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Substance active · ATC L04AF

Baricitinib

Janus-associated kinase (JAK) inhibitors

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (2) ↓ · Posologie par spécialité française (2) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple OLUMIANT 4 mg, comprimés pelliculés) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 7 mai 2026.

Indications

Polyarthrite rhumatoïde

Le baricitinib est indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde active modérée à sévère chez les patients adultes qui ont présenté une réponse inadéquate, ou une intolérance, à un ou plusieurs traitements de fond (DMARDs). Le baricitinib peut être utilisé en monothérapie ou en association avec le méthotrexate (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1 pour les données sur les différentes associations).

Dermatite atopique

Le baricitinib est indiqué dans le traitement de la dermatite atopique modérée à sévère des patients adultes et pédiatriques âgés de 2 ans et plus qui nécessitent un traitement systémique.

Pelade (Alopecia areata)

Le baricitinib est indiqué dans le traitement de la pelade sévère de l’adulte et de l’adolescent âgé de 12 ans et plus (voir rubrique 5.1)

Arthrite juvénile idiopathique

Le baricitinib est indiqué dans le traitement de l’arthrite juvénile idiopathique active chez les patients âgés de 2 ans et plus, qui ont présenté une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs traitements de fond (DMARDs) conventionnels synthétiques ou biologiques antérieurs :

- Arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire (polyarthrite à facteur rhumatoïde positif [RF+] ou négatif [RF-], et oligoarthrite étendue), - Arthrite liée à l’enthésite, et - Rhumatisme psoriasique juvénile.

Le baricitinib peut être utilisé en monothérapie ou en association avec le méthotrexate.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Grossesse (voir rubrique 4.6).

Grossesse Contre-indiqué

⚠ Divergence FR/US — Tératogène chez le rat et le lapin : contre-indiqué pendant la grossesse (4.3) ; contraception efficace pendant le traitement et au moins 1 semaine après l’arrêt.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Le baricitinib est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

⚠ Divergence FR/US — Excrétion dans le lait chez l’animal, risque non exclu : ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu et le baricitinib ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Le baricitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée chez les patients suivants :

- les patients âgés de 65 ans et plus ;

- les patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire athérosclérotique ou d'autres facteurs de risque cardiovasculaire (tels que les fumeurs ou les anciens fumeurs de longue durée) ;

- les patients présentant des facteurs de risque de tumeur maligne (par exemple, une tumeur maligne actuelle ou des antécédents de tumeur maligne).

Utilisation d'inhibiteurs de JAK chez les patients âgés de 65 ans et plus

Compte tenu du risque accru d’évènements indésirables cardiovasculaires majeurs (MACE), de tumeurs malignes, d’infections graves et de mortalité toutes causes confondues chez les patients âgés de 65 ans et plus, tel qu’observé dans une vaste étude randomisée avec le tofacitinib (un autre inhibiteur de JAK), le baricitinib ne doit être utilisé chez ces patients qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Infections

Des infections graves et parfois d’issue fatale, y compris des infections opportunistes, ont été rapportées chez des patients recevant d’autres inhibiteurs de JAK.

Le baricitinib est associé à une augmentation du taux d’infections par rapport au placebo, notamment des infections des voies respiratoires supérieures (voir rubrique 4.8). Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, l’association avec le méthotrexate a entraîné une augmentation de la fréquence des infections par rapport au traitement par baricitinib en monothérapie.

Les risques et les bénéfices du traitement doivent être attentivement pris en considération avant l’instauration du baricitinib chez les patients présentant des infections actives, chroniques ou récurrentes (voir rubrique 4.2). En cas de survenue d’une infection, le patient doit faire l’objet d’une surveillance étroite et le traitement doit être temporairement interrompu si le patient ne répond pas à un traitement standard. Le traitement ne doit pas être réinstauré avant guérison de l’infection.

Compte tenu de l’incidence plus élevée d’infections dans les populations de patients âgés et de patients diabétiques en général, des précautions doivent être prises lors du traitement de ces patients. Chez les patients âgés de 65 ans et plus, le baricitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Tuberculose Un dépistage de la tuberculose (TB) doit être effectué chez les patients avant le début du traitement. Le baricitinib ne doit pas être administré aux patients ayant une TB active. Un traitement anti-TB doit être envisagé avant l’instauration du traitement chez les patients ayant une TB latente, non traitée auparavant.

Anomalies hématologiques

Un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles inférieur à 1 x 109 cellules/L, un nombre absolu de lymphocytes inférieur à 0,5 x 109 cellules/L, et un taux d’hémoglobine inférieur à 8 g/dL ont été rapportés dans les études cliniques.

Le traitement ne doit pas être instauré, ou doit être temporairement interrompu, chez les patients ayant un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles inférieur à 1 x 109 cellules/L, un nombre absolu de lymphocytes inférieur à 0,5 x 109 cellules/L ou un taux d’hémoglobine inférieur à 8 g/dL observés lors d’analyses réalisées en routine (voir rubrique 4.2).

Le risque de lymphocytose est augmenté chez les personnes âgées présentant une polyarthrite rhumatoïde.

De rares cas de troubles lymphoprolifératifs ont été signalés.

Réactivation virale

Des réactivations virales, dont des cas de réactivation de virus herpétiques (par exemple, zona, Herpes simplex), ont été rapportées dans les études cliniques (voir rubrique 4.8). Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, le zona a été rapporté plus fréquemment chez les patients âgés de 65 ans et plus ayant déjà été traités à la fois par des DMARDs biologiques et conventionnels synthétiques. Si un patient développe un zona, le traitement doit être temporairement interrompu jusqu’à la résolution de l’épisode.

Un dépistage des hépatites virales doit être effectué avant de débuter un traitement par baricitinib, conformément aux recommandations cliniques. Les patients présentant des signes d’hépatites B ou C actives ont été exclus des études cliniques. Les patients, qui présentaient des anticorps contre le virus de l’hépatite C, mais pas d’ARN de ce virus, ont été autorisés à participer. Les patients ayant des anticorps dirigés contre les antigènes de surface et contre la nucléocapside du virus de l’hépatite B, sans présence d’antigène de surface du virus de l’hépatite B, ont également été autorisés à participer ; une surveillance étroite par mesure de l’expression de l’ADN du virus de l’hépatite B (VHB) doit être mise en place chez ces patients. En cas de détection de l’ADN du VHB, un hépatologue doit être consulté pour déterminer si l’interruption du traitement est justifiée.

Vaccination

On ne dispose d’aucune donnée concernant la réponse après vaccination par des vaccins vivants chez les patients traités par baricitinib. L’utilisation de vaccins vivants, atténués, n’est pas recommandée pendant ou juste avant le traitement par baricitinib. Avant d’initier le traitement, il est recommandé que tous les patients, et particulièrement les patients pédiatriques, mettent à jour toutes leurs vaccinations en accord avec les recommandations vaccinales actuelles.

Paramètres lipidiques

Des augmentations dose-dépendantes des paramètres lipidiques sanguins ont été rapportées chez des patients pédiatriques et adultes traités par baricitinib (voir rubrique 4.8). Chez les adultes, les élévations du cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL-cholestérol) ont été réversibles sous statines et sont revenus aux taux avant mise sous traitement. Chez les patients pédiatriques et adultes, les paramètres lipidiques doivent être évalués environ 12 semaines après le début du traitement et par la suite, les patients doivent être pris en charge conformément aux recommandations cliniques internationales relatives à la gestion des dyslipidémies.

Élévations des transaminases hépatiques

Des augmentations dose-dépendantes de l’activité de l’alanine aminotransférase (ALAT) et de l’aspartate aminotransférase (ASAT) sanguines ont été rapportées chez des patients traités par baricitinib (voir rubrique 4.8).

Des augmentations de l’ALAT et de l’ASAT à un niveau supérieur ou égal à 5 et 10 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ont été rapportées au cours des études cliniques. Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, l’association avec le méthotrexate a entraîné une augmentation de la fréquence des élévations des transaminases hépatiques par rapport au baricitinib en monothérapie (voir rubrique 4.8).

Si des augmentations de l’ALAT ou de l’ASAT sont observées pendant la prise en charge de routine des patients et qu’une lésion hépatique d’origine médicamenteuse est suspectée, le traitement doit être temporairement interrompu jusqu’à ce que ce diagnostic soit exclu.

Tumeurs malignes

Les médicaments immunomodulateurs peuvent augmenter le risque de tumeurs malignes, y compris de lymphome. Des lymphomes et autres tumeurs malignes ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de JAK, y compris le baricitinib.

Au cours d’une vaste étude randomisée contrôlée versus comparateur actif évaluant le tofacitinib (un autre inhibiteur de JAK) chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde âgés de 50 ans et plus, et présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire supplémentaire, un taux plus élevé de tumeurs malignes, en particulier de cancers du poumon, de lymphomes et de cancers cutanés non-mélanomateux (CCNM), a été observé avec le tofacitinib comparativement aux inhibiteurs du TNF (Tumour Necrosis Factor).

Chez les patients âgés de 65 ans et plus, les patients fumeurs ou les anciens fumeurs de longue durée, ou présentant d’autres facteurs de risque de développer une tumeur maligne (par exemple, une tumeur maligne actuelle ou des antécédents de tumeur maligne), le baricitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Des examens périodiques de la peau sont recommandés pour tous les patients, en particulier ceux qui présentent des facteurs de risque de cancer cutané.

Thrombo-embolies veineuses

Dans une étude observationnelle rétrospective évaluant le baricitinib chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, un taux plus élevé d’événements thromboemboliques veineux (ETV) a été observé comparativement aux patients traités par des inhibiteurs du TNF (voir rubrique 4.8).

Au cours d’une vaste étude randomisée contrôlée versus comparateur actif évaluant le tofacitinib (un autre inhibiteur de JAK) chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde âgés de 50 ans et plus et présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire supplémentaire, un taux plus élevé et dose- dépendant d’évènements thromboemboliques veineux, incluant des thromboses veineuses profondes (TVP) et des embolies pulmonaires (EP) a été observé avec le tofacitinib comparativement aux inhibiteurs du TNF.

Chez les patients présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou de tumeur maligne (voir également la rubrique 4.4 « Evènements indésirables cardiovasculaires majeurs (MACE) » et « Tumeurs malignes »), le baricitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Le baricitinib doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque thromboemboliques veineux connus autres que les facteurs de risque cardiovasculaires ou les tumeurs malignes. Les facteurs de risque d’ETV autres que les facteurs de risques cardiovasculaires ou les tumeurs malignes incluent les antécédents de thromboembolie veineuse, les patients faisant l’objet d’une intervention chirurgicale majeure ou d’une immobilisation, l’utilisation de contraceptifs hormonaux combinés ou d’un traitement hormonal substitutif et la présence d’un trouble héréditaire de la coagulation.

Les patients doivent être réévalués régulièrement au cours du traitement par baricitinib afin d’évaluer des changements du niveau du risque thromboembolique veineux.

Les patients présentant des signes et symptômes d’ETV doivent être évalués rapidement, et le baricitinib doit être interrompu chez ces patients avec suspicion d’ETV, quelle que soit la dose ou l’indication.

Evènements indésirables cardiovasculaires majeurs (MACE)

Dans une étude observationnelle rétrospective évaluant le baricitinib chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, un taux plus élevé de MACE a été observé comparativement aux patients traités par des inhibiteurs du TNF.

Au cours d’une vaste étude randomisée contrôlée versus comparateur actif évaluant le tofacitinib (un autre inhibiteur de JAK) chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde âgés de 50 ans et plus et présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire supplémentaire, un taux plus élevé d’évènements indésirables cardiovasculaires majeurs (MACE), définis comme le décès d’origine cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde (IM) non fatal et l’accident vasculaire cérébral (AVC) non fatal, a été observé avec le tofacitinib (un autre inhibiteur de JAK) comparativement aux inhibiteurs du TNF.

Par conséquent, chez les patients âgés de 65 ans et plus, chez les patients fumeurs ou les anciens fumeurs de longue durée, et chez les patients présentant des antécédents de maladie cardiovasculaire athérosclérotique ou d’autres facteurs de risque cardiovasculaires, le baricitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée.

Surveillance des paramètres biologiques

Tableau 1. Paramètres biologiques et recommandations de surveillance

Analyse en laboratoire Action Recommandation de surveillance Paramètres lipidiques Les patients doivent être pris en charge conformément aux recommandations cliniques internationales relatives à la gestion des dyslipidémies. 12 semaines après l’instauration du traitement, puis conformément aux recommandations cliniques internationales relatives à la gestion des dyslipidémies.

Nombre absolu de polynucléaires neutrophiles Le traitement doit être interrompu si le nombre absolu de polynucléaires neutrophiles est inférieur à 1 x 109 cellules/L, et peut être réinstauré une fois que ce nombre est revenu à une valeur supérieure à 1 x 109 cellules/L.

Avant l’instauration du traitement, puis conformément à la prise en charge de routine du patient.

Nombre absolu des lymphocytes Le traitement doit être interrompu si le nombre absolu de lymphocytes est inférieur à 0,5 x 109 cellules/L, et peut être réinstauré une fois que ce nombre est revenu à une valeur supérieure à 0,5 x 109 cellules/L.

Hémoglobine (Hb) Le traitement doit être interrompu si le taux d’Hb est inférieur à 8 g/dL, et peut être repris une fois ce taux supérieur à 8 g/dL.

Transaminases hépatiques Le traitement doit être temporairement interrompu si une atteinte hépatique d’origine médicamenteuse est suspectée.

Médicaments immunosuppresseurs

L’association avec des DMARDs biologiques, des immunomodulateurs biologiques ou d’autres inhibiteurs de Janus kinases (JAK) n’est pas recommandée, un risque d’immunosuppression supplémentaire ne pouvant être exclu.

Dans la polyarthrite rhumatoïde et l’arthrite juvénile idiopathique, les données relatives à l’utilisation du baricitinib en association avec des médicaments immunosuppresseurs puissants autres que le méthotrexate (tels que l’azathioprine, le tacrolimus, la ciclosporine) sont limitées. Ces associations doivent être utilisées avec précaution (voir rubrique 4.5).

Dans la dermatite atopique et la pelade (Alopecia areata), l’association avec la ciclosporine ou d’autres immunosuppresseurs puissants n’a pas été étudiée et n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Hypersensibilité

Depuis la commercialisation, des cas d’hypersensibilité associés à l’administration du baricitinib ont été rapportés. En cas de réaction allergique grave ou anaphylactique, le traitement doit être immédiatement interrompu.

Diverticulite

Des cas de diverticulite et de perforation gastro-intestinale ont été rapportés lors des études cliniques et dans les données issues de la pharmacovigilance (voir rubrique 4.8). Le baricitinib doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d’une affection diverticulaire, et tout particulièrement chez les patients traités de façon chronique par des médicaments concomitants qui sont associés à un risque accru de diverticulite : médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, corticostéroïdes et opioïdes. Les patients présentant une nouvelle apparition de signes et symptômes abdominaux doivent faire l’objet d’une évaluation rapide de façon à pouvoir poser un diagnostic précoce de diverticulite ou de perforation gastro- intestinale.

Hypoglycémie chez les patients traités pour un diabète

Des cas d’hypoglycémie ont été rapportés à la suite de l’instauration de traitements par inhibiteurs de JAK, dont le baricitinib, chez des patients recevant des médicaments contre le diabète. Un ajustement de la dose de médicaments antidiabétiques peut être nécessaire en cas d’hypoglycémie.

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions médicamenteuses

Interactions pharmacodynamiques

Médicaments immunosuppresseurs L’association avec des DMARDs biologiques, des immunomodulateurs biologiques ou d’autres inhibiteurs des JAK n’a pas été étudiée. Dans la polyarthrite rhumatoïde et l’arthrite juvénile idiopathique, l’utilisation du baricitinib en association avec des médicaments immunosuppresseurs puissants, tels que l’azathioprine, le tacrolimus ou la ciclosporine, était limitée dans les études cliniques, et un risque d’immunosuppression supplémentaire ne peut être exclu. Dans la dermatite atopique et la pelade (Alopecia areata), l’association avec la ciclosporine ou d’autres immunosuppresseurs puissants n’a pas été étudiée et n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Impact potentiel d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du baricitinib

Transporteurs In vitro, le baricitinib est un substrat pour le transporteur d’anions organiques (OAT) de type 3, la glycoprotéine-P (Pgp), la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP) et la protéine MATE 2-K (Multidrug and toxic extrusion protein). Dans une étude de pharmacologie clinique, l’administration de probénécide (un inhibiteur de l’OAT3 à fort potentiel d’inhibition) a donné lieu à une augmentation d’environ 2 fois de l’AUC(0-∞), sans changement du tmax ou de la Cmax du baricitinib. Par conséquent, chez les patients prenant des inhibiteurs de l’OAT3 à fort potentiel d’inhibition, comme le probénécide, la dose recommandée de baricitinib doit être réduite de moitié (voir rubrique 4.2). Aucune étude de pharmacologie clinique n’a été réalisée avec des inhibiteurs de l’OAT3 à potentiel d’inhibition plus faible.

Le promédicament léflunomide se transforme rapidement en tériflunomide qui est un faible inhibiteur de l’OAT3 et qui peut donc conduire à une augmentation de l’exposition au baricitinib. Etant donné qu’aucune étude d’interaction dédiée n’a été réalisée, l’utilisation concomitante de léflunomide ou de tériflunomide avec le baricitinib doit être faite avec précaution. L’administration concomitante des inhibiteurs d’OAT3 ibuprofène et diclofénac pourrait conduire à une augmentation de l’exposition au baricitinib, cependant leur potentiel d’inhibition de l’OAT3 est inférieur comparé à celui du probénécide, une interaction cliniquement pertinente n’est donc pas attendue. La co-administration de baricitinib et de ciclosporine (inhibiteur de Pgp/BCRP) ou de méthotrexate (substrat de plusieurs transporteurs, incluant OATP1B1, OAT1, OAT3, BCRP, MRP2, MRP3 et MRP4) n’a donné lieu à aucun effet cliniquement significatif sur l’exposition au baricitinib.

Enzymes du cytochrome P450 In vitro, le baricitinib est un substrat de l’enzyme du cytochrome P450 (CYP) 3A4, bien que moins de 10 % de la dose soit métabolisés par oxydation. Dans les études de pharmacologie clinique, la co-administration de baricitinib et de kétoconazole (puissant inhibiteur du CYP3A) n’a donné lieu à aucun effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du baricitinib. La co-administration de baricitinib et de fluconazole (inhibiteur modéré des CYP3A/CYP2C19/CYP2C9) ou de rifampicine (puissant inducteur du CYP3A) n’a donné lieu à aucun changement cliniquement significatif de l’exposition au baricitinib.

Agents modificateurs du pH gastrique L’élévation du pH gastrique par l’oméprazole n’a eu aucun effet cliniquement significatif sur l’exposition au baricitinib.

Impact potentiel du baricitinib sur la pharmacocinétique d’autres médicaments

Transporteurs In vitro, le baricitinib n’est pas un inhibiteur de l’OAT1, l’OAT2, l’OAT3, du transporteur de cations organiques (OCT) 2, de l’OATP1B1, l’OATP1B3, des protéines BCRP, MATE1 et MATE2-K à des concentrations cliniquement pertinentes. Le baricitinib est potentiellement un inhibiteur cliniquement pertinent de l’OCT1, cependant il n’y a actuellement aucun substrat sélectif de l’OCT1 connu avec lequel des interactions cliniquement significatives peuvent être prévues. Dans les études de pharmacologie clinique, aucun effet cliniquement significatif sur l’exposition n’a été observé lorsque le baricitinib était co-administré avec de la digoxine (substrat de la Pgp) ou du méthotrexate (substrat de plusieurs transporteurs).

Enzymes du cytochrome P450 Dans les études de pharmacologie clinique, la co-administration de baricitinib avec les substrats du CYP3A simvastatine, éthinylestradiol ou lévonorgestrel, n’a donné lieu à aucun changement cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de ces médicaments.

Effets indésirables

Infections et infestations 12
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Infections des voies respiratoires supérieures
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Zona — dans la polyarthrite rhumatoïde
    • Infections des voies urinaires
    • Herpes simplex
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • pneumonie — Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique et la pelade
    • pneumonies graves grave — chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
    • zona — dans la pelade
    • zonas graves grave — chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
  • Très rare (< 1/10 000)
    • zona — dans la dermatite atopique
  • Fréquence non précisée
    • Pneumonie
    • Gastroentérite
    • Folliculites — Dans les études cliniques portant sur la pelade
Affections hématologiques et du système lymphatique 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • neutropénie
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • thrombocytose > 600 x 109 cellules/L — Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique et la pelade
  • Fréquence non précisée
    • Thrombocytose > 600 x 109 cellules/L
    • Neutropénie < 1 x 109 cellules/L
Affections du système immunitaire 2
  • Fréquence non précisée
    • Gonflement du visage
    • Urticaire
Troubles du métabolisme et de la nutrition 2
  • Fréquence non précisée
    • Hypercholestérolémie
    • Hypertriglycéridémie
Affections du système nerveux 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • céphalées
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Céphalées
Affections vasculaires 1
  • Fréquence non précisée
    • Thrombose veineuse profonde
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • embolies pulmonaires
  • Fréquence non précisée
    • Embolie pulmonaire
Affections gastro-intestinales 5
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • douleurs abdominales — Dans les études cliniques portant sur la pelade
    • nausées — Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique
  • Fréquence non précisée
    • Douleurs abdominales
    • Nausées
    • Diverticulite
Affections hépatobiliaires 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • élévation de l’ASAT ≥ 3 x LSN — Dans les études cliniques portant sur la pelade
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • élévation de l’ALAT ≥ 3 x LSN — Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique
  • Fréquence non précisée
    • Élévation de l’ALAT ≥ 3 x LSN
    • Élévation de l’ASAT ≥ 3 x LSN
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • acné
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • acné — Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde
  • Fréquence non précisée
    • Éruption cutanée
    • Acné
Investigations 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • élévation de la créatine phosphokinase > 5 x LSN — Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde
  • Fréquence non précisée
    • Élévation de la créatine phosphokinase > 5 x LSN
    • Prise de poids
1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • augmentation du LDL- cholestérol
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec le baricitinib sont l’augmentation du LDL- cholestérol (26,0 %), les infections des voies respiratoires supérieures (16,9 %), les céphalées (5,2 %), l’Herpes simplex (3,2 %) et les infections des voies urinaires (2,9 %). Des cas de pneumonies graves (0,2 %) et de zonas graves (0,2 %) sont survenus de façon peu fréquente chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Liste tabulée des effets indésirables

Fréquence estimée : Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000). Les fréquences présentées dans le Tableau 2 reposent sur l’intégration des données issues des études cliniques chez les adultes et/ou de l’expérience post- commercialisation pour les indications polyarthrite rhumatoïde, dermatite atopique et pelade (Alopecia areata), sauf mention contraire. Lorsque des différences notables de fréquence ont été observées entre les indications, elles sont présentées dans les notes sous le tableau. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 2. Effets indésirables

Classe de systèmes d’organes Très fréquent Fréquent Peu fréquent Infections et infestations Infections des voies respiratoires supérieures Pneumonied Zonab Infections des voies urinaires Gastroentérite Herpes simplex Folliculitesg

Affections hématologiques et du système lymphatique Thrombocytose > 600 x 109 cellules/La, d Neutropénie < 1 x 109 cellules/La

Affections du système immunitaire Gonflement du visage, Urticaire Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypercholestérolémiea Hypertriglycéridémiea Affections du système nerveux Céphalées Affections vasculaires Thrombose veineuse profondeb Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Embolie pulmonairef Affections gastro- intestinales Douleurs abdominalesd Nauséesd Diverticulite Affections hépatobiliaires Élévation de l’ALAT ≥ 3 x LSNa, d Élévation de l’ASAT ≥ 3 x LSNa, e Affections de la peau et du tissu sous-cutané Éruption cutanée Acnéc

Investigations Élévation de la créatine phosphokinase > 5 x LSNa, c Prise de poids

a Inclut les variations biologiques détectées pendant la surveillance réalisée en routine (voir texte ci- dessous).

b La fréquence des zona et thrombose veineuse profonde est basée sur les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde. c Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, l’acné et l’élévation de la créatine phosphokinase > 5 x LSN ont été peu fréquentes. d Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique, les nausées et l’élévation de l’ALAT ≥ 3 x LSN ont été peu fréquentes. Dans les études cliniques portant sur la pelade, les douleurs abdominales ont été peu fréquentes. Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique et la pelade, la pneumonie et la thrombocytose > 600 x 109 cellules/L ont été peu fréquentes. e Dans les études cliniques portant sur la pelade, l’élévation de l’ASAT ≥ 3 x LSN a été fréquente. f La fréquence de l’embolie pulmonaire est basée sur les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde et la dermatite atopique. g Les folliculites ont été observées dans les études cliniques portant sur la pelade. Elles étaient généralement localisées dans la zone du cuir chevelu associée à la repousse des cheveux.

Description d’effets indésirables sélectionnés

Affections gastro-intestinales Pendant 52 semaines, chez les patients naïfs de tout traitement des études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, la fréquence des nausées a été plus élevée avec l’association du méthotrexate avec le baricitinib (9,3 %) qu’avec le méthotrexate seul (6,2 %) ou le baricitinib seul (4,4 %). Dans les données intégrant les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, la dermatite atopique et la pelade, les nausées ont été plus fréquentes pendant les 2 premières semaines de traitement.

Les cas de douleurs abdominales ont été généralement d’intensité légère et étaient transitoires. Ils n’ont pas été associés à des troubles gastro-intestinaux infectieux ou inflammatoires et n’ont pas entraîné d’interruption du traitement.

Infections Dans les données intégrant les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, la dermatite atopique et la pelade, la plupart des infections étaient d’intensité légère à modérée. Dans les études incluant les deux doses, des infections ont été rapportées chez 31,0 %, 25,7 % et 26,7 % des patients dans les groupes 4 mg, 2 mg et placebo, respectivement. Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, l’association avec le méthotrexate a entraîné une augmentation de la fréquence des infections par rapport au traitement par baricitinib en monothérapie. Le zona a été fréquent dans la polyarthrite rhumatoïde, très rare dans la dermatite atopique et peu fréquent dans la pelade. Dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique, le nombre d’infections cutanées nécessitant un traitement antibiotique était inférieur avec le baricitinib comparativement au placebo.

L’incidence d’infections graves avec le baricitinib a été similaire à celle du placebo. L’incidence des infections graves est restée stable durant l’exposition à long terme. Le taux d’incidence global d’infections graves dans le programme d’études cliniques du baricitinib a été de 3,2 pour 100 patients-années dans la polyarthrite rhumatoïde, de 2,1 pour 100 patients-années dans la dermatite atopique et de 0,8 pour 100 patients-années dans la pelade. Des cas de pneumonies graves et de zonas graves sont survenus de façon peu fréquente chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Élévations des transaminases hépatiques Des augmentations dose-dépendantes de l’activité de l’ALAT et de l’ASAT sanguines ont été rapportées dans les études étendues à 16 semaines. Les élévations d’ALAT/ASAT moyennes sont restées stables dans le temps. La plupart des cas d’élévations des transaminases hépatiques ≥ 3 x LSN étaient asymptomatiques et transitoires.

Chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, l’association du baricitinib avec des médicaments potentiellement hépatotoxiques, comme le méthotrexate, a entraîné une fréquence accrue de ces élévations.

Élévations des lipides Dans les données intégrant les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, la dermatite atopique et la pelade, le traitement par baricitinib a été associé à des augmentations dose-dépendantes des paramètres lipidiques, incluant le cholestérol total, le LDL-cholestérol et le cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL-cholestérol). Aucun changement du rapport LDL/HDL n’a été observé. Les élévations ont été observées à 12 semaines et sont restées stables par la suite avec une valeur plus élevée que celle observée à l’inclusion, y compris pendant l’étude d’extension à long terme dans la polyarthrite rhumatoïde. Le cholestérol total et le LDL-cholestérol moyens ont augmenté jusqu’à la 52ème semaine chez les patients atteints de dermatite atopique et de pelade. Dans les études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, le traitement par baricitinib a été associé à des augmentations doses-dépendantes des triglycérides. Il n’y a pas eu d’augmentation des triglycérides dans les études cliniques portant sur la dermatite atopique et la pelade.

Les élévations du LDL-cholestérol ont été réversibles sous statines pour revenir aux taux avant mise sous traitement.

Créatine phosphokinase (CPK) Le traitement par baricitinib a été associé à des augmentations doses-dépendantes des CPK. La CPK moyenne a augmenté à la semaine 4 et est restée à une valeur plus élevée que celle observée à l’inclusion.

Dans toutes les indications, la plupart des augmentations de CPK > 5 x LSN ont été transitoires et n’ont pas nécessité l’arrêt du traitement.

Dans les études cliniques, aucun cas de rhabdomyolyse n’a été confirmé.

Neutropénie Le nombre moyen de polynucléaires neutrophiles a diminué à 4 semaines puis est resté stable dans le temps à une valeur plus basse qu’à l’inclusion. Aucune corrélation claire n’a été établie entre les neutropénies et la survenue d’infections graves. En revanche, dans les études cliniques, le traitement a été interrompu en cas de découverte d’un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles < 1 x 109 cellules/L.

Thrombocytose Des augmentations doses-dépendantes du nombre moyen de plaquettes ont été observées et sont restées stables dans le temps à une valeur plus élevée que celle observée à l’inclusion.

Population pédiatrique

Arthrite juvénile idiopathique Au total, 220 patients âgés de 2 ans à moins de 18 ans ont été exposés à une dose de baricitinib dans le cadre du programme d'essais cliniques dans l'arthrite juvénile idiopathique, ce qui représente 326 patients- années d'exposition.

Chez les patients pédiatriques traités par le baricitinib au cours de la période de retrait de l’étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo dans l'arthrite juvénile idiopathique (n = 82), les céphalées ont été très fréquentes (11 %), les neutropénies < 1 000 cellules/mm3 ont été fréquentes (2,4 %, un patient) et les embolies pulmonaires ont été fréquentes (1,2 %, un patient).

Dermatite atopique pédiatrique L’évaluation de la sécurité chez les enfants et adolescents est basée sur les données de tolérance issues de l’étude clinique de phase III BREEZE-AD-PEDS dans laquelle 466 patients âgés entre 2 et 18 ans ont reçu une dose de baricitinib. Globalement, le profil de tolérance chez ces patients était comparable à celui observé dans la population adulte. La neutropénie (< 1 x 109 cellules/L) était plus fréquente (1,7 %) que chez les adultes.

Pelade (Alopecia areata) chez l’adolescent Au total, 245 patients âgés de 12 à moins de 18 ans ont été exposés à une dose de baricitinib dans la phase III de l’étude BRAVE-AA-PEDS. Parmi eux, 85 patients ont reçu la dose de 4 mg durant la période contrôlée par placebo. Globalement, le profil de tolérance chez ces patients était comparable à celui observé dans la population adulte. L’acné (10,6 %) et la neutropénie (3,6 %) (< 1 x 109 cellules/L) étaient plus fréquentes que chez les adultes.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

Des doses uniques jusqu’à 40 mg et des doses multiples jusqu’à 20 mg par jour pendant 10 jours ont été administrées dans le cadre des études cliniques chez les patients adultes, sans toxicité limitant la dose.

Aucune toxicité spécifique n’a été identifiée. Les données pharmacocinétiques d’une dose unique de 40 mg, administrée à des volontaires sains, indiquent que plus de 90 % de la dose administrée devrait être éliminée dans les 24 heures. En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller le patient pour détecter l’apparition de signes et de symptômes d’effets indésirables. Les patients développant des effets indésirables doivent recevoir un traitement approprié.

Spécialités commercialisées au Maroc

2 produit(s) à base de Baricitinib seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 2 spécialité(s) à base de Baricitinib seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

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2 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 2
OLUMIANT 2 mg, comprimés pelliculés2 mg
OLUMIANT 4 mg, comprimés pelliculés4 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 7 mai 2026.

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