Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SIMULECT 20 mg, poudre et solvant pour solution injectable ou pour perfusion) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 19 décembre 2025.
Indications
Simulect est indiqué dans la prévention du rejet aigu après transplantation rénale allogénique de novo chez l'adulte et chez l’enfant (1-17 ans, voir rubrique 4.2). Il doit être utilisé en association avec un traitement immunosuppresseur à base de ciclosporine sous forme de microémulsion et de corticoïdes, chez les patients ayant moins de 80% d’alloréactivité vis à vis des antigènes HLA du panel ou en association à une trithérapie immunosuppressive d’entretien comprenant de la ciclosporine sous forme de microémulsion, des corticoïdes et de l’azathioprine ou du mycophénolate mofetil.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6).
Grossesse Contre-indiqué
Contre-indiqué pendant la grossesse (effets immunosuppresseurs potentiellement dangereux) ; contraception efficace pendant le traitement et 16 semaines après.
Source française seule.
Simulect est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Contre-indiqué pendant l'allaitement ; excrétion lactée prévisible (IgG1), l'allaitement doit être évité.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Simulect est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Traçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Les patients recevant Simulect doivent être pris en charge dans des infrastructures pourvues d'un laboratoire disposant de l'équipement et du personnel adéquat et d'un support médical adapté, incluant les traitements des réactions d'hypersensibilité sévères.
Les traitements immunosuppresseurs comportant plusieurs médicaments en association augmentent la sensibilité aux infections, notamment les infections opportunistes, les infections d’évolution fatale et les sepsis; le risque augmente avec l’intensité de l’immunosuppression globale.
Simulect ne doit pas être administré avant d'avoir la certitude absolue que le patient recevra le greffon et un traitement immunosuppresseur concomitant.
Réactions d’hypersensibilité
Des cas de réactions d'hypersensibilité sévères aiguës (survenant dans les 24 heures) ont été observés lors d'une première exposition à Simulect ou lors d'une réexposition au cours d'un traitement ultérieur.
Ces cas comprenaient des réactions de type anaphylactoïde telles qu’éruption cutanée, urticaire, prurit, éternuement, sibilance respiratoire, hypotension, tachycardie, dyspnée, bronchospasme, œdème pulmonaire, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire et syndrome de fuite capillaire. En cas de réaction d'hypersensibilité sévère, le traitement par Simulect doit être interrompu de façon définitive et aucune autre dose ne doit être administrée. Il convient d’être prudent lorsque des patients ayant déjà reçu Simulect sont réexposés au cours d’un traitement ultérieur.
Un ensemble de données montre qu’un sous-groupe de patients présente un risque accru de développer des réactions d’hypersensibilité. Il s’agit de patients chez lesquels, après administration initiale de Simulect, le traitement immunosuppresseur concomitant a été interrompu prématurément, en raison, par exemple, d’un abandon de la transplantation ou de la perte précoce du greffon. Des réactions d’hypersensibilité aiguë ont été observées chez certains de ces patients lors de la ré- administration de Simulect au cours d’une transplantation ultérieure.
Cancers et infections
Les patients transplantés recevant un traitement immunosuppresseur comprenant une association avec ou sans le basiliximab ont un risque accru de développer des syndromes lymphoprolifératifs (comme un lymphome) et des infections opportunistes (comme une infection à cytomégalovirus [CMV], BK virus). Dans les essais cliniques, la fréquence des infections opportunistes a été similaire chez les patients recevant des traitements immunosuppresseurs qu’ils comprennent ou non Simulect. L’analyse groupée des données d’extension à 5 ans de deux études n’a pas montré de différence de fréquence des affections malignes et des syndromes lymphoprolifératifs entre les traitements immunosuppresseurs avec ou sans association au basiliximab (voir rubrique 4.8).
Vaccination
Il n’y a pas de données disponibles sur les effets de la vaccination avec des vaccins vivants ou inactivés, ou sur la transmission d’infections par des vaccins vivants chez les patients recevant Simulect. Cependant, l’utilisation de vaccins vivants n’est pas recommandée chez les patients immunodéprimés. L’utilisation de vaccins vivants atténués doit donc être évitée chez les patients traités par Simulect. Les vaccins inactivés peuvent être administrés à des patients immunodéprimés; cependant, la réponse au vaccin peut dépendre du degré d’immunosuppression et de ce fait, la vaccination peut être moins efficace au cours du traitement par Simulect.
Utilisation en transplantation cardiaque
L’efficacité et la sécurité d’emploi de Simulect n’ont pas été démontrées dans la prévention du rejet aigu du greffon chez les patients ayant bénéficié d’une allogreffe d’organe solide autre que rénale.
Dans plusieurs essais cliniques de petite taille conduits chez des patients ayant bénéficié d’une transplantation cardiaque, des événements indésirables cardiaques graves tels qu’un arrêt cardiaque (2,2%), un flutter auriculaire (1,9%) et des palpitations (1,4%) ont été rapportés plus fréquemment avec Simulect qu’avec les autres traitements immunosuppresseurs d’induction.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Ce médicament contient moins de 1 mmol (39 mg) de potassium par flacon, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans potassium ».
Interactions médicamenteuses
Le basiliximab étant une immunoglobuline, aucune interaction médicamenteuse métabolique n’est à prévoir.
En plus de la ciclosporine sous forme de microémulsion, des corticoïdes, de l’azathioprine et du mycophénolate mofetil, d’autres médicaments concomitants administrés habituellement en transplantation d’organe ont été utilisés pendant les essais cliniques sans augmentation de la fréquence des effets indésirables. Ces médicaments concomitants comprennent les antiviraux systémiques, les médicaments antibactériens et antifongiques, les analgésiques, les antihypertenseurs tels que ß- bloquants ou inhibiteurs calciques et les diurétiques.
L'apparition d'anticorps humains anti-murins (HAMA) a été rapportée dans un essai clinique où 172 patients étaient traités par le basiliximab, ceci sans valeur prédictive pour la tolérance clinique. La fréquence était de 2/138 chez les patients non exposés au muromonab-CD3 (OKT3) et de 4/34 chez les patients ayant reçu de façon concomitante du muromonab-CD3. L'utilisation du basiliximab n'exclut pas le recours ultérieur à des anticorps antilymphocytaires murins.
Dans les études de phase III initiales, durant les 3 premiers mois après la transplantation, 14% des patients du groupe basiliximab et 27% des patients du groupe placebo ont eu un épisode de rejet aigu traité avec des anticorps (OKT3 ou immunoglobulines anti-thymocytes/anti-lymphocytes T [ATG/ALG]), sans augmentation des effets indésirables ni des infections dans le groupe basiliximab par rapport au groupe placebo.
Trois essais cliniques ont étudié le basiliximab en association à une trithérapie incluant l’azathioprine ou le mycophénolate mofetil. La clairance totale du basiliximab a été réduite de 22% en moyenne quand l’azathioprine a été ajouté à un schéma thérapeutique comprenant de la ciclosporine sous forme de microémulsion et des corticoïdes. La clairance totale du basiliximab a été réduite de 51% en moyenne quand le mycophénolate mofetil a été rajouté à un schéma thérapeutique comprenant de la ciclosporine sous forme de microémulsion et des corticoïdes. L’utilisation du basiliximab avec une trithérapie incluant l’azathioprine ou le mycophénolate mofetil n’a pas augmenté les effets indésirables ou les infections dans le groupe basiliximab comparé au groupe placebo (voir rubrique 4.8).
Effets indésirables
Troubles du système immunitaire 3
- Fréquence non précisée
- Réactions d'hypersensibilité/anaphylactoïde
- syndrome de fuite capillaire
- Syndrome de libération de cytokines
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Le basiliximab a été étudié dans 4 études randomisées, en double aveugle et contrôlées contre placebo chez des patients transplantés rénaux, comme traitement d’induction en association avec les traitements immunosuppresseurs suivants : ciclosporine sous forme de microémulsion et corticoïdes dans deux études (346 et 380 patients), ciclosporine sous forme de microémulsion, azathioprine et corticoïdes dans une étude (340 patients) et ciclosporine sous forme de microémulsion, mycophénolate mofetil et corticoïdes dans une autre étude (123 patients). Les données de tolérance chez les enfants ont été obtenues à partir d’une étude ouverte pharmacocinétique et pharmacodynamique chez des patients transplantés rénaux (41 patients).
Fréquence des effets indésirables : Dans les quatre essais cliniques contrôlés contre placebo mentionnés ci-dessus, les effets indésirables observés chez 590 patients traités par la dose recommandée de basiliximab se sont révélés comparables à ceux des 595 patients traités par placebo.
La fréquence globale des effets indésirables relatifs au traitement pour l’ensemble des patients dans les études individuelles n’était pas significativement différente entre les groupes traités par basiliximab (7,1% - 40%) et par placebo (7,6% - 39%).
Patients adultes
Les effets les plus fréquemment rapportés (> 20%) après bi-ou trithérapie dans les deux groupes de traitement (basiliximab versus placebo) étaient : constipation, infection urinaire, douleur, nausées, oedèmes périphériques, hypertension, anémie, céphalées, hyperkaliémie, hypercholestérolémie, complication de lésion post-opératoire, prise de poids, élévation de la créatinine sanguine, hypophosphatémie, diarrhée et infections respiratoires hautes.
Population pédiatrique
Les effets les plus fréquemment rapportés (> 20%) après bithérapie dans les deux cohortes de patients (< 35 kg versus ≥ 35 kg de poids corporel) étaient infection urinaire, hypertrichose, rhinite, fièvre, hypertension, infections respiratoires hautes, infections virales, septicémie et constipation.
Fréquence des tumeurs malignes : La fréquence globale des tumeurs malignes chez l’ensemble des patients dans les études individuelles était identique entre le groupe traité par le basiliximab et le groupe traité par le comparateur. Au total, des lymphomes/syndromes lymphoprolifératifs sont apparus chez 0,1% (1/701) des patients du groupe traité par le basiliximab, comparé à 0,3% (2/595) des patients du groupe placebo en association avec une bi- ou trithérapie immunosuppressive. D’autres affections malignes ont été rapportées chez 1,0% (7/701) des patients du groupe basiliximab, comparé à 1,2% (7/595) du groupe placebo. Lors de l’analyse groupée des données d’extension à 5 ans de deux études, la fréquence des syndromes lymphoprolifératifs et des cancers s’est révélée identique avec le basiliximab (7%, 21/295) et le placebo (7%, 21/291) (voir rubrique 4.4).
Fréquence des épisodes infectieux : La fréquence globale et le profil des infections virales, bactériennes et fongiques chez les patients traités par le basiliximab ou le placebo en association avec une bi- ou trithérapie immunosuppressive étaient comparables entre les groupes. La fréquence globale des infections était de 75,9% dans le groupe basiliximab et de 75,6% dans le groupe placebo et la fréquence des infections graves était respectivement de 26,1% et 24,8%. La fréquence des infections à CMV était identique dans les deux groupes (14,6% versus 17,3%) après bi-ou trithérapie (voir rubrique 4.4).
La fréquence et les causes de décès après bi- ou trithérapie étaient identiques dans les groupes basiliximab (2,9%) et placebo (2,6%), les infections représentant la cause la plus fréquente de décès dans les deux groupes (basiliximab = 1,3%, placebo = 1,4%). Lors de l’analyse groupée des données d’extension à 5 ans de deux études, la fréquence et les causes de décès sont demeurées similaires dans les deux groupes de traitement (basiliximab 15%, placebo 11%), la principale cause de décès étant les troubles d’origine cardiaque tels qu’insuffisance cardiaque et infarctus du myocarde (basiliximab 5%, placebo 4%).
Liste des effets indésirables issus de la notification spontanée depuis la mise sur le marché
Les effets indésirables suivants ont été identifiés sur la base de notifications spontanées recueillies après la mise sur le marché et sont classés par système-organe. Comme ces effets ont été rapportés sur la base de signalements volontaires et concernent une population dont la taille n’est pas connue précisément, il n’est pas toujours possible d’estimer leur fréquence de manière fiable.
Troubles du système immunitaire Réactions d'hypersensibilité/anaphylactoïde telles qu’éruption cutanée, urticaire, prurit, éternuement, sibilance respiratoire, bronchospasme, dyspnée, œdème pulmonaire, insuffisance cardiaque, hypotension, tachycardie, insuffisance respiratoire, syndrome de fuite capillaire (voir rubrique 4.4).
Syndrome de libération de cytokines.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Le basiliximab a été administré chez l’homme dans le cadre d’études cliniques à une dose maximale de 60 mg en administration unique, et à une dose cumulée de 150 mg en administration réitérée pendant 24 jours, sans aucun effet indésirable aigu.
Pour les informations concernant la toxicologie préclinique, voir rubrique 5.3.