Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple MALARONE 62,5 mg/25 mg ENFANTS, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 25 juin 2026.
Indications
Traitement de l'accès palustre simple (non compliqué) à P. falciparum.
Prophylaxie du paludisme à P. falciparum en particulier chez les voyageurs se rendant dans les zones d'endémie où sévissent des souches résistantes aux amino-4-quinoléines (chloroquine, amodiaquine...).
Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) pour l’utilisation en traitement prophylactique du paludisme.
Grossesse Prudence
Pas d'effet tératogène chez l'animal ni d'effet malformatif observé en clinique, suivi insuffisant ; l'association atovaquone/proguanil ne doit être envisagée que si le bénéfice maternel dépasse le risque fœtal (poursuivre la supplémentation en folates).
Source française seule.
L’utilisation d’atovaquone/proguanil pendant la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — De faibles quantités de proguanil passent dans le lait ; l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L'allaitement est donc déconseillé pendant le traitement (voir rubrique 5.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Occasionnellement, des réactions allergiques sévères notamment des œdèmes de Quincke et des chocs anaphylactiques ont été rapportées chez des patients prenant atovaquone/proguanil (voir rubrique 4.8). En cas de survenue de réactions allergiques graves, Malarone Enfant devra être arrêté immédiatement et un traitement approprié devra être initié (voir rubrique 4.3 et 4.8).
Des réactions indésirables cutanées sévères (SCARs), notamment le syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et le syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pouvant mettre en jeu le pronostic vital voire entraîner le décès, ont été rapportés chez des patients traités par Malarone Enfant. Les patients doivent être informés des signes et symptômes des réactions indésirables cutanées sévères et doivent demander immédiatement un avis médical en cas d’apparition de signes ou symptômes évocateurs. Si des signes et symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, le traitement par Malarone Enfant doit être immédiatement arrêté et un autre traitement envisagé (le cas échéant). Si le patient a développé une réaction indésirable cutanée sévère telle que SSJ ou un DRESS avec l’utilisation de Malarone Enfant, le traitement par Malarone Enfant ne doit en aucun cas être repris chez ce patient (voir rubrique 4.8).
Des cas d’érythème polymorphe ont été rapportés chez des patients traités par Malarone Enfant. En cas de signes ou symptômes évocateurs d’un érythème polymorphe, le traitement par Malarone Enfant doit être immédiatement arrêté et un autre traitement envisagé (voir rubrique 4.8).
En cas de vomissements survenant dans l'heure qui suit une prise d’atovaquone/proguanil une nouvelle dose doit être administrée. En cas de diarrhée, la posologie habituelle est préconisée. En cas de diarrhée ou de vomissement, l'absorption de l'atovaquone peut être réduite ; néanmoins, les essais cliniques étudiant l’atovaquone/proguanil en prophylaxie n'ont pas détecté d'échecs de la prophylaxie chez les sujets dont les troubles digestifs ne les ont pas conduits à abandonner l'étude. En pratique, il doit être fortement recommandé aux patients d'utiliser des mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques (répulsifs, moustiquaire ).
Chez les patients souffrant d'un accès de paludisme aigu et présentant des diarrhées importantes ou des vomissements, il est préférable, d'avoir recours à un autre traitement antipaludique. Si un traitement par atovaquone/proguanil est néanmoins instauré, l'état clinique et la parasitémie devront être étroitement surveillés.
Le bénéfice de ce médicament n'est pas établi dans le traitement de l'accès pernicieux, ni dans les formes sévères ou compliquées telles que hyperparasitémie, œdème pulmonaire ou insuffisance rénale.
La réapparition d'un accès palustre par recrudescence de la parasitémie à Plasmodium falciparum après un traitement initial bien conduit par atovaquone/proguanil, de même qu'un échec de la chimioprophylaxie, doivent faire évoquer une résistance du Plasmodium et impose le recours à un autre antipaludique schizonticide pour traiter l'accès.
Atovaquone/proguanil s'est montré inactif sur les formes hypnozoïtes intrahépatiques de Plasmodium vivax. La survenue d’une reviviscence est arrivée généralement lors de paludisme à Plasmodium vivax traité par atovaquone/proguanil en monothérapie. Les voyageurs ayant une exposition importante à Plasmodium vivax ou à Plasmodium ovale et ceux qui développent un paludisme suite à l’exposition à l’un de ces parasites auront besoin d’un traitement supplémentaire avec un médicament agissant activement contre les formes hypnozoïtes intrahépatiques. La chimioprophylaxie par atovaquone/proguanil ne prévient pas la survenue d'un accès de reviviscence à Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale.
L'expérimentation in vivo chez l'homme suggère une activité d’atovaquone/proguanil sur les formes intrahépatiques de Plasmodium falciparum. Ces données permettent de préconiser l'arrêt du traitement prophylactique dès le 7ème jour après avoir quitté la zone d'endémie. Il conviendra néanmoins, devant l'apparition de symptômes tels que fièvre, frissons, céphalée, troubles digestifs, douleurs abdominales, myalgies dans les jours ou semaines suivants, d'évoquer la possibilité d'une recrudescence à Plasmodium falciparum avant tout.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Associations déconseillées
+ Rifampicine
Diminution des concentrations plasmatiques d'atovaquone par l'inducteur enzymatique.
+ Efavirenz
Diminution des concentrations plasmatiques d'atovaquone par l'inducteur enzymatique.
Inhibiteurs de protéases boostées par ritonavir
Diminution, éventuellement très importante, des concentrations plasmatiques de l’atovaquone par augmentation de son métabolisme
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Anticoagulants oraux
Augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par le proguanil et après son arrêt.
+ Hormones thyroïdiennes
Risque d’hypothyroïdie clinique chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes. Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie de l'hormone thyroïdienne pendant le traitement par l’antipaludique et après son arrêt.
+ Métoclopramide, tétracycline
Diminution significative des taux plasmatiques d'atovaquone. Si ces traitements sont associés, l'état clinique du patient et la parasitémie devront être étroitement surveillés.
Associations à prendre en compte
+ Rifabutine
Diminution modérée des concentrations plasmatiques d'atovaquone.
+ Indinavir
L'administration concomitante d'atovaquone et d'indinavir a entraîné une diminution significative de l'ordre de 23 % (IC 90 % : 8-35 %) de la concentration plasmatique minimale et de 9 % de l'AUC (IC 90 % : 1-18 %) de l'indinavir. Il convient de rester vigilant sur le risque d'inefficacité de l'indinavir.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anémie
- Neutropénie
- Fréquence indéterminée
- Pancytopénie avec notamment anémie mégaloblastique chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère
Affections du système immunitaire 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Réactions allergiques
- Fréquence indéterminée
- Œdème de Quincke
- Choc anaphylactique
- Vascularite
Troubles du métabolisme et de la nutrition 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hyponatrémie
- Anorexie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hyperamylasémie
Troubles psychiatriques 7
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Rêves anormaux
- Dépression
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Anxiété
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hallucinations
- Fréquence indéterminée
- Attaque de panique
- Pleurs
- Cauchemars
Affections du système nerveux 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Céphalées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Insomnies
- Sensations vertigineuses
- Fréquence indéterminée
- Crises convulsives
Affections cardiaques 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Palpitations
- Fréquence indéterminée
- Tachycardie
Affections gastro-intestinales 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Nausées
- Vomissements
- Diarrhées
- Douleurs abdominales
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Stomatite
- Fréquence indéterminée
- Intolérance gastrique
- Ulcérations buccales
Affections hépatobiliaires 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Elévation des enzymes hépatiques
- Fréquence indéterminée
- Hépatite souvent associée à des manifestations d'hypersensibilité
- Choléstase
Affections de la peau et du tissu sous - cutané 10
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Eruption cutanée
- Prurit
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Chute des cheveux
- Urticaire
- Fréquence indéterminée
- Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques
- Syndrome de Stevens-Johnson
- Erythème polymorphe
- Vésicules
- Décollement cutané
- Réactions de photosensibilité
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fièvre
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Toux
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Au cours d’essais cliniques avec Malarone 62,5 mg/25 mg ENFANTS en traitement prophylactique du paludisme, 357 enfants et adolescents de 11 à 40 kg ont reçu ce médicament. La plupart d’entre eux résidaient dans des zones endémiques et ont pris Malarone 62,5 mg/25 mg ENFANTS pendant environ 12 semaines. Les autres ont voyagé en zone d’endémie et la plupart ont pris Malarone 62,5 mg/25 mg ENFANTS pendant 2 à 4 semaines.
Des études en ouvert évaluant le traitement des enfants dont le poids était compris entre ≥ 5 kg et < 11 kg ont montré que le profil de sécurité était similaire à celui des enfants pesant de 11 kg à 40 kg et des adultes.
Il y a peu de données de sécurité à long terme chez l’enfant. En particulier, les effets à long terme de l’atovaquone/proguanil sur la croissance, la puberté et le développement général n’ont pas été étudiés.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors des essais cliniques avec atovaquone/proguanil dans le traitement du paludisme ont été des douleurs abdominales, des céphalées, de l’anorexie, des nausées, des vomissements, des diarrhées et de la toux.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportées lors des essais cliniques avec atovaquone/proguanil dans la prophylaxie du paludisme ont été des céphalées, des douleurs abdominales et des diarrhées.
Le tableau ci-après résume les effets indésirables rapportés avec une relation causale suspectée (au moins possible) avec le traitement par atovaquone/proguanil, issus des études cliniques et de la notification spontanée post-commercialisation.
Les effets indésirables sont listés ci-après par système-organe et par fréquence. Les fréquences sont définies comme : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 et <1/10), peu fréquent (≥1/1000 et < 1/100), rare (≥1/10 000 et <1/1000) et fréquence indéterminée (effets dont la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).
Les effets indésirables de chacun des composants de l'association atovaquone/proguanil pris individuellement peuvent être attendus avec Malarone. Aux doses utilisées pour le traitement et la prophylaxie du paludisme, les effets indésirables de Malarone sont généralement d'intensité légère et de durée limitée. Il n'y a aucune évidence de toxicité additionnelle suite à la co-administration de l'atovaquone et du proguanil.
Les évènements indésirables rapportés sont résumés comme suit :
Système-organe
|
Très fréquent
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Fréquent
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Peu fréquent
|
Rare
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Indéterminé2
Affections hématologiques et du système lymphatique
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Anémie Neutropénie1
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Pancytopénie avec notamment anémie mégaloblastique chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère3
Affections du système immunitaire
|
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Réactions allergiques (voir rubrique 4.4)
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|
Œdème de Quincke3
Choc anaphylactique (voir rubrique 4.4)
Vascularite3
Troubles du métabolisme et de la nutrition
|
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Hyponatrémie1
Anorexie
|
Hyperamylasémie1
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|
Troubles psychiatriques
|
|
Rêves anormaux Dépression
|
Anxiété
|
Hallucinations4
|
Attaque de panique
Pleurs
Cauchemars
Affections du système nerveux
|
Céphalées
|
Insomnies
Sensations vertigineuses
|
|
|
Crises convulsives
Affections cardiaques
|
|
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Palpitations
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Tachycardie
Affections gastro-intestinales
|
Nausées1
Vomissements Diarrhées Douleurs abdominales
|
|
Stomatite
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|
Intolérance gastrique 3
Ulcérations buccales3
Affections hépatobiliaires
|
|
Elévation des enzymes hépatiques1
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Hépatite souvent associée à des manifestations d'hypersensibilité3 (fièvre, éruption cutanée, éosinophilie) Choléstase3
Affections de la peau et du tissu sous - cutané
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Eruption cutanée
Prurit
|
Chute des cheveux3
Urticaire
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Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (voir rubrique 4.4)
Syndrome de Stevens-Johnson (voir rubrique 4.4)
Erythème polymorphe (voir rubrique 4.4)
Vésicules
Décollement cutané
Réactions de photosensibilité
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
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Fièvre
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
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Toux
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1 Fréquence issue de la spécialité atovaquone. Les patients ayant participé aux essais cliniques sur l’atovaquone ont reçu des doses plus élevées et ont souvent présentés des complications liées à une infection avancée par le VIH. Ces évènements n’ont pas été observés ou ont été observés à une fréquence plus faible lors des essais cliniques avec l’atovaquone/proguanil.
2 Observé lors de la notification spontanée post-commercialisation ; la fréquence est donc indéterminée.
3 Observé avec le proguanil.
4 Fréquence calculée sur les données des essais cliniques d’atovaquone/proguanil.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
L’expérience est insuffisante pour prédire les conséquences d’un surdosage en atovaquone/proguanil ou pour suggérer une prise en charge spécifique. Toutefois, dans les cas rapportés de surdosage à l’atovaquone, les effets observés étaient similaires aux effets indésirables connus de ce médicament.
En cas de surdosage, le patient doit être surveillé et un traitement approprié doit être initié.