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Substance active · ATC L02BB

Darolutamide

Anti-androgens

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (1) ↓ · Posologie par spécialité française (1) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NUBEQA 300 mg, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 août 2025.

Indications

NUBEQA est indiqué chez l’homme adulte dans le traitement du - cancer de la prostate résistant à la castration non métastatique (CPRCnm) pour les patients ayant un risque élevé de développer une maladie métastatique (voir rubrique 5.1) ;

- cancer de la prostate hormonosensible métastatique (CPHSm) en association avec un traitement par suppression androgénique (voir rubrique 5.1).

- cancer de la prostate hormonosensible métastatique (CPHSm) en association avec le docétaxel et un traitement par suppression androgénique (voir rubrique 5.1).

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Femmes enceintes ou susceptibles de débuter une grossesse (voir rubrique 4.6).

Grossesse Contre-indiqué

⚠ Divergence FR/US — Contre-indiqué chez la femme enceinte ou susceptible de l'être (rubrique 4.3) : de par son mécanisme d'action, le darolutamide peut avoir des effets nocifs sur le fœtus et altérer son développement ; préservatif obligatoire chez l'homme traité ayant des rapports avec une femme enceinte.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Femmes enceintes ou susceptibles de débuter une grossesse (voir rubrique 4.6).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Données insuffisantes

Excrétion dans le lait inconnue, aucune étude animale ; les risques pour l'enfant allaité ne peuvent être exclus, sans consigne explicite.

Source française seule.

Les risques pour l’enfant allaité ne peuvent être exclus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Insuffisance rénale

Les données disponibles chez les patients atteints d’une insuffisance rénale sévère sont limitées.

En raison d’une possible augmentation de l’exposition, l’apparition d’effets indésirables doit être étroitement surveillée chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance hépatique

Les données disponibles sont limitées chez les patients atteints d’une insuffisance hépatique modérée, et le darolutamide n’a pas été étudié chez les patients atteints d’une insuffisance hépatique sévère.

En raison d’une possible augmentation de l’exposition, l’apparition d’effets indésirables doit être étroitement surveillée chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Antécédents récents de maladies cardiovasculaires

Les patients ayant eu une pathologie cardiovasculaire cliniquement significative au cours des 6 derniers mois, notamment un accident vasculaire cérébral, un infarctus du myocarde, un angor sévère/instable, un pontage artériel périphérique/coronarien et une insuffisance cardiaque congestive symptomatique, ont été exclus des études cliniques. Par conséquent, la sécurité du darolutamide chez ces patients n’a pas été établie.

Si NUBEQA est prescrit, les patients ayant présentés une maladie cardiovasculaire cliniquement significative doivent être traités pour ces affections conformément aux recommandations thérapeutiques en vigueur.

Hépatotoxicité

En cas d’anomalies des tests de la fonction hépatique évocatrices d’une atteinte hépatique médicamenteuse idiosyncrasique, le traitement par le darolutamide doit être définitivement arrêté (voir rubrique 4.8).

Utilisation concomitante d’autres médicaments

L’utilisation d’inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp pendant le traitement par darolutamide est susceptible de réduire la concentration plasmatique du darolutamide et n’est donc pas recommandée, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique. Le recours à un autre médicament concomitant ayant un effet inducteur plus faible sur le CYP3A4 ou la P-gp doit être envisagé (voir rubrique 4.5).

L’apparition d’effets indésirables associés aux substrats de la BCRP, de l’OATP1B1 et de l’OATP1B3 doit être surveillée chez les patients, car l’administration concomitante de darolutamide est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de ces substrats.

L’administration concomitante de rosuvastatine doit être évitée, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique (voir rubrique 4.5).

Un traitement par suppression androgénique peut allonger l’intervalle QT

Chez les patients présentant des antécédents ou des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT et chez les patients recevant de manière concomitante des médicaments susceptibles d’allonger l’intervalle QT (voir rubrique 4.5), les médecins doivent évaluer le rapport bénéfice/risque en prenant en compte le risque de torsades de pointes avant l’instauration du traitement par NUBEQA.

Informations sur les excipients

NUBEQA contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Interactions médicamenteuses

Effets d’autres médicaments sur le darolutamide

Inducteurs du CYP3A4 et de la P-gp.

Le darolutamide est un substrat du CYP3A4 et de la glycoprotéine P (P-gp).

L’utilisation d’inducteurs puissants et modérés du CYP3A4 et de la P-gp (p. ex., carbamazépine, phénobarbital, millepertuis, phénytoïne et rifampicine) pendant le traitement par le darolutamide n’est pas recommandée, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique. Le recours à un autre médicament concomitant ayant un effet inducteur faible ou nul sur le CYP3A4 ou la P-gp doit être envisagé.

L’administration répétée de rifampicine (600 mg), un inducteur puissant du CYP3A4 et de la P-gp, avec une dose unique de darolutamide (600 mg) prise pendant un repas a entraîné une diminution de 72 % de l’exposition moyenne (AUC0-72) et une diminution de 52 % de la Cmax du darolutamide.

Inhibiteurs du CYP3A4, de la P-gp et de la BCRP Le darolutamide est un substrat du CYP3A4, de la P-gp et de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP).

En cas d’administration d’un inhibiteur du CYP3A4, de la P-gp ou de la BCRP, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative n’est attendue. Le darolutamide peut être administré de façon concomitante avec des inhibiteurs du CYP3A4, de la P-gp ou de la BCRP. L'utilisation concomitante du darolutamide avec une association d’un inhibiteur de la P-gp et d’un inhibiteur puissant du CYP3A4 augmente l’exposition au darolutamide, ce qui peut accroître le risque d’effets indésirables du darolutamide. Il est recommandé de surveiller plus fréquemment les patients pour détecter les effets indésirables du darolutamide et d’ajuster la dose de darolutamide si nécessaire.

L’administration d’itraconazole (200 mg deux fois par jour le jour 1 puis une fois par jour les 7 jours suivants), un inhibiteur puissant du CYP3A4, de la P-gp et de la BCRP, avec une dose unique de darolutamide (600 mg le jour 5 pendant un repas) a entraîné une augmentation d’un facteur 1,7 de l’exposition moyenne (AUC0-72) et une augmentation d’un facteur 1,4 de la Cmax du darolutamide.

Inhibiteurs de l’UGT1A9 Le darolutamide est un substrat de l’UGT1A9.

En cas d’administration d’un inhibiteur de l’UGT1A9, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative n’est attendue. Le darolutamide peut être administré de façon concomitante avec des inhibiteurs de l’UGT1A9.

Une analyse pharmacocinétique de population a indiqué qu’une administration concomitante d’inhibiteurs d’UGT1A9 et de darolutamide a entrainé une augmentation d’un facteur 1,2 de l’exposition (AUC 0-72) du darolutamide.

Docétaxel L’administration du darolutamide en association avec le docétaxel n’a entraîné aucune modification cliniquement significative de la pharmacocinétique du darolutamide chez les patients atteints de CPHSm (voir rubrique 5.1).

Effets du darolutamide sur d’autres médicaments

Substrats de la BCRP, de l’OATP1B1 et de l’OATP1B3 Le darolutamide est un inhibiteur de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP) et des transporteurs d’anions organiques (OATP) 1B1 et 1B3.

L’administration concomitante de rosuvastatine doit être évitée, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique. Le recours à un autre médicament concomitant ayant un effet inhibiteur plus faible sur la BCRP, l’OATP1B1 et l’OATP1B3 doit être envisagé.

L’administration de darolutamide (600 mg deux fois par jour pendant 5 jours) avant l’administration concomitante d’une dose unique de rosuvastatine (5 mg) au cours d’un repas a entraîné une augmentation d’un facteur 5 environ de l’exposition moyenne (AUC) et de la Cmax de la rosuvastatine.

L’administration concomitante de darolutamide avec des autres substrats de la BCRP doit être évitée dans la mesure du possible.

L’administration de darolutamide est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques des autres substrats de la BCRP, de l’OATP1B1 et de l’OATP1B3 (p. ex., méthotrexate, sulfasalazine, fluvastatine, atorvastatine, pitavastatine) en cas d’administration concomitante. Une surveillance du patient est donc recommandée afin de détecter tout effet indésirable des substrats de la BCRP, de l’OATP1B1 et de l’OATP1B3. Par ailleurs, les recommandations indiquées dans l’information produit de ces substrats doivent être respectées en cas d’administration concomitante avec le darolutamide.

Substrats de la P-gp Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative n’est attendue en cas d’administration d’un substrat de la P-gp. Le darolutamide peut être administré de façon concomitante avec des substrats de la P-gp (p. ex., digoxine, vérapamil ou nifédipine). Lors de l’administration concomitante de darolutamide et de dabigatran étexilate, un substrat sensible de la P-gp, aucune augmentation de l’exposition (AUC et Cmax) au dabigatran n’a été mise en évidence.

Substrats du CYP3A4 Le darolutamide est un faible inducteur du CYP3A4.

Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative n’est attendue en cas d’administration d’un substrat du CYP. Le darolutamide peut être administré de façon concomitante avec des substrats du CYP (p. ex., warfarine, L-thyroxine, oméprazole).

L’administration de darolutamide (600 mg deux fois par jour pendant 9 jours) avant l’administration concomitante d’une dose unique de midazolam (1 mg), un substrat sensible du CYP3A4, au cours d’un repas a entraîné une diminution de l’exposition moyenne (AUC) et de la Cmax du midazolam de 29 % et 32 %, respectivement.

Le darolutamide n’a pas inhibé le métabolisme d’une sélection de substrats du CYP in vitro à des concentrations cliniquement pertinentes.

Docétaxel L’administration du darolutamide en association avec le docétaxel n’a entraîné aucune modification cliniquement significative de la pharmacocinétique du docétaxel chez les patients atteints de CPHSm (voir rubrique 5.1).

Médicaments allongeant l’intervalle QT

Le traitement par suppression androgénique étant susceptible d’allonger l’intervalle QT, l’utilisation concomitante avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT ou des médicaments capables d’induire des torsades de pointes tels que les antiarythmiques de classe IA (p. ex., quinidine, disopyramide) ou de classe III (p. ex., amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine et les antipsychotiques (p. ex., halopéridol), doit être évaluée avec précaution.

Effets indésirables

Affections cardiaques 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Cardiopathie ischémique
    • Insuffisance cardiaque
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 1
  • Fréquence non précisée
    • Éruption cutanée
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif 3
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Douleurs dans les extrémités
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Fractures
    • Fractures — en association avec le docétaxel
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Fatigue/états asthéniques
Investigations 8
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Diminution du nombre de neutrophiles
    • Augmentation de la bilirubine sanguine
    • Augmentation de l’alanine aminotransférase (ALAT)
    • Augmentation de l’aspartate aminotransférase (ASAT)
    • Diminution du nombre de neutrophiles — en association avec le docétaxel
    • Augmentation de la bilirubine sanguine — en association avec le docétaxel
    • Augmentation de l’alanine aminotransférase (ALAT) — en association avec le docétaxel
    • Augmentation de l’aspartate aminotransférase (ASAT) — en association avec le docétaxel
1
  • Fréquence non précisée
    • atteintes hépatiques médicamenteuses idiosyncrasiques
Affections vasculaires 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Hypertension — en association avec le docétaxel
Affections de la peau et du tissu sous- cutané 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Éruption cutanée — en association avec le docétaxel
Affections des organes de reproduction et du sein 1
  • Fréquence non précisée
    • Gynécomastie — en association avec le docétaxel
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients atteints de - CPRCnm ou de CPHSm ayant reçu le darolutamide sont la fatigue/les états asthéniques (13,7 %) ;

- CPHSm ayant reçu le darolutamide en association avec le docétaxel sont les éruptions cutanées (16,6 %) et l’hypertension (13,8 %).

Pour plus d’informations concernant la sécurité en cas d’administration du darolutamide en association, il convient de consulter le RCP de chacun des médicaments concernés.

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés chez les patients atteints de CPRCnm ou de CPHSm ayant reçu le darolutamide sont présentés dans le tableau 1. Les effets indésirables rapportés chez les patients atteints de CPHSm ayant reçu le darolutamide en association avec le docétaxel sont présentés dans le tableau 2.

Les effets indésirables sont catégorisés par classe de système d’organes. Ils sont regroupés par catégorie de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 1 : Effets indésirables rapportés chez les patients atteints de CPRCnm et de CPHSm ayant reçu le darolutamide dans le cadre des étudesa ARAMIS et ARANOTE Classe de système d’organes (MedDRA) Très fréquent Fréquent Affections cardiaques Cardiopathie ischémiqueb Insuffisance cardiaquec Affections de la peau et du tissu sous-cutané Éruption cutanéed Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif Douleurs dans les extrémités Fractures Troubles généraux et anomalies au site d’administration Fatigue/états asthéniquese Investigationsf Diminution du nombre de neutrophiles Augmentation de la bilirubine sanguine Augmentation de l’alanine aminotransférase (ALAT) Augmentation de l’aspartate aminotransférase (ASAT)

a La durée médiane d’exposition au cours des études ARAMIS et ARANOTE était de 18,2 mois (intervalle : 0,0 à 44,3 mois) chez les patients ayant reçu le darolutamide et de 11,6 mois (intervalle : 0,0 à 40,5 mois) chez les patients ayant reçu le placebo. b Inclut artériosclérose de l’artère coronaire, maladie de l’artère coronaire, occlusion artérielle coronaire, sténose artérielle coronaire, syndrome coronaire aigu, infarctus du myocarde aigu, angine de poitrine, angor instable, infarctus du myocarde, ischémie myocardique. c Inclut insuffisance cardiaque, insuffisance cardiaque aiguë, insuffisance cardiaque chronique, insuffisance cardiaque congestive, choc cardiogénique, insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée. d Inclut éruption cutanée, éruption maculeuse, éruption maculopapuleuse, éruption papuleuse, éruption pustuleuse, érythème, dermatite. e Inclut fatigue et asthénie, léthargie et malaise. f Critères communs de terminologie pour les effets indésirables (CTCAE), version 5.0. L’incidence est basée sur les valeurs rapportées en tant qu’anomalies biologiques.

Tableau 2 : Effets indésirables rapportés chez les patients atteints de CPHSm ayant reçu le darolutamide en association avec le docétaxel dans le cadre de l’étude ARASENSa, b Classe de système d’organes (MedDRA) Très fréquent Fréquent Affections vasculaires Hypertensionc Affections de la peau et du tissu sous- cutané Éruption cutanéed, e Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif Fractures Affections des organes de reproduction et du sein Gynécomastie Investigationsf Diminution du nombre de neutrophiles Augmentation de la bilirubine sanguine Augmentation de l’alanine aminotransférase (ALAT) Augmentation de l’aspartate aminotransférase (ASAT)

a La durée médiane d’exposition était de 41,0 mois (intervalle : 0,1 à 56,5 mois) chez les patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et de 16,7 mois (intervalle : 0,3 à 55,8 mois) chez les patients ayant reçu le placebo+docétaxel. b L’incidence des effets indésirables pourrait ne pas être imputable au darolutamide seul ; les autres médicaments utilisés en association pourraient y avoir contribué. c Inclut hypertension, augmentation de la tension artérielle, urgence hypertensive. d Inclut éruption cutanée, éruption d’origine médicamenteuse, éruption érythémateuse, éruption folliculaire, éruption maculeuse, éruption maculopapuleuse, éruption papuleuse, éruption prurigineuse, éruption pustuleuse, éruption vésiculeuse, érythème, dermatite. e L’incidence était à son niveau maximal au cours des 6 premiers mois du traitement. f Critères communs de terminologie pour les effets indésirables (CTCAE), version 4.03. L’incidence est basée sur les valeurs rapportées en tant qu’anomalies biologiques.

Description de certains effets indésirables

Tests de la fonction hépatique Des cas d’atteintes hépatiques médicamenteuses idiosyncrasiques avec augmentations de grade 3 et 4 de l’alanine aminotransférase (ALAT) et/ou de l’aspartate aminotransférase (ASAT) à ≥ 5 et ≥ 20 × la limite normale supérieure (LSN) ont été rapportés avec le traitement par le darolutamide dont des augmentations des transaminases avec augmentation simultanée de la bilirubine totale à ≥ 2 × LSN.

Le délai d’apparition de ces effets était compris entre 1 mois et 12 mois après l’instauration du traitement par le darolutamide. Dans de nombreux cas, les élévations de l’ALAT et de l’ASAT ont été réversibles à l’arrêt du darolutamide. Pour des recommandations spécifiques, voir rubrique 4.4.

Cancer de la prostate résistant à la castration non métastatique (CPRCnm) et cancer de la prostate hormonosensible métastatique (CPHSm) – traitement par le darolutamide Fatigue Une fatigue/des états asthéniques ont été rapportés chez 13,7 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 11,7 % des patients ayant reçu le placebo. Des événements de grade 3 maximum ont été rapportés chez 0,4 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0,9 % des patients ayant reçu le placebo. La majorité de ces patients (10,0 % des patients ayant reçu le darolutamide et 8,5 % des patients ayant reçu le placebo) a présenté une fatigue (asthénie, léthargie et malaise exclus).

Fractures Des fractures sont survenues chez 4,1 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 3,2 % des patients ayant reçu le placebo.

Cardiopathie ischémique et insuffisance cardiaque Une cardiopathie ischémique a été observée chez 3,4 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 2,2 % des patients ayant reçu le placebo. Des événements de grade 5 sont survenus chez 0,4 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0,4 % des patients ayant reçu le placebo. Une insuffisance cardiaque a été observée chez 1,6 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0,9 % des patients ayant reçu le placebo.

Neutrophiles diminués Une anomalie biologique de type diminution du nombre de neutrophiles a été rapportée chez 17,3 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 7,4 % des patients ayant reçu le placebo. Le délai médian jusqu’au nadir était de 225 jours. Ces anomalies biologiques étaient le plus souvent de grade 1 ou 2. Une diminution du nombre de neutrophiles de grade 3 et 4 a été rapportée chez respectivement 2,6 % et 0,3 % des patients. Un seul patient a arrêté définitivement le darolutamide en raison d’une neutropénie. Les cas de neutropénie étaient transitoires ou réversibles (83 % des patients) et n’étaient pas associés à des signes ou symptômes cliniquement significatifs.

Bilirubine sanguine augmentée Une anomalie biologique de type élévation de la bilirubine sanguine a été rapportée chez 16,1 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 6,1 % des patients ayant reçu le placebo. Les épisodes étaient le plus souvent de grade 1 ou 2, n’étaient pas associés à des signes ou symptômes cliniquement significatifs, et étaient réversibles à l’arrêt du darolutamide. Des cas d’élévation de la bilirubine de grade 3 et 4 ont été rapportés chez 0,2 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0 % des patients ayant reçu le placebo. Dans le groupe darolutamide, le délai moyen avant le premier épisode d'élévation de la bilirubine était de 187 jours, et la durée moyenne du premier épisode était de 172 jours. Un patient a arrêté définitivement le traitement en raison d'une élévation de la bilirubine.

ALAT et ASAT augmentées Une anomalie biologique de type élévation de l’ALAT a été rapportée chez 13,3 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 9,7 % des patients ayant reçu le placebo. Une anomalie biologique de type élévation de l’ASAT a été rapportée chez 22,0 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 13,4 % des patients ayant reçu le placebo. Les épisodes étaient le plus souvent de grade 1 ou 2, n’étaient pas associés à des signes ou symptômes cliniquement significatifs, et étaient réversibles à l’arrêt du darolutamide. Des cas d’élévation de l’ALAT de grade 3 et 4 ont été rapportés chez 0,9 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0,3 % des patients ayant reçu le placebo. Des cas d’élévation de l’ASAT de grade 3 et 4 ont été rapportés chez 1,2 % des patients ayant reçu le darolutamide et chez 0,3 % des patients ayant reçu le placebo. Dans le groupe darolutamide, la durée moyenne avant le premier épisode d’élévation de l’ALAT était de 253 jours et la durée moyenne avant le premier épisode d’élévation de l’ASAT était de 257 jours. La durée moyenne du premier épisode était de 122 jours pour l’élévation de l’ALAT et de 121 jours pour l’élévation de l’ASAT.

Respectivement deux et trois patients ont arrêté définitivement leur traitement en raison d'une élévation de l’ALAT et de l'ASAT.

Cancer de la prostate hormonosensible métastatique (CPHSm) – traitement par le darolutamide en association avec le docétaxel Hypertension Dans l’étude ARASENS, une hypertension a été rapportée chez 13,8 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 9,4 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel.

Une hypertension de grade 3 a été rapportée chez 6,4 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 3,5 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Un patient a présenté une hypertension de grade 4 dans chaque groupe de traitement.

Un cas d’hypertension de grade 5 avec artériosclérose de grade 5 a été rapporté dans le groupe darolutamide+docétaxel. Le patient concerné avait des antécédents d’hypertension et de tabagisme de longue date et l’événement s’est produit plus de 3 ans après le début du traitement par le darolutamide.

La survenue d’une hypertension a été rapportée plus fréquemment chez les patients qui ne présentaient pas d’antécédents médicaux d’hypertension dans les deux groupes de traitement.

Fractures Des fractures sont survenues chez 7,5 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 5,1 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel.

Neutrophiles diminués Une anomalie biologique de type diminution du nombre de neutrophiles a été rapportée chez 50,6 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 45,5 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Une diminution du nombre de neutrophiles de grade 3 et 4 a été rapportée chez 34,4 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 31,4 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Dans les deux bras de traitement, l'incidence des neutrophiles diminués et les neutropénies était plus élevée au cours des premiers mois de traitement, ensuite l'incidence et la gravité des événements ont diminué.

Bilirubine sanguine augmentée Une augmentation de la bilirubine a été rapportée en tant qu’anomalie biologique chez 19,6 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel et chez 10,0 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Les évènements ont été majoritairement de grade 1 ou 2. Une augmentation de la bilirubine de grade 3 et de grade 4 a été rapportée chez 0,5 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel, et chez 0,3 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel.

ALAT et ASAT augmentées Une élévation du taux d’alanine aminotransférase (ALAT) a été rapportée en tant qu’anomalie biologique chez 42,3 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel, et chez 38,0 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Une élévation du taux d’aspartate aminotransférase (ASAT) a été rapportée en tant qu’anomalie biologiques chez 43,9 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel, et chez 39,3 % des patients ayant reçu le placebo+docétaxel. Les élévations de l’ALAT et de l’ASAT ont été majoritairement de grade 1.

Une élévation de l’ALAT de grade 3 et de grade 4 a été rapportée chez 3,7 % des patients traités par darolutamide+docétaxel, et chez 3,0 % des patients traités par placebo+docétaxel. Une élévation de l’ASAT de grade 3 et de grade 4 a été rapportée chez 3,6 % des patients ayant reçu le darolutamide+docétaxel, et chez 2,3 % et des patients ayant reçu le placebo+docétaxel.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration voir Annexe V.

Surdosage

La plus forte dose de darolutamide étudiée cliniquement était une dose de 900 mg deux fois par jour, soit une dose journalière totale de 1 800 mg. Aucune toxicité limitant la dose n’a été observée à cette dose.

Au vu de l’absorption saturable (voir rubrique 5.2) et de l’absence de signe de toxicité aiguë, la prise d’une dose de darolutamide supérieure à la dose recommandée ne devrait pas entraîner de toxicité.

En cas d’ingestion d’une dose supérieure à la dose recommandée, le traitement par le darolutamide peut être poursuivi et la dose suivante peut être prise comme prévu.

Il n’existe aucun antidote spécifique au darolutamide et les symptômes du surdosage n’ont pas été établis.

Spécialités commercialisées au Maroc

1 produit(s) à base de Darolutamide seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 1 spécialité(s) à base de Darolutamide seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

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1 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 1
NUBEQA 300 mg, comprimé pelliculé300 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 21 août 2025.

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