Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NILOTINIB ZENTIVA 150 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 5 mai 2026.
Indications
NILOTINIB ZENTIVA est indiqué dans le traitement :
• des patients adultes et pédiatriques atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) chromosome Philadelphie positive en phase chronique nouvellement diagnostiquée ;
• des patients adultes atteints de LMC chromosome Philadelphie positive (Ph+) en phase chronique et en phase accélérée, résistants ou intolérants à un traitement antérieur incluant l’imatinib. Les données d’efficacité chez les patients ayant une LMC en crise blastique ne sont pas disponibles ;
• des patients pédiatriques atteints de LMC chromosome Philadelphie positive en phase chronique, résistants ou intolérants à un traitement antérieur incluant l’imatinib.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Contre-indiqué
Toxicité sur la reproduction chez l'animal : le nilotinib ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf nécessité absolue liée à la situation clinique (patiente informée du risque fœtal) ; contraception hautement efficace pendant le traitement et 2 semaines après.
Confirmé par les sources française et américaine.
NILOTINIB ZENTIVA ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme justifie le traitement par nilotinib.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par nilotinib ni pendant les 2 semaines suivant la dernière dose.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne pouvant être exclu, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par NILOTINIB ZENTIVA et au cours des 2 semaines suivant l’administration de la dernière dose.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Aplasie médullaire
Le traitement par nilotinib est associé à une thrombopénie, une neutropénie et une anémie (de grade 3 et 4 selon la classification internationale « National Cancer Institute Common Toxicity Criteria »). Leur incidence est plus fréquente chez les patients atteints de LMC résistants ou intolérants à l’imatinib, en particulier chez les patients en phase accélérée. Il convient de pratiquer un hémogramme complet toutes les deux semaines pendant les 2 premiers mois, puis une fois par mois par la suite, ou lorsque cela est cliniquement justifié. En général, l’aplasie médullaire a été réversible et a pu être traitée par une interruption temporaire du traitement par NILOTINIB ZENTIVA ou en diminuant la posologie (voir rubrique 4.2).
Allongement de l’intervalle QT
Il a été constaté que le nilotinib entraînait un allongement de la repolarisation ventriculaire cardiaque, mesurée par l’intervalle QT sur l’ECG, de manière dépendante de la concentration chez les patients adultes et pédiatriques.
Au cours de l’étude de phase III menée chez des patients atteints de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée recevant 300 mg de nilotinib deux fois par jour, la variation moyenne de l’intervalle QTcF à l’état d’équilibre a été de 6 ms par rapport à l’inclusion. Aucun patient n’a présenté d’intervalle QTcF > 480 ms. Aucun épisode de torsades de pointes n’a été observé.
Au cours de l’étude de phase II menée chez des patients atteints de LMC en phase chronique et en phase accélérée résistants ou intolérants à l’imatinib, recevant 400 mg de nilotinib deux fois par jour, la variation moyenne de l’intervalle QTcF à l’état d’équilibre a été de 5 ms et 8 ms, respectivement, par rapport à l’inclusion. Un intervalle QTcF > 500 ms a été observé chez < 1 % de ces patients. Au cours des études cliniques, aucun épisode de torsades de pointes n’a été observé.
Dans une étude menée chez des volontaires sains au cours de laquelle les expositions ont été comparables à celles observées chez les patients, la variation moyenne de l’intervalle QTcF, après soustraction des valeurs obtenues avec le placebo, a été de 7 ms par rapport à l’inclusion (IC ± 4 ms). Aucun patient n’a présenté d’intervalle QTcF > 450 ms. En outre, aucun cas d’arythmies cliniquement significatives n’a été observé pendant l’essai, et notamment aucun épisode de torsades de pointe (transitoires ou persistantes).
Un allongement significatif de l’intervalle QT peut survenir en cas de prise inappropriée de nilotinib avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et/ou des médicaments connus pour être susceptibles d’induire un allongement de l’intervalle QT et/ou des aliments (voir rubrique 4.5). En présence d’une hypokaliémie ou d’une hypomagnésémie, cet effet peut se renforcer. Un allongement de l’intervalle QT peut exposer les patients à un risque de complications fatales.
NILOTINIB ZENTIVA doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QTc ou présentant un risque significatif de développer un allongement de l’intervalle QTc, tels que ceux :
• présentant un allongement congénital de l’intervalle QT ;
• présentant une maladie cardiaque non contrôlée ou significative (y compris un infarctus du myocarde récent, une insuffisance cardiaque congestive, un angor instable ou une bradycardie cliniquement significative) ;
• prenant des médicaments anti-arythmiques ou d’autres substances entraînant un allongement de l’intervalle QT.
Il est conseillé de surveiller étroitement un effet sur l’intervalle QTc et de réaliser un ECG initial avant l’instauration du traitement par nilotinib et lorsque cela est cliniquement indiqué. L’hypokaliémie ou l’hypomagnésémie doivent être corrigées avant l’administration de NILOTINIB ZENTIVA, et ces paramètres doivent être régulièrement surveillés au cours du traitement.
Mort subite
Des cas peu fréquents (0,1 à 1 %) de mort subite ont été rapportés chez des patients atteints de LMC en phase chronique ou en phase accélérée résistants ou intolérants à l’imatinib et ayant des antécédents de cardiopathies ou de facteurs de risques cardiaques significatifs. Des comorbidités associées à l’hémopathie maligne sous-jacente ainsi que des traitements concomitants étaient également fréquemment présents. Les anomalies de repolarisation ventriculaire ont pu être des facteurs contributifs. Aucun cas de mort subite n’a été rapporté au cours de l’étude de phase III menée chez des patients atteints de LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée.
Rétention hydrique et œdème
Des formes sévères de rétention hydrique liée au médicament telles que l’épanchement pleural, l’œdème pulmonaire et l’épanchement péricardique ont été peu fréquemment observées (0,1 à 1 %) dans une étude de phase III menée chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiquée. Des événements similaires ont été observés lors du suivi post-commercialisation. Une prise de poids rapide et inattendue doit être évaluée avec attention. En cas d’apparition de signes de rétention hydrique sévère au cours du traitement par nilotinib, l’étiologie doit être recherchée et les patients traités en conséquence (voir rubrique 4.2 pour les instructions concernant la prise en charge des toxicités non-hématologiques).
Evénements cardiovasculaires
Des événements cardiovasculaires ont été rapportés au cours d’une étude randomisée de phase III menée chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiquée et observés lors du suivi post-commercialisation. Dans cette étude clinique dont la durée d’exposition au traitement médiane était de 60,5 mois, les événements cardiovasculaires de grade 3 et 4 incluaient une artériopathie oblitérante périphérique (1,4 % et 1,1 % à 300 mg et 400 mg de nilotinib deux fois par jour, respectivement), une cardiopathie ischémique (2,2 % et 6,1 % à 300 mg et 400 mg de nilotinib deux fois par jour, respectivement) et des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (1,1 % et 2,2 % à 300 mg et 400 mg de nilotinib deux fois par jour, respectivement). Il convient de conseiller aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de signes ou symptômes d’événements cardiovasculaires.
L’état cardiovasculaire des patients doit être évalué et les facteurs de risque cardiovasculaire surveillés et activement pris en charge au cours du traitement par nilotinib, selon les recommandations standard.
Un traitement approprié doit être prescrit pour contrôler les facteurs de risque cardiovasculaire (voir rubrique 4.2 pour les instructions concernant la prise en charge des toxicités non-hématologiques).
Réactivation de l'hépatite B
Des cas de réactivation de l’hépatite B ont été rapportés chez des patients porteurs chroniques du virus et traités par des inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL. Certains de ces cas ont évolué vers une insuffisance hépatique aiguë ou une hépatite fulminante entraînant une transplantation hépatique ou dont l’issue a été fatale.
Les patients doivent subir un test de dépistage de l'infection par le VHB avant l’instauration d’un traitement par nilotinib. Un médecin spécialisé en hépatologie doit être consulté avant l’instauration du traitement chez les patients porteurs de marqueurs sérologiques positifs (y compris ceux ayant une hépatite B active) et chez les patients dont la sérologie devient positive au cours du traitement. Les patients porteurs du VHB doivent faire l’objet d’une surveillance étroite tout au long du traitement par nilotinib et plusieurs mois après la fin du traitement (voir rubrique 4.8).
Surveillance particulière des patients adultes atteints de LMC Ph+ en phase chronique ayant obtenu le maintien d'une réponse moléculaire profonde
Eligibilité pour l’arrêt du traitement
Pour les patients éligibles chez qui l'expression des transcrits BCR-ABL types e13a2/b2a2 ou e14a2/b3a2 est confirmée, l’arrêt du traitement peut être envisagé. Les patients doivent présenter des transcrits BCR-ABL caractéristiques pour permettre la quantification BCR-ABL, l'évaluation de la profondeur de la réponse moléculaire et la détermination d'une éventuelle perte de rémission moléculaire après l’arrêt du traitement par nilotinib.
Surveillance des patients ayant arrêté le traitement
Une surveillance fréquente des taux de transcrits BCR-ABL doit être effectuée chez les patients éligibles à l’arrêt du traitement, à l'aide d'un test de diagnostic quantitatif validé, afin de mesurer les niveaux de réponse moléculaire avec une sensibilité d'au moins RM4.5 (BCR-ABL/ABL ≤ 0,0032 %EI). Les taux de transcrits BCR-ABL doivent être évalués avant et pendant l’arrêt du traitement (voir rubriques 4.2 et 5.1).
La perte de réponse moléculaire majeure (RMM = BCR-ABL/ABL ≤ 0,1 % EI) chez les patients atteints de LMC ayant reçu le nilotinib en première ou deuxième ligne de traitement ou la perte confirmée de RM4 (deux mesures consécutives séparées d'au moins 4 semaines indiquant la perte de RM4 [RM4 = BCR-ABL/ABL ≤ 0,01 % EI]) chez les patients atteints de LMC ayant reçu le nilotinib en deuxième ligne de traitement déclencheront la reprise du traitement dans les 4 semaines qui suivent la date connue de la perte de rémission. Une rechute moléculaire peut survenir durant la phase sans traitement, et les données sur les résultats à long terme ne sont pas encore disponibles. Il est par conséquent crucial d’effectuer une surveillance fréquente des taux de transcrits BCR-ABL et une formule sanguine complète avec numération différentielle afin de détecter une éventuelle perte de rémission (voir rubrique 4.2). Pour les patients qui n’ont pas récupéré une RMM après trois mois de ré-instauration du traitement, le test de mutation du domaine kinase BRC-ABL doit être effectué.
Examens de laboratoire et surveillance
Lipémie
Au cours d’une étude de phase III menée chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiquée, 1,1 % des patients traités par 400 mg de nilotinib deux fois par jour ont présenté une augmentation du cholestérol total de grade 3-4 ; toutefois, aucune augmentation de grade 3-4 n’a été observée dans le groupe recevant 300 mg deux fois par jour (voir rubrique 4.8). Il est recommandé de déterminer les profils lipidiques des patients avant d’instaurer un traitement par nilotinib, de les évaluer aux Mois 3 et 6 après l’instauration du traitement et au minimum chaque année pendant le traitement chronique (voir rubrique 4.2). Si un traitement par inhibiteur de la HMG-CoA réductase (un agent hypolipémiant) est nécessaire, il convient de se référer à la rubrique 4.5 avant d’instaurer le traitement car certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase sont également métabolisés par la voie du CYP3A4.
Glycémie
Au cours d’une étude de phase III menée chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiquée, 6,9 % et 7,2 % des patients traités respectivement par 400 mg de nilotinib et 300 mg de nilotinib deux fois par jour, ont présenté une augmentation de la glycémie de grade 3-4. Il est recommandé d’évaluer la glycémie avant d’instaurer un traitement par NILOTINIB ZENTIVA et de la surveiller au cours du traitement, si cela est cliniquement indiqué (voir rubrique 4.2). Si les résultats justifient un traitement, les médecins doivent suivre les recommandations thérapeutiques et de bonne pratique locale.
Interactions avec d’autres médicaments
L’administration de NILOTINIB ZENTIVA avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (incluant, sans s’y limiter, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, clarithromycine, télithromycine, ritonavir) doit être évitée. Si l’administration de l’un de ces agents s’avère nécessaire, il est recommandé, si possible, d’interrompre le traitement par nilotinib (voir rubrique 4.5).
Si l’interruption temporaire du traitement n’est pas possible, une surveillance étroite du patient est recommandée, afin d’identifier un éventuel allongement de l’intervalle QT (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.2).
L’utilisation concomitante de nilotinib et d’inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, phénytoïne, rifampicine, carbamazépine, phénobarbital et millepertuis) réduit vraisemblablement l’exposition au nilotinib de manière cliniquement significative. Par conséquent, il convient d’opter pour une administration concomitante de médicaments ayant un faible potentiel d’induction du CYP3A4 chez les patients recevant du nilotinib (voir rubrique 4.5).
Effets des aliments
La biodisponibilité du nilotinib est augmentée par la prise alimentaire. NILOTINIB ZENTIVA ne doit pas être pris avec des aliments (voir rubriques 4.2 et 4.5) et il doit être pris 2 heures après un repas. Le patient ne doit consommer aucun aliment pendant une heure au moins après la prise du médicament. Le jus de pamplemousse et les autres aliments connus pour inhiber le CYP3A4 doivent être évités.
Pour les patients présentant des difficultés à avaler les gélules, le contenu de chaque gélule peut être dispersé dans une cuillère à café de compote de pommes et doit être avalé immédiatement. Il ne doit pas être utilisé plus d’une cuillère à café de compote de pommes ou d’autres aliments que la compote de pommes (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
L’insuffisance hépatique a un effet modéré sur la pharmacocinétique du nilotinib. L’administration unique d’une dose de 200 mg de nilotinib a entraîné des augmentations de l’ASC de 35 %, 35 % et 19 % respectivement, chez des sujets présentant une insuffisance hépatique légère, modérée et sévère par rapport aux sujets du groupe témoin présentant une fonction hépatique normale. La Cmax prédictive à l’état d’équilibre du nilotinib était augmentée de 29 %, 18 % et 22 %, respectivement. Au cours des études cliniques, les patients présentant des taux d’alanine aminotransférase (ALAT) et/ou d’aspartate aminotransférase (ASAT) > 2,5 fois la limite supérieure de la normale (ou > 5 × LSN, si l’augmentation était liée à la maladie) et/ou des taux de bilirubine totale > 1,5 fois la limite supérieure de la normale, n’ont pas été inclus. Le métabolisme du nilotinib est essentiellement hépatique. Les patients présentant une insuffisance hépatique peuvent donc avoir une exposition augmentée au nilotinib et doivent être traités avec prudence (voir rubrique 4.2).
Taux sériques de lipase
Une élévation des taux sériques de lipase a été observée. La prudence est de mise chez les patients ayant des antécédents de pancréatite. En cas d’élévation des taux de lipases associés à des symptômes abdominaux, le traitement par nilotinib doit être interrompu et des mesures appropriées pour établir le diagnostic et exclure une pancréatite doivent être envisagées.
Gastrectomie totale
La biodisponibilité du nilotinib peut être diminuée chez les patients ayant une gastrectomie totale (voir rubrique 5.2). Un suivi plus fréquent de ces patients doit être envisagé.
Syndrome de lyse tumorale
En raison de la survenue possible de syndrome de lyse tumorale (SLT), il est recommandé de corriger toute déshydratation cliniquement significative et de traiter l’hyperuricémie avant l’instauration du traitement par nilotinib (voir rubrique 4.8).
Population pédiatrique
Des anomalies biologiques de type élévations transitoires légères à modérées des aminotransférases et de la bilirubine totale ont été observées chez l’enfant à une fréquence plus élevée que chez l’adulte, indiquant un risque plus élevé d’hépatotoxicité dans la population pédiatrique (voir rubrique 4.8). La fonction hépatique (taux de bilirubine et de transaminases hépatiques) doit être surveillée tous les mois ou lorsque cela est cliniquement indiqué. Les élévations de la bilirubine et des transaminases hépatiques doivent être traitées par une interruption temporaire du nilotinib, une réduction de la dose et/ou un arrêt du nilotinib (voir rubrique 4.2). Au cours d’une étude menée chez des patients pédiatriques atteints de LMC, un retard de croissance a été mis en évidence chez des patients traités par nilotinib (voir rubrique 4.8). Une surveillance étroite de la croissance chez les patients pédiatriques sous traitement par nilotinib est recommandée.
Lactose
Les gélules de NILOTINIB ZENTIVA contiennent du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
NILOTINIB ZENTIVA peut être administré en association avec des facteurs de croissance hématopoïétiques tels que l’érythropoïétine ou le facteur de croissance des granulocytes (G-CSF), si cela est cliniquement indiqué. Il peut être administré avec l’hydroxyurée ou l’anagrélide si cela est cliniquement indiqué.
Le nilotinib est essentiellement métabolisé dans le foie, avec le CYP3A4 considéré comme un facteur prépondérant du métabolisme oxydatif. Le nilotinib est également un substrat de la pompe à efflux de nombreux médicaments, la glycoprotéine P (P-gp). Par conséquent, les substances exerçant un effet sur le CYP3A4 et/ou la P-gp peuvent influer sur l’absorption et l’élimination du nilotinib absorbé par voie systémique.
Substances susceptibles d’augmenter les concentrations sériques de nilotinib
L’administration concomitante de nilotinib et d’imatinib (substrat et modulateur de la P-gp et du CYP3A4), exerce un faible pouvoir inhibiteur du CYP3A4 et de la P-gp. L'ASC de l'imatinib a augmenté de 18 % à 39 %, et celle du nilotinib de 18 % à 40 %. Ces variations sont vraisemblablement sans pertinence clinique.
Chez des sujets sains, l’exposition au nilotinib était multipliée par 3 en cas d’administration concomitante de kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4. Un traitement concomitant par des inhibiteurs puissants du CYP3A4, tels que le kétoconazole, l’itraconazole, le voriconazole, le ritonavir, la clarithromycine et la télithromycine doit donc être évité (voir rubrique 4.4). Une exposition augmentée au nilotinib est également attendue avec les inhibiteurs modérés du CYP3A4. L’utilisation d’autres médicaments concomitants inhibant faiblement ou n’inhibant pas le CYP3A4 doit être envisagée.
Substances susceptibles de diminuer les concentrations sériques de nilotinib
La rifampicine, un puissant inducteur du CYP3A4, diminue de 64 % la Cmax du nilotinib et réduit l’ASC du nilotinib de 80 %. La rifampicine et le nilotinib ne doivent pas être utilisés de façon concomitante.
L’administration concomitante d’autres médicaments inducteurs du CYP3A4 (par exemple, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital et millepertuis) diminue aussi probablement l’exposition au nilotinib de manière cliniquement significative. Chez les patients pour lesquels les inducteurs du CYP3A4 sont indiqués, il convient d’opter pour d’autres agents entraînant une induction enzymatique plus faible.
La solubilité du nilotinib dépend du pH, avec une solubilité plus faible à pH élevé. Chez des sujets sains ayant reçu de l’ésoméprazole à la dose de 40 mg une fois par jour pendant 5 jours, le pH gastrique a été augmenté de façon significative mais l’absorption de nilotinib n’a été que peu diminuée (diminution de la Cmax de 27 % et augmentation de ASC0-∞ de 34 %).
Le nilotinib peut être utilisé de façon concomitante avec l’ésoméprazole ou d’autres inhibiteurs de la pompe à protons si nécessaire.
Lors d’une étude chez les sujets sains, aucun changement significatif de la pharmacocinétique du nilotinib n’a été observé lorsqu’une dose unique de 400 mg de nilotinib a été administrée 10 heures après et 2 heures avant la famotidine. Ainsi, lorsque l’utilisation concomitante d’un anti-H2 s’avère nécessaire, ce dernier peut être administré approximativement 10 heures avant ou 2 heures après la prise de NILOTINIB ZENTIVA.
Dans cette même étude, l’administration d’un anti-acide (hydroxyde d’aluminium/hydroxyde de magnésium/siméticone) 2 heures avant ou après une dose unique de 400 mg de nilotinib n’a pas non plus altéré la pharmacocinétique du nilotinib. Par conséquent, si cela s’avère nécessaire, un anti-acide pourra être administré environ 2 heures avant ou 2 heures après la prise de NILOTINIB ZENTIVA.
Substances dont la concentration systémique est susceptible d’être modifiée par le nilotinib
In vitro, le nilotinib est un inhibiteur relativement puissant du CYP3A4, du CYP2C8, du CYP2C9, du CYP2D6 et de l’UGT1A1, avec une valeur du Ki qui est plus basse pour le CYP2C9 (Ki = 0,13 microM).
Au cours d’une étude d’interaction médicamenteuse menée chez des volontaires sains avec une dose unique de 25 mg de warfarine, un substrat sensible du CYP2C9, une dose de 800 mg de nilotinib n’a pas entraîné de changements des paramètres pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques de la warfarine tels que le taux de prothrombine (TP) et le rapport international normalisé (INR). On ne dispose pas de données à l’état d’équilibre. Cette étude suggère qu’une interaction médicamenteuse cliniquement significative entre le nilotinib et la warfarine est moins probable jusqu'à une dose de 25 mg de warfarine. En raison du manque de données à l’état d’équilibre, un contrôle des marqueurs pharmacodynamiques de la warfarine (INR ou TP) est recommandé après l’instauration d’un traitement par nilotinib (au moins pendant les 2 premières semaines).
Chez les patients atteints d’une LMC, le nilotinib administré à la dose de 400 mg deux fois par jour pendant 12 jours a augmenté l’exposition systémique (ASC et Cmax) au midazolam oral (un substrat du CYP3A4) d’un facteur 2,6 et 2,0, respectivement. Le nilotinib est un inhibiteur modéré du CYP3A4. Par conséquent, l’exposition systémique à d’autres médicaments essentiellement métabolisés par le CYP3A4 (par exemple, certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase) pourrait être augmentée en cas d’administration concomitante avec le nilotinib. Une surveillance adéquate et une adaptation posologique peuvent être nécessaires pour les médicaments qui sont des substrats du CYP3A4 et possèdent une marge thérapeutique étroite (incluant, sans s’y limiter, l’alfentanil, la ciclosporine, la dihydroergotamine, l’ergotamine, le fentanyl, le sirolimus et le tacrolimus) en cas d’administration concomitante avec le nilotinib.
L’association du nilotinib avec ces statines qui sont majoritairement éliminées par le CYP3A4 peut augmenter le risque de myopathie induite par les statines, y compris une rhabdomyolyse.
Médicaments anti-arythmiques et autres substances susceptibles d’allonger l’intervalle QT
Le nilotinib doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant ou pouvant développer un allongement de l’intervalle QT, notamment les patients prenant des médicaments anti-arythmiques tels que l’amiodarone, le disopyramide, le procaïnamide, la quinidine ou le sotalol, ou d’autres médicaments susceptibles d’entraîner un allongement de l’intervalle QT tels que la chloroquine, l’halofantrine, la clarithromycine, l’halopéridol, la méthadone ou la moxifloxacine (voir rubrique 4.4).
Interactions avec les aliments
La prise alimentaire augmente l’absorption et la biodisponibilité du nilotinib, avec pour résultat une augmentation de la concentration sérique (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.2). Le jus de pamplemousse et les autres aliments connus pour inhiber le CYP3A4 doivent être évités.
Population pédiatrique
Les études d'interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.
Effets indésirables
Infections et infestations 15
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Infection des voies aériennes supérieures (incluant pharyngite, rhinopharyngite, rhinite)
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Folliculite
- bronchite
- candidose (incluant candidose orale)
- pneumonie
- gastro-entérite
- infection des voies urinaires
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Infection par le virus de l’herpès
- abcès anal
- candidose (infection à Candida)
- furoncle
- sepsis
- abcès sous-cutané
- pied d'athlète
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Réactivation de l’hépatite B grave
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Papillome cutané
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Papillome buccal
- paraprotéinémie
Affections hématologiques et du système lymphatique 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Anémie
- thrombopénie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Leucopénie
- leucocytose
- neutropénie
- thrombocytémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Eosinophilie
- neutropénie fébrile
- lymphopénie
- pancytopénie
Affections du système immunitaire 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité
Affections endocriniennes 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Retard de croissance
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypothyroïdie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hyperthyroïdie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hyperparathyroïdie secondaire
- thyroïdite
Troubles du métabolisme et de la nutrition 16
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Déséquilibre électrolytique (incluant hypomagnésémie, hyperkaliémie, hypokaliémie, hyponatrémie, hypocalcémie, hypercalcémie, hyperphosphatémie)
- diabète
- hyperglycémie
- hypercholestérolémie
- hyperlipidémie
- hypertriglycéridémie
- appétit diminué
- goutte
- hyperuricémie
- hypophosphatémie (incluant phosphore sanguin diminué)
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Déshydratation
- appétit augmenté
- dyslipidémie
- hypoglycémie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Trouble de l’appétit
- syndrome de lyse tumorale
Affections psychiatriques 7
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dépression
- insomnie
- anxiété
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Amnésie
- état confusionnel
- désorientation
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Dysphorie
Affections du système nerveux 22
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Céphalées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Sensations vertigineuses
- hypoesthésie
- paresthésie
- migraine
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Accident vasculaire cérébral
- hémorragie intracrânienne/cérébrale
- accident vasculaire cérébral ischémique
- accident ischémique transitoire
- infarctus cérébral
- perte de conscience (incluant syncope)
- tremblements
- troubles de l’attention
- hyperesthésie
- dysesthésie
- léthargie
- neuropathie périphérique
- syndrome des jambes sans repos
- paralysie faciale
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Sténose de l’artère basilaire
- œdème cérébral
- névrite optique
Affections oculaires 22
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Conjonctivite
- sécheresse oculaire (incluant xérophtalmie)
- irritation oculaire
- hyperémie (sclérale, conjonctivale, oculaire)
- vision trouble
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Défauts visuels
- hémorragie conjonctivale
- baisse de l’acuité visuelle
- œdème palpébral
- blépharite
- photopsie
- conjonctivite allergique
- diplopie
- hémorragie oculaire
- douleurs oculaires
- prurit oculaire
- gonflement oculaire
- maladie de la surface oculaire
- œdème périorbitaire
- photophobie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Choriorétinopathie
- œdème papillaire
Affections de l’oreille et du labyrinthe 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vertige
- douleur auriculaire
- acouphènes
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Troubles de l’audition (hypoacousie)
Affections cardiaques 15
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Angine de poitrine
- arythmie (incluant bloc auriculo-ventriculaire, flutter cardiaque, extrasystoles ventriculaires, tachycardie, fibrillation auriculaire, bradycardie)
- palpitations
- allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme
- maladie de l’artère coronaire
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Infarctus du myocarde
- souffle cardiaque
- épanchement péricardique
- insuffisance cardiaque
- dysfonctionnement diastolique
- bloc de branche gauche
- péricardite
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Cyanose
- fraction d’éjection diminuée
- Fréquence indéterminée
- Dysfonction ventriculaire
Affections vasculaires 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypertension
- bouffées congestives
- artériopathie oblitérante périphérique
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Crise hypertensive
- claudication intermittente
- sténose artérielle périphérique
- hématome
- artériosclérose
- hypotension
- thrombose
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Choc hémorragique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 15
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Toux
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dyspnée
- dyspnée d’effort
- épistaxis
- douleurs oropharyngées
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Œdème pulmonaire
- épanchement pleural
- pneumopathie interstitielle
- douleur pleurale
- pleurésie
- irritation de la gorge
- dysphonie
- hypertension pulmonaire
- sibilances
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Douleur pharyngolaryngée
Affections gastro-intestinales 33
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Nausées
- douleurs abdominales hautes
- constipation
- diarrhée
- vomissements
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pancréatite
- gêne abdominale
- distension abdominale
- flatulences
- douleurs abdominales
- dyspepsie
- gastrite
- reflux gastro-œsophagien
- hémorroïdes
- stomatite
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie gastro-intestinale
- méléna
- ulcération buccale
- douleurs œsophagiennes
- bouche sèche
- sensibilité dentaire (hyperesthésie dentaire)
- dysgueusie
- entérocolite
- ulcère gastrique
- gingivite
- hernie hiatale
- hémorragie rectale
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Perforation d’un ulcère gastro-intestinal
- hématémèse
- ulcère de l’œsophage
- œsophagite ulcéreuse
- hémorragie rétropéritonéale
- subiléus
Affections hépatobiliaires 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hyperbilirubinémie (incluant augmentation de la bilirubinémie)
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fonction hépatique anormale
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hépatotoxicité
- hépatite toxique
- ictère
- cholestase
- hépatomégalie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 33
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Rash
- prurit
- alopécie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Sueurs nocturnes
- eczéma
- urticaire
- hyperhidrose
- contusion
- acné
- dermatite (incluant dermatites allergiques, exfoliatives et acnéiformes)
- sécheresse cutanée
- érythème
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Rash avec exfoliation
- éruption d’origine médicamenteuse
- douleurs cutanées
- ecchymoses
- gonflement du visage
- éruption bulleuse
- kystes épidermoïdes
- érythème noueux
- hyperkératose
- pétéchies
- photosensibilité
- psoriasis
- décoloration cutanée
- desquamation cutanée
- hyperpigmentation cutanée
- hypertrophie cutanée
- ulcère cutané
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Erythème polymorphe
- érythrodysesthésie palmo-plantaire
- hyperplasie sébacée
- atrophie cutanée
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif 14
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Myalgies
- arthralgies
- dorsalgies
- douleurs dans les extrémités
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Douleurs musculosquelettiques au niveau du thorax
- douleurs musculosquelettiques
- cervicalgies
- faiblesse musculaire
- spasmes musculaires
- douleurs osseuses
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Raideur musculosquelettique
- tuméfaction articulaire
- arthrite
- douleurs costales
Affections du rein et des voies urinaires 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pollakiurie
- dysurie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Impériosité mictionnelle
- nycturie
- chromaturie
- hématurie
- insuffisance rénale
- incontinence urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dysérection
- ménorragie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleurs mammaires
- gynécomastie
- gonflement du mamelon
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Induration mammaire
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 14
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Fatigue
- fièvre
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Douleurs thoraciques (incluant douleurs thoraciques non cardiaques)
- douleurs
- gêne thoracique
- malaise
- asthénie et œdème périphérique
- frissons
- syndrome grippal
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Œdème de la face
- œdème gravitationnel
- sensations de modification de la température corporelle (sensations de chaleur, sensations de froid)
- œdème localisé
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Mort subite
Investigations 24
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Alanine aminotransférase augmentée
- lipase augmentée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hémoglobine diminuée
- amylase sanguine augmentée
- aspartate aminotransférase augmentée
- phosphatase alcaline sanguine augmentée
- gamma-glutamyltransférase augmentée
- créatinine phosphokinase sanguine augmentée
- poids diminué
- poids augmenté
- taux élevé de créatinine
- cholestérol total augmenté
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lactate déshydrogénase sanguine augmentée
- urée sanguine augmentée
- bilirubine libre sanguine augmentée
- parathormone sanguine augmentée
- triglycérides sanguins augmentés
- diminution des globulines
- lipoprotéines (incluant LDL et HDL) augmentées
- troponine augmentée
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Glucose sanguin diminué
- insuline sanguine diminuée
- insuline sanguine augmentée
- peptide C-insuline diminué
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité
Le profil de sécurité repose sur les données combinées de 3 422 patients traités par NILOTINIB ZENTIVA au cours de 13 études cliniques dans les indications approuvées : patients adultes et pédiatriques atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) chromosome Philadelphie positive en phase chronique nouvellement diagnostiquée (5 études cliniques portant sur 2 414 patients), patients adultes atteints de LMC chromosome Philadelphie positive en phase chronique et en phase accélérée, résistants ou intolérants à un traitement antérieur incluant l’imatinib (6 études cliniques portant sur 939 patients) et patients pédiatriques atteints de LMC chromosome Philadelphie positive en phase chronique, résistants ou intolérants à un traitement antérieur incluant l’imatinib (2 études cliniques portant sur 69 patients). Ces données combi nées représentent 9 039,34 patient-années d’exposition. Le profil de sécurité du nilotinib est cohérent dans toutes les indications.
Les effets indésirables les plus fréquents (incidence ≥ 15 %) issus des données de sécurité combinées étaient : un rash (26,4 %), une infection des voies aériennes supérieures (incluant pharyngite, rhinopharyngite, rhinite) (24,8 %), des céphalées (21,9 %), une hyperbilirubinémie (incluant une bilirubine sanguine augmentée) (18,6 %), des arthralgies (15,8 %), une fatigue (15,4 %), des nausées (16,8 %), un prurit (16,7 %) et une thrombopénie (16,4 %).
Tableau listant les effets indésirables
Les effets indésirables observés dans les études cliniques et lors du suivi post-commercialisation (tableau 3) sont répertoriés par classe de systèmes d’organes (classification MedDRA) et catégorie de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 3 Effets indésirables
Infections et infestations
Très fréquent :
|
Infection des voies aériennes supérieures (incluant pharyngite, rhinopharyngite, rhinite)
Fréquent :
|
Folliculite, bronchite, candidose (incluant candidose orale), pneumonie, gastro-entérite, infection des voies urinaires
Peu fréquent :
|
Infection par le virus de l’herpès, abcès anal, candidose (infection à Candida), furoncle, sepsis, abcès sous-cutané, pied d'athlète
Rare :
|
Réactivation de l’hépatite B
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)
Peu fréquent :
|
Papillome cutané
Rare :
|
Papillome buccal, paraprotéinémie
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent :
|
Anémie, thrombopénie
Fréquent :
|
Leucopénie, leucocytose, neutropénie, thrombocytémie
Peu fréquent :
|
Eosinophilie, neutropénie fébrile, lymphopénie, pancytopénie
Affections du système immunitaire
Peu fréquent :
|
Hypersensibilité
Affections endocriniennes
Très fréquent :
|
Retard de croissance
Fréquent :
|
Hypothyroïdie
Peu fréquent :
|
Hyperthyroïdie
Rare :
|
Hyperparathyroïdie secondaire, thyroïdite
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent :
|
Déséquilibre électrolytique (incluant hypomagnésémie, hyperkaliémie, hypokaliémie, hyponatrémie, hypocalcémie, hypercalcémie, hyperphosphatémie), diabète, hyperglycémie, hypercholestérolémie, hyperlipidémie, hypertriglycéridémie, appétit diminué, goutte, hyperuricémie, hypophosphatémie (incluant phosphore sanguin diminué)
Peu fréquent :
|
Déshydratation, appétit augmenté, dyslipidémie, hypoglycémie
Rare :
|
Trouble de l’appétit, syndrome de lyse tumorale
Affections psychiatriques
Fréquent :
|
Dépression, insomnie, anxiété
Peu fréquent :
|
Amnésie, état confusionnel, désorientation
Rare :
|
Dysphorie
Affections du système nerveux
Très fréquent :
|
Céphalées
Fréquent :
|
Sensations vertigineuses, hypoesthésie, paresthésie, migraine
Peu fréquent :
|
Accident vasculaire cérébral, hémorragie intracrânienne/cérébrale, accident vasculaire cérébral ischémique, accident ischémique transitoire, infarctus cérébral, perte de conscience (incluant syncope), tremblements, troubles de l’attention, hyperesthésie, dysesthésie, léthargie, neuropathie périphérique, syndrome des jambes sans repos, paralysie faciale
Rare :
|
Sténose de l’artère basilaire, œdème cérébral, névrite optique
Affections oculaires
Fréquent :
|
Conjonctivite, sécheresse oculaire (incluant xérophtalmie), irritation oculaire, hyperémie (sclérale, conjonctivale, oculaire), vision trouble
Peu fréquent :
|
Défauts visuels, hémorragie conjonctivale, baisse de l’acuité visuelle, œdème palpébral, blépharite, photopsie, conjonctivite allergique, diplopie, hémorragie oculaire, douleurs oculaires, prurit oculaire, gonflement oculaire, maladie de la surface oculaire, œdème périorbitaire, photophobie
Rare :
|
Choriorétinopathie, œdème papillaire
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Fréquent :
|
Vertige, douleur auriculaire, acouphènes
Peu fréquent :
|
Troubles de l’audition (hypoacousie)
Affections cardiaques
Fréquent :
|
Angine de poitrine, arythmie (incluant bloc auriculo-ventriculaire, flutter cardiaque, extrasystoles ventriculaires, tachycardie, fibrillation auriculaire, bradycardie), palpitations, allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme, maladie de l’artère coronaire
Peu fréquent :
|
Infarctus du myocarde, souffle cardiaque, épanchement péricardique, insuffisance cardiaque, dysfonctionnement diastolique, bloc de branche gauche, péricardite
Rare :
|
Cyanose, fraction d’éjection diminuée
Fréquence indéterminée :
|
Dysfonction ventriculaire
Affections vasculaires
Fréquent :
|
Hypertension, bouffées congestives, artériopathie oblitérante périphérique
Peu fréquent :
|
Crise hypertensive, claudication intermittente, sténose artérielle périphérique, hématome, artériosclérose, hypotension, thrombose
Rare :
|
Choc hémorragique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquent :
|
Toux
Fréquent :
|
Dyspnée, dyspnée d’effort, épistaxis, douleurs oropharyngées
Peu fréquent :
|
Œdème pulmonaire, épanchement pleural, pneumopathie interstitielle, douleur pleurale, pleurésie, irritation de la gorge, dysphonie, hypertension pulmonaire, sibilances
Rare :
|
Douleur pharyngolaryngée
Affections gastro-intestinales
Très fréquent :
|
Nausées, douleurs abdominales hautes, constipation, diarrhée, vomissements
Fréquent :
|
Pancréatite, gêne abdominale, distension abdominale, flatulences, douleurs abdominales, dyspepsie, gastrite, reflux gastro-œsophagien, hémorroïdes, stomatite
Peu fréquent :
|
Hémorragie gastro-intestinale, méléna, ulcération buccale, douleurs œsophagiennes, bouche sèche, sensibilité dentaire (hyperesthésie dentaire), dysgueusie, entérocolite, ulcère gastrique, gingivite, hernie hiatale, hémorragie rectale
Rare :
|
Perforation d’un ulcère gastro-intestinal, hématémèse, ulcère de l’œsophage, œsophagite ulcéreuse, hémorragie rétropéritonéale, subiléus
Affections hépatobiliaires
Très fréquent :
|
Hyperbilirubinémie (incluant augmentation de la bilirubinémie)
Fréquent :
|
Fonction hépatique anormale
Peu fréquent :
|
Hépatotoxicité, hépatite toxique, ictère, cholestase, hépatomégalie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent :
|
Rash, prurit, alopécie
Fréquent :
|
Sueurs nocturnes, eczéma, urticaire, hyperhidrose, contusion, acné, dermatite (incluant dermatites allergiques, exfoliatives et acnéiformes), sécheresse cutanée, érythème
Peu fréquent :
|
Rash avec exfoliation, éruption d’origine médicamenteuse, douleurs cutanées, ecchymoses, gonflement du visage, éruption bulleuse, kystes épidermoïdes, érythème noueux, hyperkératose, pétéchies, photosensibilité, psoriasis, décoloration cutanée, desquamation cutanée, hyperpigmentation cutanée, hypertrophie cutanée, ulcère cutané
Rare :
|
Erythème polymorphe, érythrodysesthésie palmo-plantaire, hyperplasie sébacée, atrophie cutanée
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Très fréquent :
|
Myalgies, arthralgies, dorsalgies, douleurs dans les extrémités
Fréquent :
|
Douleurs musculosquelettiques au niveau du thorax, douleurs musculosquelettiques, cervicalgies, faiblesse musculaire, spasmes musculaires, douleurs osseuses
Peu fréquent :
|
Raideur musculosquelettique, tuméfaction articulaire, arthrite, douleurs costales
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent :
|
Pollakiurie, dysurie
Peu fréquent :
|
Impériosité mictionnelle, nycturie, chromaturie, hématurie, insuffisance rénale, incontinence urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent :
|
Dysérection, ménorragie
Peu fréquent :
|
Douleurs mammaires, gynécomastie, gonflement du mamelon
Rare :
|
Induration mammaire
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquent :
|
Fatigue, fièvre
Fréquent :
|
Douleurs thoraciques (incluant douleurs thoraciques non cardiaques), douleurs, gêne thoracique, malaise, asthénie et œdème périphérique, frissons, syndrome grippal
Peu fréquent :
|
Œdème de la face, œdème gravitationnel, sensations de modification de la température corporelle (sensations de chaleur, sensations de froid), œdème localisé
Rare :
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Mort subite
Investigations
Très fréquent :
|
Alanine aminotransférase augmentée, lipase augmentée
Fréquent :
|
Hémoglobine diminuée, amylase sanguine augmentée, aspartate aminotransférase augmentée, phosphatase alcaline sanguine augmentée, gamma-glutamyltransférase augmentée, créatinine phosphokinase sanguine augmentée, poids diminué, poids augmenté, taux élevé de créatinine, cholestérol total augmenté
Peu fréquent :
|
Lactate déshydrogénase sanguine augmentée, urée sanguine augmentée, bilirubine libre sanguine augmentée, parathormone sanguine augmentée, triglycérides sanguins augmentés, diminution des globulines, lipoprotéines (incluant LDL et HDL) augmentées, troponine augmentée
Rare :
|
Glucose sanguin diminué, insuline sanguine diminuée, insuline sanguine augmentée, peptide C-insuline diminué
Remarque : les effets indésirables n’ont pas tous été observés au cours des études pédiatriques.
Description de certains effets indésirables
Mort subite
Des cas peu fréquents (0,1 à 1 %) de mort subite ont été rapportés au cours d’études cliniques portant sur NILOTINIB ZENTIVA et/ou dans le cadre de programmes d’usage compassionnel chez des patients atteints de LMC en phase chronique ou en phase accélérée résistants ou intolérants à l’imatinib ayant des antécédents de cardiopathie ou des facteurs de risque cardiaques significatifs associés (voir rubrique 4.4).
Réactivation de l'hépatite B
Des cas de réactivation de l’hépatite B ont été rapportés en association avec des inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL. Certains de ces cas ont évolué vers une insuffisance hépatique aiguë ou une hépatite fulminante entraînant une transplantation hépatique ou dont l’issue a été fatale (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité du nilotinib chez les patients pédiatriques (âgés de 2 à < 18 ans) atteints de LMC chromosome Philadelphie positive en phase chronique (n = 58) a été étudiée au cours d’une étude principale couvrant une période de 60 mois (voir rubrique 5.1). Chez les patients pédiatriques, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables observés étaient généralement comparables à ceux observés chez les adultes, à l’exception d’une hyperbilirubinémie/élévation de la bilirubine sanguine (grade 3/4 : 10,3 %) et une élévation des transaminases (ASAT de grade 3/4 ; 1,7 %, ALAT de grade 3/4 ; 12,1 %) qui ont été rapportées à une fréquence plus élevée que chez les patients adultes. Les taux de bilirubine et de transaminases hépatiques doivent être contrôlés au cours du traitement (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Retard de croissance dans la population pédiatrique
Au cours d’une étude effectuée dans la population pédiatrique atteinte de LMC, avec une exposition médiane de 51,9 mois chez des patients nouvellement diagnostiqués et de 59,9 mois chez des patients présentant une LMC Ph+ en phase chronique résistants à l’imatinib/au dasatinib ou intolérants à l’imatinib, une décélération de la croissance (dépassant au moins deux lignes de percentile principales par rapport à l’inclusion) a été observée chez huit patients : cinq patients (8,6 %) ont dépassé deux lignes de percentile principales par rapport à l’inclusion et trois patients (5,2 %) ont dépassé trois lignes de percentile principales par rapport à l’inclusion. Des événements liés à un retard de croissance ont été rapportés chez 3 patients (5,2 %). Une surveillance étroite de la croissance chez les patients pédiatriques traités par nilotinib est recommandée (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Des cas isolés de surdosage intentionnel avec le nilotinib ont été rapportés, dans lesquels le nombre de gélules de NILOTINIB ZENTIVA ingérées avec de l’alcool et d’autres médicaments n’était pas précisé. Les événements ont inclus une neutropénie, des vomissements et un endormissement. Aucune modification de l’ECG ou hépatotoxicité n’ont été rapportées. Ces cas rapportés se sont résolus par un rétablissement.
En cas de surdosage, le patient doit être placé sous surveillance et recevoir un traitement de soutien approprié.