Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SCEMBLIX 40 mg, comprimés pelliculés) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 7 août 2026.
Indications
Scemblix est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de leucémie myéloïde chronique chromosome Philadelphie positive en phase chronique (LMC-PC Ph+) (voir rubrique 5.1).
Scemblix est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de LMC-PC Ph+ porteurs de la mutation T315I qui sont résistants, intolérants ou inéligibles au ponatinib (voir rubrique 5.1).
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Prudence
Toxicité sur la reproduction chez l'animal ; non recommandé pendant la grossesse et chez les femmes sans contraception (test de grossesse avant traitement, contraception efficace pendant et 3 jours après).
Source française seule.
Asciminib n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
Risque d'effets indésirables graves chez le nourrisson : l'allaitement doit être interrompu pendant le traitement et au moins 3 jours après.
Confirmé par les sources française et américaine.
En raison du risque d’effets indésirables graves chez le nouveau-né/nourrisson allaité, l’allaitement doit être interrompu pendant le traitement et pendant au moins 3 jours après l’arrêt du traitement par asciminib.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
LMC-PC Ph+ avec la mutation T315I chez les patients résistants, intolérants ou inéligibles au ponatinib
Chez les patients atteints de LMC-PC Ph+ porteurs de la mutation T315I traités par la dose de 200 mg deux fois par jour, une surveillance étroite doit être envisagée car il existe des incertitudes concernant une augmentation potentielle des risques de sécurité par rapport à la dose quotidienne totale de 80 mg en raison du petit ensemble de données de 48 patients, dont 34 avaient une intensité de traitement > 90%.
Myélosuppression
Des cas de thrombocytopénie, de neutropénie et d’anémie sont survenus chez des patients recevant de l’asciminib. Des thrombocytopénies et neutropénies sévères (grade 3 ou 4 selon la classification CTCAE du NCI) ont été rapportées pendant le traitement par asciminib (voir rubrique 4.8). La myélosuppression était généralement réversible et prise en charge par une interruption temporaire du traitement. La numération formule sanguine doit être contrôlée toutes les deux semaines pendant les 3 premiers mois de traitement puis une fois par mois, ou lorsque cela est cliniquement indiqué. Les signes et les symptômes de myélosuppression doivent être surveillés.
En fonction de la sévérité de la thrombocytopénie et/ou de la neutropénie, il est nécessaire de suspendre temporairement l’administration du traitement, de réduire la dose ou d’arrêter définitivement le traitement, comme indiqué dans le Tableau 1 (voir rubrique 4.2).
Toxicité pancréatique
Des pancréatites et des élévations asymptomatiques des taux sériques de lipase et d’amylase, y compris des réactions sévères, sont survenues chez des patients recevant de l’asciminib (voir rubrique 4.8).
Les taux sériques de lipase et d’amylase doivent être évalués tous les mois pendant le traitement par asciminib ou lorsque cela est cliniquement indiqué. Les signes et les symptômes de toxicité pancréatique doivent être surveillés. Une surveillance plus fréquente s’impose chez les patients ayant des antécédents de pancréatite. Si l’élévation des taux sériques de lipase et d’amylase s’accompagne de symptômes abdominaux, le traitement doit être temporairement suspendu et des examens diagnostiques appropriés doivent être envisagés pour exclure une pancréatite (voir rubrique 4.2).
En fonction de la sévérité des élévations des taux sériques de lipase et d’amylase, il est nécessaire de suspendre temporairement l’administration du traitement, de réduire la dose ou d’arrêter définitivement le traitement, comme indiqué dans le Tableau 1 (voir rubrique 4.2).
Allongement de l’intervalle QT
Un allongement de l’intervalle QT est survenu chez des patients recevant de l’asciminib (voir rubrique 4.8).
Il est recommandé de réaliser un électrocardiogramme avant le début du traitement par asciminib, et d’effectuer une surveillance pendant le traitement lorsque cela est cliniquement indiqué. Il convient de corriger toute hypokaliémie et toute hypomagnésémie avant l’administration de l’asciminib, et d’effectuer une surveillance pendant le traitement lorsque cela est cliniquement indiqué.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à la dose quotidienne totale de 80 mg avec des médicaments présentant un risque connu de torsades de pointes.
L’administration concomitante de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour avec des médicaments présentant un risque connu de torsades de pointes doit être évitée (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Hypertension
Une hypertension, y compris une hypertension sévère, est survenue chez des patients recevant de l’asciminib (voir rubrique 4.8).
L’hypertension et tous autres facteurs de risque cardiovasculaire doivent être surveillés régulièrement et pris en charge par les traitements standards pendant le traitement par asciminib.
Réactivation de l’hépatite B
Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B (VHB) sont survenus chez des patients porteurs chroniques de ce virus après l’administration d’autres inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ciblant BCR::ABL1. Une éventuelle infection par le VHB doit être recherchée avant le début du traitement par asciminib. Chez les porteurs du VHB qui nécessitent un traitement par asciminib, les signes et les symptômes d’infection active par le VHB doivent être étroitement surveillés pendant toute la durée du traitement et pendant plusieurs mois après la fin du traitement.
Populations particulières
Insuffisance rénale
En l’absence de données cliniques, il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Insuffisance hépatique
En l’absence de données cliniques, il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Possibilité d’une efficacité moindre avec le schéma posologique de 80 mg une fois par jour par rapport au schéma posologique de 40 mg deux fois par jour
L’équivalence d’efficacité entre les différentes posologies n'a pas été formellement démontrée dans les études cliniques. Les données cliniques, pharmacocinétiques et de modélisation de la relation exposition-réponse chez les patients atteints de LMC-PC Ph+ précédemment traités par au moins deux ITK suggèrent que le schéma posologique de 40 mg deux fois par jour pourrait être plus efficace que le schéma posologique de 80 mg une fois par jour (voir rubriques 5.1 et 5.2).
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Médicaments présentant un risque connu de torsades de pointes
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à la dose quotidienne totale de 80 mg avec des médicaments présentant un risque connu de torsades de pointes, tels que le bépridil, la chloroquine, la clarithromycine, l’halofantrine, l’halopéridol, la méthadone, la moxifloxacine ou le pimozide.
L’administration concomitante de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour avec des médicaments présentant un risque connu de torsades de pointes doit être évitée (voir rubrique 5.1).
Médicaments susceptibles d’augmenter les concentrations plasmatiques d’asciminib
Inhibiteurs puissants du CYP3A4 Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4, tels que la clarithromycine, la télithromycine, la troléandomycine, l’itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole, le ritonavir, l’indinavir, le nelfinavir ou le saquinavir. Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose d’asciminib.
Médicaments susceptibles de diminuer les concentrations plasmatiques d’asciminib
Inducteurs puissants du CYP3A4 La co-administration d’un inducteur puissant du CYP3A4 (rifampicine) a diminué de 15% l’ASCinf de l’asciminib et a augmenté de 9% sa Cmax chez des sujets sains ayant reçu une dose unique de 40 mg d’asciminib. La co-administration d’un inducteur puissant du CYP3A4 (phénytoïne) a diminué l’ASCinf et la Cmax de l’asciminib de respectivement 34% et 22% chez des sujets sains ayant reçu une dose unique de 200 mg d’asciminib.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à toutes les doses recommandées avec des inducteurs puissants du CYP3A4, tels que la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne ou le millepertuis (Hypericum perforatum), qui peut entraîner une moindre efficacité de l’asciminib.
Médicaments dont les concentrations plasmatiques sont susceptibles d’être modifiées par l’asciminib
Substrats du CYP3A4 à index thérapeutique étroit La co-administration de l’asciminib avec un substrat du CYP3A4 (midazolam) a augmenté l’ASCinf et la Cmax du midazolam de respectivement 28% et 11% chez des sujets sains ayant reçu l’asciminib à 40 mg deux fois par jour.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à toutes les doses recommandées avec des substrats du CYP3A4 connus pour avoir un index thérapeutique étroit, tels que le fentanyl, l’alfentanil, la dihydroergotamine ou l’ergotamine (voir rubrique 5.2).
Aucune adaptation de la posologie de l’asciminib n’est nécessaire.
Substrats du CYP2C9 La co-administration de l’asciminib avec un substrat du CYP2C9 (warfarine) a augmenté l’ASCinf et la Cmax de la S-warfarine de respectivement 41% et 8% chez des sujets sains ayant reçu l’asciminib à 40 mg deux fois par jour.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à la dose quotidienne totale de 80 mg avec des substrats du CYP2C9 connus pour avoir un index thérapeutique étroit, tels que la phénytoïne ou la warfarine (voir rubrique 5.2). Aucune adaptation de la posologie de l’asciminib n’est nécessaire.
L’administration concomitante de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour avec des substrats sensibles au CYP2C9 et des substrats du CYP2C9 connus pour avoir un index thérapeutique étroit doit être évitée et des médicaments alternatifs doivent être envisagés (voir rubrique 5.2). Si la co-administration ne peut être évitée, la dose de substrat du CYP2C9 doit être réduite. Si la co-administration avec la warfarine ne peut être évitée, la fréquence des contrôles du rapport international normalisé (INR) doit être augmentée car l’effet anticoagulant de la warfarine peut être renforcé.
Substrats de la BCRP ou de l’OATP1B La co-administration de l’asciminib avec un substrat de la BCRP et de l’OATP1B (rosuvastatine) a augmenté l’ASCinf de la rosuvastatine de 2,18 fois et la Cmax de celle-ci de 2,82 fois chez des sujets sains recevant une dose de 80 mg une fois par jour.
La co-administration de l’asciminib à 80 mg une fois par jour avec un substrat de l’OATP1B, du CYP3A4 et de la P-gp (atorvastatine) a augmenté l’ASCinf de l’atorvastatine de 1,14 fois et la Cmax de celle-ci de 1,24 fois chez des sujets sains. Il est peu probable que des interactions cliniquement pertinentes se produisent entre l’asciminib et les substrats de l’OATP1B.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à toutes les doses recommandées avec des substrats de la BCRP, tels que la sulfasalazine, le méthotrexate, et la rosuvastatine. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) des médicaments concernés doit être consulté pour les recommandations de réduction de la dose.
Substrats de la P-gp avec un index thérapeutique étroit La co-administration de l’asciminib avec un substrat de la P-gp (digoxine) a augmenté la Cmax de la digoxine de 1,30 fois et l’ASCinf de celle-ci de 1,18 fois chez des sujets sains recevant une dose de 80 mg une fois par jour.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’administration concomitante de l’asciminib à la dose de 200 mg deux fois par jour avec des substrats de la P-gp connus pour avoir un index thérapeutique étroit, tels que la digoxine, le dabigatran et la colchicine. Aucune adaptation de la posologie de l’asciminib n’est nécessaire. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) des médicaments concernés doit être consulté pour les recommandations de réduction de la dose.
Effets indésirables
Infections et infestations 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Infection des voies respiratoires supérieures
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Infection des voies respiratoires inférieures grave
- grippe
Affections hématologiques et du système lymphatique 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Thrombocytopénie grave
- neutropénie
- anémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Neutropénie fébrile
- pancytopénie
Affections du système immunitaire 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité
Affections endocriniennes 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypothyroïdie
Troubles du métabolisme et de la nutrition 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Dyslipidémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Appétit diminué
- hyperglycémie
Affections du système nerveux 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Céphalées grave
- étourdissement
Affections oculaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Sécheresse oculaire
- vision trouble
Affections cardiaques 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Palpitations
Affections vasculaires 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hypertension
Affections respiratoires thoraciques et médiastinales 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Toux
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Épanchement pleural grave
- dyspnée
- douleur thoracique non cardiaque grave
Affections gastro-intestinales 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Enzymes pancréatiques augmentées
- vomissements grave
- diarrhée
- nausées
- douleur abdominale grave
- constipation grave
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pancréatite grave
Affections hépatobiliaires 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Enzymes hépatiques augmentées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Bilirubine sanguine augmentée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Éruption cutanée
- prurit
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Urticaire
Affections musculo- squelettiques et systémiques 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Douleur musculosquelettique
- arthralgie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Fatigue
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Œdème
- fièvre grave
Investigations 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Créatine phosphokinase sanguine augmentée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Intervalle QT prolongé à l’électrocardiogramme
1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- diminution des taux de phosphates
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité
LMC Ph+ (études ASCEMBL, X2101, ASC4FIRST) Les effets indésirables de tout grade les plus fréquents (incidence ≥ 20%) chez les patients recevant de l’asciminib étaient : douleur musculosquelettique (34,4%), thrombocytopénie (28,1%), fatigue (25,4%), infections des voies respiratoires supérieures (24,8%), céphalées (22,8%), neutropénie (21,8%), arthralgie (20,7%), et diarrhée (20,7%).
Les effets indésirables de grade ≥ 3 les plus fréquents (incidence ≥ 5%) chez les patients recevant de l’asciminib étaient : thrombocytopénie (16,5%), neutropénie (13,8%), augmentation des enzymes pancréatiques (9,4%) et hypertension (9,2%).
Des effets indésirables graves sont survenus chez 9,9% des patients recevant de l’asciminib. Les effets indésirables graves les plus fréquents (incidence ≥ 1%) étaient : épanchement pleural (1,6%), infections des voies respiratoires inférieures (1,6%), thrombocytopénie (1,3%), pancréatite (1,1%) et fièvre (1,1%).
LMC-PC Ph+ avec la mutation T315I chez les patients résistants, intolérants ou inéligibles au ponatinib (étude X2101) L’ensemble des données de sécurité pour la dose de 200 mg deux fois par jour est limité à 48 patients, dont 34 avaient une intensité de traitement > 90%.
Les effets indésirables de tout grade les plus fréquents (incidence ≥ 20%) chez les patients recevant de l’asciminib étaient : douleur musculosquelettique (41,7%), fatigue (35,4%), augmentation des enzymes pancréatiques (31,3%), diarrhée (27,1%), nausées (27,1%), augmentation des enzymes hépatiques (25,0%), arthralgie (25,0%), toux (22,9%), thrombocytopénie (20,8%), vomissements (20,8%) et céphalées (20,8%).
Les effets indésirables de grade ≥ 3 les plus fréquents (incidence ≥ 5%) chez les patients recevant de l’asciminib étaient : augmentation des enzymes pancréatiques (22,9%), thrombocytopénie (16,7%), neutropénie (12,5%), augmentation des enzymes hépatiques (10,4%), hypertension (8,3%), anémie (6,3%), vomissements (6,3%) et douleur abdominale (6,3%).
Des effets indésirables graves sont survenus chez 12,5% des patients recevant de l’asciminib. Les effets indésirables graves les plus fréquents (incidence ≥ 1%) étaient : douleur abdominale (4,2%), vomissements (4,2%), infections des voies respiratoires inférieures (4,2%), constipation (2,1%), céphalées (2,1%), douleur thoracique non cardiaque (2,1%) et épanchement pleural (2,1%).
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Le profil de sécurité global de l’asciminib a été évalué chez 556 patients atteints de LMC Ph+ en phase chronique (PC) et accélérée (PA) dans l’étude pivot de phase III A2301 (ASCEMBL) et dans l’étude de phase I X2101, et atteints de LMC-PC Ph+ nouvellement diagnostiquée dans l’étude pivot de phase III J12301 (ASC4FIRST). Dans l’étude ASCEMBL (N = 156), les patients ont reçu de l’asciminib en monothérapie à la dose de 40 mg deux fois par jour. Dans l’étude X2101 (N = 200), les patients ont reçu de l’asciminib en monothérapie à des doses allant de 10 à 200 mg deux fois par jour et de 80 à 200 mg une fois par jour. Parmi ces patients, 48 porteurs de la mutation T315I ont reçu de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour. Dans l’étude ASC4FIRST (N = 200), les patients ont reçu l’asciminib en monothérapie à la dose de 80 mg une fois par jour. Pour ces données poolées, la durée médiane d’exposition à l’asciminib était de 123,29 semaines (intervalle : 0,1 - 439 semaines).
Les effets indésirables survenus dans les études cliniques (Tableau 2) sont listés selon le système de classification par organe MedDRA. Au sein de chaque classe de systèmes d’organes, les effets indésirables sont classés par fréquence, les effets les plus fréquents apparaissant en premier. Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. De plus, la catégorie de fréquence correspondant à chaque effet indésirable est basée sur la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Tableau 2 Effets indésirables observés avec l’asciminib dans les études cliniques
Classe de systèmes d’organes Catégorie de fréquence Effet indésirable Infections et infestations Très fréquent Infection des voies respiratoires supérieures1 Fréquent Infection des voies respiratoires inférieures2, grippe Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent Thrombocytopénie3, neutropénie4, anémie5 Peu fréquent Neutropénie fébrile, pancytopénie Affections du système immunitaire Peu fréquent Hypersensibilité Affections endocriniennes Fréquent Hypothyroïdie6 Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent Dyslipidémie7 Fréquent Appétit diminué, hyperglycémie Affections du système nerveux Très fréquent Céphalées, étourdissement Affections oculaires Fréquent Sécheresse oculaire, vision trouble Affections cardiaques Fréquent Palpitations Affections vasculaires Très fréquent Hypertension8 Affections respiratoires thoraciques et médiastinales Très fréquent Toux Fréquent Épanchement pleural, dyspnée, douleur thoracique non cardiaque Affections gastro-intestinales Très fréquent Enzymes pancréatiques augmentées9, vomissements, diarrhée, nausées, douleur abdominale10, constipation Fréquent Pancréatite11 Affections hépatobiliaires Très fréquent Enzymes hépatiques augmentées12 Fréquent Bilirubine sanguine augmentée13 Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquent Éruption cutanée14, prurit Fréquent Urticaire Affections musculo- squelettiques et systémiques Très fréquent Douleur musculosquelettique15, arthralgie Troubles généraux et anomalies au site d’administration Très fréquent Fatigue16 Fréquent Œdème17, fièvre18 Investigations Fréquent Créatine phosphokinase sanguine augmentée Peu fréquent Intervalle QT prolongé à l’électrocardiogramme 1 « Infection des voies respiratoires supérieures » inclut : infection des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngite, pharyngite et rhinite. 2 « Infections des voies respiratoires inférieures » incluent : pneumonie, bronchite et trachéobronchite. 3 « Thrombocytopénie » inclut : thrombocytopénie et numération plaquettaire diminuée. 4 « Neutropénie » inclut : neutropénie et numération des neutrophiles diminués. 5 « Anémie » inclut : anémie, hémoglobine diminuée et anémie normocytaire. 6 « Hypothyroïdie » inclut : hypothyroïdie, thyroïdite auto-immune, augmentation des taux sanguins de TSH (hormone thyréostimuline), hypothyroïdie auto-immune et hypothyroïdisme primaire. 7 « Dyslipidémie » inclut : hypertriglycéridémie, cholestérol sanguin augmenté, hypercholestérolémie, triglycérides sanguins augmentés, hyperlipidémie et dyslipidémie. 8 « Hypertension » inclut : hypertension et pression artérielle augmentée. 9 « Enzymes pancréatiques augmentées » inclut : lipase augmentée, amylase augmentée et hyperlipasémie. 10 « Douleur abdominale » inclut : douleur abdominale et douleur abdominale haute. 11 « Pancréatite » inclut : pancréatite et pancréatite aiguë. 12 « Enzymes hépatiques augmentées » inclut : alanine aminotransférase augmentée, aspartate aminotransférase augmentée, gamma-glutamyltransférase augmentée, transaminases augmentées et hypertransaminasémie. 13 « Bilirubine sanguine augmentée » inclut : bilirubine sanguine augmentée, bilirubine conjuguée augmentée et hyperbilirubinémie. 14 « Éruption cutanée » inclut : éruption cutanée, éruption maculopapuleuse et éruption cutanée prurigineuse. 15 « Douleur musculosquelettique » inclut : extrémités douloureuses, dorsalgie, myalgie, douleur osseuse, douleur musculosquelettique, cervicalgie, douleur musculosquelettique du thorax et gêne musculosquelettique. 16 « Fatigue » inclut : fatigue et asthénie. 17 « Œdème » inclut : œdème et œdème périphérique. 18 « Fièvre » inclut : fièvre et température augmentée.
Description d’effets indésirables sélectionnés
Myélosuppression Une thrombocytopénie est survenue chez 28,1% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées respectivement chez 7% et 9,5% des patients. Chez les patients présentant une thrombocytopénie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 6 semaines (intervalle : 0,14-64,14 semaines), avec une durée médiane de réaction de 1,57 semaine (IC 95%, intervalle : 1,14-2 semaines). 2% des patients recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une thrombocytopénie, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 12,6% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une thrombocytopénie est survenue chez 20,8% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées chez 16,7% des patients. Chez les patients présentant une thrombocytopénie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 8,36 semaines (intervalle : 1,43-38,43 semaines), avec une durée médiane de réaction de 4,29 semaines (IC 95%, intervalle : 1,71-5,71 semaines). 2,1% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une thrombocytopénie, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 6,3% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une neutropénie est survenue chez 21,8% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées respectivement chez 7,6% et 6,3% des patients. Chez les patients présentant une neutropénie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 7,14 semaines (intervalle : 0,14-180,14 semaines), avec une durée médiane de réaction de 1,86 semaines (IC 95%, intervalle : 1,29-2 semaines). 1,3% des patients recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une neutropénie, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 9,4% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une neutropénie est survenue chez 16,7% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées chez 12,5% des patients. Chez les patients présentant une neutropénie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 4,14 semaines (intervalle : 0,14-16,57 semaines), avec une durée médiane de réaction de 2,86 semaines (IC 95%, intervalle : 1,57-4,57 semaines). 2,1% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une neutropénie, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 2,1% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une anémie est survenue chez 12,9% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 survenues chez 4,1% des patients. Chez les patients présentant une anémie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 24,14 semaines (intervalle : 0,14- 207 semaines), avec une durée médiane de réaction de 0,86 semaine (IC 95%, intervalle : 0,29- 1,71 semaines). L’administration de l’asciminib a été temporairement suspendue chez 0,5% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une anémie est survenue chez 10,4% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées chez 6,3% des patients. Chez les patients présentant une anémie de grade ≥ 3, le délai médian de survenue de la première réaction était de 38,43 semaines (intervalle : 24,14-131 semaines), avec une durée médiane de réaction de 0,86 semaine (IC 95%, intervalle : 0,14-NE [non estimable] semaine).
Toxicité pancréatique Une pancréatite est survenue chez 2% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 survenues chez 1,1% des patients. 0,5% des patients recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une pancréatite, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 1,1% des patients en raison de l’effet indésirable. Des élévations asymptomatiques des taux sériques de lipase et d’amylase sont survenues chez 19,8% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 survenues respectivement chez 7,4% et 2% des patients. Sur les patients présentant une élévation des enzymes pancréatiques, l’asciminib a été arrêté définitivement chez 2% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une pancréatite est survenue chez 2,1% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib. Des élévations des taux sériques de lipase et d’amylase sont survenues chez 31,3% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 survenues chez 22,9% des patients. 2,1% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib ont arrêté définitivement le traitement en raison d’une élévation des enzymes pancréatiques, et l’administration d’asciminib a été temporairement suspendue chez 16,7% des patients en raison de l’effet indésirable.
Allongement de l’intervalle QT Un allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme est survenu chez 0,9% des patients recevant de l’asciminib. Dans l’étude clinique ASCEMBL, un patient a présenté un intervalle QTcF prolongé de plus de 500 millisecondes (ms) avec une augmentation de plus de 60 ms par rapport à la valeur initiale, et un patient a présenté un intervalle QTcF prolongé avec une augmentation de plus de 60 ms par rapport à la valeur initiale.
Hypertension Une hypertension est survenue chez 17,1% des patients recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées respectivement chez 9% et 0,2% des patients. Chez les patients présentant une hypertension de grade ≥ 3, le délai médian de survenue du premier événement était de 40,14 semaines (intervalle : 0,14-365 semaines). L’administration de l’asciminib a été temporairement suspendue chez 0,9% des patients en raison de l’effet indésirable.
Une hypertension est survenue chez 14,6% des patients porteurs de la mutation T315I recevant de l’asciminib, avec des réactions de grade 3 et 4 rapportées chez 8,3% des patients. Chez les patients présentant une hypertension de grade ≥ 3, le délai médian de survenue du premier événement était de 32,64 semaines (intervalle : 11,14-277,3 semaines), avec une durée médiane de réaction de 7,57 semaines (IC 95%, intervalle : 2,14-NE semaines).
Anomalies biologiques Dans l’étude ASCEMBL, en termes d’anomalie biologique, une diminution des taux de phosphates est survenue chez 17,9% (tous grades) et 7,1% (grade 3/4) des 156 patients recevant de l’asciminib à 40 mg deux fois par jour. Dans l’étude ASC4FIRST, en termes d’anomalie biologique, une diminution des taux de phosphates par rapport aux valeurs de référence est survenue chez 20,5% (tous grades) des 200 patients recevant l’asciminib à 80 mg une fois par jour.
Dans l’étude X2101, en termes d’anomalie biologique, une diminution des taux de phosphates est survenue chez 47,9% (tous grades) et 8,3% (grade 3/4) des 48 patients recevant de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour.
En termes d’anomalie biologique, des augmentations des taux d’ALAT, d’ASAT et de bilirubine sont survenues respectivement chez 50%, 37,5% et 25% (tous grades) des 48 patients recevant de l’asciminib à 200 mg deux fois par jour. Chez ces patients, des augmentations d’ALAT de grade ≥ 3 et des augmentations d’ASAT de grade ≥ 3 ont été rapportées respectivement chez 8,3% et 2,1% des patients.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Dans les études cliniques, l’asciminib a été administré à des doses allant jusqu’à 280 mg deux fois par jour sans aucun signe de toxicité accrue.
Des mesures générales de prise en charge ainsi qu’un traitement symptomatique doivent être mis en place en cas de suspicion de surdosage.