Voie nasale
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TRIAMCINOLONE ACETONIDE SUBSTIPHARM 55 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 juin 2024.
Indications
TRIAMCINOLONE ACETONIDE SUBSTIPHARM est indiqué dans le traitement des symptômes de la rhinite allergique saisonnière et perannuelle de l’adulte et de l’enfant de 2 ans et plus.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la triamcinolone ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Trouble de l'hémostase, notamment épistaxis.
• Infection oro-bucco-nasale et ophtalmique par herpès simplex virus.
• Enfant de moins de 2 ans en l'absence de données cliniques.
Grossesse Utilisable
⚠ Divergence FR/US — Aucun risque malformatif décelé chez l'homme avec les corticoïdes per os : peut être prescrit pendant la grossesse si besoin (surveillance du nouveau-né éventuellement justifiée).
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
En conséquence, ce médicament peut être prescrit pendant la grossesse si besoin.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Prudence
Allaitement possible en cas de traitement bref ; à éviter par précaution en cas de traitement chronique.
Confirmé par les sources française et américaine.
En conséquence, l'allaitement est possible en cas de traitement bref.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Population pédiatrique
TRIAMCINOLONE ACETONIDE SUBSTIPHARM ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 2 ans (voir rubrique 4.3).
Le risque d'effet systémique, de freination corticosurrénalienne et de retentissement sur la croissance de l'enfant est majoré en cas d'administration concomitante d'une corticothérapie par voie inhalée ou à fortiori par voie systémique.
Un ralentissement de croissance a été rapporté chez les enfants sous corticothérapie nasale incluant des médicaments à base d’acétonide de triamcinolone aux doses thérapeutiques dans des études à long terme (1 an de traitement). Voir rubrique 5.1.
Il est recommandé une surveillance régulière de la taille des enfants sous corticothérapie nasale. L’effet du traitement doit être contrôlé afin de réduire la dose de corticostéroïde nasal, si possible, à la dose la plus faible à laquelle un contrôle efficace des symptômes est obtenu. Les effets à long terme d’un ralentissement de la croissance associée aux corticoïdes par voie nasale, incluant l’impact sur la taille adulte finale ne sont pas connus. Par ailleurs, il est fortement recommandé d’adresser le patient à un pédiatre, en particulier pour les enfants de moins de 6 ans.
Troubles visuels : des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale. Aussi une surveillance étroite est justifiée chez les patients présentant des troubles visuels ou des antécédents d’élévation de la pression intraoculaire, de glaucome et/ou de cataracte.
Des effets systémiques peuvent apparaître, en particulier, lors du traitement au long cours avec des doses élevées de corticoïdes par voie nasale. Le risque de retentissement systémique reste néanmoins moins important qu’avec les corticoïdes oraux et peut varier en fonction de la susceptibilité individuelle et de la composition de la spécialité corticoïde utilisée (peut varier en fonction de la puissance, du dosage et des propriétés pharmacocinétiques (lipophilie, volume de distribution et demi-vie d’élimination) du stéroïde). Les effets systémiques possibles sont syndrome de Cushing ou symptômes cushingoïdes, amincissement cutané, hématomes sous cutanés, insuffisance surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité osseuse, cataracte et glaucome et plus rarement, troubles psychologiques et du comportement comprenant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l’enfant), , L'administration conjointe de corticoïde par voie nasale chez les patients sous corticothérapie orale au long cours ne dispense pas des précautions nécessaires lors d'une réduction des doses de corticoïde par voie orale.
Celles-ci seront diminuées très progressivement et le sevrage devra être effectué sous surveillance médicale attentive (à la recherche de l'apparition de signes d'insuffisance surrénale aiguë ou subaiguë) se prolongeant au-delà de l'arrêt de la corticothérapie générale.
L'administration locale par voie nasale de corticoïde n'est pas recommandée chez les patients ayant présenté récemment une ulcération de la cloison nasale, ou ayant subi une intervention ou un traumatisme au niveau du nez, tant que la guérison n'est pas complète.
Les risques associés à l'arrêt soudain des corticostéroïdes après une utilisation prolongée peuvent inclure une exacerbation ou une récurrence de la maladie sous-jacente, une insuffisance corticosurrénale ou un syndrome de sevrage des stéroïdes. Cependant, ces effets sont extrêmement rares pour les corticostéroïdes par voie nasale, et beaucoup moins susceptibles de se produire avec les corticostéroïdes par voie nasale qu'avec les corticostéroïdes par voie orale.
Chlorure de benzalkonium
Ce médicament contient 15 microgrammes de chlorure de benzalkonium par dose.
En raison de la présence de chlorure de benzalkonium, ce médicament peut provoquer un œdème de la muqueuse nasale, particulièrement dans les cas d’une utilisation à long terme et une gêne respiratoire.
Précautions particulières d'emploi
Il conviendra d'assurer la perméabilité des fosses nasales pour assurer la diffusion optimale du produit. En avertir le patient en lui conseillant de les assécher par mouchage avant l'instillation.
En cas d'obstruction nasale majeure, un examen détaillé de la sphère ORL doit être pratiqué.
En cas de traitement prolongé, des examens répétés de la muqueuse nasale sont recommandés afin d'évaluer le retentissement éventuel de la corticothérapie sur la muqueuse nasale. Si une atrophie de la muqueuse nasale est constatée, il conviendra d'envisager la diminution des doses de corticoïdes locaux.
En cas de tuberculose pulmonaire, d'infection mycosique pulmonaire, l'instauration d'une surveillance étroite et d'un traitement adapté s'impose.
Avertir le patient qu'il s'agit d'un traitement régulier, et qu'un délai de plusieurs jours de traitement peut être nécessaire avant d'observer les effets sur les symptômes de la rhinite.
L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôle anti-dopage.
Interactions médicamenteuses
Associations déconseillées
+ Inhibiteurs du CYP3A
Il est prévu que l’administration concomitante d’inhibiteurs du CYP3A, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque d’effets secondaires systémiques. L’association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d’effets secondaires systémiques des corticostéroïdes ; dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes
Effets indésirables
Affections du système immunitaire 3
- Fréquence indéterminée
- Hypersensibilité
- prurit
- rash
Affections endocriniennes 1
- Fréquence indéterminée
- Syndrome de sevrage des stéroïdes
Affections du Système nerveux 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Céphalées
- Fréquence indéterminée
- Dysgueusie
- parosmie
Affections oculaires 5
- Très rare (< 1/10 000)
- Cataracte
- glaucome
- Fréquence indéterminée
- Vision floue
- pression intraoculaire augmentée
- choriorétinopathie
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinaux 10
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Epistaxis
- toux
- Fréquence indéterminée
- Irritation ou sensation de brûlure nasale
- sécheresse des muqueuses nasales et oropharyngées
- irritation pharyngée
- congestion nasale
- éternuements
- dyspnée
- perforation de la cloison nasale
- atrophie de la muqueuse nasale
Infections et infestations 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Rhinite
- pharyngite
- syndrome grippal
- Fréquence indéterminée
- Candidoses nasales et oropharyngées
Affections gastro-intestinales 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dyspepsie
- anomalies dentaires
- Fréquence indéterminée
- Nausées
Affections psychiatriques 1
- Fréquence indéterminée
- Insomnie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 1
- Fréquence indéterminée
- Fatigue
Investigations 1
- Fréquence indéterminée
- Baisse du taux de cortisol sanguin
2
- Fréquence non précisée
- insuffisance corticotrope latente — après administration prolongée
- retard de croissance — enfant
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
La classification des évènements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 et <1/10), peu fréquent (≥1/1000 et <1/100), rare (≥1/10 000 et <1/1000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classes de système d’organes
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Fréquence
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Effets indésirables
Affections du système immunitaire
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Fréquence indéterminée
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Hypersensibilité incluant prurit ou rash.
Affections endocriniennes
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Fréquence indéterminée
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Syndrome de sevrage des stéroïdes (voir rubrique 4.4)
Affections du Système nerveux
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Fréquents
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Céphalées.
Fréquence indéterminée
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Dysgueusie, parosmie.
Affections oculaires
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Très rares
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Cataracte, glaucome.
Fréquence indéterminée
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Vision floue (voir rubrique 4.4), pression intraoculaire augmentée*, choriorétinopathie.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinaux
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Fréquents
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Epistaxis, toux.
Fréquence indéterminée
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Irritation ou sensation de brûlure nasale, sécheresse des muqueuses nasales et oropharyngées, irritation pharyngée, congestion nasale, éternuements, dyspnée, perforation de la cloison nasale*, atrophie de la muqueuse nasale*.
Infections et infestations
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Fréquents
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Rhinite, pharyngite, syndrome grippal.
Fréquence indéterminée
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Candidoses nasales et oropharyngées.
Affections gastro-intestinales
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Fréquents
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Dyspepsie, anomalies dentaires
Fréquence indéterminée
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Nausées.
Affections psychiatriques
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Fréquence indéterminée
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Insomnie.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
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Fréquence indéterminée
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Fatigue.
Investigations
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Fréquence indéterminée
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Baisse du taux de cortisol sanguin.
*De rares cas de perforations du septum nasal, d’hypertonie oculaire et d'atrophie de la muqueuse nasale ont été rapportés avec les corticoïdes administrés par voie nasale au long cours.
Infections à Candida albicans
Ont été décrits des cas d'infections à Candida albicans nasales et pharyngées lors du traitement. Il conviendra dans ce cas d'interrompre la corticothérapie par voie nasale et d'envisager la mise en route d'un traitement adapté.
Effets systémiques
Le risque d'effets systémiques lié à l'acétonide de triamcinolone administré par voie nasale n'est pas exclu. Ce risque est majoré en cas d'administration concomitante d'une corticothérapie par voie inhalée ou a fortiori par voie systémique. Le retentissement clinique notamment à long terme n'est pas clairement établi. Le risque d'insuffisance corticotrope latente après administration prolongée devra être considéré en cas d'infection intercurrente, d'accident ou d'intervention chirurgicale.
Population pédiatrique
Un retard de croissance a été rapporté chez les enfants et les adolescents sous corticothérapie nasale (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Surdosage
Il pourrait entraîner une freination hypophyso-surrénalienne et, s'il se prolongeait, des signes cliniques d'hypercorticisme. Ces symptômes disparaîtront après l'arrêt du traitement qui doit être progressif.