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Substance active · ATC C09AA

Trandolapril

ACE inhibitors, plain

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (3) ↓ · Posologie par spécialité française (11) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TRANDOLAPRIL VIATRIS 0,5 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 14 octobre 2025.

Indications

Hypertension artérielle légère ou modérée.

Dysfonction ventriculaire gauche post-infarctus du myocarde.

Contre-indications

• Hypersensibilité à la substance active, à d'autres IEC ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

• Antécédent d'hypersensibilité incluant angio-œdème (par exemple œdème de Quincke) associée à la prise antérieure d'un IEC.

• Angio-œdème héréditaire ou idiopathique.

• Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).

• L’association de TRANDOLAPRIL VIATRIS à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

• Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par trandolapril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).

Grossesse Contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres

⚠ Divergence FR/US — IEC déconseillé au 1er trimestre (légère augmentation du risque de malformation congénitale non exclue) et contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres (fœtotoxicité rénale et osseuse) ; arrêter dès le diagnostic de grossesse, échographie fœtale en cas d'exposition à partir du 2e trimestre et surveillance tensionnelle du nouveau-né.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — Faute d'information, le trandolapril est déconseillé pendant l'allaitement ; préférer des traitements mieux établis, surtout chez le nouveau-né ou le prématuré.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de TRANDOLAPRIL VIATRIS au cours de l'allaitement, TRANDOLAPRIL VIATRIS est déconseillé.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale

Chez les patients atteints d'hypertension artérielle non compliquée, de rares cas d'hypotension symptomatique ont été observés après la première dose ou suite à augmentation de la posologie.

Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée dans certaines conditions, en particulier au cours des déplétions hydrosodées sévères (régime hyposodé, traitement diurétique prolongé, dialyse, diarrhée ou vomissements), en cas de sténose de l'artère rénale, d'insuffisance cardiaque et de cirrhose du foie avec œdèmes et/ou ascites. Le blocage de ce système par l'IEC peut entraîner une hypotension artérielle sévère et/ou une insuffisance rénale fonctionnelle, surtout lors de la première prise, lorsque la posologie est augmentée et au cours des deux premières semaines de traitement. Une hypotension artérielle sévère peut provoquer des pertes de connaissance et/ou provoquer des lésions ischémiques dans les organes ayant une pathologie artérielle (par exemple, infarctus aigu du myocarde ou accident vasculaire cérébral).

Chez ces patients à risque, dont ceux ayant une maladie cardiaque ischémique ou une pathologie vasculaire cérébrale, le traitement par le trandolapril doit être instauré à faible posologie, sous étroite surveillance médicale, avec un ajustement progressif de la posologie. En cas de traitement antérieur par diurétique, et particulièrement quand le traitement a été récemment instauré, la chute de la pression sanguine peut être excessive lors de l’initiation du traitement par trandolapril. Il est recommandé d'arrêter ce dernier 72 heures au moins avant de commencer le trandolapril à la posologie de 0,5 mg par jour (voir rubrique 4.5).

Toute déplétion hydrosodée doit être corrigée avant le début du traitement par trandolapril.

En cas d'apparition d'une hypotension artérielle ou d'une insuffisance rénale pendant le traitement, une diminution de la posologie ou une interruption du traitement par le trandolapril et/ou le diurétique peut être nécessaire.

La survenue d'une hypotension artérielle après la première dose n'exclut pas la poursuite du traitement par le trandolapril, à condition que la dose soit ajustée avec prudence.

Si une hypotension artérielle survient, le patient doit être placé en décubitus et, si besoin, recevoir une perfusion intraveineuse de sérum physiologique. Une injection intraveineuse d'atropine peut être nécessaire en cas de bradycardie associée.

Hypertension réno-vasculaire

Le traitement de l'hypertension réno-vasculaire est la revascularisation.

Néanmoins les IEC peuvent être utiles aux malades présentant une hypotension réno-vasculaire dans l'attente d'une de l'intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.

Les patients aux antécédents de sténose unilatérale ou bilatérale des artères rénales présentent un risque majoré d'hypotension artérielle sévère et d'insuffisance rénale en cas de traitement par IEC.

Les diurétiques peuvent encore davantage aggraver ce risque.

Une insuffisance fonctionnelle rénale peut s'installer avec des variations minimes de la créatininémie, même chez les patients présentant une sténose d'une seule artère rénale. Chez ces patients, le traitement doit être initié en milieu hospitalier, sous étroite surveillance médicale, avec une posologie initiale réduite et un ajustement prudent de la posologie.

Le traitement diurétique doit être interrompu et la fonction rénale et la kaliémie doivent être contrôlées pendant les premières semaines de traitement.

Evaluation de la fonction rénale

L'évaluation du patient doit comporter une évaluation de la fonction rénale avant le début du traitement et pendant le traitement. Une protéinurie peut apparaître en cas d'insuffisance rénale initiale ou en cas d'utilisation de posologies relativement élevées.

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale, la posologie doit être réduite si la clairance de la créatinine est ≤ 0,5 ml/s (≤ 30 ml/min) (voir rubrique 4.2). Chez les insuffisants rénaux, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale et la kaliémie pendant les premières semaines de traitement et après si nécessaire. Certains patients hypertendus sans insuffisance rénale précédemment diagnostiquée peuvent présenter une augmentation du taux d’azote uréique et de la créatininémie en cas d'administration concomitante de trandolapril et de diurétiques. L'apparition d'une protéinurie est possible.

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque congestive de sténose unilatérale ou bilatérale des artères rénales, en cas de rein unique ainsi qu'après transplantation, il existe un risque d'altération de la fonction rénale. Diagnostiquée précocement, cette d'altération de la fonction rénale est réversible à l'arrêt du traitement.

Par ailleurs, le risque d’hyperkaliémie doit être envisagé chez les patients souffrant d’insuffisance rénale. L’état électrolytique du patient devra être contrôlé régulièrement.

Transplantation rénale

En l'absence de données concernant l'administration du trandolapril à des patients ayant subi récemment une greffe de rein, le traitement par le trandolapril est déconseillé chez ce type de patients.

Insuffisance fonctionnelle hépatique

Le trandolapril étant une prodrogue transformée par le foie en son métabolite actif, il convient d'être particulièrement prudent et de surveiller étroitement les patients présentant une altération de la fonction hépatique.

Insuffisance hépatique

Dans de rares cas, les IEC ont été associés à un ictère cholestatique ou une hépatite évoluant vers une nécrose hépatique fulminante pouvant parfois conduire au décès. Le mécanisme de ce syndrome n'a pas été élucidé. Chez les patients traités par IEC qui développent un ictère ou qui présentent une augmentation importante des enzymes hépatiques, le traitement par IEC doit être interrompu et un suivi médical approprié doit être mis en place.

Hypersensibilité / Angio-œdème

Des cas d'œdème de la face, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx, ainsi que des membres, ont été décrits chez des patients traités avec un IEC, trandolapril inclus. Un angio-œdème peut tout particulièrement se développer pendant les premières semaines de traitement. Il est rare qu'il apparaisse après un traitement prolongé par un IEC.

Dans un tel cas, le traitement par le trandolapril doit être interrompu immédiatement et le patient mis en observation jusqu'à la disparition de l'œdème. Quand l'œdème n'intéresse que la face, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques puissent être utilisés pour soulager les symptômes.

L'association d'un œdème de la face et d'un œdème de la glotte peut être fatale. Le gonflement de la langue, de la glotte ou du larynx peut provoquer une obstruction des voies aériennes. Une injection sous-cutanée d'adrénaline à 0,1% (0,3 - 0,5 ml) doit être réalisée rapidement et les autres mesures thérapeutiques appropriées doivent être appliquées. Les patients ayant des antécédents d’angio-œdème idiopathique devront être surveillés, le trandolapril est contre-indiqué lorsque l’angio-œdème était une réaction suite à la prise d’un IEC (voir rubrique 4.3).

La prescription d'un IEC ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients. Les patients ayant un antécédent d'œdème de Quincke non lié à la prise d'un IEC ont un risque accru d'œdème de Quincke sous IEC (voir rubrique 4.3).

Il a été démontré que le risque d’angio-œdème dû à la prise d’un IEC est plus élevé chez les patients de race noire que les patients d’autres races.

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d'angio-œdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de trandolapril. Le traitement par trandolapril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).

L'utilisation concomitante d'autres inhibiteurs de la NEP (p. ex. racécadotril) et des IEC peut également augmenter le risque d'angio-œdème (voir rubrique 4.5). Par conséquent, il est nécessaire d’évaluer rigoureusement le rapport risque/bénéfice avant d’instaurer un traitement par des inhibiteurs de la NEP (p. ex. racécadotril) chez les patients sous trandolapril.

Un angio-œdème intestinal a été décrit chez des patients traités avec un IEC. Ces patients présentaient un tableau de douleurs abdominales (avec ou sans nausées et vomissements) ; dans certains cas, il n'y avait pas d'antécédents d'angio-œdème de la face et le taux de la C-1 estérase était normal. L'angio-œdème a été diagnostiqué par des examens de type tomodensitométrie abdominale, échographie, ou en peropératoire et les symptômes ont disparu avec l'arrêt de l'IEC. L'angio-œdème intestinal doit être inclus dans le diagnostic différentiel des douleurs abdominales chez les patients sous IEC (voir rubrique 4.8.).

L’Utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.

Différences ethniques

Tout comme les autres IEC, le trandolapril peut être moins efficace pour faire baisser la pression artérielle chez les patients noirs que chez les patients non noirs. Cela peut s'expliquer par une plus grande fréquence des états de rénine basse chez les hypertendus noirs.

Toux

Une toux sèche et non productive a été rapportée avec l'utilisation des IEC. Elle disparaît à l'arrêt du traitement. Si l'administration d'un IEC s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

La toux induite par les IEC doit être considérée comme un élément du diagnostic différentiel de la toux.

Kaliémie

Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).

Les facteurs de risque de développer une hyperkaliémie sont: l'insuffisance rénale, l'aggravation de l'état rénal, l'âge (> 70 ans), le diabète, des évènements intercurrents et en particulier la déshydratation, la dysfonction du ventricule gauche après une infarctus du myocarde, l'acidose métabolique, la prise concomitante de diurétiques épargneurs potassiques (spironolactone, éplérénone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts du sel contenant du potassium, les patients dont les traitements associés engendrent une augmentation de la kaliémie (par exemple : héparine, co-trimoxazole également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole). L'hyperkaliémie peut être responsable de troubles du rythme cardiaque graves, parfois mortels.

Chirurgie / anesthésie

En cas d'intervention chirurgicale majeure ou lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les IEC, incluant le trandolapril, peuvent bloquer la formation d’angiotensine II secondaire à la libération compensatrice de rénine qui peut être à l'origine d'une hypotension éventuellement sévère qu'il est possible de corriger avec des solutions de remplissage.

Si l'interruption thérapeutique par l'IEC est impossible, les solutions de remplissage doivent être administrées avec prudence.

Rétrécissement aortique / Cardiomyopathie hypertrophique

Les IEC ne doivent pas être utilisés chez les patients porteurs d'un rétrécissement aortique ou d'un obstacle à l'éjection du sang à partir du ventricule gauche.

Neutropénie / agranulocytose et dépression de la moelle osseuse

Des cas d’agranulocytose, de neutropénie et de dépression de la moelle osseuse ont été rapportés chez des patients prenant des IEC. Ces réactions sont plus fréquentes chez les patients insuffisants rénaux, particulièrement chez ceux présentant une collagénose avec manifestations vasculaires (par exemple: lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant. La neutropénie est réversible à l'arrêt du traitement. Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un IEC doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice-risque sera soigneusement mesuré. Un contrôle régulier des globules blancs et des protéines dans les urines doit être envisagé chez les patients avec une collagénose (par exemple : lupus érythémateux et sclérodermie), en particulier en cas d’insuffisance rénale et de traitement concomitant, surtout par des corticoïdes et des antimétabolites ou de traitement par l'allopurinol ou le procaïnamide.

Protéinurie

L'apparition d'une protéinurie est possible, surtout en cas d'insuffisance rénale ou chez les patients recevant de relativement fortes doses d'IEC. Le trandolapril ne doit être éventuellement administré qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque chez les patients présentant une protéinurie cliniquement importante (plus d'1 g/jour).

Réactions anaphylactiques au cours de la désensibilisation par venin animal

De rares cas de réaction anaphylactique ayant menacé le pronostic vital ont été rapportés chez des patients ayant reçu des IEC au cours d'une désensibilisation au venin animal ; il est possible de prévenir ces réactions en interrompant temporairement le traitement par les IEC avant chaque désensibilisation.

Réactions anaphylactiques au cours de l'aphérèse des LDL

Dans de rares cas, des patients prenant des IEC pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) avec le dextran sulfate ont présenté une réaction anaphylactique ayant menacé leur pronostic vital.

Il est possible de prévenir ces réactions en interrompant temporairement le traitement par les IEC avant chaque aphérèse.

Réactions anaphylactiques au cours de l'hémodialyse

Des réactions anaphylactoïdes telles que rougeurs du visage, hypotension, et dyspnée, ont été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (par exemple AN69) chez des patients traités par IEC. Chez ces patients, il est conseillé d'utiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe de traitement antihypertenseur afin d'éviter cette association.

Diabète

Chez les patients diabétiques traités avec des hypoglycémiants oraux ou de l'insuline, la glycémie doit être étroitement contrôlée pendant le premier mois de traitement par un IEC (voir rubrique 4.5).

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être instaurés pendant la grossesse. A moins que le traitement par IEC soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par les IEC doit être arrêté immédiatement et, s'il y a lieu, un traitement alternatif doit être débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Population pédiatrique

La tolérance et l’efficacité du trandolapril chez les enfants n’ont pas été étudiées.

Interactions

Ce traitement n'est généralement pas recommandé en association avec les diurétiques épargneurs potassiques, les sels de potassium et le lithium (voir rubrique 4.5).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA Il) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, d'ARA Il ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA Il ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique.

Contient du lactose

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Interactions médicamenteuses

+ Médicaments augmentant le risque d’angio-œdème

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-œdème (voir rubriques 4.3 et 4.4). L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (voir rubrique 4.4).

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Inhibiteurs de la NEP :

L'association de trandolapril avec le sacubitril/valsartan est contre-indiquée, car l'inhibition concomitante de la néprilysine (NEP) et de l'ECA peut augmenter le risque d'angio-œdème. Le sacubitril/valsartan ne doit pas être commencé dans les 36 heures qui suivent la dernière dose du traitement par trandolapril. Le traitement par trandolapril ne doit pas être commencé dans les 36 heures qui suivent la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4). L’association avec autres inhibiteurs de la NEP (p. ex. racécadotril) et du trandolapril peut également augmenter le risque d'angio-œdème (voir rubrique 4.4).

+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium

Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par trandolapril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de l’administration de trandolapril avec d’autres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que l’amiloride. Par conséquent, l’association du trandolapril avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie.

L'association au potassium ou aux diurétiques épargneurs potassique augmente le risque d'hyperkaliémie, surtout en cas d'insuffisance rénale, de diabète et/ou en cas de dysfonctionnement du ventricule gauche après un infarctus du myocarde. Dans une étude randomisée, à groupes parallèles, contrôlée par placebo (TRAndolapril Cardiac Evaluation (TRACE)) chez des patients atteints d’un dysfonctionnement systolique du ventricule gauche à la suite d’un infarctus du myocarde, l’hyperkaliémie a été observée chez 5 % (0,2 % relatif) et 3 % des sujets (non relatif) respectivement dans les groupes trandolapril et placebo. 80 % (quatre-vingts) des sujets de cette étude ont reçu des diurétiques (voir rubrique 4.4). Si une telle association est jugée indispensable, il est nécessaire de contrôler fréquemment la kaliémie.

+ Lithium

L’association peut entraîner une augmentation du lithium dans le sang avec potentiellement des taux sanguins toxiques (diminue de l'excrétion rénale du lithium). L’utilisation du trandolapril avec le lithium n'est pas recommandée, mais si elle est indispensable une surveillance étroite de la lithiémie s'impose.

+ Anesthésiants

Les IEC peuvent potentialiser les effets hypotenseurs de certains gaz anesthésiques.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Thiazides et diurétiques de l'anse

Les patients traités par diurétiques, et en particulier les patients qui ont récemment débuté le traitement et/ou qui ont une déplétion hydrosodée préexistante, peuvent présenter une chute importante de la pression artérielle et/ou une insuffisance pré-rénale lors de l'instauration du traitement par un IEC.

Le risque de survenue d'une hypotension peut être réduit par l'arrêt préalable des diurétiques, par l'augmentation préalable de l'apport sodé et l'administration initiale d'une posologie réduite d'inhibiteur de l'enzyme de conversion. Une éventuelle augmentation ultérieure de la posologie de l'IEC doit être faite avec prudence.

Le trandolapril peut limiter les pertes de potassium induites par les diurétiques de type thiazidique et les diurétiques de l'anse.

+ Antihypertenseurs

L'association de trandolapril à d'autres antihypertenseurs peut potentialiser la réponse hypotensive aux IEC. L’utilisation de médicaments bloquants-adrénergiques associés au trandolapril doit se faire sous étroite surveillance.

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine Il ou d'aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d'événements indésirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l'utilisation d'un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

+ Opiacés / Antipsychotiques

En cas d’association, une hypotension orthostatique peut survenir.

+ Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques et immunosuppresseurs, corticoïdes systémiques

Lorsqu’ils sont utilisés en association avec les IEC, ces médicaments peuvent augmenter le risque de leucopénie.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Comme avec tous les antihypertensifs, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (p.ex. acide acétylsalicylique à dose anti-inflammatoire, inhibiteurs sélectifs de la Cox-2 et AINS non sélectifs) peuvent réduire l'effet antihypertenseur du trandolapril. L’utilisation concomitante des IEC et des AINS peut augmenter le risque d’altération de la fonction rénale, incluant une insuffisance rénale aiguë et une augmentation de la kaliémie.

Ces effets sont, en général, réversibles et surviennent tout particulièrement chez les patients avec une insuffisance rénale pré-existante.

Cette association doit être instaurée avec précaution, surtout chez les personnes âgées.

Les patients doivent être suffisamment hydratés et il faut envisager de surveiller la tension artérielle ainsi que la fonction rénale pendant l’instauration ou l’arrêt du traitement associé et régulièrement par la suite.

Chez les patients avec une insuffisance cardiaque, la prise d’AINS incluant l’acide acétylsalicylique, sauf si celui-ci est utilisé à doses faibles comme inhibiteur de l’agrégation plaquettaire, en association avec des IEC doit être évitée.

+ Sympathomimétiques

Les sympathomimétiques peuvent réduire l’effet hypotensif des IEC. Les patients doivent être étroitement suivis afin de s’assurer que l’effet désiré est atteint.

+ Antidiabétiques (insuline, sulfamides hypoglycémiants) :

Comme avec tous les IEC, l’utilisation concomitante avec des médicaments antidiabétiques (insuline ou antidiabétiques oraux) peut augmenter leur effet sur la réduction de la glycémie avec risque accru d'hypoglycémie. Par conséquent, la glycémie doit être étroitement surveillée chez les patients diabétiques, surtout en début de traitement ou lors de l'augmentation des doses de l'IEC.

+ Antiacides

Leur administration en association peut entraîner une diminution de la biodisponibilité des IEC. Il convient donc d'espacer de 2 heures au moins l'administration du trandolapril et celle des antiacides.

+ Neuroleptiques et antidépresseurs tricycliques

Comme avec tous les autres anti-hypertensifs, il existe un risque élevé d’hypotension orthostatique lors de l’association avec des neuroleptiques ou des antidépresseurs tricycliques.

+ Ciclosporine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.

+ Héparine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de l’héparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.

+ Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)

Les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru d’hyperkaliémie (voir rubrique 4.4).

+ Sels d’or

Il y a de rares risques de réaction « nitritoïde » (symptômes incluant rougeurs du visage, nausées, vomissements et hypotension) chez les patients recevant des injections de sels d’or (aurothiomalate de sodium) et un traitement par des IEC.

+ Alcool

L’absorption d’alcool augmente l’effet hypotensif du trandolapril.

+ Utilisation de membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile lors de l'hémodialyse

Des réactions anaphylactoïdes ont été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile chez des patients traités par IEC. De même qu'avec les autres antihypertenseurs de cette classe chimique, cette association doit être évitée lors de la prescription d'IEC à des patients hémodialysés.

Absence d'interactions avec d'autres médicaments

Dans les études menées chez des volontaires sains, aucune interaction pharmacocinétique n'a été observée en cas d'association du trandolapril avec la digoxine, le furosémide, la nifédipine, le glibenclamide, le propranolol et la cimétidine. Les propriétés anticoagulantes de la warfarine ne sont pas affectées en cas d'association avec le trandolapril.

Aucune interaction clinique n'a été décelée chez les patients présentant un dysfonctionnement du ventricule gauche suite à un infarctus du myocarde aigu en cas d'administration associée de thrombolytiques, d'acide acétylsalicylique, de bêta-bloquants, d'inhibiteurs calciques, de dérivés nitrés, d'anticoagulants, de diurétiques ou de digoxine.

Population particulière

Population pédiatrique

Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

Effets indésirables

Infections et infestations 4
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Infection des voies respiratoires hautes
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Infection des voies urinaires
    • bronchites
    • pharyngites
Affections hématologiques et du système lymphatique 12
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Leucopénie
    • anémie
    • dysfonction plaquettaire
    • troubles des globules blancs
  • Fréquence indéterminée
    • Agranulocytose
    • pantocytopénie
    • diminution du nombre de plaquettes
    • diminution du taux d’hémoglobine
    • diminution de l’hématocrite
  • Fréquence non précisée
    • Anémie hémolytique
    • éosinophilie
    • augmentation des anticorps antinucléaires (ANN)
Affections du système immunitaire 1
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hypersensibilité
Affections du métabolisme et de la nutrition 10
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hyperglycémie
    • hyponatrémie
    • hypercholestérolémie
    • hyperlipidémie
    • hyperuricémie
    • goutte
    • anorexie
    • diminution de l’appétit
    • anomalie des enzymes
  • Fréquence indéterminée
    • Hyperkaliémie
Affections psychiatriques 9
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Insomnie
    • diminution de la libido
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hallucination
    • dépression
    • trouble du sommeil
    • anxiété
    • agitation
    • apathie
    • nervosité
Affections du système nerveux 14
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Céphalées
    • vertiges
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Somnolence
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Accident vasculaire cérébral
    • syncope
    • myoclonie
    • paresthésie
    • migraine
    • migraine sans aura
    • dysgueusie
  • Fréquence indéterminée
    • Accidents ischémiques transitoires
    • hémorragie cérébrale
    • trouble de l’équilibre
  • Fréquence non précisée
    • Confusion
Affections oculaires 5
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Blépharite
    • œdème conjonctival
    • déficience visuelle
    • trouble oculaire
  • Fréquence non précisée
    • Vision floue
Affections de l’oreille et du labyrinthe 2
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Vertige
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Acouphène
Affections cardiaques 12
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Palpitations
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Infarctus du myocarde
    • ischémie myocardique
    • angine de poitrine
    • crise cardiaque
    • tachycardie ventriculaire
    • tachycardie
    • bradycardie
  • Fréquence indéterminée
    • Bloc auriculoventriculaire
    • arrêt cardiaque
    • arythmie
    • électrocardiogramme anormal
Affections vasculaires 7
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Hypotension
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Bouffées de chaleur
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hypertension
    • angiopathie
    • hypotension orthostatique
    • trouble vasculaire périphérique
    • varices
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 15
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Toux
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Inflammation des voies respiratoires hautes
    • congestion des voies respiratoires hautes
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Dyspnée
    • épistaxis
    • inflammation du pharynx
    • douleur oropharyngées
    • toux productive
    • troubles respiratoires
    • irritation de la gorge
    • rhinorrhée
  • Fréquence indéterminée
    • Bronchospasme
  • Fréquence non précisée
    • Sinusite
    • rhinite
    • glossite
Affections gastro-intestinales 15
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Nausées
    • diarrhée
    • constipation
    • douleur gastro-intestinale
    • trouble gastro-intestinal
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hématémèse
    • gastrite
    • vomissements
    • douleurs abdominales
    • dyspepsie
    • sécheresse de la bouche
    • flatulence
  • Fréquence indéterminée
    • Iléus
    • pancréatite
  • Fréquence non précisée
    • Angio-œdème intestinal
Affections hépatobiliaires 6
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hépatite
    • hyperbilirubinémie
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Cholestase
  • Fréquence indéterminée
    • Jaunisse
    • test de la fonction rénale anormal
    • diminution des transaminases
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 16
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Prurit
    • éruption cutanée
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Angio-œdème
    • hyperhidrose
    • psoriasis
    • eczéma
    • acné
    • sécheresse cutanée
    • affections cutanées
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Dermatite
  • Fréquence indéterminée
    • Urticaire
    • syndrome de Stevens-Johnson
    • nécrolyse épidermique toxique
    • alopécie
  • Fréquence non précisée
    • Erythème polymorphe
    • éruptions psoriasiformes
Affections musculo-squelettiques et systémiques 7
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Douleur dorsale
    • crampes musculaires
    • extrémités douloureuses
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Myalgie
    • arthralgie
    • douleur osseuse
    • ostéoarthrite
Affections rénales et urinaires 7
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Insuffisance rénale
    • azotémie
    • polyurie
    • pollakiurie
  • Fréquence indéterminée
    • Augmentation du taux de créatinine
    • augmentation de l’urémie
    • protéinurie
Affections du système reproducteur et du sein 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Trouble de l’érection
Affections congénitales, familial et génétiques 2
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Malformation artérielle congénitale
    • ichtyose
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 8
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Asthénie
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Malaise
    • douleur thoracique
    • œdème périphérique
    • sensation anormale
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Œdème
    • fatigue
  • Fréquence indéterminée
    • Pyrexie
Investigations 10
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Gamma-glutamyl-transférase élevée
    • lipase élevée
    • immunoglobuline élevée
  • Fréquence indéterminée
    • Augmentation du taux d’urée sérique
    • augmentation de la créatinine sérique
    • diminution des plaquettes
    • augmentation des tests de la fonction hépatique (incluant ASAT et ALAT)
    • augmentation du taux de phosphatase alcaline sérique
    • augmentation du taux de lactate déshydrogénase dans le sang
    • anomalies des tests de laboratoire
Blessures, empoisonnement et complications liées à l’intervention 1
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Blessures
Affections congénitales, familiales et génétiques 1
  • Fréquence non précisée
    • Anémie hémolytique avec déficit congénital en G6PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase)
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Le tableau ci-dessous mentionne les effets indésirables rapportés lors d’études cliniques sur l’hypertension (n=2 520) et l’infarctus du myocarde (n=876) et à partir des données de pharmacovigilance du trandolapril.

Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité, quand un degré de gravité peut être évalué.

Les effets indésirables sont indiqués ci-dessous en utilisant la convention suivante : Très fréquent (≥ 1/10) Fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10) Peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100) Rare (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000) Très rare (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Infections et infestations

|

Peu fréquent

|

Infection des voies respiratoires hautes.

Rare

|

Infection des voies urinaires, bronchites, pharyngites.

Affections hématologiques et du système lymphatique

|

Rare

|

Leucopénie, anémie, dysfonction plaquettaire, troubles des globules blancs.

Fréquence indéterminée

|

Agranulocytose, pantocytopénie, diminution du nombre de plaquettes, diminution du taux d’hémoglobine, diminution de l’hématocrite.

Affections du système immunitaire

|

Rare

|

Hypersensibilité.

Affections du métabolisme et de la nutrition

|

Rare

|

Hyperglycémie, hyponatrémie, hypercholestérolémie, hyperlipidémie, hyperuricémie, goutte, anorexie, diminution de l’appétit, anomalie des enzymes.

Fréquence indéterminée

|

Hyperkaliémie.

Affections psychiatriques

|

Peu fréquent

|

Insomnie, diminution de la libido.

Rare

|

Hallucination, dépression trouble du sommeil, anxiété, agitation, apathie, nervosité.

Affections du système nerveux

|

Fréquent

|

Céphalées, vertiges.

Peu fréquent

|

Somnolence

Rare

|

Accident vasculaire cérébral, syncope, myoclonie, paresthésie, migraine, migraine sans aura, dysgueusie.

Fréquence indéterminée

|

Accidents ischémiques transitoires, hémorragie cérébrale, trouble de l’équilibre.

Affections oculaires

|

Rare

|

Blépharite, œdème conjonctival, déficience visuelle, trouble oculaire.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

|

Peu fréquent

|

Vertige.

Rare

|

Acouphène.

Affections cardiaques

|

Peu fréquent

|

Palpitations.

Rare

|

Infarctus du myocarde, ischémie myocardique, angine de poitrine, crise cardiaque, tachycardie ventriculaire, tachycardie, bradycardie.

Fréquence indéterminée

|

Bloc auriculoventriculaire, arrêt cardiaque, arythmie, électrocardiogramme anormal.

Affections vasculaires

|

Fréquent

|

Hypotension*.

Peu fréquent

|

Bouffées de chaleur.

Rare

|

Hypertension, angiopathie, hypotension orthostatique, trouble vasculaire périphérique, varices.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

|

Fréquent

|

Toux.

Peu fréquent

|

Inflammation des voies respiratoires hautes, congestion des voies respiratoires hautes.

Rares

|

Dyspnée, épistaxis, inflammation du pharynx, douleur oropharyngées, toux productive, troubles respiratoires, irritation de la gorge, rhinorrhée.

Fréquence indéterminée

|

Bronchospasme.

Affections gastro-intestinales

|

Peu fréquent

|

Nausées, diarrhée, constipation, douleur gastro-intestinale, trouble gastro-intestinal.

Rare

|

Hématémèse, gastrite, vomissements, douleurs abdominales, dyspepsie, sécheresse de la bouche, flatulence.

Fréquence indéterminée

|

Iléus, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

|

Rare

|

Hépatite, hyperbilirubinémie

Très rare

|

Cholestase

Fréquence indéterminée

|

Jaunisse, test de la fonction rénale anormal, diminution des transaminases

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Peu fréquent

|

Prurit, éruption cutanée.

Rare

|

Angio-œdème, hyperhidrose, psoriasis, eczéma, acné, sécheresse cutanée, affections cutanées.

Très rare

|

Dermatite

Fréquence indéterminée

|

Urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, alopécie.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Peu fréquent

|

Douleur dorsale, crampes musculaires, extrémités douloureuses

Rare

|

Myalgie, arthralgie, douleur osseuse, ostéoarthrite.

Affections rénales et urinaires

|

Rare

|

Insuffisance rénale, azotémie, polyurie, pollakiurie.

Fréquence indéterminée

|

Augmentation du taux de créatinine, augmentation de l’urémie, protéinurie.

Affections du système reproducteur et du sein

|

Peu fréquent

|

Trouble de l’érection.

Affections congénitales, familial et génétiques

|

Rare

|

Malformation artérielle congénitale, ichtyose.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

|

Fréquent

|

Asthénie.

Peu fréquent

|

Malaise, douleur thoracique, œdème périphérique, sensation anormale.

Rare

|

Œdème, fatigue.

Fréquence indéterminée

|

Pyrexie.

Investigations

|

Très rare

|

Gamma-glutamyl-transférase élevée, lipase élevée, immunoglobuline élevée

Fréquence indéterminée

|

Augmentation du taux d’urée sérique, augmentation de la créatinine sérique, diminution des plaquettes, augmentation des tests de la fonction hépatique (incluant ASAT et ALAT), augmentation du taux de phosphatase alcaline sérique, augmentation du taux de lactate déshydrogénase dans le sang, anomalies des tests de laboratoire.

Blessures, empoisonnement et complications liées à l’intervention

|

Rare

|

Blessures

*Selon l’étude clinique TRACE (n=876), l’hypotension est un effet fréquent chez les patients atteints de dysfonctionnement du ventricule gauche suite à un infarctus du myocarde. Cependant, cet effet est peu fréquent chez les patients des essais cliniques sur l’hypertension (n=2 520).

Effets indésirables rapportés avec les IEC en tant que classe (fréquence non précisée) :

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Anémie hémolytique, éosinophilie et/ou augmentation des anticorps antinucléaires (ANN).

Affections du système nerveux

Confusion

Affections oculaires

Vision floue

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Sinusite, rhinite, glossite

Affections gastro-intestinales :

Angio-œdème intestinal

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Erythème polymorphe, éruptions psoriasiformes.

Affections congénitales, familiales et génétiques

Anémie hémolytique avec déficit congénital en G6PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Symptômes :

Les doses maximales utilisées dans les études cliniques ont été de respectivement 32 mg (dose unique administrée à des volontaires sains) et de 16 mg (doses répétées administrées à des patients hypertendus).

Les événements rencontrés en cas de surdosage sont une hypotension artérielle sévère, un état de choc, une stupeur, une bradycardie, des troubles électrolytiques et une insuffisance rénale.

Traitement :

Après l'ingestion d'une dose excessive, le patient doit être surveillé étroitement, de préférence en unité de soins intensifs. Un dosage fréquent des électrolytes et de la créatininémie est nécessaire. Les mesures thérapeutiques dépendent de la sévérité des symptômes. Si l'ingestion est récente, prenez les mesures appropriées pour l’élimination du trandolapril (par exemple : vomissement, lavage gastrique, administration d’absorbants et de sulfate de sodium).

En cas de symptômes d’hypotension, le patient doit être placé en position de choc et un traitement par administration de solution saline physiologique ou autres formes de succédanés de plasma doit être instauré dès que possible. L'administration d'angiotensine II peut être envisagée en centre spécialisé. La bradycardie ou les réactions vasovagales sévères doivent être traitées avec de l’atropine. Il faut envisager un traitement par pacemaker.

On ignore si le trandolaprilate peut être éliminé par hémodialyse à un niveau significatif en clinique.

Il n’y a pas d’antidote spécifique en cas de surdosage de trandolapril.

Spécialités commercialisées au Maroc

3 produit(s) à base de Trandolapril seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 8 spécialité(s) à base de Trandolapril seule, et 3 association(s) avec d'autres substances. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

8 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 8
ODRIK 2 mg, gélule2 mg
ODRIK 4 mg, gélule4 mg
TRANDOLAPRIL BIOGARAN 0,5 mg, gélule0,5 mg
TRANDOLAPRIL BIOGARAN 2 mg, gélule2 mg
TRANDOLAPRIL BIOGARAN 4 mg, gélule4 mg
TRANDOLAPRIL VIATRIS 0,5 mg, gélule0,5 mg
TRANDOLAPRIL VIATRIS 2 mg, gélule2 mg
TRANDOLAPRIL VIATRIS 4 mg, gélule4 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 14 octobre 2025.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

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