Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple DYNASTAT 40 mg, poudre pour solution injectable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 5 mars 2025.
Indications
Traitement à court terme des douleurs post-opératoires chez les adultes.
La décision de prescrire un inhibiteur sélectif de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2) doit être basée sur l’évaluation de l’ensemble des risques spécifiques à chaque patient (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Antécédents de réactions allergiques médicamenteuses graves de tout type, en particulier de réactions cutanées telles que syndrome de Stevens-Johnson, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe ou patients souffrant d’hypersensibilité connue aux sulfamides (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Ulcère peptique évolutif ou saignement gastro-intestinal (GI).
Patients ayant des antécédents d’asthme, de rhinite aiguë, de polypes nasaux, d’œdème de Quincke, d’urticaire ou d’autres réactions de type allergique déclenchés par la prise d’acide acétylsalicylique ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) y compris les inhibiteurs de la COX-2.
Troisième trimestre de la grossesse et allaitement (voir rubriques 4.6 et 5.3).
Insuffisance hépatique sévère (albumine sérique < 25 g/l ou score de Child-Pugh 10).
Maladie inflammatoire de l’intestin.
Insuffisance cardiaque congestive (NYHA II-IV).
Traitement de la douleur post-opératoire après pontage coronaire (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Cardiopathie ischémique avérée, artériopathie périphérique et/ou antécédent d'accident vasculaire cérébral (y compris l’accident ischémique transitoire).
Grossesse Contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres
Aux 1er et 2e trimestres, ne doit pas être utilisé sauf nécessité absolue (risque d'avortement, oligoamnios et constriction du canal artériel dès 20 semaines, avec surveillance) ; contre-indiqué au 3e trimestre.
Source française seule.
Par conséquent, Dynastat est contre-indiqué au cours du troisième trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
Ne doit pas être administré pendant l'allaitement (contre-indiqué en 4.3).
Source française seule.
Dynastat ne devra pas être administré chez la femme qui allaite (voir rubriques 4.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Dynastat a été étudié en chirurgie dentaire, orthopédique, gynécologique (principalement hystérectomie) et après pontage coronarien. Il y a des données limitées dans les autres types de chirurgie, par exemple gastro-intestinale ou urologique (voir rubrique 5.1).
Les modes d’administration autres que IV ou IM (par exemple intra-articulaire ou intrathécal) n’ont pas été étudiés et ne doivent pas être utilisés.
En raison de la possibilité d'effets indésirables accrus à des doses relativement élevées liés à l’utilisation de parécoxib, d’autres inhibiteurs de la COX 2 et des AINS, un contrôle des patients traités par le parécoxib s'impose après augmentation de la posologie et, en cas d’inefficacité, d'autres options thérapeutiques devront être envisagées (voir rubrique 4.2). L’expérience clinique d’un traitement de plus de 3 jours avec Dynastat est limitée (voir rubrique 5.1).
Au cours du traitement, en cas d’atteinte d’un des organes mentionnés ci-dessous, les mesures appropriées doivent être prises et l’arrêt du traitement envisagé.
Effets cardiovasculaires Les inhibiteurs de la COX-2 ont été associés à un risque accru d’effets cardiovasculaires et thrombotiques lors d’un traitement au long cours. Ni l’ampleur exacte du risque associé à une dose unique, ni la durée précise du traitement associée à l’augmentation du risque n’ont été déterminées.
Les patients présentant des facteurs de risque significatifs d’événements cardiovasculaires (par exemple, hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme) devront être traités avec le parécoxib uniquement après une évaluation approfondie (voir rubrique 5.1).
Des mesures appropriées seront prises et l’arrêt du traitement par le parécoxib doit être envisagé s’il existe une preuve clinique de détérioration symptomatique de l’état de ces patients. Dynastat n’a pas été étudié dans les protocoles de revascularisation cardiovasculaire autres que ceux utilisés lors de pontages coronariens. Des études cliniques effectuées dans d’autres types de chirurgie que le pontage coronarien ont inclus des patients avec un score American Society of Anaesthesiology (ASA) de I-III seulement.
Acide acétylsalicylique et autres AINS En raison de leur absence d'effets anti-plaquettaires, les inhibiteurs de la COX-2 ne peuvent se substituer à l'acide acétylsalicylique dans la prévention des maladies cardiovasculaires thromboemboliques. Par conséquent, les traitements anti-agrégants plaquettaires ne doivent pas être arrêtés (voir rubrique 5.1). Des précautions doivent être prises lors de l’administration concomitante de Dynastat avec la warfarine ou avec d’autres anticoagulants oraux (voir rubrique 4.5). L'utilisation concomitante de parécoxib et d'un AINS autre que l'aspirine doit être évitée.
Dynastat peut masquer une fièvre et d’autres signes d’inflammation (voir rubrique 5.1). Dans des cas isolés, une aggravation de l’infection des tissus mous a été décrite lors de l'utilisation des AINS et dans des études pré-cliniques avec Dynastat (voir rubrique 5.3). Un suivi attentif de la suture devra être effectué chez les patients opérés recevant Dynastat afin de surveiller les signes d'infection.
Effets gastro-intestinaux Des complications gastro-intestinales (GI) hautes, (perforations, ulcères ou hémorragies [PUH]), parfois fatales, ont été observées chez des patients traités par parécoxib. La prudence sera de rigueur lors du traitement des patients les plus à risque de développer une complication gastro-intestinale avec les AINS : les sujets âgés, ou les patients ayant des antécédents de maladie gastro-intestinale tels qu’ulcère et hémorragie GI, ou les patients également traités par de l'acide acétylsalicylique. La classe des AINS est également associée à des complications GI accrues en cas d’administration concomitante avec des glucocorticoïdes, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, d’autres médicaments anti-plaquettaires, d’autres AINS ou les patients consommant de l’alcool. Il existe une majoration du risque d'effets indésirables gastro-intestinaux (ulcération gastro-intestinale ou autres complications gastro-intestinales) lorsque le parécoxib est utilisé en association avec l’acide acétylsalicylique (même à de faibles posologies).
Réactions cutanées Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, incluant des érythèmes polymorphes, des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson, ont été rapportées depuis sa commercialisation chez des patients recevant du parécoxib.
De plus, des cas de nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) d’évolution fatale ont été rapportés chez des patients recevant du valdécoxib (métabolite actif du parécoxib) depuis sa commercialisation et ne peuvent être exclus pour le parécoxib (voir rubrique 4.8). Certains AINS et inibiteurs sélectifs de la COX- 2 ont été associés à un risque accru d’erythème pigmenté fixe bulleux généralisé (EPFBG) . Sur la base d’autres réactions cutanées graves rapportées suite à la prise de célécoxib et de valdécoxib, la survenue d’un syndrome DRESS est possible suite à la prise de parécoxib. Le risque de survenue de ces effets semble être le plus élevé en début de traitement, l’apparition de ces effets se situant dans la majorité des cas au cours du premier mois de traitement.
Des mesures appropriées, par exemple consultations supplémentaires, devront être prises par le médecin afin de surveiller toute réaction cutanée grave sous traitement. Les patients doivent être avertis de rapporter immédiatement tout événement cutané nouveau à leur médecin.
Le parécoxib doit être arrêté dès les premiers signes de rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d’hypersensibilité. Les réactions cutanées graves sont connues pour apparaître avec les AINS, incluant les inhibiteurs sélectifs de la COX-2, aussi bien qu’avec d’autres médicaments.
Cependant, le nombre d’événements cutanés graves rapportés semble être plus élevé pour le valdécoxib (métabolite actif du parécoxib) que pour les autres inhibiteurs sélectifs de la COX-2. Les patients présentant des antécédents d'allergie aux sulfamides peuvent être sujets à un risque accru de réactions cutanées (voir rubrique 4.3). Les patients sans antécédent d’allergie aux sulfamides peuvent également présenter un risque de réactions cutanées graves.
Hypersensibilité Des réactions d’hypersensibilité (anaphylaxie et œdème de Quincke) ont été rapportées lors de la commercialisation du valdécoxib et du parécoxib (voir rubrique 4.8). Certaines de ces réactions sont survenues chez des patients présentant des antécédents d’allergie aux sulfamides (voir rubrique 4.3).
Le parécoxib devra être arrêté dès les premiers signes d'hypersensibilité.
Depuis la commercialisation, des cas d’hypotension sévère ont été rapportés juste après l'administration de parécoxib. Certains de ces cas sont survenus sans d'autres signes d'anaphylaxie. Le médecin doit être préparé à traiter une hypotension sévère.
Rétention hydrique, œdème, insuffisance rénale Comme avec d'autres médicaments connus pour inhiber la synthèse des prostaglandines, une rétention hydrique et des œdèmes ont été observés chez des patients traités par le parécoxib. Par conséquent, le parécoxib devra être administré avec précaution chez les patients présentant une fonction cardiaque altérée, un œdème préexistant ou tout autre condition prédisposant à, ou aggravée par, une rétention hydrique, y compris les patients recevant un traitement diurétique ou présentant unrisque d’hypovolémie. En cas de dégradation cliniquement significative de l’état du patient, des mesures appropriées, y compris une interruption du traitement par le parécoxib, doivent être prises.
Depuis la commercialisation, des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez les patients recevant du parécoxib (voir rubrique 4.8). L’inhibition de la synthèse des prostaglandines pouvant conduire à une détérioration de la fonction rénale et à une rétention hydrique, des précautions devront être prises lors de l’administration de Dynastat chez les patients présentant une altération de la fonction rénale (voir rubrique 4.2) ou une hypertension, ou chez les patients présentant une fonction cardiaque ou hépatique altérée ou d’autres états favorisant une rétention hydrique.
Des précautions devront être prises lors de l’initiation du traitement par Dynastat chez des patients présentant une déshydratation. Il est recommandé dans ce cas de commencer par réhydrater le patient avant d’initier le traitement par Dynastat.
Hypertension Comme tous les AINS, le parécoxib peut entraîner l’apparition d’une hypertension ou l’aggravation d’une hypertension préexistante, les deux pouvant augmenter l'incidence d'événements cardiovasculaires. Le parécoxibdoit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’hypertension. Une surveillance étroite de la pression artérielle au début du traitement par parécoxib puis au cours du traitement doit donc être effectuée. Si la pression sanguine augmente significativement, un autre traitement devra être envisagé.
Insuffisance hépatique
Dynastat devra être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh 7-9) (voir rubrique 4.2).
Utilisation avec des Anticoagulants Oraux L’utilisation concomitante d’AINS et d’anticoagulants oraux augmente le risque de saignement.
Les anticoagulants oraux comprennent les anticoagulants oraux de type warfarine/coumarine et les nouveaux anticoagulants oraux (par exemple apixaban, dabigatran et rivaroxaban) (voir rubrique 4.5).
Teneur en sodium Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par mL, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Interactions pharmacodynamiques Le traitement anticoagulant doit être surveillé, particulièrement pendant les premiers jours suivant l'instauration du traitement par Dynastat, chez les patients recevant de la warfarine ou d’autres anticoagulants, ces patients présentant un risque accru de complications hémorragiques. Pour cette raison, la prise d'anticoagulants oraux doit s'accompagner d'une étroite surveillance du taux de prothrombine et de l’INR des patients, principalement lors des premiers jours suivant l’initiation du traitement par parécoxib ou lors d'un changement de la posologie du parécoxib (voir rubrique 4.4).
Dynastat n'a pas d'effet sur l'inhibition de l'agrégation plaquettaire ou sur le temps de saignement induits par l'acide acétylsalicylique. Des essais cliniques ont montré que Dynastat peut être prescrit avec de faibles doses d’acide acétylsalicylique (325 mg). Dans les études soumises, comme avec d’autres AINS, un risque augmenté d’ulcération gastro-intestinale ou d’autres complications gastro-intestinales a été mis en évidence lors de l’administration concomitante de faibles doses d’acide acétylsalicylique, en comparaison à l’utilisation du parécoxib seul (voir rubrique 5.1).
L'administration concomitante de parécoxib et d’héparine n'a pas affecté les paramètres pharmacodynamiques de l'héparine (temps de thromboplastine partiel activé) comparé à l'héparine seule.
L’inhibition des prostaglandines par les AINS, y compris les inhibiteurs de la COX-2, est susceptible de diminuer l’effet des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), des antagonistes de l'angiotensine II, des bêtabloquants et des diurétiques. Cette interaction doit être prise en compte chez les patients recevant du parécoxib de manière concomitante avec des IEC, des antagonistes de l’angiotensine II, des bêtabloquants et des diurétiques.
Chez les patients âgés, les patients présentant une déplétion hydrique (y compris ceux sous traitement diurétique) ou les patients dont la fonction rénale est altérée, l'administration concomitante d'AINS, y compris d'inhibiteurs sélectifs de la COX-2, d'IEC ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, peut conduire à un risque accru d’altération de la fonction rénale, pouvant aller jusqu'à l'insuffisance rénale aiguë. Ces effets sont généralement réversibles.
Par conséquent, l’administration concomitante de ces médicaments doit se faire avec prudence. Les patients doivent être bien hydratés et la nécessité de surveiller la fonction rénale devra être évaluée au début du traitement concomitant et de façon régulière par la suite.
Une augmentation des effets néphrotoxiques de la ciclosporine et du tacrolimus a été suggérée lors de la co-administration des AINS et de la ciclosporine ou du tacrolimus, due aux effets des AINS sur les prostaglandines rénales. La fonction rénale doit être surveillée quand le parécoxib et l'un de ces médicaments sont co-administrés.
Dynastat peut être co-administré avec les analgésiques opiacés. Au cours des essais cliniques, le recours quotidien aux opiacés à la demande a été significativement réduit lorsque le parécoxib était co-administré.
Effets d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du parécoxib (ou de son métabolite actif, le valdécoxib) Le parécoxib est rapidement hydrolysé en son métabolite actif, le valdécoxib. Chez l’homme, les études ont montré que le valdécoxib était principalement métabolisé par les isoenzymes CYP3A4 et 2C9.
L’exposition plasmatique (ASC et Cmax) au valdécoxib est augmentée (respectivement de 62% et de 19%) lors d’une co-administration avec le fluconazole (inhibiteur principalement du CYP2C9), indiquant que la dose de parécoxib devra être diminuée chez les patients recevant du fluconazole.
L’exposition plasmatique (ASC et Cmax) au valdécoxib est augmentée (respectivement de 38% et de 24%) lors d’une co-administration avec le kétoconazole (inhibiteur du CYP3A4) ; toutefois un ajustement posologique ne sera généralement pas nécessaire chez les patients recevant du kétoconazole.
L'effet de l'induction enzymatique n'a pas été étudié. Le métabolisme du valdécoxib peut être augmenté lors de la co-administration avec des inducteurs enzymatiques tels que la rifampicine, la phénytoïne, la carbamazépine ou la dexaméthasone.
Effets du parécoxib (ou de son métabolite actif, le valdécoxib) sur la pharmacocinétique d’autres médicaments Le traitement avec le valdécoxib (40 mg deux fois par jour pendant 7 jours) augmente de 3 fois les concentrations plasmatiques de dextrométhorphane (substrat du CYP2D6). Aussi, des précautions doivent être prises lors de la co-administration de Dynastat et de produits principalement métabolisés par le CYP2D6 et qui ont une marge thérapeutique étroite (comme la flécaïnide, la propafénone et le métoprolol).
L’exposition plasmatique à l’oméprazole (substrat du CYP2C19) 40 mg une fois par jour était augmentée de 46% après l’administration de valdécoxib 40 mg deux fois par jour pendant 7 jours, tandis que l’exposition plasmatique au valdécoxib était inchangée. Ces résultats indiquent que bien que le valdécoxib ne soit pas métabolisé par CYP2C19, il peut être un inhibiteur de cette isoenzyme.
Aussi, des précautions doivent être prises lors de l’administration de Dynastat avec des médicaments connus pour être des substrats du CYP2C19 (comme la phénytoïne, le diazépam ou l’imipramine).
Dans deux études d’interaction pharmacocinétique chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde et recevant chaque semaine une dose constante de méthotrexate (5 à 20 mg/semaine, en dose unique, par voie orale ou intramusculaire), le valdécoxib administré par voie orale (10 mg deux fois par jour ou 40 mg deux fois par jour) n’a eu que peu ou pas d’effet sur les concentrations plasmatiques du méthotrexate à l’état d’équilibre. Cependant, il est recommandé de faire preuve de prudence lorsque le méthotrexate est administré en même temps que des AINS, car l’administration d’AINS peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques de méthotrexate. Un suivi adéquat de la toxicité liée au méthotrexate doit être envisagé lors de l'association du parécoxib et du méthotrexate.
La co-administration de valdécoxib et de lithium a entraîné une baisse significative de la clairance sérique du lithium (25%) et de la clairance rénale (30%) avec une augmentation de34% de l’exposition sérique comparativement au lithium seul. La lithémie devra être étroitement surveillée lors de l’initiation ou de la modification du traitement par le parécoxib chez les patients recevant du lithium.
La co-administration de valdécoxib avec le glibenclamide (substrat du CYP3A4) n’a affecté ni la pharmacocinétique (exposition) ni la pharmacodynamie (glycémie, insulinémie) du glibenclamide.
Anesthésiques injectables L’administration conjointe de 40 mg de parécoxib IV avec le propofol (substrat du CYP2C9) ou avec le midazolam (substrat du CYP3A4) n’a affecté ni les paramètres pharmacocinétiques (métabolisme et exposition), ni les paramètres pharmacodynamiques (effets sur l'EEG, les tests psychomoteurs et la sortie de sédation) du propofol IV ou du midazolam IV. De plus, l'administration conjointe de valdécoxib n'a pas eu d'effet cliniquement significatif sur le métabolisme hépatique ou intestinal induit par le CYP3A4 du midazolam administré par voie orale. L'administration IV de parécoxib 40 mg n'a pas eu d'effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques du fentanyl IV ou de l'alfentanil IV (substrats du CYP3A4).
Anesthésiques inhalés Aucune étude formelle d'interaction n'a été réalisée. Dans les études menées en chirurgie dans lesquelles le parécoxib était administré en pré-opératoire, aucune interaction pharmacodynamique n’a été observée chez les patients recevant le parécoxib et les anesthésiques inhalés : protoxyde d’azote et isoflurane (voir rubrique 5.1).
Effets indésirables
Infections et infestations 4
- Fréquence non précisée
- Pharyngite
- ostéite alvéolaire (alvéolite)
- Drainage séreux anormal de la plaie sternale
- infection de plaie
Affections hématologiques et du système lymphatique 2
- Fréquence non précisée
- Anémie postopératoire
- Thrombocytopénie
Affections du système immunitaire 1
- Fréquence non précisée
- Réaction anaphylactoïde
Troubles du métabolisme et de la nutrition 3
- Fréquence non précisée
- Hypokaliémie
- Hyperglycémie
- anorexie
Affections psychiatriques 2
- Fréquence non précisée
- Agitation
- insomnie
Affections du système nerveux central et périphérique 3
- Fréquence non précisée
- Hypoesthésie
- étourdissement
- Troubles vasculaires cérébraux
Affections de l'oreille et du labyrinthe 1
- Fréquence non précisée
- Douleur auriculaire
Affections cardiaques 5
- Fréquence non précisée
- Infarctus du myocarde grave
- bradycardie
- Collapsus circulatoire
- insuffisance cardiaque congestive
- tachycardie
Affections vasculaires (extracardiaques) 4
- Fréquence non précisée
- Hypertension
- hypotension
- Hypertension (aggravation)
- hypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 3
- Fréquence non précisée
- Insuffisance respiratoire
- Embolie pulmonaire
- Dyspnée
Affections gastro-intestinales 12
- Fréquence non précisée
- Nausée
- Douleur abdominale
- vomissement
- constipation
- dyspepsie
- flatulences
- Ulcération gastroduodénale
- reflux gastro-œsophagien
- bouche sèche
- Pancréatite
- œsophagite
- œdème de la bouche
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 8
- Fréquence non précisée
- Prurit
- hyperhidrose
- Ecchymose
- éruption cutanée
- urticaire
- Syndrome de Stevens-Johnson grave
- érythème polymorphe grave
- dermatite exfoliative grave
Affections musculosquelettiques et systémiques 2
- Fréquence non précisée
- Douleurs dorsales
- Arthralgie
Affections du rein et des voies urinaires 3
- Fréquence non précisée
- Oligurie
- Insuffisance rénale aiguë
- Insuffisance rénale
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 7
- Fréquence non précisée
- Oedèmes périphériques
- Asthénie
- douleur au site d’injection
- réaction au site d’injection
- Réactions d’hypersensibilité
- anaphylaxie grave
- œdème de Quincke grave
Investigations 6
- Fréquence non précisée
- Elévation de la créatinine sanguine
- Elévation de la créatinine phosphokinase
- élévation de la lactate déshydrogénase
- élévation des ASAT
- élévation des ALAT
- élévation de l’urée sanguine
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 1
- Fréquence non précisée
- Complications post-procédurales (peau)
4
- Fréquence non précisée
- hypotension sévère grave
- nécrolyses épidermiques toxiques
- bronchospasme
- hépatite
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité L’effet indésirable le plus fréquent pour Dynastat est la nausée. Les effets indésirables les plus graves arrivent peu fréquemment à rarement, et incluent des événements cardiovasculaires tels qu’infarctus du myocarde et hypotension sévère, ainsi que des réactions d'hypersensibilité telles qu’anaphylaxie, angiœdème et réactions cutanées sévères.
Liste tabulée des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez des patients ayant reçu du parécoxib (N =5402) lors de 28 essais cliniques contrôlés versus placebo. Les effets indésirables rapportés depuis la commercialisation ont été inclus avec une « fréquence indéterminée » car la fréquence de ces effets ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant la classification MedDRA et par ordre décroissant de sévérité.
Fréquence des effets indésirables Très fréquents ( 1/10) Fréquents ( 1/100 à < 1/10) Peu fréquents ( 1/1000 à < 1/100) Rares (1/10 000 à <1/1000) Fréquence indéterminée Infections et infestations Pharyngite, ostéite alvéolaire (alvéolite) Drainage séreux anormal de la plaie sternale, infection de plaie Affections hématologiques et du système lymphatique Anémie postopératoire Thrombocytopénie Affections du système immunitaire Réaction anaphylactoïde Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypokaliémie Hyperglycémie, anorexie Affections psychiatriques Agitation, insomnie Affections du système nerveux central et périphérique Hypoesthésie, étourdissement Troubles vasculaires cérébraux Affections de l'oreille et du labyrinthe Douleur auriculaire Affections cardiaques Infarctus du myocarde, bradycardie Collapsus circulatoire, insuffisance cardiaque congestive, tachycardie Affections vasculaires (extracardiaques) Hypertension, hypotension Hypertension (aggravation), hypotension orthostatique Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Insuffisance respiratoire Embolie pulmonaire Dyspnée Affections gastro-intestinales Nausée Douleur abdominale, vomissement, constipation, Ulcération gastroduodénale, reflux gastro-œsophagien, bouche sèche, bruits Pancréatite, œsophagite, œdème de la bouche Fréquence des effets indésirables Très fréquents ( 1/10) Fréquents ( 1/100 à < 1/10) Peu fréquents ( 1/1000 à < 1/100) Rares (1/10 000 à <1/1000) Fréquence indéterminée dyspepsie, flatulences gastro-intestinaux anormaux (gonflement péribuccal) Affections de la peau et du tissu sous-cutané Prurit, hyperhidrose Ecchymose, éruption cutanée, urticaire Syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, dermatite exfoliative Affections musculosquelettiques et systémiques Douleurs dorsales Arthralgie Affections du rein et des voies urinaires Oligurie Insuffisance rénale aiguë
Insuffisance rénale
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Oedèmes périphériques Asthénie, douleur au site d’injection, réaction au site d’injection Réactions d’hypersensibilité incluant anaphylaxie et œdème de Quincke Investigations Elévation de la créatinine sanguine Elévation de la créatinine phosphokinase, élévation de la lactate déshydrogénase, élévation des ASAT, élévation des ALAT, élévation de l’urée sanguine Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Complications post-procédurales (peau) Description de certains effets indésirables Des nécrolyses épidermiques toxiques ont été rapportées avec le valdécoxib lors de sa commercialisation (voir rubrique 4.4) et ne peuvent être exclues pour le parécoxib. De plus, les rares événements indésirables sévères suivants ont été rapportés lors de l'utilisation des AINS et ne peuvent pas être écartés pour Dynastat : bronchospasme et hépatite.
Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Les cas de surdosage rapportés avec le parécoxib ont été associés à des effets indésirables déjà décrits pour les doses recommandées de parécoxib.
En cas de surdosage aigu, les patients devront bénéficier d'un traitement symptomatique. Il n’existe pas d’antidotes spécifiques. Le parécoxib est un précurseur du valdécoxib. Le valdécoxib n’est pas éliminé par hémodialyse. Une diurèse ou une alcalinisation des urines ne devrait pas être utile en raison de la forte liaison aux protéines du valdécoxib.