Voie ophtalmique
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NEOSYNEPHRINE 2,5 % FAURE, collyre en solution en récipient unidose) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 novembre 2025.
Indications
Ce collyre est indiqué pour obtenir :
• une mydriase à visée diagnostique,
• une mydriase thérapeutique,
• une mydriase pré-opératoire.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Chez les nouveau-nés et les nourrissons avec comorbidités cardio- et cérébrovasculaires
• Chez certains sujets âgés avec comorbidités artériosclérotiques, cardio- ou cérébrovasculaires graves
• Risque de glaucome par fermeture d’angle.
• En association aux IMAO non sélectifs.
• En association aux autres sympathomimétiques indirects.
• En association aux sympathomimétiques alphas (voies orale et/ou nasale).
Ce médicament ne doit GENERALEMENT pas être utilisé, sauf avis contraire du médecin, dans les cas suivants :
• Pendant le premier trimestre de grossesse et en cas d’allaitement.
• Pendant le premier trimestre de grossesse et en cas d’allaitement.
• En association avec les IMAO-A sélectifs.
• En association avec le linézolide.
• En association avec les alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques et vasoconstricteurs.
Grossesse À éviter au 1er trimestre
⚠ Divergence FR/US — Ne doit généralement pas être utilisé au 1er trimestre sauf avis contraire du médecin (4.3) ; ensuite, à n'envisager que si nécessaire en raison des propriétés vasoconstrictives.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Pendant le premier trimestre de grossesse et en cas d’allaitement.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Allaitement déconseillé en cas de traitement oculaire, en raison des possibles effets cardiovasculaires et neurologiques des vasoconstricteurs.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Cependant, compte tenu des possibles effets cardiovasculaires et neurologiques des vasoconstricteurs, l’allaitement est déconseillé en cas de traitement oculaire par phényléphrine.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Ne pas laisser à la portée des enfants car il existe un risque d’intoxication aiguë par ingestion accidentelle.
• Comme pour tout collyre, il y a un passage de la phényléphrine dans la circulation générale.
• Afin d’éviter les effets systémiques induits par le passage de phényléphrine dans la circulation générale par les voies lacrymo-nasales, par la peau et par l’ingestion orale, il convient de procéder aux gestes suivants :
o Essuyer l’excédent de collyre qui s’écoule sur la joue afin d’éviter tout risque d’ingestion, surtout chez l’enfant (voir rubrique 4.2) ;
o Fermer l’œil et comprimer en même temps l’angle interne de l’œil pendant 1 minute après chaque instillation afin d’occlure les points lacrymaux.
• Le risque de toxicité est plus élevé chez l’enfant et le sujet âgé
• La phényléphrine collyre doit être administrée avec précaution chez les patients à risques en particulier cardiovasculaire : HTA, insuffisance coronaire, hyperthyroïdie, troubles du rythme.
• Afin d’éviter les surdosages, il convient d’éviter les instillations répétées et ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné (voir rubrique 4.2). Respecter l’espacement recommandé entre les instillations.
• Chez tous les enfants, il convient de ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné (respecter l’espacement recommandé entre les instillations).
NEONATOLOGIE
NEOSYNEPHRINE 2,5 % FAURE collyre en solution en récipient unidose doit être administré avec prudence chez les nouveau-nés et les nourrissons anciens prématurés (utilisation dans le cadre de la surveillance de la rétinopathie du prématuré) en raison d’effets hémodynamiques liés à une vasoconstriction puissante. Ces effets peuvent se traduire cliniquement par un malaise, des pauses respiratoires, une hypertension artérielle, des bradycardies profondes et une désaturation. Il convient donc de surveiller étroitement le nouveau-né ou le nourrisson ancien prématuré, par monitoring cardiorespiratoire et contrôle tensionnel durant au moins 30 minutes suivant l’instillation.
De plus :
• Limiter l’administration à une seule goutte de collyre par œil lors de chaque instillation (ne pas doubler l’administration sauf si la première goutte n’a absolument pas atteint l’œil)
• Bien essuyer la peau surtout chez le prématuré pour éviter le passage cutané et/ou l’ingestion
• Evaluer soigneusement et prendre en compte les risques supplémentaires liés à une éventuelle co-morbidité (notamment cardio et cérébro-vasculaires et atteintes du SNC).
• En cas d’anesthésie générale, les associations éventuelles en particulier avec les anesthésiques volatils halogénés devront être prises en compte. Il est important que l’anesthésiste soit prévenu de l’administration de phényléphrine collyre avant ou pendant l’intervention ophtalmologique.
• Les iris foncés se dilatent moins facilement que les iris clairs. En cas d’iris foncé, il est nécessaire de faire particulièrement attention au risque de surdosage. En cas de dilatation insuffisante, si l’instillation doit être répétée pour obtenir une mydriase suffisante, attendre au moins 30 minutes avant de répéter l’instillation.
• Ne pas injecter.
• Le collyre ne doit pas être administré en injection péri ou intraoculaire.
• La phényléphrine est susceptible de déclencher une crise de glaucome aigu par obstruction mécanique des voies d’élimination de l’humeur aqueuse chez les sujets présentant un angle iridocornéen étroit.
• En cas d'hypersensibilité à la phényléphrine, interrompre le traitement.
• En cas de non-respect des doses préconisées (instillations répétées), un effet rebond peut survenir.
• Du fait de la présence de phényléphrine, le port de lentilles de contact hydrophiles souples est déconseillé pendant le traitement.
• L'attention des sportifs est attirée sur le fait que ce collyre contient une substance active (la phényléphrine) pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Interactions médicamenteuses
Bien qu’administré par voie locale, ce médicament peut entraîner des effets systémiques qu’il convient de prendre en compte.
Associations contre-indiquées
+ IMAO non sélectifs
Hypertension paroxystique, hyperthermie pouvant être fatale. Du fait de la durée d’action de l’IMAO, cette interaction est encore possible 15 jours après l'arrêt de l'IMAO.
+ Autres sympathomimétiques indirects
Risque de vasoconstriction et/ou crises hypertensives.
+ Sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale)
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
Associations déconseillées
+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle vasoconstricteurs
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ IMAO-A sélectifs
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Linézolide
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
Associations nécessitant des précautions d’emploi
+ Anesthésiques volatils halogénés
Poussée hypertensive peropératoire.
Il est important que l’anesthésiste soir prévenu de l’administration de phényléphrine collyre avant ou pendant l’intervention ophtalmologique.
Associations à prendre en compte
Sans objet
Effets indésirables
Affections du système nerveux 2
- Fréquence indéterminée
- Tremblements
- céphalées
Affections oculaires 10
- Fréquence indéterminée
- Mydriase gênante
- photophobie
- glaucome aigu par fermeture de l'angle
- irritation des yeux
- picotements oculaires transitoires
- réactions allergiques
- œdème des paupières
- blépharite
- conjonctivite allergique
- kératite ponctuée superficielle
Affections cardiaques 5
- Fréquence indéterminée
- Tachycardie
- Syndrome coronaire aigu
- infarctus du myocarde
- troubles du rythme cardiaque
- Bradycardie — Chez le prématuré et nouveau-né
Affections vasculaires 4
- Fréquence indéterminée
- Pâleur
- Hypertension sévère grave
- Pâleur périorbitaire — Chez le prématuré
- Hypertension artérielle — Chez le prématuré et nouveau-né
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 3
- Fréquence indéterminée
- Œdème pulmonaire
- Apnée du nouveau-né — Chez le prématuré et nouveau-né
- désaturation en oxygène néonatale — Chez le prématuré et nouveau-né
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 1
- Fréquence indéterminée
- Eczéma de contact
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 1
- Fréquence indéterminée
- malaise — Chez le prématuré et nouveau-né
Investigations 1
- Fréquence indéterminée
- Elévation de la pression artérielle
1
- Fréquence non précisée
- souffrance mésentérique — Chez le prématuré et nouveau-né
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Tableau des effets indésirables
Le tableau ci-dessous répertorie les effets indésirables de NEOSYNEPHRINE 2,5 % FAURE, collyre en solution en récipient unidose. Les fréquences suivantes ont servi de base pour l’évaluation des effets indésirables : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, <1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000 à <1/100), rares (≥ 1/10 000 à <1/1 000), très rares (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classification par discipline médicale (System Organ Class, MedDRA)
|
Fréquence indéterminée
Affections du système nerveux
|
Tremblements, céphalées
Affections oculaires
|
Mydriase gênante, photophobie
Risque de glaucome aigu par fermeture de l'angle
Possibilité d'irritation des yeux ou de picotements oculaires transitoires
Possibilité de réactions allergiques : œdème des paupières, blépharite, conjonctivite allergique, kératite ponctuée superficielle
Affections cardiaques
|
Tachycardie
Syndrome coronaire aigu, infarctus du myocarde, troubles du rythme cardiaque
Chez le prématuré et nouveau-né : Bradycardie
Affections vasculaires
|
Pâleur
Hypertension sévère
Chez le prématuré : Pâleur périorbitaire
Chez le prématuré et nouveau-né : Hypertension artérielle
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
Œdème pulmonaire
Chez le prématuré et nouveau-né : Apnée du nouveau-né, désaturation en oxygène néonatale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
Eczéma de contact
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
|
Chez le prématuré et nouveau-né : Possibilité de malaise
Investigations
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Elévation de la pression artérielle
Description de certains effets indésirables
La phényléphrine en collyre passe dans la circulation générale et peut entraîner des effets systémiques dont il faut tenir compte (voir rubriques 4.2 et 4.4) :
• Elévation de la pression artérielle, tachycardie.
• Tremblements, pâleur, céphalées.
• Risque d’accidents majeurs tels que :
o Hypertension sévère.
o Œdème pulmonaire, syndrome coronaire aigu, infarctus du myocarde, troubles du rythme cardiaque.
Population pédiatrique
Chez le prématuré et nouveau-né, les effets hémodynamiques liés à une vasoconstriction puissante peuvent se traduire cliniquement par un malaise, une apnée du nouveau-né, une hypertension artérielle, des bradycardies profondes et une désaturation en oxygène néonatale. L’effet vasoconstricteur peut entraîner une souffrance mésentérique et potentialiser l’effet sur le tube digestif d’un collyre atropinique souvent co-administré.
Une grande prudence d'administration est indispensable dans cette population de nouveau-nés prématurés. Il convient donc de surveiller étroitement le nouveau-né ou le nourrisson ancien prématuré, par monitoring cardiorespiratoire et contrôle tensionnel durant au moins 30 minutes suivant l’instillation.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
2 situations sont possibles :
• Soit par surdosage lors de l’administration du collyre (notamment lors des instillations répétées),
• Soit du fait d’une ingestion accidentelle d’un flacon de collyre multidose, notamment par l’enfant.
Des cas d’accidents majeurs ont été rapportés tels que :
• Hypertension sévère.
• Œdème pulmonaire aigu.
• Syndrome coronarien aigu, infarctus du myocarde.
• Troubles du rythme ventriculaire.
• Accident vasculaire cérébral.
• Convulsion.
• Coma.
Le délai d’apparition est en général rapide, le traitement est symptomatique.
La prise en charge doit s’effectuer en milieu spécialisé.