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Substance active · ATC G03AC

Noréthistérone

Progestogens

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

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Posologie par spécialité française (1) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple RYEQO 40 mg/1 mg/0,5 mg, comprimés pelliculés) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 20 août 2026.

Indications

Ryeqo est indiqué chez les femmes adultes en âge de procréer :

- dans le traitement des symptômes modérés à sévères des fibromes utérins ;

- dans le traitement symptomatique de l’endométriose chez les femmes avec un antécédent de traitement médical ou chirurgical de leur endométriose (voir rubrique 5.1).

Contre-indications

− Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. − Présence ou antécédents de maladie thromboembolique veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, p. ex.) (voir rubrique 4.4). − Présence ou antécédents de maladie cardiovasculaire thrombo-embolique artérielle (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, cardiopathie ischémique, p. ex.) (voir rubrique 4.4). − Thrombophilies connues (déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine ou résistance à la protéine C activée [RPCa], y compris une mutation du facteur V Leiden, p. ex. (voir rubrique 4.4). − Ostéoporose connue (voir rubrique 4.4). − Céphalées accompagnées de symptômes neurologiques focaux ou migraines avec aura (voir rubrique 4.4). − Cancers hormonodépendants connus ou suspectés (des organes génitaux ou du sein, par exemple). − Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes) (voir rubrique 4.4). − Présence ou antécédents d’hépatopathie sévère tant que les résultats des tests d’exploration de la fonction hépatique ne sont pas redevenus normaux (voir rubrique 4.4). − Grossesse ou suspicion de grossesse (voir rubrique 4.6). − Saignements génitaux d’étiologie inconnue (voir rubrique 4.4). − Utilisation concomitante de contraceptifs hormonaux.

Grossesse Contre-indiqué

Contre-indiqué pendant la grossesse (risque de fausse couche chez l'animal) ; interrompre le traitement en cas de grossesse.

Confirmé par les sources française et américaine.

Ryeqo est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

⚠ Divergence FR/US — Ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Ryeqo ne doit pas être utilisé durant l’allaitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Examen médical/consultation

Avant d’instaurer ou de reprendre ce médicament, il convient de recueillir tous les antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux). La pression artérielle doit être mesurée et un examen clinique doit être réalisé en tenant compte des contre-indications (voir rubrique 4.3) et des mises en garde d’utilisation (voir rubrique 4.4). Pendant le traitement, des bilans doivent être réalisés périodiquement conformément à la pratique clinique habituelle.

Une grossesse doit être exclue avant d’instaurer un traitement par Ryeqo.

Risque de maladies thromboemboliques

L’utilisation de médicaments contenant un œstrogène et un progestatif augmente le risque de thrombo- embolie veineuse ou artérielle (TEV ou TEA) par rapport à l’absence d’utilisation.

Le risque de TEV ou de TEA avec ce médicament n’a pas été établi. Il contient un œstrogène et un progestatif à des doses inférieures à celles utilisées dans les contraceptifs hormonaux combinés, en association avec le rélugolix, un antagoniste des récepteurs de la GnRH (gonadotropin-releasing hormone) qui inhibe la sécrétion d’œstrogènes et de progestérone par les ovaires. Les taux d’estradiol avec Ryeqo se situent à un niveau observé en début de la phase folliculaire du cycle menstruel (voir rubrique 5.1).

En cas de survenue d’une TEV ou d’une TEA, le traitement doit être arrêté immédiatement. Ce médicament est contre-indiqué chez les femmes ayant des antécédents ou présentant une thrombo- embolie veineuse ou artérielle (voir rubrique 4.3).

Facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les femmes utilisant un médicament à base d’œstrogène et de progestatif peut être considérablement accru si d’autres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le Tableau 1 ci-dessous).

Tableau 1. Facteurs de risque de TEV Facteur de risque Commentaire Obésité (indice de masse corporelle [IMC] supérieur à 30 kg/m2) L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Facteur de risque Commentaire Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure ou traumatisme majeur Dans ces situations, il est conseillé de suspendre le traitement (au moins quatre semaines à l’avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le traitement que deux semaines au moins après la complète remobilisation.

Antécédents familiaux (TEV) dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l’utilisation du médicament.

Autres affections médicales associées à la TEV Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose.

Âge En particulier au-delà de 35 ans.

L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire) Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent ce médicament.

Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure : − gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe ; − douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n’être ressentie qu’en position débout ou lors de la marche ; − sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.

Les symptômes de l’embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure : − apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’une accélération de la respiration ; − toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ; − douleur thoracique aiguë ; − étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ; − battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).

Facteurs de risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de médicaments œstroprogestatifs et l’augmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou d’accident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.

Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles chez les femmes utilisant un médicament à base d’œstrogène et de progestatif peut être considérablement accru si d’autres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le Tableau 2 ci-dessous).

Tableau 2. Facteurs de risque de TEA Facteur de risque Commentaire Âge En particulier au-delà de 35 ans.

Tabagisme Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser le médicament.

Hypertension artérielle Obésité (indice de masse corporelle [IMC] supérieur à 30 kg/m2) L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Antécédents familiaux (TEA) dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l’utilisation du médicament.

Migraine L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l’utilisation du médicament (qui peut être le prodrome d’un événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif d’arrêt immédiat du médicament.

Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé.

Symptômes de TEA Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent ce médicament.

Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure : − apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage, d’un bras ou d’une jambe, en particulier d’un côté du corps ; − apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de coordination ; − apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ; − apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deux yeux ; − céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ; − perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.

Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT).

Les symptômes de l’infarctus du myocarde peuvent inclure : − douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression ou d’encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ; − sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l’estomac ; − sensation d’encombrement, d’indigestion ou de suffocation ; − transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ; − faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ; − battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Risque de perte osseuse

Après une diminution initiale non cliniquement pertinente de la densité minérale osseuse (DMO), celle- ci s'est stabilisée après 12 à 24 semaines de traitement et est restée stable par la suite (mesurée jusqu'à 2 ans). La diminution moyenne des DMO au cours de la première année de traitement a été de 0,69 %.

Cependant, une diminution supérieure 3 % a été observée chez 21 % des patients. Par conséquent, il est recommandé d'effectuer un examen DXA après les 52 premières semaines de traitement et, par la suite, lorsque cela est jugé approprié.

En fonction du degré de modification de la DMO, il peut être nécessaire de reconsidérer les bénéfices et les risques de ce médicament.

Avant l’instauration du traitement, il convient d’évaluer le rapport bénéfice/risque de ce médicament chez les patientes ayant des antécédents de fracture liée à un faible traumatisme ou d’autres facteurs de risque d’ostéoporose ou de perte osseuse, y compris chez les patientes prenant des médicaments susceptibles d’affecter la DMO. Il est recommandé de réaliser un examen DXA avant de débuter le traitement chez ces patientes. Ce médicament ne doit pas être débuté si le risque associé à la perte de DMO est supérieur au bénéfice potentiel du traitement (voir rubrique 4.2).

Tumeurs hépatiques ou hépatopathie

Ce médicament est contre-indiqué chez les femmes présentant des tumeurs hépatiques, qu’elles soient bénignes ou malignes, ou une hépatopathie tant que les résultats des tests d’exploration de la fonction hépatique ne sont pas redevenus normaux (voir rubrique 4.3). Le traitement doit être interrompu en cas de survenue d’un ictère.

Lors des études cliniques, des augmentations transitoires asymptomatiques de l’alanine aminotransférase (ALAT) sérique au moins 3 fois la limite supérieure de la plage de référence ont été observées chez < 1 % des participantes traitées par ce médicament. Des tests d’exploration de la fonction hépatique dont les résultats sont très anormaux peuvent rendre nécesaire l’arrêt de l’utilisation de ce médicament tant que ces résultats ne sont pas redevenus normaux.

Insuffisance rénale

L’exposition au rélugolix est augmentée chez les patientes atteintes d’une insuffisance rénale modérée ou sévère (voir rubrique 5.2), pour autant, il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose (voir rubrique 4.2).

La quantité de rélugolix éliminée par hémodialyse n’est pas connue.

Modifications du flux menstruel

Les patientes doivent être informées que le traitement entraîne généralement une diminution des pertes menstruelles ou une aménorrhée dans les deux premiers mois de traitement.

Lors de l’évaluation à la semaine 24, les femmes traitées par ce médicament pour des fibromes utérins pouvaient présenter une aménorrhée (51,6 %), des saignements menstruels (15,4 %) ou des saignements irréguliers (31,9 %). Par ailleurs, lors des évaluations à la semaine 52 et à la semaine 104, une aménorrhée pouvait être observée respectivement chez 70,6 % et chez 58,3 % des femmes.

Concernant les patientes souffrant d’endométriose, une aménorrhée pouvait être observée chez la majorité d’entre elles (65,2 %) lors de l’évaluation à la semaine 24, ce chiffre passant à 76,6 % lors de l’évaluation à la semaine 52 et à 82,3 % lors de l’évaluation à la semaine 104.

En cas de ménorragies persistantes, la patiente doit en informer son médecin.

Propriétés contraceptives

Ce médicament confère une contraception adéquate lorsqu’il est utilisé pendant au moins un mois (voir rubrique 4.2). Cependant, les femmes en âge de procréer doivent être informées du fait que l’ovulation reprendra rapidement après l’arrêt du traitement. Par conséquent, une contraception alternative doit être débutée immédiatement après l’arrêt du traitement.

Diminution de l’aptitude à reconnaître une grossesse

Les femmes prenant ce médicament présentent fréquemment une aménorrhée ou une diminution de l’abondance, de l’intensité ou de la durée des menstruations.

Cette modification du flux menstruel peut altérer l’aptitude à reconnaître la survenue d’une grossesse en temps utile. Réaliser un test de grossesse en cas de suspicion de grossesse et arrêter le traitement si la grossesse est confirmée (voir rubrique 4.3).

Prolapsus ou expulsion des fibromes utérins

Les fibromes utérins sous-muqueux sont fréquents (15 % à 20 % des femmes présentant des fibromes utérins) et certains de ces fibromes peuvent descendre via le col de l’utérus ou être expulsés, parfois avec une aggravation transitoire des saignements utérins. Les femmes chez lesquelles la présence de fibromes utérins sous-muqueux est connue ou suspectée doivent être informées du risque de prolapsus ou d’expulsion des fibromes utérins lorsqu’elles sont sous traitement. Elles doivent contacter leur médecin en cas de réapparition des ménorragies après une amélioration des saignements survenue sous traitement.

Dépression

Les femmes ayant des antécédents de dépression doivent être étroitement surveillées, et le traitement doit être interrompu en cas de réapparition d’une dépression à un stade sévère.

Les données sont limitées concernant le lien entre ce médicament ou d’autres médicaments contenant de l’estradiol et des progestatifs et la survenue d’une dépression ou l’exacerbation d’une dépression existante. Il est conseillé aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d’humeur ou de symptômes de dépression, y compris peu de temps après l’instauration du traitement.

Hypertension

Bien que de faibles augmentations de la pression artérielle aient été rapportées, les augmentations cliniquement pertinentes sont rares (voir rubrique 4.8). Cependant, en cas d’hypertension cliniquement significative persistante survenant au cours du traitement, celle-ci doit être traitée et le bénéfice de la poursuite du traitement doit être évalué. Si le traitement est interrompu, il peut être repris si des valeurs tensionnelles normales sont obtenues avec un traitement antihypertenseur.

Maladies de la vésicule biliaire

Des cas de survenue ou d’aggravation d’une maladie de la vésicule biliaire, d’une cholélithiase ou d’une cholécystite ont été rapportés avec l’utilisation d’œstrogènes et de progestatifs, y compris avec ce médicament, mais les preuves d’un lien avec ce médicament ne sont pas concluantes.

Analyses biologiques

L’utilisation d’œstrogènes et de progestatifs peut avoir une incidence sur les résultats de certaines analyses biologiques, notamment les paramètres biochimiques des fonctions hépatiques, thyroïdiennes, surrénaliennes et rénales, les concentrations plasmatiques des protéines (le transport), telles que la transcortine et les fractions de lipoprotéines, les paramètres du métabolisme des glucides et les paramètres de la coagulation et fibrinolyse. Les variations observées restent généralement dans les limites des valeurs normales du laboratoire.

Excipients à effet notoire

Lactose Les patientes présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, de déficit congénital en lactase ou de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Sodium Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions médicamenteuses

Les recommandations concernant les interactions avec ce médicament reposent sur les évaluations des interactions de chacun des composants.

Effets possibles des autres médicaments sur les composants de Ryeqo

Rélugolix

Inhibiteurs oraux de la glycoprotéine P (P-gp) L’utilisation concomitante avec des inhibiteurs oraux de la P-gp n’est pas recommandée. Le rélugolix est un substrat de la P-gp (voir rubrique 5.2) et, lors d’une étude d’interaction avec l’érythromycine, un inhibiteur de la P-gp et un inhibiteur modéré du cytochrome P450 (CYP) 3A4, l’aire sous la courbe (ASC) ainsi que la concentration maximale (Cmax) de rélugolix avaient augmenté respectivement de 4,1 fois et de 3,8 fois. L’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la P-gp peut accroître l’exposition du rélugolix, notamment certains médicaments anti-infectieux (p. ex. érythromycine, clarithromycine, gentamicine, tétracycline), médicaments antifongiques (kétoconazole, itraconazole), médicaments antihypertenseurs (p. ex. carvédilol, vérapamil), médicaments antiarythmiques (p. ex. amiodarone, dronédarone, propafénone, quinidine), médicaments antiangoreux (p. ex. ranolazine), ciclosporine, inhibiteurs de la protéase du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou du virus de l’hépatite C (VHC) (p. ex. ritonavir, télaprévir). Si l’utilisation concomitante avec des inhibiteurs oraux de la P-gp en une ou deux prises par jour (p. ex. azithromycine) ne peut être évitée, Ryeqo doit être pris en premier et un intervalle d’au moins 6 heures doit être observé avant la prise de l’inhibiteur de la P-gp ; une surveillance plus fréquente des patientes visant à déceler les effets indésirables sera nécessaire.

Inducteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et/ou de la P-gp L’utilisation concomitante avec des inducteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la P-gp n’est pas recommandée. Lors d’une étude clinique d’interaction avec la rifampicine, un inducteur puissant du CYP3A4 et de la P-gp, la Cmax et l’ASC du rélugolix avaient diminué respectivement de 23 % et de 55 %. Les médicaments qui sont des inducteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la P-gp, tels que les anticonvulsivants (p. ex. carbamazépine, topiramate, phénytoïne, phénobarbital, primidone, oxcarbazépine, felbamate), les médicaments anti-infectieux (p. ex. rifampicine, rifabutine, griséofulvine) ; le millepertuis (Hypericum perforatum) ; le bosentan et les inhibiteurs de la protéase du VIH ou du VHC (p. ex. ritonavir, bocéprévir, télaprévir) et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p. ex. éfavirenz), peuvent réduire les concentrations plasmatiques du rélugolix et il peut en résulter une diminution des effets thérapeutiques.

Inhibiteurs du CYP3A4 L’utilisation concomitante du rélugolix avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 sans inhibition de la P-gp (voriconazole) n’a pas augmenté l’exposition du rélugolix de façon cliniquement significative.

Par ailleurs, lors d’une étude clinique d’interaction, l’administration concomitante avec de l’atorvastatine, un inhibiteur faible de l’enzyme CYP3A4, n’a pas modifié l’exposition du rélugolix de façon cliniquement significative.

L’effet des médicaments associés sur l’exposition au rélugolix d’après les études cliniques et les recommandations sont résumés dans le Tableau 3.

Tableau 3. Effet des médicaments associés sur l’exposition au ré lugolix (ASC0-∞, Cmax ; par ordre décroissant d’ampleur) d’après les études cliniques et recommandations Schéma d’administration du médicament interagissant Schéma d’administration du rélugolix Variation de l’ASC0- ∞ du rélugolix Variation de la Cmax du rélugolix Recommandation érythromycine 500 mg QID, doses multiples 40 mg, dose unique

4,1 fois ↑

3,8 fois ↑

L’utilisation concomitante avec l’érythromycine et d’autres inhibiteurs oraux de la P-gp n’est pas recommandée

Si l’utilisation concomitante avec des inhibiteurs oraux de la P-gp en une ou deux prises par jour (p. ex. azithromycine) ne peut être évitée, Ryeqo doit être pris en premier et un intervalle d’au moins 6 heures doit être observé avant la prise de l’inhibiteur de la P-gp ; une surveillance plus fréquente des patientes visant à déceler les effets indésirables sera nécessaire. azithromycine 500 mg, dose unique 120 mg, dose unique** 1,5 fois ↑ 1,6 fois ↑ azithromycine 500 mg, dose unique, 6 heures après l’administration du rélugolix 1,4 fois ↑ 1,3 fois ↑ voriconazole 200 mg BID, doses multiples 40 mg, dose unique

51 % ↑

21 % ↑

Aucune modification de la dose n’est recommandée en cas d’administration concomitante de rélugolix et d’inhibiteurs du CYP3A4 sans inhibition de la P-gp fluconazole 200 mg QD, doses multiples 40 mg, dose unique

19 % ↑ 44 % ↑ atorvastatine 80 mg QD, doses multiples 40 mg, dose unique 5 % ↓ 22 % ↓ rifampicine 600 mg QD, doses multiples 40 mg, dose unique 55 % ↓ 23 % ↓ L’utilisation concomitante avec la rifampicine ou d’autres inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp n’est pas recommandée car il peut en résulter une diminution de l’efficacité du rélugolix contenu dans ce médicament. *Les données présentées sous forme de variation de x fois représentent le rapport entre l’utilisation concomitante et le rélugolix seul. Les données présentées sous forme de variation en % représentent la différence en % par rapport à l’administration du rélugolix seul. **Pour plus de détails, consultez le RCP Orgovyx, l'effet de la dose de 40 mg n'a pas été étudié, mais il devrait être plus important. « ↑ » indique une augmentation, « ↓ » indique une diminution.

ASC = aire sous la courbe ; Cmax = concentration maximale ; QD = une fois par jour ; BID = deux fois par jour ; TID = trois fois par jour ; QID = quatre fois par jour

Estradiol et acétate de noréthistérone

Inhibiteurs du CYP3A4 Les médicaments qui inhibent l’activité des enzymes intervenant dans le métabolisme hépatique des médicaments, comme le kétoconazole par exemple, peuvent augmenter les concentrations circulantes des composants œstrogène et noréthistérone de Ryeqo.

Inducteurs des enzymes du CYP Le métabolisme des œstrogènes et des progestatifs peut être augmenté par l’utilisation concomitante de substances connues comme étant des inducteurs des enzymes intervenant dans le métabolisme des médicaments, en particulier les enzymes du cytochrome P450, telles que les anticonvulsivants (p. ex. phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et les anti-infectieux (p. ex. rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).

Le ritonavir, le télaprévir et le nelfinavir, bien que connus comme étant des inhibiteurs puissants, sont également des inducteurs et ils peuvent diminuer l’exposition aux œstrogènes et progestatifs.

Des médicaments à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent induire le métabolisme des œstrogènes et des progestatifs. Cliniquement, une augmentation du métabolisme des œstrogènes peut conduire à une diminution de l’efficacité en termes de protection contre la perte osseuse. Par conséquent, l’utilisation concomitante à long terme d’inducteurs des enzymes hépatiques avec ce médicament n’est pas recommandée.

Effets possibles des composants de Ryeqo sur les autres médicaments

Rélugolix Le rélugolix est un inducteur faible du CYP3A4. Après utilisation concomitante avec des doses de rélugolix de 40 mg par jour, l’ASC et la Cmax du midazolam, un substrat sensible du CYP3A4, avaient diminué respectivement de 18 % et de 26 %. Cependant, d’après l’étude clinique menée avec le midazolam, le rélugolix ne devrait pas avoir d’effets cliniquement significatifs sur les autres substrats du CYP3A4.

Le rélugolix est un inhibiteur de la BCRP (breast cancer resistance protein) in vitro ; par conséquent, une étude d’interaction a été menée avec la rosuvastatine, un substrat de la BCRP et du polypeptide de transport d’anions organiques 1B1 (OATP1B1). Après utilisation concomitante avec des doses de rélugolix de 40 mg par jour, l’ASC et la Cmax de la rosuvastatine avaient diminué respectivement de 13 % et de 23 %. Ces effets ne sont pas considérés comme cliniquement significatifs ; par conséquent, aucun ajustement de la dose de rosuvastatine administrée de façon concomitante n’est recommandé.

Les effets cliniques de ce médicament sur les autres substrats de la BCRP n’ont pas été évalués et la pertinence des autres substrats de la BCRP n’est pas connue.

Il est possible que le rélugolix entraîne la saturation de la P-gp intestinale à la dose de 40 mg, car le rélugolix présente des pharmacocinétiques plus que proportionnelles à la dose sur la plage de doses comprise entre 10 et 120 mg, ce qui pourrait se traduire par une augmentation de l’absorption des médicaments associés qui sont des substrats de la P-gp sensibles. Aucune différence cliniquement significative de la pharmacocinétique du dabigatran étexilate (un substrat de la P-gp) n’a été observée en cas d’utilisation concomitante avec le rélugolix ; celui-ci ne devrait pas avoir d’effets cliniquement significatifs sur les autres substrats de la P-gp.

Estradiol et acétate de noréthistérone Les médicaments œstroprogestatifs peuvent avoir un impact sur le métabolisme de certaines autres substances actives. Ainsi, les concentrations plasmatiques peuvent soit augmenter (p. ex. ciclosporine) soit diminuer (p. ex. lamotrigine) avec l’utilisation de Ryeqo. Un ajustement de la dose de ces médicaments peut s’avérer nécessaire.

Effets indésirables

Affections psychiatriques 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Irritabilité
    • Diminution de la libido
Affections du système nerveux 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Céphalées
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Sensations vertigineuses
Affections vasculaires 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Bouffées de chaleur
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Hypertension
Affections gastro-intestinales 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Nausées
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Dyspepsie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 5
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Alopécie
    • Hyperhidrose
    • Sueurs nocturnes
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Angiœdème
    • Urticaire
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Arthralgie
Affections des organes de reproduction et du sein 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Saignements utérins
    • Sécheresse vulvo-vaginale
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Kyste mammaire
    • Expulsion des fibromes utérins
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents chez les patientes traitées pour des fibromes utérins ou une endométriose étaient les céphalées (13,2 %), les bouffées de chaleur (10,3 %) et les saignements utérins (5,8 %).

Les effets indésirables répertoriés dans le Tableau 4 sont classés en fonction de leur fréquence et de la classe de systèmes d’organes. Au sein de chaque groupe de fréquences, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante. Les fréquences sont définies selon les conventions suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Tableau 4. Effets indésirables chez les patientes présentant des fibromes utérins ou une endométriose Affections psychiatriques Fréquent Irritabilité Diminution de la libido* Affections du système nerveux Très fréquent Céphalées Fréquent Sensations vertigineuses Affections vasculaires Très fréquent Bouffées de chaleur Rare Hypertension Affections gastro-intestinales Fréquent Nausées Peu fréquent Dyspepsie Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Alopécie Hyperhidrose Sueurs nocturnes Peu fréquent Angiœdème Urticaire Affections musculo-squelettiques et systémiques Fréquent Arthralgie Affections des organes de reproduction et du sein Fréquent Saignements utérins** Sécheresse vulvo-vaginale Peu fréquent Kyste mammaire Expulsion des fibromes utérins * Inclut une diminution de la libido, une perte de libido et un trouble de la libido. ** Inclut les ménorragies (saignements menstruels abondants), les métrorragies (saignements intermenstruels), les hémorragies vaginales, les hémorragies utérines, la polyménorrhée et la menstruation irrégulière.

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante.

Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

Des doses uniques de rélugolix allant jusqu’à 360 mg (neuf fois la dose de 40 mg recommandée en clinique) ont été administrées à des hommes et des femmes en bonne santé et ont été généralement bien tolérées.

Des surdosages allant jusqu’à deux fois la dose recommandée ont été rapportés au cours du développement clinique du rélugolix en association avec l’estradiol et l’acétate de noréthistérone, sans notification d’événements indésirables.

Des soins de soutien sont recommandés en cas de surdosage. Les quantités de rélugolix, d’estradiol ou de noréthistérone éliminées par hémodialyse ne sont pas connues.

Aucun effet délétère grave n’a été rapporté après l’ingestion aiguë par de jeunes enfants de fortes doses de médicaments à base d’œstrogènes. Un surdosage d’estradiol et d’acétate de noréthistérone peut provoquer des nausées et des vomissements et une hémorragie de privation peut survenir chez les femmes.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 0 spécialité(s) à base de Noréthistérone seule, et 1 association(s) avec d'autres substances. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

0 spécialité(s)

Aucune spécialité ne correspond.

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 20 août 2026.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

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