Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TOFRANIL 25 mg, comprimé enrobé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 7 octobre 2025.
Indications
• Episodes dépressifs majeurs (c’est-à-dire caractérisés).
• Enurésie nocturne de l’enfant dans le cas où toute pathologie organique a été exclue.
• Douleurs neuropathiques de l’adulte.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
• Hypersensibilité connue aux antidépresseurs tricycliques du groupe des dibenzazépines
• Risque connu de glaucome par fermeture de l'angle
• Risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques
• Infarctus du myocarde récent
• Association aux IMAO irréversibles (iproniazide). Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par l'antidépresseur sérotoninergique, et d'au moins une semaine entre l'arrêt de l'antidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par l'IMAO.
• Insuffisance hépatique sévère
• Allaitement
Grossesse Prudence
Possibles troubles du développement fœtal rapportés (risque malformatif particulier semblant exclu) : utilisation après examen bénéfice/risque, possible quel que soit le terme, à dose efficace ; surveiller le nouveau-né (imprégnation atropinique, sevrage) après traitement en fin de grossesse.
Confirmé par les sources française et américaine.
Des rapports isolés ayant mis en évidence une possible relation entre l'administration d'antidépresseurs tricycliques et des effets indésirables sur le foetus (troubles du développement), Tofranil doit donc être utilisé après un examen des bénéfices pour la mère et du risque pour le foetus.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — L'allaitement figure parmi les contre-indications (rubrique 4.3), alors que la rubrique 4.6 indique seulement qu'il est à éviter pendant le traitement ; la 4.3 prévaut.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
• Allaitement
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde
Utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans
L'utilisation de l'imipramine est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, excepté chez les enfants de plus de 6 ans dans le traitement d'énurésie nocturne après exclusion de toute pathologie organique. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo.
Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires.
De plus, les données de tolérance à long terme chez l'enfant sur la croissance, la maturation sexuelle et le développement cognitif, émotionnel et comportemental sont limitées.
Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide. Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être étroitement surveillés jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.
Les autres troubles psychiatriques dans lesquels TOFRANIL est prescrit peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
Syndrome sérotoninergique
L’administration concomitante de Tofranil et de la buprénorphine peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir rubrique 4.5).
Si un traitement concomitant avec d’autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d’observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l’instauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l’état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.
Autres effets psychiatriques
Chez certains patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques, peuvent être observés au cours du traitement par antidépresseurs tricycliques :
• Une augmentation de l'anxiété chez les patients présentant des troubles anxieux (plus prononcée les premiers jours de traitement et disparaissant généralement dans les 2 semaines) ;
• Une réactivation d'un délire chez les patients schizophrènes;
• Des épisodes hypomaniaques ou maniaques chez les patients présentant un trouble bipolaire. En cas de virage maniaque franc, le traitement par imipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.
Une réduction de la posologie peut être nécessaire chez certains patients.
Chez les patients prédisposés et les patients âgés, les antidépresseurs tricycliques peuvent provoquer des psychoses (délirantes) pharmacogéniques, notamment la nuit, ces troubles pouvant également être favorisés par l'utilisation de médicaments ayant des effets anticholinergiques. Ces troubles cèdent généralement dans les quelques jours qui suivent l'arrêt du traitement.
Affections cardiaques et vasculaires
L'imipramine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant d'affections cardiovasculaires, notamment les patients avec une insuffisance cardiaque, une cardiomyopathie des arythmies, des troubles de la conduction et chez les patients âgés.
Une surveillance de la fonction cardiaque et un ECG s'imposent chez ces patients. Des cas isolés de prolongation de l'intervalle QTc ainsi que de très rares cas de tachycardie ventriculaire et de mort soudaine ont été rapportés avec Tofranil.
Il est conseillé de contrôler la pression artérielle avant de commencer le traitement par Tofrani\, car les patients atteints d'hypotension orthostatique ou de troubles de la circulation sanguine risquent de présenter une chute de la pression artérielle.
Convulsions
Les antidépresseurs tricycliques sont connus pour abaisser le seuil épileptogène, de ce fait TOFRANIL doit être utilisé avec précaution chez les patients épileptiques ou présentant des facteurs de risque de convulsions, tels que lésions cérébrales d'étiologies variées, en cas d'administration concomitante de médicaments abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.5 la liste des substances concernées) et en cas d'électroconvulsivothérapie concomitante. Le risque de crises convulsives étant dose-dépendant, la posologie maximale recommandée de TOFRANIL ne doit pas être dépassée. La survenue de crises convulsives impose l'arrêt du traitement.
Effets anticholinergiques
Une diminution de la sécrétion lacrymale et l'accumulation de sécrétions mucoïdes dues aux propriétés anticholinergiques des antidépresseurs tricycliques peuvent entraîner des lésions de l'épithélium cornéen chez les porteurs de lentilles de contact.
Populations particulières
• En cas de traitement avec des antidépresseurs tricycliques, une attention particulière doit être portée aux patients ayant une insuffisance hépatique ou rénale sévère ou une tumeur de la glande surrénale (ex phéochromocytome, neuroblastome) pour lesquels une crise hypertensive pourrait survenir.
• Il convient d'être prudent chez les patients souffrant d'hyperthyroïdie ou traités par hormones thyroïdiennes (majoration possible des effets indésirables cardiaques).
• Une surveillance périodique des enzymes hépatiques est recommandée chez les patients souffrant de troubles hépatiques.
• Une attention particulière doit être portée chez les patients présentant une constipation chronique, les antidépresseurs tricycliques pouvant entraîner un iléus paralytique, spécialement chez les sujets âgés et alités.
• Une augmentation des caries dentaires a été signalée chez des patients traités au long cours par antidépresseurs tricycliques. Des contrôles dentaires réguliers sont donc recommandés.
Numération leucocytaire
Des modifications de la formule leucocytaire n'ont été rapportées que dans des cas isolés sous TOFRANIL, des numérations sanguines régulières et la surveillance des symptômes tels qu'angine, fièvre et maux de gorge sont nécessaires, en particulier au cours des premiers mois de traitement. Elles sont également recommandées en cas de traitement à long terme. Quelques rares cas d'agranulocytose ont été rapportés chez des patients traités par TOFRANJL.Une surveillance régulière de la numération formule sanguine ainsi que des symptômes évocateurs (fièvre, maux de gorge...) est recommandée, en particulier au cours des premiers mois de traitement.
Anesthésie
Avant toute anesthésie générale ou locale, l'anesthésiste doit être informé que le patient est sous traitement par TOFRANIL.
Arrêt de traitement
L'arrêt brutal du traitement ou la réduction brutale de la dose doivent être évités pour prévenir l'apparition de symptômes de sevrage. Si la décision est prise d'arrêter le traitement, celui-ci doit être diminué très progressivement, en tenant compte du fait que l'arrêt brutal peut être associé à certains symptômes - céphalées, malaises, sensations vertigineuses, nausées, anxiété, troubles du sommeil - (pour la description des risques encourus en cas d'arrêt du traitement par Tofranil, voir rubrique 4.8).
Interactions médicamenteuses
La prise concomitante d'imipramine avec les IMAO-A réversibles (moclobémide, bleu de méthylène, linezolide), la clonidine, les sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine pour action systémique par voie IM ou IV) est déconseillée (voir rubrique 4.5).
La prise concomitante de boissons alcoolisées avec l'imipramine est à éviter, comme avec tout médicament psychotrope.
Autres précautions
Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.
En cas de virage maniaque franc, le traitement par l'imipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.
Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique, en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose l'arrêt du traitement.
L'imipramine doit être utilisée avec prudence :
• Chez le sujet âgé présentant :
§ Une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique et à la sédation ;
§ Une constipation chronique (risque d'iléus paralytique) ;
§ Une éventuelle hypertrophie prostatique ;
• Chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits ;
• Dans les insuffisances hépatiques légères à modérées et insuffisances rénales, en raison du risque de surdosage (voir rubrique 5.2).
Tofranil contient du lactose et du galactose
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Ce médicament contient du galactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose ou une déficience en sucrase-isomaltase (maladies héréditaires rares).
Interactions médicamenteuses
*Syndrome sérotoninergique:
Certains surdosages ou certains médicaments peuvent conduire à un syndrome sérotoninergique, justifiant l'arrêt immédiat du traitement.
Ces médicaments sont essentiellement représentés par
• Linézolide
• Bleu de méthylène
• Millepertuis
• péthidine et tramadol
• La plupart des antidépresseurs
• La classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine
• Certains agents tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine)
• Inhibiteurs mixtes de la recapture (venlafaxine, milnacipran, sibutramine)
• Avec des indications autres que la dépression : atomoxétine, duloxétine, oxitriptan
• IMAO, en particulier les non sélectifs, et certains inhibiteurs sélectifs de la MAO-A
Tofranil doit être utilisé avec prudence lorsqu’il est administré de manière concomitante avec la buprénorphine car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir rubrique 4.4).
Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition {parfois brutale), simultanément ou successivement, d'un ensemble de symptômes qui peuvent nécessiter une hospitalisation voire entraîner le décès dans des cas exceptionnels.
Les symptômes peuvent être :
• Gastro-intestinaux (diarrhée),
• Neuropsychiatriques (agitation, confusion, hypomanie),
• Moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
• Végétatifs (variations de tension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).
Le strict respect de la posologie prescrite constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ IMAO irréversibles (iproniazide)
Risque de développement d'un syndrome sérotoninergique*.
Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par l'antidépresseur sérotoninergique, et d'au moins une semaine entre l'arrêt de l'antidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par l'IMAO.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Antihypertenseurs centraux (clonidine)
Inhibition de l'effet antihypertenseur de la clonidine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
+ Les inhibiteurs réversibles de la monoamine oxydase A (moclobémide), y compris le linézolide et le bleu de méthylène
Risque de développement d'un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion éventuellement coma.
Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique accrue est nécessaire. Initier l'association aux doses minimales recommandées.
+ Sympathomimétiques alpha et bêta (voie I.M. et I.V.) (adrénaline, dopamine, noradrénaline, norépinephrine)
Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l'entrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluoxetine, fluvoxamine, paroxetine, sertraline)
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.
Si l'association thérapeutique est utilisée : renforcer la surveillance clinique et, si nécessaire, procéder à une adaptation posologique.
+ Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous cutanée)
Troubles du rythme ventriculaire serieux par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
Limiter la dose, par exemple, moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure chez l'adulte.
+ Anticoagulants oraux (acénocoumarol, apixaban, dabigatran, fluindione, phénindione, rivaroxaban, tioclomarol, warfarine)
Augmentation du risque hémorragique.
Surveillance clinique et, le cas échéant, la surveillance de l'INR plus fréquente. Ajustement éventuel de la dose de l'anticoagulant oral pendant et à la fin de l'utilisation de l'association.
Associations à prendre en compte
+ Médicaments abaissant la pression artérielle
Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
+ Médicaments atropiniques
Il faut prendre en considération le fait que les événements indésirables des substances atropiniques peuvent s'additionner, augmentant la probabilité de rétention urinaire, d'attaque de glaucome aigue, de constipation, de sécheresse buccale, etc...
Les différents médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs tricycliques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les agents anti-parkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les phénothiazines neuroleptiques, et la clozapine.
+ Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation simultanée de médicaments qui sont proconvulsivants ou qui abaissent le seuil de épileptogène doit être examinée avec soin, compte tenu de la gravité du risque encouru. Ces médicaments sont notamment représentés par la majorité des antidépresseurs (tricycliques, inhibiteurs de recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
Myorelaxant :
+ Baclofène
Risque d'augmentation de l'hypotonie musculaire.
+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque
Effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif)
+ Dapoxétine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment de type vertiges ou de syncopes.
+ Orlistat
Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.
+ Alcool
Majoration de la dépression centrale.
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 4
- Très rare (< 1/10 000)
- Leucopénie
- agranulocytose
- éosinophilie
- thrombocytopénie
Affections du système immunitaire 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Réaction anaphylactique
Affections endocriniennes 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition 4
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Prise de poids anormale
- Très rare (< 1/10 000)
- Anorexie mentale
- hyperglycémie
- hypoglycémie
Affections psychiatriques 14
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nervosité
- état confusionnel
- délire
- hallucinations
- anxiété
- agitation
- manie
- hypomanie
- troubles de la libido
- trouble du sommeil
- désorientation
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Trouble psychotique
- Très rare (< 1/10 000)
- Agressivité
- Fréquence indéterminée
- Idées et comportements suicidaires
Affections du système nerveux 14
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Tremblements
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Étourdissements
- céphalées
- sédation
- somnolence
- paresthésies
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Epilepsie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Convulsions
- Très rare (< 1/10 000)
- Myoclonies
- trouble extrapyramidal
- ataxie
- dysarthrie
- syndrome sérotoninergique (en association)
- Fréquence indéterminée
- dysgueusie
Affections oculaires 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vision floue
- troubles de l'accommodation
- diminution de la sécrétion lacrymale
- sécheresse oculaire
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Mydriase
- Très rare (< 1/10 000)
- Glaucome
Affections de l'oreille et du labyrinthe 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vertiges
- Très rare (< 1/10 000)
- Acouphènes
Affections cardiaques 13
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Tachycardie sinusale
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Arythmies
- palpitations
- troubles de la conduction
- élargissement du complexe QRS
- bloc de branche
- modifications de l'intervalle PQ
- Très rare (< 1/10 000)
- Insuffisance cardiaque
- arythmie ventriculaire
- tachycardie ventriculaire
- fibrillation ventriculaire
- torsades de pointes
- infarctus du myocarde
Affections vasculaires 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Bouffées de chaleur
- hypotension orthostatique
- Très rare (< 1/10 000)
- Vasospasme
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Alvéolite allergique (avec ou sans éosinophilie)
Affections gastro-intestinales 8
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Sécheresse buccale
- constipation
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Nausées
- vomissements
- Très rare (< 1/10 000)
- Iléus paralytique
- ulcération de la langue
- stomatite
- caries dentaires
Affections hépatobiliaires 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Hépatite (avec ou sans ictère)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 12
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dermatite allergique
- éruption cutanée
- urticaire
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hyperhidrose
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Oedème (local ou généralisé)
- prurit
- perte de cheveux
- alopécie
- Très rare (< 1/10 000)
- Purpura
- pétéchies
- réaction de photosensibilité
- hyperpigmentation cutanée
Affections du rein et des voies urinaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Trouble de la miction
- Très rare (< 1/10 000)
- Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dysfonction érectile
- Impuissance ou trouble de l'éjaculation
- Très rare (< 1/10 000)
- Gynécomastie
- galactorrhée
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fatigue
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Fièvre médicamenteuse
- asthénie
- Fréquence indéterminée
- Mort subite
Investigations 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Électrocardiogramme anormal (par ex. modification des ondes T et ST)
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Test de la fonction hépatique anormal
- Très rare (< 1/10 000)
- Glycémie anormale
- perte de poids
- électroencéphalogramme anormal
- allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme
- augmentation de la tension artérielle
4
- Très rare (< 1/10 000)
- cardiomyopathie
- Fréquence non précisée
- symptômes de sevrage — L'arrêt du traitement par l'imipramine, particulièrement quand il est brutal
- impuissance
- risque accru de fracture osseuse
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Il peut être difficile de distinguer certains effets indésirables de certains symptômes de la dépression, tels que fatigue, asthénie, troubles du sommeil, nervosité, agitation, anxiété, constipation et sécheresse buccale.
Les patients âgés sont particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques, neurologiques, psychiatriques ou cardiovasculaires. Leur capacité à métaboliser et à éliminer les médicaments peut être réduite, aboutissant à un risque d'augmentation des concentrations plasmatiques aux doses thérapeutiques.
Les effets indésirables (Tableau 1) sont classés par catégorie de fréquence, les plus fréquents d'abord, en utilisant la convention suivante : très fréquent (> 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence non connue (ne peut être estimée à partir des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rare
|
Leucopénie, agranulocytose, éosinophilie, thrombocytopénie
Affections du système immunitaire
Très rare
|
Réaction anaphylactique
Affections endocriniennes
Très rare
|
Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rare
|
Prise de poids anormale
Très rare
|
Anorexie mentale, hyperglycémie, hypoglycémie
Affections psychiatriques
Fréquent
|
Nervosité, état confusionnel, délire, hallucinations, anxiété, agitation, manie, hypomanie, troubles de la libido, trouble du sommeil, désorientation
Rare
|
Trouble psychotique
Très rare
|
Agressivité
Fréquence indéterminée
|
Idées et comportements suicidaires*
Affections du système nerveux
Très fréquent
|
Tremblements
Fréquent
|
Étourdissements, céphalées, sédation, somnolence, paresthésies
Peu fréquet
|
Epilepsie
Rare
|
Convulsions
Très rare
|
Myoclonies, trouble extrapyramidal, ataxie, dysarthrie, syndrome sérotoninergique (en association)
Fréquence indéterminée
|
dysgueusie
Affections oculaires
Fréquent
|
Vision floue, troubles de l'accommodation, diminution de la sécrétion lacrymale, sécheresse oculaire
Peu fréquent
|
Mydriase
Très rare
|
Glaucome
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Fréquent
|
Vertiges
Très rare
|
Acouphènes
Affections cardiaques
Très fréquent
|
Tachycardie sinusale
Fréquent
|
Arythmies, palpitations, troubles de la conduction, par ex. élargissement du complexe QRS, bloc de branche, modifications de l'intervalle PQ
Très rare
|
Insuffisance cardiaque, arythmie ventriculaire, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, torsades de pointes, infarctus du myocarde
Affections vasculaires
Très fréquent
|
Bouffées de chaleur, hypotension orthostatique
Très rare
|
Vasospasme
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très rare
|
Alvéolite allergique (avec ou sans éosinophilie)
Affections gastro-intestinales
Très fréquent
|
Sécheresse buccale, constipation
Peu fréquent
|
Nausées, vomissements
Très rare
|
Iléus paralytique, ulcération de la langue, stomatite, caries dentaires
Affections hépatobiliaires
Très rare
|
Hépatite (avec ou sans ictère)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent
|
Dermatite allergique, éruption cutanée, urticaire
Peu fréquent
|
Hyperhidrose
Rare
|
Oedème (local ou généralisé), prurit, perte de cheveux, alopécie
Très rare
|
Purpura, pétéchies, réaction de photosensibilité, hyperpigmentation cutanée
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent
|
Trouble de la miction
Très rare
|
Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent
|
Dysfonction érectile Impuissance ou trouble de l'éjaculation
Très rare
|
Gynécomastie, galactorrhée
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquent
|
Fatigue
Rare
|
Fièvre médicamenteuse, asthénie
Fréquence indéterminée
|
Mort subite
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Investigations
Très fréquent
|
Électrocardiogramme anormal (par ex. modification des ondes T et ST)
Fréquent
|
Test de la fonction hépatique anormal
Très rare
|
Glycémie anormale, perte de poids, électroencéphalogramme anormal, allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme, augmentation de la tension artérielle
*Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par TOFRANIL ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4).
Symptômes de sevrage à l'arrêt du traitement
L'arrêt du traitement par l'imipramine, particulièrement quand il est brutal, peut entraîner des symptômes de sevrage.
Ont été observés : vomissements, douleur abdominale, diarrhée, insomnie, nervosité, irritabilité, anxiété, sensations vertigineuses, nausées, céphalées, malaises. Il est donc recommandé de diminuer progressivement les doses d'imipramine lorsque le traitement n'est plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Des cas d'impuissance ont été également observés.
De très rares cas de cardiomyopathie ont été rapportés.
Effets liés à la nature même de la maladie dépressive :
• Levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire,
• Inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques,
• Réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques,
• Manifestations paroxystiques d'angoisse.
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Des études épidémiologiques, réalisées· principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus montrent un risque accru de fracture osseuse chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et des antidépresseurs tricycliques (ATC). Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Surdosage
Symptômes
En cas de surdosage volontaire ou accidentel impliquant des doses de l'ordre de 10 mg/kg chez l'adulte, 5 mg/kg chez l'enfant, on peut observer des manifestations cardiovasculaires sévères (essentiellement des troubles de la conduction conditionnant la gravité de l'intoxication), ainsi que l'apparition ou le renforcement de symptômes anticholinergiques, un état confusionnel, des convulsions ou un coma (parfois retardé).
Prise en charge
Il y a lieu, dans ce cas, de faire hospitaliser immédiatement le malade dans un service spécialisé et de limiter l'absorption par l'administration de charbon activé (administration pouvant être répétée en raison du cycle entéro-hépatique) voire par un lavage gastrique, si le patient est intubé.
La prise en charge doit comporter un traitement symptomatique et une surveillance neurologique (coma souvent peu profond, mouvements anormaux, agitation, convulsions parfois précoces...), hémodynamique et électrocardiographique, pouvant être prolongée sur plusieurs jours en fonction de la persistance de signes de gravité (coma, convulsions, élargissement du QRS à l'ECG, troubles du rythme ventriculaire, hypotension artérielle voire collapsus, complications respiratoires) et/ou de signe d'imprégnation (pouvant se limiter à des troubles anticholinergiques dont l'un des plus constants est la tachycardie sinusale).
Il n'existe aucun antidote spécifique. Les convulsions seront traitées par administration de benzodiazépines. L'élargissement du QRS > 0, 12 seconde nécessite l'administration de bicarbonate de sodium molaire avec une surveillance attentive de la kaliémie. L'administration de flumazénil (antidote des intoxications par benzodiazépines fréquemment associées) ou de physostigmine est déconseillée en raison du risque de convulsions. L'hémodialyse ou la dialyse péritonéale sont inefficaces.