Voie systémique (orale ou injectable)
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple IVERMECTINE EG LABO 3 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 17 septembre 2026.
Indications
• Traitement de la strongyloïdose (anguillulose) gastro-intestinale.
• Traitement de la microfilarémie diagnostiquée ou suspectée chez les patients atteints de filariose lymphatique due à Wuchereria bancrofti.
• Traitement de la gale sarcoptique humaine. Le traitement est justifié lorsque le diagnostic de gale a été établi cliniquement et/ou par un examen parasitologique. Sans diagnostic formel, le traitement n’est pas justifié en cas de prurit.
Les directives officielles doivent être prises en compte. Les directives officielles comprennent généralement les directives de l’OMS et des autorités de santé publique.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Prudence
⚠ Divergence FR/US — Données limitées chez la femme enceinte et toxicité sur la reproduction chez l’animal ; l’ivermectine ne doit être utilisée qu’en cas d’indication stricte.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L'ivermectine ne doit être utilisée qu’en cas d’indication stricte.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Prudence
⚠ Divergence FR/US — Utilisation seulement si le bénéfice attendu l’emporte sur le risque pour le nourrisson ; chez la mère souhaitant allaiter, ne pas débuter le traitement avant 1 semaine après la naissance.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L'ivermectine ne peut être administrée aux mères qui allaitent que si le bénéfice attendu l’emporte sur le risque potentiel encouru par le nourrisson.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR)
Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), y compris un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et une nécrolyse épidermique toxique (NET), pouvant engager le pronostic vital ou être d’issue fatale ont été rapportées en lien avec le traitement par ivermectine (voir rubrique 4.8).
Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes et faire l'objet d'une surveillance étroite en vue de détecter d’éventuelles réactions cutanées. En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de ces réactions, l'ivermectine doit être arrêtée immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé. Si le patient a développé une réaction indésirable cutanée sévère telle qu’un SSJ ou une NET lors de l'utilisation de l'ivermectine, le traitement par ivermectine ne doit en aucun cas être repris.
Mises en garde spéciales
L'efficacité et le schéma posologique de l'ivermectine chez les patients immunodéprimés traités pour une strongyloïdose intestinale n'ont pas été établis par des études cliniques appropriées. Des cas rapportés évoquent la persistance de l'infestation après une dose unique d'ivermectine, notamment chez ce type de patients.
L'ivermectine ne constitue pas un traitement prophylactique de l’infection par les filaires ou les anguillules ; aucune donnée ne démontre l'efficacité de l'ivermectine pour tuer ou prévenir la maturation des larves infestantes chez l’être humain.
Aucune activité macrofilaricide de l’ivermectine n’a été mise en évidence sur les formes adultes d’une quelconque espèce de filaires.
Aucun effet bénéfique de l'administration de l'ivermectine sur le syndrome d'éosinophilie pulmonaire tropicale ou sur les lymphadénites ou lymphangites observées lors de l’infection par des filaires n’a été mis en évidence.
L'intensité et la sévérité des effets indésirables après administration d'ivermectine semblent corrélées à la charge en microfilaires avant traitement, en particulier dans le sang. En cas de co-infestation par Loa loa, la charge en microfilaires, en particulier dans le sang, est le plus souvent élevée, ce qui prédispose les patients traités à une augmentation du risque de survenue d’effets indésirables graves.
Des troubles neurologiques centraux (encéphalopathies) ont rarement été rapportés chez des patients traités par ivermectine et porteurs d’une forte microfilarémie à Loa loa. Par conséquent, dans les zones d’endémie à Loa loa, des mesures particulières devront être adoptées avant le traitement par ivermectine (voir rubrique 4.8).
Des cas de neurotoxicité, tels que la perte de connaissance et le coma, ont été rapportés lors de l’utilisation de l’ivermectine chez des patients non infectés par Loa loa. Ces réactions ont généralement disparu avec des soins de soutien et l'arrêt de l’ivermectine (voir rubriques 4.8 et 4.9). Des données limitées indiquent que le risque d'effets neurotoxiques peut être accru chez les patients dont l'activité de la glycoprotéine P est réduite, par exemple en cas de mutation de perte de fonction du gène ABCB1 (MDR1).
Dans les campagnes de chimiothérapie de masse de la filariose à Wuchereria bancrofti, menées en Afrique, il est recommandé de ne pas associer le citrate de diéthylcarbamazine (DEC) à l’ivermectine. L’existence fréquente d’une co-endémie à d’autres microfilaires telles que Loa loa peut être à l’origine de l’existence de fortes microfilarémies chez les patients infestés.
L’exposition systémique au DEC de tels patients pourrait entraîner la survenue d’effets indésirables graves liés à l’effet microfilaricide rapide et massif de ce médicament.
La survenue de réactions cutanées et/ou systémiques de sévérité variable (réaction de Mazzotti) ainsi que des réactions ophtalmologiques ont été rapportées suite à l’administration de médicaments ayant une action microfilaricide rapide, tels que le DEC, chez les patients atteints d’onchocercose.
Il est probable que ces réactions soient liées à un processus inflammatoire déclenché à la suite de la mort des microfilaires et de la libération de produits de dégradation.
Ces réactions peuvent également être observées chez les patients traités pour l’onchocercose lors des premières cures d’ivermectine. Les patients présentant une dermatite onchocerquienne hyperréactive ou « Sowda » (affection cutanée observée en particulier au Yémen) semblent développer plus fréquemment des réactions cutanées sévères (œdème et aggravation de la dermatite onchocerquienne) après un traitement microfilaricide.
Population pédiatrique
La sécurité n'a pas été établie chez les patients pédiatriques dont le poids corporel était inférieur à 15 kg.
Interactions médicamenteuses
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
Effets indésirables
57
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- encéphalopathie sévères et potentiellement mortels grave — en particulier chez des patients fortement infectés par Loa loa
- Très rare (< 1/10 000)
- nécrolyse épidermique toxique
- syndrome de Stevens-Johnson
- Fréquence non précisée
- hyperéosinophilie transitoire
- dysfonctionnement hépatique
- hépatite aiguë
- élévation des enzymes hépatiques
- hyperbilirubinémie
- hématurie
- neurotoxicité
- diminution du niveau de conscience
- coma
- asthénie — en traitement d’une strongyloïdose
- douleur abdominale — en traitement d’une strongyloïdose
- anorexie — en traitement d’une strongyloïdose
- constipation — en traitement d’une strongyloïdose
- diarrhée — en traitement d’une strongyloïdose
- nausées — en traitement d’une strongyloïdose
- vomissements — en traitement d’une strongyloïdose
- sensations vertigineuses — en traitement d’une strongyloïdose
- somnolence — en traitement d’une strongyloïdose
- vertige — en traitement d’une strongyloïdose
- tremblements — en traitement d’une strongyloïdose
- leucopénie/anémie — en traitement d’une strongyloïdose
- augmentation des ALAT/phosphatases alcalines — en traitement d’une strongyloïdose
- fièvre — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- céphalées — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- sensation de faiblesse — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- myalgies — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- arthralgies — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- douleurs diffuses — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- toux — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- sensation de gêne respiratoire — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- maux de gorge — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- hypotension orthostatique — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- frissons — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- sueurs profuses — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- douleur ou sensation de gêne au niveau des testicules — Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti
- réactions de type Mazzotti — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- prurit — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- rash urticarien — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- conjonctivite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- œdème — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- lymphadénite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- adénopathies — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- tachycardie — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- exacerbation d’asthme — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- sensation anormale au niveau des yeux — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- œdème de la paupière — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- uvéite antérieure — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- limbite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- kératite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- choriorétinite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- choroïdite — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- Des hémorragies conjonctivales — chez des patients infestés par Onchocerca volvulus
- expulsion d’ascaris adultes
- exacerbation transitoire du prurit — Chez les patients atteints de gale
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Une hyperéosinophilie transitoire, un dysfonctionnement hépatique incluant une hépatite aiguë, une élévation des enzymes hépatiques, une hyperbilirubinémie et une hématurie ont été rapportés.
Dans de très rares cas, une nécrolyse épidermique toxique et un syndrome de Stevens-Johnson ont également été rapportés.
Des cas de neurotoxicité, tels qu’une diminution du niveau de conscience et un coma, ont été rapportés (voir rubriques 4.4 et 4.9).
Les effets indésirables sont liés à la densité parasitaire et sont, dans la plupart des cas, légers et transitoires, mais leur sévérité peut être majorée chez les patients polyparasités, en particulier en cas d’infestation à Loa loa.
Dans de rares cas, des cas d'encéphalopathie sévères et potentiellement mortels ont été décrits après l’administration d’ivermectine, en particulier chez des patients fortement infectés par Loa loa. Chez ces patients, les effets indésirables suivants ont également été rapportés : douleurs dorsales ou cervicales, hyperémie oculaire, hémorragie sous conjonctivale, dyspnée, incontinence urinaire et/ou fécale, difficultés à se tenir debout/à marcher, modifications de l’état mental, confusion, léthargie, stupeur ou coma (voir rubrique 4.4).
Chez les patients recevant de l’ivermectine en traitement d’une strongyloïdose, les effets indésirables suivants ont été rapportés : asthénie, douleur abdominale, anorexie, constipation, diarrhée, nausées, vomissements, sensations vertigineuses, somnolence, vertige, tremblements, hyperéosinophilie transitoire, leucopénie/anémie et augmentation des ALAT/phosphatases alcalines.
Dans le traitement de la filariose à Wuchereria bancrofti, l'intensité des effets indésirables ne semble pas dépendre de la dose d'ivermectine administrée mais est corrélée à la charge en microfilaires sanguines. Les effets suivants ont été décrits : fièvre, céphalées, asthénie, sensation de faiblesse, myalgies, arthralgies, douleurs diffuses, troubles digestifs tels qu’anorexie, nausées, douleurs abdominales et épigastriques, toux, sensation de gêne respiratoire, maux de gorge, hypotension orthostatique, frissons, vertige, sueurs profuses, douleur ou sensation de gêne au niveau des testicules.
Suite à l’administration d'ivermectine chez des patients infestés par Onchocerca volvulus, les réactions d’hypersensibilité observées résultant de la mort des microfilaires font partie des réactions de type Mazzotti : prurit, rash urticarien, conjonctivite, arthralgies, myalgies (y compris myalgies abdominales), fièvre, œdème, lymphadénite, adénopathies, nausées, vomissements, diarrhée, hypotension orthostatique, vertige, tachycardie, asthénie, céphalées. Ces symptômes ont rarement été sévères. Quelques cas d’exacerbation d’asthme ont été décrits.
Chez ces patients, une sensation anormale au niveau des yeux, un œdème de la paupière, une uvéite antérieure, une conjonctivite, une limbite, une kératite et une choriorétinite ou une choroïdite ont également été décrits. Ces manifestations, qui peuvent être dues à l’affection elle-même, ont également parfois été décrites après le traitement. Elles ont rarement été sévères et ont généralement disparu sans traitement corticoïde. Des hémorragies conjonctivales ont été rapportées chez des patients atteints d'onchocercose.
Des cas d’expulsion d’ascaris adultes ont été décrits après l’ingestion d’ivermectine.
Chez les patients atteints de gale, une exacerbation transitoire du prurit peut être observée au début du traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Des cas de surdosage accidentel d'ivermectine ont été rapportés, mais aucun n’a été fatal.
Des cas de perte de connaissance et de coma ont été rapportés à la suite d'un surdosage en ivermectine.
Lors d’une intoxication accidentelle par des doses inconnues de produits destinés à un usage vétérinaire (voie orale, injection, application cutanée), les symptômes suivants ont été rapportés : rash, dermite de contact, œdème, céphalées, vertige, asthénie, nausées, vomissements, diarrhée et douleurs abdominales. D'autres effets indésirables ont également été rapportés, notamment : convulsions, ataxie, dyspnée, paresthésie et urticaire.
Conduite à tenir en cas d'intoxication accidentelle :
• traitement symptomatique et surveillance en milieu médicalisé avec remplissage vasculaire et traitement anti-hypertenseur, si nécessaire. Bien qu’aucune étude spécifique ne soit disponible, il est conseillé d’éviter l’association de médicaments GABA agonistes dans le traitement d’une intoxication accidentelle due à l’ivermectine.