Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple METOTAB 2,5 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 17 septembre 2026.
Indications
• Leucémie aigüe lymphoblastique (LAL) en traitement d’entretien chez les adultes et les patients pédiatriques.
• Psoriasis de l'adulte :
o psoriasis en grandes plaques, étendu et résistant aux thérapeutiques classiques (puvathérapie, rétinoïdes),
o érythrodermie psoriasique,
o psoriasis pustuleux généralisé.
Compte-tenu des incertitudes sur la tolérance à long terme, l'utilisation avant l'âge de 50 ans doit être soigneusement pesée.
• Polyarthrite rhumatoïde active.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Insuffisance hépatique (taux de bilirubine supérieurs à 5 mg/dl [85,5 μmol/l], voir rubrique 4.2).
• Abus d’alcool.
• Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min, voir rubrique 4.2).
• Anomalies sanguines préexistantes, telles qu’une hypoplasie de la moelle osseuse, une leucopénie, une thrombopénie ou une anémie importante.
• Immunodéficience.
• Infections sévères, aiguës ou chroniques, telles que la tuberculose et l’infection par le VIH.
• Stomatite, ulcères de la cavité buccale et ulcères gastro-intestinaux actifs connus.
• Allaitement (voir rubrique 4.6).
• Vaccination concomitante avec des vaccins vivants.
Également pour des indications non oncologiques :
• Grossesse (voir rubrique 4.6).
Grossesse Contre-indiqué
Puissant tératogène humain, contre-indiqué pendant la grossesse dans les indications non oncologiques ; contraception efficace obligatoire pendant le traitement et au moins 6 mois après l'arrêt, grossesse à exclure avant le début du traitement.
Confirmé par les sources française et américaine.
Le méthotrexate est contre-indiqué pendant la grossesse pour des indications non oncologiques (voir rubrique 4.3).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Contre-indiqué pendant l'allaitement (passage dans le lait, toxicité possible pour le nourrisson) ; l'allaitement doit être interrompu avant le traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Comme le méthotrexate passe dans le lait maternel et peut s’avérer toxique pour le nourrisson, le traitement est contre-indiqué durant l'allaitement (voir rubrique 4.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Le prescripteur doit préciser le jour de la prise sur l’ordonnance.
Le prescripteur doit s’assurer que les patients comprennent bien que NOVATREX (méthotrexate) doit être pris uniquement une fois par semaine.
Les patients doivent être informés de l’importance de respecter les prises hebdomadaires uniques.
L’attention des patients doit être attirée sur le rythme hebdomadaire de l’administration du méthotrexate (voir rubrique 4.2). Il existe un risque d’une toxicité potentiellement fatale du fait de la prise de méthotrexate quotidienne (voir rubrique 4.9) au lieu d’hebdomadaire, en particulier chez les patients âgés. Il est recommandé de préciser sur l’ordonnance le jour de la semaine où NOVATREX doit être administré, afin d’éviter toute confusion pouvant entrainer un surdosage accidentel.
Les patients doivent être informés des bénéfices et des risques potentiels liés à l’utilisation du méthotrexate (y compris des signes et des symptômes précoces de toxicité), de la nécessité de consulter rapidement leur médecin en cas d’apparition de ces signes ou symptômes et de la nécessité d’une surveillance étroite, incluant des analyses biologiques périodiques pour contrôler la toxicité du médicament.
Chez les patients fumeurs et/ou atteints de certaines affections broncho-pulmonaires, en particulier dilatation des bronches ou fibrose, il est conseillé d’évaluer la fonction respiratoire avant l’instauration du traitement. Dans tous les cas, une radiographie pulmonaire doit être pratiquée avant de débuter le traitement par méthotrexate.
Une pathologie pulmonaire induite par le méthotrexate, incluant la pneumonie interstitielle aiguë ou chronique, peut survenir tout au long du traitement et même à de faibles doses. Celle-ci n’est pas toujours complètement réversible. Les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde courent le risque de développer un poumon rhumatoïde, souvent associé à une pneumopathie interstitielle. Le méthotrexate peut exacerber cette pathologie pulmonaire sous-jacente. L’apparition de symptômes évocateurs (toux sèche, dyspnée, fièvre) doit donner lieu à des investigations appropriées et, si nécessaire, à l’arrêt du traitement.
En outre, des cas d’hémorragie alvéolaire pulmonaire ont été rapportés lorsque le méthotrexate est utilisé pour des indications rhumatologiques et apparentées. Cette affection peut également être associée à une vascularite et à d’autres comorbidités. Des examens doivent être rapidement envisagés en cas de suspicion d’hémorragie alvéolaire pulmonaire afin de confirmer le diagnostic.
En raison de ses propriétés immunodépressives, le méthotrexate peut favoriser la survenue de complications infectieuses incluant des infections opportunistes potentiellement fatales, dont des pneumopathies à Pneumocystis carinii. Il importe donc :
• de rechercher un foyer infectieux et, le cas échéant, de l’éradiquer avant la mise en route du traitement,
• d’assurer une surveillance régulière, la survenue d’une infection étant possible tout au long du traitement.
Le méthotrexate doit être utilisé avec une très grande précaution en cas d’ulcérations digestives évolutives. La survenue d’une stomatite sévère ou d’ulcérations digestives impose l’arrêt du traitement.
Comme d’autres médicaments cytotoxiques, le méthotrexate peut induire un « syndrome de lyse tumorale » chez les patients atteints de tumeurs à croissance rapide. Des mesures de soutien et pharmacologiques appropriées peuvent prévenir ou atténuer cette complication.
Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) ont été rapportés chez des patients recevant du méthotrexate, le plus souvent en association avec d’autres médicaments immunosuppresseurs. La LEMP peut être fatale et doit être prise en compte dans le diagnostic différentiel chez les patients immunodéprimés présentant une nouvelle apparition ou une aggravation des symptômes neurologiques.
Toxicité cutanée
Des réactions cutanées sévères dont certaines d’issue fatale ont été rapportées dans les jours ayant suivi l’administration du méthotrexate.
Une nécrose épidermique, le plus souvent accompagnée par une leucopénie, une thrombopénie et des lésions des muqueuses, a été rapportée dans le traitement par le méthotrexate (voir rubrique 4.8). Cette réaction cutanée peut présenter une ressemblance clinique avec le syndrome de Stevens-Johnson (SJS) ou la nécrolyse épidermique toxique (NET ou syndrome de Lyell). Les patients doivent être informés des signes et symptômes de ces réactions cutanées sévères et consulter leur médecin immédiatement s'ils les observent. En cas de signes et symptômes de ces réactions, le traitement par le méthotrexate doit être interrompu immédiatement et un traitement approprié doit être initié. Un sauvetage folinique a été décrit dans le traitement de la nécrose épidermique. Le méthotrexate ne doit pas être réintroduit à moins qu’un SJS ou une NET aient été écartés.
Fertilité et reproduction
Fertilité
Il a été constaté que le méthotrexate pouvait entrainer une altération de la fertilité, une oligospermie, un dysfonctionnement du cycle menstruel et une aménorrhée chez les humains pendant le traitement et durant une brève période après l’arrêt de celui-ci, affectant la spermatogénèse et l’ovogenèse durant la période de son administration – effets qui semblent être réversibles après l’interruption du traitement (voir rubriques 4.6 et 4.8).
Tératogénicité – risque inhérent à la reproduction
Le méthotrexate provoque une toxicité embryonnaire, des avortements et des malformations fœtales chez les humains. Par conséquent, les effets potentiels sur la reproduction, les fausses couches et les malformations congénitales doivent être abordés avec les patientes en âge de procréer (voir rubrique 4.6). Pour des indications non oncologiques, l’absence de grossesse doit être confirmée avant d’utiliser NOVATREX. Si des femmes en âge de procréer sont traitées, une méthode de contraception efficace durant le traitement et pendant au moins six mois après l’arrêt du traitement doit être utilisée.
Pour des conseils sur les méthodes contraceptives masculines, voir rubrique 4.6. Des cas de dépressions médullaires sévères inattendues (certaines d’issue fatale), d’aplasies médullaires et une toxicité gastro-intestinale ont été rapportées lors de l’administration concomitante de méthotrexate et d’AINS (voir rubrique 4.5).
Des cas de fibroses hépatiques et de cirrhoses ont été rapportés lors de l’utilisation prolongée de faibles doses de méthotrexate. Ces complications peuvent ou non être associées à des symptômes cliniques ou des anomalies des tests hépatiques.
Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B ou d’aggravation d’infection par le virus de l’hépatite C ont été rapportés, parfois d’évolution fatale. Certains cas étant apparus après l’arrêt du méthotrexate.
Chez les patients ayant des antécédents d’hépatite B ou C, des taux élevés d’anticorps, d’antigènes et une PCR positive (présence d’ADN viral) doivent faire retarder la mise en route du traitement.
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Le méthotrexate est déconseillé en association avec la phénytoïne (fosphénytoïne), les pénicillines, le tadézolide, la ciprofloxacine, l’olaparib et le protoxyde d’azote.
Le méthotrexate utilisé à des doses supérieures à 20 mg/semaine est déconseillé avec le kétoprofène, avec les autres AINS, les antisécrétoires inhibiteurs de la pompe à protons (voir rubrique 4.5).
Précautions d’emploi
Le traitement par méthotrexate nécessite une surveillance étroite des patients. La fréquence et la sévérité des effets indésirables peuvent dépendre de la dose ou de la fréquence d’administration ; les effets indésirables peuvent cependant survenir à toutes les posologies et tout au long du traitement.
La plupart de ces effets sont réversibles s’ils sont détectés précocement et lorsqu’ils surviennent, la dose doit être réduite ou le traitement arrêté.
La réintroduction éventuelle du méthotrexate doit être effectuée avec précaution, seulement en cas de nécessité après évaluation soigneuse du bénéfice attendu et avec une surveillance particulière du risque de récidive de la toxicité.
Une surveillance biologique régulière est nécessaire
• pour l’état hématologique (NFS, plaquettes) : surveillance tous les 15 jours pendant les 3 premiers mois puis mensuelle ;
• pour l’état rénal (urée, créatinine), pour l’état hépatique (albumine, transaminases, bilirubine) : surveillance mensuelle.
Une surveillance plus fréquente est nécessaire pendant le traitement antinéoplasique.
Chez les patients recevant de faibles doses de méthotrexate, des lymphomes malins peuvent survenir. Après l’arrêt du méthotrexate, ces lymphomes peuvent régresser spontanément et donc ne pas nécessiter de traitement cytotoxique. Dans le cas contraire, un traitement cytotoxique approprié doit être instauré.
Supplémentation en acide folique
Une carence en folates peut augmenter la toxicité du méthotrexate.
Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou de psoriasis, une supplémentation en acide folique ou en acide folinique pourrait réduire la toxicité du méthotrexate telle que les symptômes gastro-intestinaux, une stomatite, une alopécie, et une augmentation des enzymes hépatiques.
Une supplémentation en acide folique à une dose ≥ 5 mg/semaine, est recommandée lors d’un traitement par méthotrexate (même à faible dose). Quel que soit le schéma d’administration de l’acide folique choisi, l’acide folique ne doit pas être pris le jour de l’administration hebdomadaire de méthotrexate.
Avant la supplémentation en acide folique, il est recommandé de contrôler les taux en vitamine B12, en particulier chez les adultes âgés de plus de 50 ans, puisque l’administration d’acide folique peut masquer une déficience en vitamine B12.
Toxicité gastro-intestinale
En cas de vomissements, de diarrhées ou de stomatites entraînant une déshydratation, le méthotrexate doit être arrêté jusqu’à complet rétablissement.
Toxicité hématologique
Le méthotrexate peut induire une cytopénie isolée (anémie, neutropénie ou thrombopénie), voire une pancytopénie ou une aplasie médullaire. Le méthotrexate doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement hématopoïétique préexistant (voir rubrique 4.5). Des séquelles cliniques, telles qu’une fièvre, des infections et une hémorragie dans diverses localisations sont susceptibles de se produire. Le méthotrexate doit être immédiatement arrêté en cas de modification significative de la numération formule sanguine.
Toxicité hépatique
Le méthotrexate peut induire des hépatites aiguës, parfois précoces, et une fibrose, voire une cirrhose lors de son utilisation prolongée (généralement > 2 ans).
En raison des effets hépatotoxiques additifs possibles, il est recommandé d'éviter de consommer de l'alcool au cours du traitement.
Parmi les facteurs prédisposant à la cirrhose, on note la dose cumulée totale de méthotrexate (en règle générale > 1,5 g), la prise d’alcool, l’obésité, le diabète et un âge avancé. Une hépatite chronique de type B ou C pourrait également potentialiser ce risque (à rechercher de principe avant de débuter le traitement).
Etats infectieux et immunologiques
Le méthotrexate doit être utilisé avec une très grande précaution en cas d’infection en cours. Le méthotrexate est contre-indiqué dans les syndromes d’immunodéficience acquise. Dans les autres cas de déficit immunitaire, le rapport bénéfice/risque du méthotrexate doit être soigneusement évalué avant l’administration.
Des infections opportunistes potentiellement fatales, dont des pneumonies à Pneumocystis carinii, peuvent survenir. L’éventualité d’une pneumonie à Pneumocystis carinii doit être évoquée chez un patient présentant des symptômes pulmonaires.
Vaccination
La vaccination par des vaccins vivants est contre-indiquée. Des cas de disséminations après utilisation de vaccins vivants atténués (rubéole, variole) ont été rapportés.
Neurologie :
Des cas de leucoencéphalopathie décrits après plusieurs années de traitement, parfois fatals, ont aussi été rapportés chez des patients ayant reçu du méthotrexate par voie orale.
En cas d’apparition de symptômes évocateurs d’une leucoencéphalopathie, il est impératif de suspendre le traitement, et de pratiquer des examens complémentaires (IRM en particulier).
Toxicité pulmonaire
Des signes pulmonaires tels qu’une toux, pouvant être sèche, de la fièvre, une douleur thoracique, une dyspnée, une hypoxie, un infiltrat sur une radiographie du thorax ou une pneumopathie non spécifique survenant pendant le traitement par méthotrexate, peuvent être le signe d’une affection potentiellement dangereuse nécessitant une hospitalisation. Ce type de symptomatologie doit faire l’objet d’investigations appropriées et si nécessaire d’une interruption du traitement. Une atteinte pulmonaire peut survenir à toutes les posologies. Une pathologie infectieuse pulmonaire doit être éliminée.
Toxicité rénale
Le traitement par méthotrexate doit être entrepris avec la plus grande précaution et à des doses réduites chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale, car cette affection ralentit l’élimination du méthotrexate.
Comme le méthotrexate est éliminé principalement par les reins, il faut s’attendre à des concentrations sériques accrues en présence d’une insuffisance rénale, ce qui peut entraîner des effets indésirables graves.
S’il y a une suspicion d’altération de la fonction rénale (par exemple chez les sujets âgés), la surveillance devrait avoir lieu à des intervalles plus courts. Ceci s’applique en particulier lorsque des médicaments qui affectent l’élimination du méthotrexate, ou qui causent des lésions rénales (par exemple des AINS) ou qui peuvent potentiellement conduire à une altération de l’hématopoïèse, sont administrés de manière concomitante.
Si des facteurs de risque tels que des troubles de la fonction rénale, y compris une insuffisance rénale légère, sont présents, l’administration concomitante avec des AINS n’est pas recommandée. La déshydratation peut également intensifier la toxicité du méthotrexate.
L’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et d’une forte dose de méthotrexate doit, si possible, être évitée et la prudence est de mise chez les patients présentant une atteinte de la fonction rénale.
Photosensibilité
Une photosensibilité se manifestant par une réaction d’exanthème solaire exagérée a été observée chez certaines personnes prenant du méthotrexate (voir rubrique 4.8). Sauf indication médicale, l’exposition au soleil intense ou aux rayons UV doit être évitée. Les patients doivent utiliser une protection solaire adéquate pour se protéger du soleil intense.
Surveillance clinique et biologique
Les patients sous méthotrexate doivent être régulièrement surveillés afin de détecter rapidement l’apparition d’effets indésirables.
Avant la mise en route du traitement, les examens suivants doivent être effectués : numération formule sanguine et plaquettaire, dosage des enzymes hépatiques, dépistage d’une infection par le virus de l’hépatite B ou C, évaluation de la fonction rénale et radiographie du thorax.
Test de la fonction rénale
Une évaluation régulière de la fonction rénale est recommandée en raison de la néphrotoxicité potentielle du méthotrexate et de la nécessité d’ajuster la posologie, voire d’arrêter le traitement par méthotrexate, en cas de dégradation de la fonction rénale, qu’elle soit liée ou non au méthotrexate.
Tests de la fonction hépatique
Le traitement ne doit pas être instauré ou doit être interrompu en cas d’anomalies persistantes ou significatives des tests de la fonction hépatique, d’autres investigations non invasives de la fibrose hépatique ou de biopsies du foie.
Des augmentations temporaires des transaminases jusqu’à deux ou trois fois la limite supérieure de la normale ont été rapportées chez des patients à une fréquence de 13 – 20 %. Une élévation persistante des enzymes hépatiques et/ou une diminution de l’albumine sérique peut évoquer une hépatotoxicité sévère. En cas d’augmentation persistante des enzymes hépatiques, il faut envisager de réduire la dose ou d’arrêter le traitement.
Les modifications histologiques, la fibrose et plus rarement la cirrhose du foie peuvent ne pas être précédées d’une anomalie des tests de la fonction hépatique. Il existe des cas de cirrhose où les transaminases sont normales. Par conséquent, des méthodes diagnostiques non invasives pour la surveillance de l’état du foie doivent être envisagées, en plus des tests de la fonction hépatique. La biopsie du foie doit être envisagée au cas par cas en tenant compte des comorbidités du patient, de ses antécédents médicaux et des risques liés à la biopsie. Les facteurs de risque d’hépatotoxicité comprennent une consommation d’alcool antérieure excessive, une élévation persistante des enzymes hépatiques, des antécédents de maladie hépatique, des antécédents familiaux de troubles hépatiques héréditaires, le diabète sucré, l’obésité, un contact antérieur avec des médicaments ou des produits chimiques hépatotoxiques et un traitement prolongé par le méthotrexate.
Aucun médicament hépatotoxique supplémentaire ne doit être administré pendant le traitement par le méthotrexate, sauf en cas de nécessité absolue. La consommation d’alcool doit être évitée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Une surveillance plus étroite des enzymes hépatiques doit être mise en œuvre chez les patients prenant de façon concomitante d’autres médicaments hépatotoxiques.
Une prudence accrue doit être exercée chez les patients atteints de diabète sucré insulinodépendant, car au cours du traitement par le méthotrexate, une cirrhose hépatique s’est développée dans des cas isolés sans aucune élévation des transaminases.
Tests de la fonction pulmonaire
Les tests de la fonction pulmonaire peuvent être utiles si une maladie pulmonaire (par ex. une pneumopathie interstitielle) est suspectée, notamment avant la mise en route du traitement.
Dosage du méthotrexate
Le dosage du taux sérique de méthotrexate peut diminuer significativement la toxicité et la mortalité, car il permet d’adapter la posologie du méthotrexate et de mettre en place des mesures correctrices.
Les patients présentant les affections suivantes sont prédisposés à des taux de méthotrexate élevés ou prolongés et devraient bénéficier d’un contrôle régulier de leur taux : épanchement pleural, ascite, obstruction gastro-intestinale, traitement antérieur par cisplatine, déshydratation, acidurie, troubles de la fonction rénale.
Certains patients peuvent présenter une clairance du méthotrexate diminuée en l’absence de ces affections. Il est important d’identifier ces patients dans les 48 heures, car la toxicité du méthotrexate peut ne pas être réversible si un traitement adéquat par acide folinique n’est pas entrepris dans les 42 à 48 heures.
La surveillance des concentrations de méthotrexate varie d’un établissement à l’autre. Elle devrait inclure le dosage du méthotrexate à 24, 48 ou 72 heures et une évaluation de la vitesse de diminution des concentrations de méthotrexate (afin de déterminer la durée du traitement par acide folinique).
Utilisation gériatrique
Chez les personnes âgées, du fait de l’altération potentielle des fonctions hépatique et rénale et de la baisse des réserves en folates, des doses relativement faibles doivent être administrées et ces patients doivent être étroitement surveillés pour déceler des signes précoces de toxicité du produit.
Des cas de toxicité fatale ont été rapportés suite à une prise de méthotrexate quotidienne au lieu d’hebdomadaire, en particulier chez les patients âgés ou chez des patients atteints de troubles cognitifs ou visuels.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
Le risque d’une interaction entre des AINS et le méthotrexate doit être pris en compte chez les patients traités à faibles doses de méthotrexate, notamment en cas d’insuffisance rénale. Si un traitement en association est requis, la numération de formule sanguine et la fonction rénale doivent être surveillées. La prudence est de mise si des AINS et du méthotrexate sont administrés dans les 24 heures. En effet, dans un tel cas, les taux plasmatiques de méthotrexate peuvent augmenter, ce qui peut accroître la toxicité. Des études chez l’animal ont montré que les AINS, y compris l’acide salicylique, réduisaient la sécrétion tubulaire du méthotrexate et augmentaient ses effets toxiques en conséquence. Cependant, lors des études cliniques, lorsque des AINS et de l’acide salicylique étaient administrés de manière adjuvante à des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, aucune augmentation des effets indésirables n’était observée. Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde par ces médicaments peut se poursuivre lors d’un traitement par méthotrexate à faible dose mais uniquement sous étroite surveillance médicale.
Les patients qui prennent des médicaments potentiellement hépatotoxiques (par exemple le léflunomide, l’azathioprine, la sulfasalazine et les rétinoïdes) au cours d’un traitement par méthotrexate doivent faire l’objet d’un suivi attentif afin de détecter une éventuelle augmentation de l’hépatotoxicité. La consommation d’alcool doit être évitée au cours du traitement par méthotrexate (voir rubrique 4.4). La consommation régulière d’alcool et l’administration d’autres médicaments hépatotoxiques augmentent la probabilité d’effets indésirables hépatotoxiques du méthotrexate.
L’administration d’autres médicaments hématotoxiques accroît la probabilité d’effets indésirables hématotoxiques sévères au méthotrexate. L’administration concomitante de métamizole et de méthotrexate peut augmenter l’effet hématotoxique du méthotrexate, en particulier chez les patients âgés. Par conséquent, l’administration concomitante doit être évitée.
Les interactions pharmacocinétiques entre le méthotrexate, les anticonvulsivants (réduction des concentrations sériques de méthotrexate) et le 5-fluorouracile (augmentation de la demi-vie du 5-fluorouracile) devront être surveillées.
Les salicylés, la phénylbutazone, la diphénylhydantoïne (= phénytoïne), les barbituriques, les tranquillisants, les contraceptifs oraux, les tétracyclines, les dérivés de l’amidopyrine, les sulfamides, les diurétiques thiazidiques, les hypoglycémiants oraux, la doxorubicine et l’acide para-aminobenzoïque déplacent le méthotrexate de sa liaison avec l’albumine sérique et augmentent dès lors sa biodisponibilité et donc sa toxicité (augmentation indirecte de la dose).
Le probénécide et les acides organiques faibles peuvent également diminuer la sécrétion tubulaire du méthotrexate et, par conséquent, induire une augmentation indirecte de la dose.
Les antibiotiques tels que la pénicilline, les glycopeptides, les sulfamides, la ciprofloxacine et la céfalotine peuvent, dans certains cas, diminuer la clairance rénale du méthotrexate, ce qui peut entraîner une augmentation des concentrations sériques de méthotrexate ainsi qu’une toxicité hématologique et gastro-intestinale.
Les antibiotiques oraux tels que les tétracyclines, le chloramphénicol et les antibiotiques non résorbables à large spectre peuvent diminuer l’absorption intestinale du méthotrexate ou interférer avec la circulation entérohépatique en inhibant la flore intestinale ou en supprimant le métabolisme bactérien.
En cas de traitement (préalable) par des médicaments susceptibles de provoquer des effets indésirables au niveau de la moelle osseuse (par exemple les sulfamides, le triméthoprime/sulfaméthoxazole, le chloramphénicol, la pyriméthamine), la possibilité de troubles hématopoïétiques importants doit être prise en compte.
L’administration concomitante de médicaments qui peuvent causer un déficit en acide folique (par exemple les sulfamides, le triméthoprime/sulfaméthoxazole) peut accroître la toxicité du méthotrexate. Par conséquent, la prudence est recommandée chez les patients qui présentent un déficit en acide folique préexistant.
À l’inverse, l’administration concomitante de médicaments contenant de l’acide folinique ou de préparations vitaminiques contenant de l’acide folique ou ses dérivés peut altérer l’efficacité du méthotrexate.
L’association du méthotrexate et de la sulfasalazine peut accroître l’effet du méthotrexate car la sulfasalazine entraîne l’inhibition de la synthèse d’acide folique. Cela peut augmenter les risques d’effets indésirables, même si, dans plusieurs études, ceux-ci n’ont été observés que chez certains patients.
La ciclosporine peut potentialiser l’efficacité et la toxicité du méthotrexate. Il existe un risque d’immunosuppression excessive avec risque de lymphoprolifération lorsque l’association est utilisée.
L’utilisation de protoxyde d’azote potentialise l’effet du méthotrexate sur le métabolisme des folates, et conduit à une toxicité accrue telle qu’une myélosuppression sévère imprévisible, une stomatite et une neurotoxicité lors d’une administration intrathécale. Tandis que cet effet peut être réduit en administrant du folinate de calcium, une utilisation concomitante doit être évitée.
L’administration concomitante d’inhibiteurs de la pompe à protons, tels que l’oméprazole ou le pantoprazole, peut provoquer des interactions : l’administration concomitante de méthotrexate et d’oméprazole retarde l’élimination rénale du méthotrexate. Dans un cas, alors que le méthotrexate avait été associé au pantoprazole, l’élimination rénale du métabolite 7-hydroxyméthotrexate avait été inhibée et une myalgie et des frissons étaient survenus.
L’application de procarbazine pendant un traitement à fortes doses de méthotrexate augmente le risque d’altération de la fonction rénale. La consommation excessive de boissons contenant de la caféine, ou de la théophylline (café, sodas contenant de la caféine, thé noir), doit être évitée pendant le traitement par méthotrexate car l’efficacité du méthotrexate peut se trouver diminuée par l’interaction potentielle entre le méthotrexate et les méthylxanthines au niveau des récepteurs de l’adénosine.
Le traitement par l’association de méthotrexate et de léflunomide est susceptible d’accroître le risque de pancytopénie. En particulier, lors d’interventions de chirurgie orthopédique associées à un risque élevé d’infection, une association de méthotrexate et de médicaments immunomodulateurs doit être utilisée avec prudence.
La cholestyramine peut augmenter l’élimination non rénale du méthotrexate en interférant avec la circulation entérohépatique.
La possibilité d’un ralentissement de la clairance du méthotrexate doit être envisagée en cas d’association avec d’autres médicaments cytostatiques.
La radiothérapie pendant l’utilisation de méthotrexate peut augmenter le risque de nécrose des tissus mous ou des os. Le méthotrexate peut diminuer la clairance de la théophylline. Par conséquent, lors d’un traitement concomitant avec du méthotrexate, les concentrations de théophylline sérique doivent être surveillées.
L’administration combinée de mercaptopurine et de méthotrexate peut accroître la biodisponibilité de la mercaptopurine, peut-être en raison de l’inhibition du métabolisme de la mercaptopurine.
Compte tenu de ses effets potentiels sur le système immunitaire, le méthotrexate peut fausser les résultats de la vaccination et les résultats d’analyses (procédures immunologiques visant à évaluer la réaction immunitaire). Lors d’un traitement par méthotrexate, une vaccination concomitante avec des vaccins vivants doit être évitée (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Effets indésirables
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lymphome
Affections hématologiques et du système lymphatique 14
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Leucopénie
- thrombo-cytopénie
- anémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Pancytopénie
- agranulocytose
- troubles hématopoïétiques
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Anémie mégaloblastique
- Très rare (< 1/10 000)
- Dépression médullaire (accès sévères) grave
- anémie aplasique
- syndrome lymphoprolifératif
- hyperéosinophilie
- neutropénie
- lymphadénopathie
- Fréquence indéterminée
- Hémorragies
Affections du système nerveux 23
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Maux de tête
- Fatigue
- Somnolence
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Convulsions
- Vertige
- Confusion
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hémiparésie
- parésie
- Très rare (< 1/10 000)
- Œdème cérébral
- Méningite aseptique aiguë avec méningisme
- Léthargie
- Dysfonctionnement cognitif discret transitoire
- Psychoses
- Aphasie
- Douleurs
- Asthénie musculaire
- Paresthésies/hypoesthésies
- Altérations du goût (goût métallique)
- Irritation
- Dysarthrie
- Sensations inhabituelles au niveau du crâne
- acouphène
- Fréquence indéterminée
- Encéphalopathie/ Leuco-encéphalopathie
Affections oculaires 3
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Troubles visuels graves grave
- Très rare (< 1/10 000)
- Rétinopathie
- Conjonctivite
Affections cardiaques 3
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Péricardite
- épanchement péricardique
- tamponnade péricardique
Affections vasculaires 2
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Réactions thromboemboliques (y compris les thromboses artérielles et cérébrales, thrombophlébite, thrombose veineuse profonde, thrombose veineuse rétinienne, embolie pulmonaire) grave
- Hypotension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Alvéolite interstitielle/pneumonie grave
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Fibrose pulmonaire
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Paralysie respiratoire
- réactions ressemblant à l’asthme bronchique
- Pharyngite
- Très rare (< 1/10 000)
- Pneumonie à Pneumocystis jirovecii et autres infections pulmonaires
- Bronchopneumopathie obstructive chronique
- Épanchement pleural
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie alvéolaire pulmonaire — lorsque le méthotrexate est utilisé pour des indications rhumatologiques ou apparentées
Affections gastro-intestinales 16
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Perte d'appétit
- nausées
- vomissements
- douleurs abdominales
- inflammation et ulcération de la muqueuse buccopharyngée
- Stomatite
- dyspepsie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Diarrhée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Ulcération et saignement du tractus gastrointestinal
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Pancréatite
- Entérite
- Malabsorption
- Méléna
- Gingivite
- Très rare (< 1/10 000)
- Mégacôlon toxique
- Hématémèse
Affections hépato-biliaires 8
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Élévation des enzymes hépatiques (ALAT [GPT], ASAT [GOT], phosphatase alcaline et bilirubine)
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Stéatose, fibrose et cirrhose hépatiques
- Diminution de l'albumine sérique
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hépatite aiguë et hépatotoxicité grave
- Très rare (< 1/10 000)
- Dégénérescence hépatique aiguë
- insuffisance hépatique
- Réactivation d’une hépatite chronique
- Fréquence indéterminée
- Hépatite et insuffisance hépatique
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 30
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Érythème
- exanthème
- Prurit
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- vascularite grave
- éruptions cutanées herpétiformes grave
- syndrome de Stevens-Johnson grave
- nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) grave
- augmentation des nodules rhumatismaux grave
- érosions douloureuses des plaques psoriasiques grave
- réactions de photosensibilité grave
- augmentation de la pigmentation cutanée grave
- perte de cheveux grave
- mauvaise cicatrisation grave
- urticaire grave
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Modifications pigmentaires accrues au niveau des ongles
- onycholyse
- acné
- pétéchies
- ecchymoses
- érythème polymorphe
- éruptions cutanées érythémateuses
- Lésions de psoriasis
- dermatite radioinduite
- érythème solaire
- Très rare (< 1/10 000)
- Panaris aiguë
- furonculose
- télangiectasie
- hidrosadénite
- Fréquence indéterminée
- Exfoliation cutanée/dermatite exfoliative
- nécrose épidermique
Affections musculo-squelettiques et systémiques 5
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Ostéoporose
- arthralgie
- Myalgie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Fracture de stress
- Fréquence indéterminée
- Ostéonécrose de la mâchoire (secondaire au syndrome lymphoprolifératif)
Affections du rein et des voies urinaires 8
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Néphropathie
- Inflammation et ulcération de la vessie (éventuellement avec hématurie)
- dysurie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Insuffisance rénale
- oligurie
- anurie
- azotémie
- Très rare (< 1/10 000)
- Protéinurie
Affections des organes de reproduction et du sein 8
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Inflammation et ulcération vaginales
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Oligospermie
- dysfonctionnement menstruel
- Très rare (< 1/10 000)
- Infertilité
- perte de libido
- impuissance
- écoulement vaginal
- gynécomastie
Infections et infestations 7
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Infections
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Infections opportunistes grave
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Zona
- Très rare (< 1/10 000)
- Septicémie
- Infections induites par le cytomégalovirus
- Fréquence indéterminée
- Nocardiose, histoplasmose et cryptococcose
- herpès simplex disséminé
Affections du système immunitaire 7
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Réactions allergiques
- choc anaphylactique grave
- fièvre
- frissons
- Très rare (< 1/10 000)
- Immunodépression
- vasculite allergique grave
- Hypogammaglobulinémie
Troubles endocrines 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Diabète sucré
Affections psychiatriques 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dépression
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Sautes d’humeur
- Très rare (< 1/10 000)
- Insomnie
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Diabète
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 2
- Très rare (< 1/10 000)
- Fièvre
- Fréquence indéterminée
- Œdème
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité
En général, l’incidence et la sévérité des effets indésirables sont considérées comme étant dose dépendantes.
Dans les indications oncologiques, la myélosuppression et la mucite constituent les principaux effets toxiques dose-limitants du méthotrexate. La sévérité de ces réactions dépend de la dose, du mode et de la durée de traitement par le méthotrexate. La mucite apparaît généralement 3 à 7 jours après l’administration du méthotrexate, la leucopénie et la thrombocytopénie suivent quelques jours plus tard. Chez les patients présentant des mécanismes d’élimination altérés, la myélosuppression et la mucite sont généralement réversibles au bout de 14 à 28 jours.
Les effets indésirables les plus graves du méthotrexate incluent une dépression médullaire, une toxicité pulmonaire, une hépatotoxicité, une toxicité rénale, une neurotoxicité, des événements thromboemboliques, un choc anaphylactique et le syndrome de Stevens-Johnson.
Les effets indésirables liés au méthotrexate les plus fréquemment observés (très fréquents) incluent les troubles gastro-intestinaux (par exemple stomatite, dyspepsie, douleur abdominale, nausées, perte d’appétit) et des anomalies des tests fonctionnels hépatiques (par exemple élévation de l’alanine aminotransférase (ALAT), de l’aspartate aminotransférase (ASAT), de la bilirubine, de la phosphatase alcaline). Les autres effets indésirables survenant fréquemment (fréquents) sont les suivants : leucopénie, anémie, thrombopénie, maux de tête, fatigue, somnolence, pneumonie, alvéolite/pneumopathie interstitielle souvent associée à une hyperéosinophilie, ulcères buccaux, diarrhée, exanthème, érythème et prurit.
La survenue et la sévérité de ces effets indésirables dépendent de la posologie et de la fréquence d’administration du méthotrexate. Des effets indésirables peuvent cependant apparaître, même avec de faibles doses, il est donc impératif que le médecin traitant surveille étroitement les patients (voir rubrique 4.4).
La plupart des effets indésirables sont réversibles s’ils sont détectés tôt. Si de tels effets indésirables surviennent, il convient de réduire la dose ou d’interrompre le traitement et de prendre des mesures appropriées (voir rubrique 4.9). Le traitement par méthotrexate doit uniquement être repris avec beaucoup de prudence, après avoir soigneusement évalué la nécessité du traitement et en faisant preuve d’une vigilance accrue afin de détecter une éventuelle récidive de la toxicité.
Les fréquences des effets indésirables sont classifiées comme suit :
• Très fréquent (≥ 1/10)
• Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
• Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
• Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
• Très rare (< 1/10 000)
• Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
Les effets indésirables sont classés par ordre de gravité décroissant dans chaque catégorie de fréquence.
|
Très fréquent
|
Fréquent
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Peu fréquent
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Rare
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Très rare
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Fréquence indéterminée
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
|
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Lymphome1
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Affections hématologiques et du système lymphatique
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Leucopénie, thrombo-cytopénie, anémie
|
Pancytopénie, agranulocytose, troubles hématopoïétiques
|
Anémie mégaloblastique
|
Dépression médullaire (accès sévères), anémie aplasique, syndrome lymphoprolifératif2, hyperéosinophilie, neutropénie, lymphadénopathie
|
Hémorragies
Affections du système nerveux
|
|
Maux de tête Fatigue, Somnolence
|
Convulsions, Vertige, Confusion
|
Hémiparésie, parésie.
|
Œdème cérébral, Méningite aseptique aiguë avec méningisme (paralysie vomissements), Léthargie, Dysfonctionnement cognitif discret transitoire, Psychoses, Aphasie, Douleurs, Asthénie musculaire, Paresthésies/hypoesthésies, Altérations du goût (goût métallique), Irritation, Dysarthrie, Sensations inhabituelles au niveau du crâne, acouphène
|
Encéphalopathie/ Leuco-encéphalopathie
Affections oculaires
|
|
|
|
Troubles visuels graves
|
Rétinopathie, Conjonctivite
|
Affections cardiaques
|
|
|
|
Péricardite, épanchement péricardique, tamponnade péricardique
|
|
Affections vasculaires
|
|
|
|
Réactions thromboemboliques (y compris les thromboses artérielles et cérébrales, thrombophlébite, thrombose veineuse profonde, thrombose veineuse rétinienne, embolie pulmonaire), Hypotension
|
.
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
|
Alvéolite interstitielle/pneumonie (potentiellement fatale)
|
Fibrose pulmonaire
|
Paralysie respiratoire, réactions ressemblant à l’asthme bronchique telles que toux, dyspnées et modifications pathologiques dans les tests de la fonction pulmonaire, Pharyngite
|
Pneumonie à Pneumocystis jirovecii et autres infections pulmonaires, Bronchopneumopathie obstructive chronique, Épanchement pleural
|
Hémorragie alvéolaire pulmonaire3
Affections gastro-intestinales3
|
Perte d'appétit, nausées, vomissements, douleurs abdominales, inflammation et ulcération de la muqueuse buccopharyngée, Stomatite, dyspepsie
|
Diarrhée
|
Ulcération et saignement du tractus gastrointestinal
|
Pancréatite, Entérite, Malabsorption, Méléna, Gingivite
|
Mégacôlon toxique, Hématémèse
|
Affections hépato-biliaires
|
Élévation des enzymes hépatiques (ALAT [GPT], ASAT [GOT], phosphatase alcaline et bilirubine)
|
|
Stéatose, fibrose et cirrhose hépatiques, Diminution de l'albumine sérique
|
Hépatite aiguë et hépatotoxicité
|
Dégénérescence hépatique aiguë, insuffisance hépatique, Réactivation d’une hépatite chronique
|
Hépatite et insuffisance hépatique4
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
|
Érythème, exanthème, Prurit
|
Manifestations toxiques graves : vascularite, éruptions cutanées herpétiformes, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), augmentation des nodules rhumatismaux, érosions douloureuses des plaques psoriasiques, réactions de photosensibilité, augmentation de la pigmentation cutanée, perte de cheveux, mauvaise cicatrisation, urticaire
|
Modifications pigmentaires accrues au niveau des ongles, onycholyse, acné pétéchies, ecchymoses, érythème polymorphe, des éruptions cutanées érythémateuses, Lésions de psoriasis qui peuvent s’aggraver avec un traitement par UV concomitant, dermatite radioinduite et érythème solaire qui peuvent être « réactivés »
|
Panaris aiguë, furonculose, télangiectasie, hidrosadénite
|
Exfoliation cutanée/dermatite exfoliative, nécrose épidermique
Affections musculo-squelettiques et systémiques
|
|
|
Ostéoporose, arthralgie, Myalgie.
|
Fracture de stress
|
|
Ostéonécrose de la mâchoire (secondaire au syndrome lymphoprolifératif)
Affections du rein et des voies urinaires
|
|
|
Néphropathie Inflammation et ulcération de la vessie (éventuellement avec hématurie), dysurie
|
Insuffisance rénale, oligurie, anurie, azotémie
|
Protéinurie
|
Affections des organes de reproduction et du sein
|
|
|
Inflammation et ulcération vaginales
|
Oligospermie, dysfonctionnement menstruel
|
Infertilité, perte de libido, impuissance, écoulement vaginal, gynécomastie
|
Infections et infestations
|
|
Infections.
|
Infections opportunistes (parfois fatales).
|
Zona
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Septicémie Infections induites par le cytomégalovirus
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Nocardiose, histoplasmose et cryptococcose, herpès simplex disséminé
Affections du système immunitaire
|
|
|
Réactions allergiques, choc anaphylactique, fièvre, frissons
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Immunodépression, vasculite allergique (symptôme de toxicité sévère), Hypogammaglobulinémie
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Troubles endocrines
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|
|
|
Diabète sucré.
|
|
Affections psychiatriques
|
|
|
Dépression
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Sautes d’humeur
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Insomnie
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Troubles du métabolisme et de la nutrition
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|
Diabète
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|
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
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Fièvre
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Œdème
1 Peut être réversible (voir rubrique 4.4).
2 Lymphome/syndromes lymphoprolifératifs : des cas isolés de lymphome et d’autres syndromes lymphoprolifératifs ont été rapportés et se sont atténués dans un certain nombre de cas après arrêt du traitement par le méthotrexate.
3 Effet indésirable rapporté lorsque le méthotrexate est utilisé pour des indications rhumatologiques ou apparentées
4 Voir remarques sur la biopsie du foie à la rubrique 4.4.
Population pédiatrique
Il est attendu que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez l’enfant et l’adolescent soient les mêmes que chez l’adulte.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Symptômes de surdosage
Les symptômes résultant d’un surdosage par voie orale affectent essentiellement les systèmes hématopoïétique et gastro-intestinal.
Les symptômes sont notamment leucopénie, thrombocytopénie, anémie, pancytopénie, neutropénie, dépression médullaire, mucite, stomatite, ulcérations buccales, nausées, vomissements, ulcérations gastro-intestinales et hémorragies gastro-intestinales.
Des cas de surdosage ont été signalés, parfois fatals, dus à une prise quotidienne erronée (au lieu d’une prise hebdomadaire) de méthotrexate oral. Dans ces cas, les symptômes qui ont été fréquemment rapportés étaient les réactions hématologiques et gastro-intestinales.
Des décès par septicémie, choc septique, insuffisance rénale et anémie aplasique ont été rapportés
Prise en charge thérapeutique du surdosage
Le folinate de calcium est l’antidote spécifique pour neutraliser les effets toxiques du méthotrexate. En cas de surdosage accidentel, une dose de folinate de calcium égale ou supérieure à la dose toxique de méthotrexate reçue par le patient doit être administrée par voie intraveineuse ou intramusculaire dans un délai d’une heure et l’administration doit se poursuivre jusqu’à ce que la concentration sérique de méthotrexate soit inférieure à 10-7 mol/l.
En cas de surdosage massif, une hydratation et une alcalinisation des urines peuvent être nécessaires pour empêcher la précipitation du méthotrexate et/ou de ses métabolites dans les tubules rénaux. Ni l’hémodialyse ni la dialyse péritonéale ne se sont révélées efficaces pour accélérer l’élimination du méthotrexate. Une clairance efficace du méthotrexate a été observée lors d’hémodialyse aiguë intermittente à l’aide d’un dialyseur à haut débit.