUGA est recommandée avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone et avant chaque dose chez les patients atteints de la sclérose en plaques, et une fois par an pendant une période pouvant aller jusqu’à 5 ans après la fin du traitement. Une cardiotoxicité peut survenir à n’importe quel moment au cours du traitement par la mitoxantrone, et ce risque augmente avec les doses cumulées. Une toxicité cardiaque peut se produire à des doses cumulées plus faibles de mitoxantrone, indépendamment de la présence éventuelle de facteurs de risque cardiaque. Normalement, les patients souffrant de sclérose en plaques ne doivent pas recevoir de dose cumulée sur la vie entière qui soit supérieure à 72 mg/m². La mitoxantrone ne doit normalement pas être administrée aux patients atteints de sclérose en plaques, qui présentent soit une FEVG de < 50 % soit une diminution cliniquement significative de la FEVG.

Suppression médullaire

Le traitement par la mitoxantrone doit s’accompagner d’une surveillance attentive et fréquente des paramètres hématologiques et biochimiques, ainsi que d’une observation fréquente du patient. Une numération sanguine complète, incluant les plaquettes, doit être obtenue avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone, 10 jours après l’administration et avant chaque perfusion consécutive, et en cas d’apparition de signes et symptômes d’une infection.

Les patients doivent être informés à propos des risques, symptômes et signes d’une leucémie aiguë et doivent être encouragés à consulter un médecin en cas d’apparition de ces symptômes, même après que la période de cinq ans se soit écoulée.

La myélosuppression peut être plus sévère et prolongée chez les patients en mauvais état général, ou ayant reçu précédemment une chimiothérapie et/ou une radiothérapie.

À l’exception du traitement de la leucémie aiguë myéloblastique, la mitoxantrone ne doit généralement pas être administrée aux patients ayant initialement un nombre de neutrophiles inférieur à 1500 cellules/mm3. Il est recommandé d’effectuer fréquemment des numérations globulaires du sang périphérique chez tous les patients recevant la mitoxantrone, de manière à déceler la survenue éventuelle d’une dépression médullaire, essentiellement une neutropénie, qui pourrait être sévère et entraîner une infection.

Lorsque la mitoxantrone est utilisée à doses élevées (> 14 mg/m²/jour pendant 3 jours) tel qu’indiqué pour le traitement de la leucémie, une myélosuppression sévère se produit.

Il conviendra de veiller en particulier à la récupération complète des paramètres hématologiques avant d’instaurer le traitement de consolidation (si celui-ci est utilisé) et de surveiller attentivement les patients pendant cette phase du traitement. La mitoxantrone peut provoquer une myélosuppression, quelle que soit la dose administrée.

Leucémie aiguë myéloblastique secondaire et syndrome myélodysplasique

Les inhibiteurs de la topoisomérase II, dont la mitoxantrone, utilisés en monothérapie ou en particulier de façon concomitante à d’autres agents anticancéreux et/ou à une radiothérapie, ont été associés à l’apparition d'une leucémie aiguë myéloblastique ou d’un syndrome myélodysplasique. Compte tenu du risque d’apparition de malignités secondaires, il convient de déterminer le rapport bénéfices/risque du traitement par la mitoxantrone avant d'instaurer le traitement.

Utilisation après d’autres traitements spécifiques de la SEP

La sécurité d’emploi et l’efficacité de la mitoxantrone n’ont pas été étudiées après un traitement par natalizumab, fingolimod, alemtuzumab, diméthyl fumarate ou tériflunomide.

Cancer du sein non métastatique

En l’absence de données de sécurité suffisantes dans le traitement adjuvant du cancer du sein, et compte tenu du risque accru de leucémie, la mitoxantrone doit uniquement être utilisée pour le cancer du sein métastatique.

Infections

Les patients qui reçoivent des agents immunosuppresseurs tels que la mitoxantrone présentent une diminution de la réponse immunitaire aux infections. Les infections systémiques doivent être traitées de façon concomitante au traitement par la mitoxantrone, ou juste avant d'instaurer celui-ci.

Vaccination

L’immunisation avec des vaccins vivants (par ex. vaccination contre la fièvre jaune) augmente le risque d’infection et d’autres effets indésirables tels que vaccine progressive, chez les patients présentant une immunocompétence réduite, par exemple, pendant le traitement par la mitoxantrone. L’administration de vaccins à virus vivants est par conséquent contre-indiquée pendant le traitement. Il est conseillé d’utiliser les virus vivants avec prudence après l’arrêt de la chimiothérapie, et de respecter une période d’au moins 3 mois après l’administration de la dernière dose de chimiothérapie avant de procéder à la vaccination (voir rubrique 4.5).

Contraception chez les hommes et chez les femmes

La mitoxantrone est génotoxique et est considérée comme un tératogène potentiel pour l’être humain. Il convient donc d’avertir les hommes sous traitement de ne pas concevoir un enfant et d’utiliser un moyen de contraception pendant le traitement et pendant 5 mois après la fin du traitement. Les femmes en âge de procréer doivent présenter un test de grossesse négatif avant de recevoir chaque dose, et utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et pendant 8 mois après la fin du traitement.

Allaitement

La mitoxantrone a été détectée dans le lait maternel jusqu’à un mois après l’administration de la dernière dose. Étant donné le risque d’effets indésirables graves dus à la mitoxantrone chez le nourrisson, l’allaitement est contre-indiqué (voir rubrique 4.3) et doit être interrompu avant de commencer le traitement.

Fertilité

Les femmes en âge de procréer doivent être averties à propos du risque accru d’aménorrhée passagère ou persistante (voir rubrique 4.6).

Mutagénicité et carcinogénicité

La mitoxantrone s'est révélée mutagène dans des systèmes de test in vitro bactériens et mammifères, ainsi qu’in vivo chez le rat. La substance active était carcinogène chez des animaux de laboratoire à des doses inférieures à la dose clinique proposée. Par conséquent, la mitoxantrone présente un potentiel carcinogène pour l’être humain.

Syndrome de lyse tumorale

Des cas de syndrome de lyse tumorale ont été rapportés avec l’utilisation de la mitoxantrone. Il convient de surveiller les taux d’acide urique, d’électrolytes et d’urée.

Coloration de l’urine et des autres tissus

La mitoxantrone peut conférer une coloration bleu-vert à l’urine 24 heures après l’administration, et les patients doivent être informés que ceci peut se produire pendant le traitement. Une coloration bleutée de la sclérotique, de la peau et des ongles peut aussi survenir.

Avertissements concernant les excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par mL, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Chaque flacon de 5 mL de ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c'est-à-dire qu’il est essentiellement "sans sodium".

Chaque flacon de 10 mL de ce médicament contient 34,40 mg de sodium (principal composant du sel de cuisine/de table) dans chaque flacon. Cela équivaut à 1,72 % de l'apport alimentaire quotidien maximal de sodium recommandé pour un adulte.

Chaque flacon de 15 mL de ce médicament contient 51,00 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/sel de table) dans chaque flacon. Cela équivaut à 2,55 % de l'apport nutritionnel maximal en sodium recommandé pour un adulte.

Interactions médicamenteuses

L’association de la mitoxantrone à des agents potentiellement cardiotoxiques (par ex., des anthracyclines) augmente le risque de toxicité cardiaque.

Les inhibiteurs de la topoisomérase II, dont la mitoxantrone, en association à d’autres agents antinéoplasiques et/ou à une radiothérapie, ont été associés à l’apparition d’une leucémie aiguë myéloblastique (LAM) ou à un syndrome myélodysplasique (SMD) (voir rubrique 4.8).

La mitoxantrone entraîne une myélosuppression par extension de son effet pharmacologique. La myélosuppression peut être accrue lorsqu’elle est utilisée dans une polychimiothérapie, en association à un autre agent myélosuppresseur, par exemple, pour le traitement d’un cancer du sein.

L'association de la mitoxantrone à d’autres agents immunosuppresseurs peut augmenter le risque d'immunodépression excessive et de syndrome lymphoprolifératif.

L’immunisation avec des vaccins vivants (par ex. vaccination contre la fièvre jaune) augmente le risque d’infection et d’autres effets indésirables tels que vaccine progressive, chez les patients présentant une immunocompétence réduite, par exemple, pendant le traitement par la mitoxantrone. L’administration de vaccins à virus vivants est par conséquent contre-indiquée pendant le traitement. Il est conseillé d’utiliser les virus vivants avec prudence après l’arrêt de la chimiothérapie, et de respecter une période d’au moins 3 mois après l’administration de la dernière dose de chimiothérapie avant de procéder à la vaccination (voir rubrique 4.4).

L’association d’antagonistes de la vitamine K et d’agents cytotoxiques peut entraîner une augmentation du risque d’hémorragie. Chez les patients recevant un traitement anticoagulant par voie orale, le temps de prothrombine ou l’INR doit être surveillé étroitement lors de l’ajout ou de l’arrêt du traitement par la mitoxantrone et doit être réévalué plus fréquemment pendant le traitement concomitant par ces produits. Il peut être nécessaire d’ajuster la posologie de l’anticoagulant afin de maintenir le degré d’anticoagulation souhaité.

Il a été démontré que la mitoxantrone est un substrat de la protéine de transport BCRP in vitro. Les inhibiteurs du transporteur BCRP (par ex., l’eltrombopag, le géfitinib) pourraient entraîner une augmentation de la biodisponibilité. Lors d’une étude pharmacocinétique menée chez des enfants atteints d’une leucémie aiguë myéloblastique de novo, l'administration concomitante de ciclosporine a entraîné une diminution de 42 % de la clairance de la mitoxantrone. Les inducteurs du transporteur BCRP pourraient réduire l'exposition à la mitoxantrone.

La mitoxantrone et ses métabolites sont excrétés dans la bile et dans les urines, mais on ne sait pas si les voies métabolites ou d’excrétion sont saturables, si elles peuvent être inhibées ou induites, ou si la mitoxantrone et ses métabolites subissent une recirculation entérohépatique (voir rubrique 5.2).

Effets indésirables

Infections et infestations 12
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Infection (y compris d’issue fatale) grave — Oncologie
    • Infection (y compris d’issue fatale) grave — Sclérose en plaques
    • Infection urinaire — Sclérose en plaques
    • Infection des voies respiratoires supérieures — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Infection urinaire — Oncologie
    • Infection des voies respiratoires supérieures — Oncologie
    • Septicémie — Oncologie
    • Infections opportunistes — Oncologie
    • Pneumonie — Sclérose en plaques
    • Septicémie — Sclérose en plaques
    • Infections opportunistes — Sclérose en plaques
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Pneumonie — Oncologie
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) 6
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Leucémie aiguë myéloblastique grave — Oncologie
    • Syndrome myélodysplasique — Oncologie
    • leucémie aiguë — Oncologie
    • Leucémie aiguë myéloblastique grave — Sclérose en plaques
    • Syndrome myélodysplasique — Sclérose en plaques
    • leucémie aiguë — Sclérose en plaques
Affections hématologiques et du système lymphatique 16
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Anémie — Oncologie
    • Neutropénie — Oncologie
    • Leucopénie — Oncologie
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Thrombocytopénie — Oncologie
    • Granulocytopénie — Oncologie
    • Anémie — Sclérose en plaques
    • Leucopénie — Sclérose en plaques
    • Granulocytopénie — Sclérose en plaques
    • Nombre anormal de leucocytes — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Myélosuppression grave — Oncologie
    • Insuffisance médullaire — Oncologie
    • Nombre anormal de leucocytes — Oncologie
    • Insuffisance médullaire — Sclérose en plaques
    • Myélosuppression grave — Sclérose en plaques
    • Thrombocytopénie — Sclérose en plaques
    • Neutropénie — Sclérose en plaques
Affections du système immunitaire 2
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes (y compris choc) — Oncologie
    • Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes (y compris choc) — Sclérose en plaques
Troubles du métabolisme et de la nutrition 5
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Anorexie — Oncologie
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Variations pondérales — Oncologie
    • Syndrome de lyse tumorale — Oncologie
    • Anorexie — Sclérose en plaques
    • Variations pondérales — Sclérose en plaques
Affections du système nerveux 10
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Léthargie — Oncologie
    • Céphalées — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Anxiété — Oncologie
    • Confusion — Oncologie
    • Céphalées — Oncologie
    • Paresthésie — Oncologie
    • Anxiété — Sclérose en plaques
    • Confusion — Sclérose en plaques
    • Paresthésie — Sclérose en plaques
    • Léthargie — Sclérose en plaques
Affections oculaires 2
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Décoloration sclérale — Oncologie
    • Décoloration sclérale — Sclérose en plaques
Affections cardiaques 14
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Insuffisance cardiaque congestive grave — Oncologie
    • Infarctus du myocarde (y compris d’issue fatale) grave — Oncologie
    • Arythmies — Sclérose en plaques
    • Anomalies de l’électrocardiogramme — Sclérose en plaques
    • Diminution de la fraction d’éjection ventriculaire gauche — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Arythmies — Oncologie
    • Bradycardie sinusale — Oncologie
    • Anomalies de l’électrocardiogramme — Oncologie
    • Diminution de la fraction d’éjection ventriculaire gauche — Oncologie
    • Insuffisance cardiaque congestive grave — Sclérose en plaques
    • Cardiomyopathie — Sclérose en plaques
    • Bradycardie sinusale — Sclérose en plaques
    • Infarctus du myocarde (y compris d’issue fatale) grave — Sclérose en plaques
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Cardiomyopathie — Oncologie
Affections vasculaires 6
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Contusion — Oncologie
    • Hémorragie — Oncologie
    • Hypotension — Oncologie
    • Contusion — Sclérose en plaques
    • Hémorragie — Sclérose en plaques
    • Hypotension — Sclérose en plaques
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Dyspnée — Oncologie
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Dyspnée — Sclérose en plaques
Affections gastro-intestinales 18
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Nausées — Oncologie
    • Vomissements — Oncologie
    • Nausées — Sclérose en plaques
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Constipation — Oncologie
    • Diarrhée — Oncologie
    • Stomatite — Oncologie
    • Constipation — Sclérose en plaques
    • Diarrhée — Sclérose en plaques
    • Stomatite — Sclérose en plaques
    • Vomissements — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Douleur abdominale — Oncologie
    • Hémorragie gastro-intestinale — Oncologie
    • Inflammation des muqueuses — Oncologie
    • Pancréatite — Oncologie
    • Douleur abdominale — Sclérose en plaques
    • Hémorragie gastro-intestinale — Sclérose en plaques
    • Inflammation des muqueuses — Sclérose en plaques
    • Pancréatite — Sclérose en plaques
Affections hépatobiliaires 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Élévation des taux d’aspartate aminotransférases — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Hépatotoxicité — Sclérose en plaques
    • Hépatotoxicité — Oncologie
    • Élévation des taux d’aspartate aminotransférases — Oncologie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 11
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Alopécie — Oncologie
    • Alopécie — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Troubles unguéaux — Sclérose en plaques
    • Rash — Sclérose en plaques
    • Décoloration cutanée — Sclérose en plaques
    • Nécrose tissulaire (après extravasation) — Sclérose en plaques
    • Érythème — Oncologie
    • Troubles unguéaux — Oncologie
    • Rash — Oncologie
    • Décoloration cutanée — Oncologie
    • Nécrose tissulaire (après extravasation) — Oncologie
Affections du rein et des voies urinaires 8
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Hypercréatininémie — Oncologie
    • Élévation des taux sanguins d’azote uréique — Oncologie
    • Néphropathie toxique — Oncologie
    • Décoloration de l’urine — Oncologie
    • Hypercréatininémie — Sclérose en plaques
    • Élévation des taux sanguins d’azote uréique — Sclérose en plaques
    • Néphropathie toxique — Sclérose en plaques
    • Décoloration de l’urine — Sclérose en plaques
Affections des organes de reproduction et du sein 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Aménorrhée — Sclérose en plaques
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Aménorrhée — Oncologie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 12
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Asthénie — Oncologie
    • Fatigue — Oncologie
    • Pyrexie — Oncologie
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Œdème — Oncologie
    • Extravasation — Oncologie
    • Dysgueusie — Oncologie
    • Asthénie — Sclérose en plaques
    • Fatigue — Sclérose en plaques
    • Œdème — Sclérose en plaques
    • Pyrexie — Sclérose en plaques
    • Extravasation — Sclérose en plaques
  • Fréquence non précisée
    • phlébite — au point de perfusion
1
  • Fréquence non précisée
    • toxicité myocardique grave
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus graves avec la mitoxantrone sont la toxicité myocardique et la myélosuppression. Les effets indésirables les plus fréquents avec la mitoxantrone (observés chez plus d’1 patient sur 10) sont l’anémie, la leucopénie, la neutropénie, les infections, l’aménorrhée, l’alopécie, les nausées et les vomissements.

Liste des effets indésirables sous forme de tableau

Le tableau ci-dessous est basé sur les données de tolérance tirées des études cliniques et sur les rapports spontanés dans les indications oncologiques et tirées des études cliniques, des études de tolérance menées après la commercialisation et des rapports spontanés pour les patients traités pour la sclérose en plaques. Les fréquences sont définies conformément à la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Fréquence

|

Oncologie

|

Sclérose en plaques

Infections et infestations

Très fréquent

|

Infection (y compris d’issue fatale)

|

Infection (y compris d’issue fatale)

Infection urinaire

Infection des voies respiratoires supérieures

Peu fréquent

|

Infection urinaire

Infection des voies respiratoires supérieures Septicémie

Infections opportunistes

|

Pneumonie

Septicémie

Infections opportunistes

Rare

|

Pneumonie

|

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Peu fréquent

|

Leucémie aiguë myéloblastique,

Syndrome myélodysplasique, leucémie aiguë

|

Leucémie aiguë myéloblastique,

Syndrome myélodysplasique, leucémie aiguë

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

|

Anémie

Neutropénie

Leucopénie

|

Fréquent

|

Thrombocytopénie Granulocytopénie

|

Anémie Leucopénie Granulocytopénie

Nombre anormal de leucocytes

Peu fréquent

|

Myélosuppression

Insuffisance médullaire

Nombre anormal de leucocytes

|

Insuffisance médullaire

Myélosuppression

Thrombocytopénie

Neutropénie

Affections du système immunitaire

Peu fréquent

|

Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes (y compris choc)

|

Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes (y compris choc)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

|

Anorexie

|

Peu fréquent

|

Variations pondérales

Syndrome de lyse tumorale*

|

Anorexie

Variations pondérales

* La leucémie aiguë lymphoblastique T ou B et les lymphomes non hodgkiniens (LNH) sont plus fréquemment associés à un SLT

Affections du système nerveux

Fréquent

|

Léthargie

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Céphalées

Peu fréquent

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Anxiété

Confusion

Céphalées

Paresthésie

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Anxiété

Confusion

Paresthésie

Léthargie

Affections oculaires

Peu fréquent

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Décoloration sclérale

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Décoloration sclérale

Affections cardiaques

Fréquent

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Insuffisance cardiaque congestive

Infarctus du myocarde (y compris d’issue fatale)

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Arythmies

Anomalies de l’électrocardiogramme

Diminution de la fraction d’éjection ventriculaire gauche

Peu fréquent

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Arythmies

Bradycardie sinusale

Anomalies de l’électrocardiogramme

Diminution de la fraction d’éjection ventriculaire gauche

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Insuffisance cardiaque congestive

Cardiomyopathie

Bradycardie sinusale

Infarctus du myocarde (y compris d’issue fatale)

Rare

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Cardiomyopathie

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Affections vasculaires

Peu fréquent

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Contusion

Hémorragie

Hypotension

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Contusion

Hémorragie

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

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Dyspnée

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Peu fréquent

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Dyspnée

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

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Nausées

Vomissements

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Nausées

Fréquent

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Constipation

Diarrhée

Stomatite

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Constipation

Diarrhée

Stomatite

Vomissements

Peu fréquent

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Douleur abdominale

Hémorragie gastro-intestinale

Inflammation des muqueuses

Pancréatite

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Douleur abdominale

Hémorragie gastro-intestinale

Inflammation des muqueuses

Pancréatite

Affections hépatobiliaires

Fréquent

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Élévation des taux d’aspartate aminotransférases

Peu fréquent

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Hépatotoxicité

Élévation des taux d’aspartate aminotransférases

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Hépatotoxicité

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

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Alopécie

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Alopécie

Peu fréquent

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Érythème

Troubles unguéaux Rash

Décoloration cutanée

Nécrose tissulaire (après extravasation)

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Troubles unguéaux

Rash

Décoloration cutanée

Nécrose tissulaire (après extravasation)

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent

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Hypercréatininémie

Élévation des taux sanguins d’azote uréique

Néphropathie toxique Décoloration de l’urine

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Hypercréatininémie

Élévation des taux sanguins d’azote uréique

Néphropathie toxique Décoloration de l’urine

Affections des organes de reproduction et du sein

Très fréquent

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Aménorrhée*

Peu fréquent

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Aménorrhée

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* L'aménorrhée peut être prolongée et peut correspondre à une ménopause prématurée

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

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Asthénie

Fatigue

Pyrexie

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Peu fréquent

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Œdème

Extravasation*

Dysgueusie

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Asthénie

Fatigue

Œdème

Pyrexie

Extravasation*

Mort subite**

* Des cas d’extravasation au point de perfusion pouvant provoquer un érythème, un œdème, une douleur, une sensation de brûlure et/ou une coloration bleutée de la peau, ont été rapportés. L'extravasation peut entraîner une nécrose tissulaire ayant pour conséquence de nécessiter un débridage et des greffes de peau. Une phlébite a également été rapportée au point de perfusion.

** Le rapport de causalité avec l’administration de la mitoxantrone n'est pas été déterminé avec certitude.

Description de certains effets indésirables

Une toxicité myocardique, se manifestant dans sa forme la plus sévère par une insuffisance cardiaque congestive (ICC) potentiellement irréversible et fatale, peut se produire soit pendant le traitement par la mitoxantrone soit plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Ce risque augmente avec le cumul des doses. Lors des études cliniques, les patients cancéreux qui ont reçu des doses cumulées de 140 mg/m², soit en monothérapie, soit en association à d’autres produits de chimiothérapie, avaient une probabilité cumulée de 2,6 % de souffrir d’insuffisance cardiaque congestive clinique.

La myélosuppression est un effet indésirable limitant la dose de mitoxantrone. La myélosuppression peut être plus prononcée et de plus longue durée chez les patients qui ont reçu une chimiothérapie ou une radiothérapie antérieure. Lors d’une étude clinique menée chez des patients atteints d’une leucémie aiguë, une myélosuppression importante s'est produite chez tous les patients traités par la mitoxantrone.

Chez les 80 patients inclus dans l’étude, les valeurs médianes pour la numération leucocytaire et la numération plaquettaire les plus basses étaient respectivement de 400/µl (grade 4 de l’OMS), et de 9500/µl (grade 4 de l’OMS). La toxicité hématologique est difficile à évaluer dans la leucémie aiguë parce que les paramètres classiques d’aplasie médullaire tels que les numérations de leucocytes et de plaquettes peuvent être confondus avec le remplacement de la moelle osseuse par des cellules leucémiques.

Population atteinte de sclérose en plaques

Toxicité hématologique

Une neutropénie peut se produire après chaque administration. Il s'agit généralement d’une neutropénie transitoire, la numération la plus basse de leucocytes étant atteinte au 10e jour après la perfusion, avec retour à des valeurs normales vers le 20e jour. Une thrombocytopénie réversible peut également être observée. Les paramètres hématologiques doivent faire l’objet de contrôles réguliers (voir rubrique 4.4).

Des cas mortels de leucémie aiguë myéloblastique (LAM) ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Toxicité cardiaque

Des cas d’anomalies de l’ECG ont été rapportés. Des cas d’insuffisance cardiaque congestive avec une fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) < 50 % ont également été rapportés (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

Le traitement par la mitoxantrone est déconseillé dans la population pédiatrique. La sécurité d’emploi et l’efficacité n’ont pas été déterminées.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.

Surdosage

Il n’existe pas d’antidote connu spécifique pour la mitoxantrone. Des cas de surdosage accidentel ont été rapportés. Quatre patients ayant reçu 140 à 180 mg/m² sous forme d’une injection unique en bolus sont décédés par suite d’une leucopénie sévère accompagnée d’une infection. Un soutien hématologique et une antibiothérapie peuvent être nécessaires pendant des périodes prolongées de myélosuppression sévère.

Bien qu’il n’ait pas été mené d’étude chez des patients atteints d'insuffisance rénale sévère, la mitoxantrone est fortement liée aux tissus et il est improbable que l’effet thérapeutique ou la toxicité soit atténué(e) par dialyse péritonéale ou par hémodialyse.

Des effets toxiques hématopoïétiques, gastro-intestinaux, hépatiques ou rénaux peuvent être observés, en fonction de la posologie administrée et de l’état physique du patient.

En cas de surdosage, il convient de surveiller attentivement les patients, et d’administrer un traitement symptomatique et de soutien.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 1 spécialité(s) à base de Mitoxantrone seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

1 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 1
MITOXANTRONE ACCORD 2 mg/mL, solution à diluer pour perfusion

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 10 novembre 2025.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

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