Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple EZETIMIBE VIATRIS 10 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 24 août 2026.
Indications
Hypercholestérolémie primaire
EZETIMIBE ALMUS en association avec un inhibiteur de l'HMG-CoA réductase (statine) est indiqué comme traitement adjuvant au régime chez les patients ayant une hypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) et qui ne sont pas contrôlés de façon appropriée par une statine seule.
EZETIMIBE ALMUS en monothérapie est indiqué comme traitement adjuvant au régime chez les patients ayant une hypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) pour lesquels un traitement par statine est inapproprié ou est mal toléré.
Prévention des événements cardiovasculaires
EZETIMIBE ALMUS est indiqué pour réduire le risque d’événements cardiovasculaires (voir la rubrique 5.1) chez les patients présentant une maladie coronaire avec un antécédent de syndrome coronarien aigu (SCA), en complément d’un traitement en cours par statine ou avec l’initiation concomitante d’une statine.
Hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo)
EZETIMIBE ALMUS en association avec une statine est indiqué comme traitement adjuvant au régime chez les patients ayant une HFHo. Ces patients peuvent recevoir également des traitements adjuvants (exemple : aphérèse des LDL).
Sitostérolémie homozygote (phytostérolémie)
EZETIMIBE ALMUS est indiqué comme traitement adjuvant au régime, chez les patients ayant une sitostérolémie familiale homozygote.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
En association avec une statine, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de la statine utilisée.
Le traitement par Ezétimibe Viatris en association avec une statine est contre-indiqué pendant la grossesse ou l'allaitement.
Ezétimibe Viatris en association avec une statine est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique évolutive ou des élévations persistantes et inexpliquées des transaminases sériques.
Grossesse Prudence
Aucune donnée clinique : l'ézétimibe ne sera administré pendant la grossesse qu'en cas de nécessité absolue ; l'association avec une statine est contre-indiquée pendant la grossesse.
Confirmé par les sources française et américaine.
L'ézétimibe ne sera administré à une femme enceinte qu'en cas de nécessité absolue.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — L'ézétimibe ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement (sécrété dans le lait chez le rat) ; l'association avec une statine y est contre-indiquée.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L'ézétimibe ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
En association avec une statine, se référer au RCP du médicament utilisé.
Enzymes hépatiques
Des études contrôlées de l'association d’ézétimibe avec une statine ont montré des élévations consécutives des transaminases (≥ 3 x la limite supérieure de la normale [LSN]). Lors de l’administration d’EZETIMIBE ALMUS en association avec une statine, des tests fonctionnels hépatiques doivent être pratiqués au début du traitement et selon les recommandations relatives à la statine (voir rubrique 4.8).
Dans l’étude randomisée IMPROVE-IT (IMProved Reduction of Outcomes Vytorin Efficacy International Trial), 18 144 patients présentant une maladie coronaire avec un antécédent de SCA ont reçu soit 10 mg/40 mg d’ézétimibe/simvastatine par jour (n = 9067), soit 40 mg de simvastatine par jour (n = 9077). Au cours d'un suivi médian de 6,0 ans, l'incidence d’élévations consécutives des transaminases (≥3 x LSN) a été de 2,5 % pour ézétimibe/simvastatine et de 2,3 % pour simvastatine (voir rubrique 4.8).
Dans une étude clinique randomisée plus de 9000 patients insuffisants rénaux chroniques ont reçu l’ézétimibe 10 mg en association avec la simvastatine 20 mg une fois par jour (n = 4650) ou un placebo (n = 4620) et ont été suivis pendant 4,9 années (médiane). L'incidence d’élévations consécutives des transaminases sériques (> 3 x LSN) était de 0,7 % pour l’ézétimibe en association avec la simvastatine et 0,6 % dans le groupe placebo (voir rubrique 4.8).
Muscles squelettiques
Depuis la mise sur le marché de l'ézétimibe, des cas d'atteinte musculaire et de rhabdomyolyse ont été rapportés. La plupart des patients qui ont présenté une rhabdomyolyse prenaient une statine de façon concomitante à l’ézétimibe. Cependant, des rhabdomyolyses ont été très rarement rapportées avec l’ézétimibe en monothérapie, et très rarement rapportées lorsque l’ézétimibe a été associé à d'autres médicaments connus pour être liés à un risque accru de rhabdomyolyse. Si une atteinte musculaire est suspectée, face à des symptômes musculaires, ou confirmée par un taux de CPK > 10 x LSN, EZETIMIBE ALMUS, la statine ou tout autre de ces agents pris de façon concomitante doivent être arrêtés immédiatement. Tous les patients débutant un traitement par EZETIMIBE ALMUS doivent être informés du risque d'atteinte musculaire, et doivent signaler rapidement toute sensibilité douloureuse, toute douleur ou faiblesse musculaires inexpliquées (voir rubrique 4.8).
Dans l’étude randomisée IMPROVE-IT, 18 144 patients présentant une maladie coronaire avec un antécédent de SCA ont reçu soit 10 mg/40 mg d’ézétimibe/simvastatine par jour (n = 9067), soit 40 mg de simvastatine par jour (n = 9077). Au cours d'un suivi médian de 6,0 ans, l'incidence des myopathies a été de 0,2 % pour ézétimibe/simvastatine et de 0,1 % pour simvastatine, les myopathies étant définies comme une faiblesse ou une douleur musculaire inexpliquée avec des CPK sériques ≥ 10 x LSN ou avec deux résultats consécutifs de CPK ≥ 5 et < 10 x LSN. L'incidence des rhabdomyolyses a été de 0,1 % avec ézétimibe/simvastatine et de 0,2 % avec simvastatine, la rhabdomyolyse étant définie comme une faiblesse ou une douleur musculaire inexpliquée avec des CPK sériques ≥ 10 x LSN et une atteinte rénale prouvée, ou avec des CPK ≥ 5 x LSN et < 10 x LSN à deux reprises consécutives avec une atteinte rénale prouvée ou avec des CPK ≥ 10 000 UI/L sans atteinte rénale prouvée (voir rubrique 4.8).
Dans une étude clinique randomisée, plus de 9 000 patients insuffisants rénaux chroniques ont reçu l’ézétimibe 10 mg en association avec la simvastatine 20 mg une fois par jour (n = 4 650) ou un placebo (n = 4 620) et ont été suivis pendant 4,9 années (médiane). L'incidence des myopathies / rhabdomyolyses était de 0,2 % pour l’ézétimibe en association avec la simvastatine et 0,1 % dans le groupe placebo (voir rubrique 4.8).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Les effets d'une exposition accrue à l'ézétimibe n'étant pas connus chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, EZETIMIBE ALMUS n'est pas recommandé dans cette population (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
L'efficacité et la sécurité d’emploi de l'ézétimibe chez les enfants âgés de 6 ans à 10 ans, ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou non-familiale ont été évaluées dans un essai clinique contrôlé versus placebo pendant une durée de 12 semaines. Les effets de l'ézétimibe sur une période de plus de 12 semaines de traitement n'ont pas été étudiés dans cette tranche d'âge (voir rubriques 4.2, 4.8, 5.1 et 5.2).
L’ézétimibe n'a pas été étudié chez des patients âgés de moins de 6 ans (voir rubriques 4.2 et 4.8).
L'efficacité et la sécurité d'emploi de l’ézétimibe, en association avec la simvastatine, ont été évaluées dans un essai clinique contrôlé, réalisé chez des patients âgés de 10 à 17 ans, ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote : des adolescents (présentant un stade II pubertaire ou plus selon l'échelle de Tanner) et des adolescentes (1 an au moins après l'apparition des premières règles). Dans cette étude contrôlée, aucun effet n’a été décelé sur la croissance ou la maturité sexuelle des adolescents garçons ou filles, ni sur la longueur du cycle menstruel des filles. Cependant, les effets de l'ézétimibe sur la croissance ou la maturité sexuelle n'ont pas été étudiés au-delà de 33 semaines de traitement (voir rubriques 4.2 et 4.8).
La sécurité d'emploi et l'efficacité de l’ézétimibe administré en association avec des doses de plus de 40 mg de simvastatine par jour n'ont pas été étudiées chez des patients âgés de 10 à 17 ans.
La sécurité d'emploi et l'efficacité de l’ézétimibe administré en association avec la simvastatine n’ont pas été étudiées chez les enfants âgés de moins de 10 ans (voir rubriques 4.2 et 4.8).
Chez des patients de moins de 17 ans, l'efficacité à long terme du traitement par l’ézétimibe, afin de diminuer la morbi-mortalité à l'âge adulte, n'a pas été étudiée.
Fibrates
L'efficacité et la sécurité d'emploi de l’ézétimibe administré en association avec des fibrates n'ont pas été établies.
Si une lithiase biliaire est suspectée chez un patient traité par EZETIMIBE ALMUS et fénofibrate, des investigations biliaires sont indiquées et le traitement doit être interrompu (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Ciclosporine
Chez les patients traités par ciclosporine, l'initiation d'un traitement par EZETIMIBE ALMUS se fera avec prudence. Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients prenant EZETIMIBE ALMUS associé à la ciclosporine (voir rubrique 4.5).
Anticoagulants
Si EZETIMIBE ALMUS est associé à la warfarine, à un autre anticoagulant coumarinique, ou à la fluindione, le temps de prothrombine exprimé en INR doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.5).
Excipient
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement ≪ sans sodium ≫.
Interactions médicamenteuses
Des études précliniques ont montré que l'ézétimibe n'induit pas les enzymes du cytochrome P450 responsables du métabolisme des médicaments. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée entre l'ézétimibe et les médicaments connus pour être métabolisés par les cytochromes P450 1A2, 2D6, 2C8, 2C9 et 3A4, ou la N-acétyltransférase.
Des études cliniques d'interaction ont montré que l'ézétimibe n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique du dapsone, du dextrométhorphane, de la digoxine, des contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel), du glipizide, du tolbutamide, ou du midazolam quand il est administré en association à ces substances.
La cimétidine, associée à l'ézétimibe, n'entraîne aucun effet sur la biodisponibilité de l'ézétimibe.
+ Anti-acides
L'administration simultanée d'antiacides diminue le taux d'absorption d'ézétimibe mais n'a aucun effet sur la biodisponibilité de l'ézétimibe. Cette diminution du taux d'absorption d'ézétimibe n'est pas considérée comme cliniquement significative.
+ Cholestyramine
L'administration simultanée de cholestyramine diminue d'environ 55 % l'aire sous la courbe (ASC) moyenne de l'ézétimibe total (ézétimibe + glycuronide d'ézétimibe). La diminution supplémentaire du LDL-cholestérol observée liée à l'association d'ézétimibe et cholestyramine pourrait être réduite par cette interaction (voir rubrique 4.2).
+ Fibrates
Chez les patients traités par ézétimibe et fénofibrate, les médecins doivent être informés du risque potentiel de survenue de lithiase et d'affection de la vésicule biliaire (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Si une lithiase biliaire est suspectée chez un patient traité par ézétimibe et fénofibrate, des investigations biliaires sont indiquées et le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.8).
L'administration simultanée de fénofibrate ou de gemfibrozil augmente modérément les concentrations totales d'ézétimibe, respectivement d'environ 1,5 et 1,7 fois.
L'administration d'ézétimibe en association avec d'autres fibrates n'a pas été étudiée.
Les fibrates peuvent majorer l'excrétion du cholestérol dans la bile et entraîner une lithiase biliaire. Dans les études animales, l'ézétimibe augmente parfois la teneur en cholestérol de la bile vésiculaire mais pas chez toutes les espèces (voir rubrique 5.3). Un risque lithogène lié à la prise d'ézétimibe ne peut être écarté.
+ Statines
En association avec l'atorvastatine, la simvastatine, la pravastatine, la lovastatine, la fluvastatine ou la rosuvastatine, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée.
+ Ciclosporine
Une étude réalisée chez 8 patients transplantés rénaux ayant une clairance de la créatinine > 50 ml/min, recevant une dose fixe de ciclosporine et une dose unique de 10 mg d'ézétimibe a montré une augmentation de I'ASC (aire sous la courbe) moyenne de l'ézétimibe total de 3,4 fois (2,3 à 7,9 fois) par rapport à des volontaires sains d'une autre étude (n = 17), traités par l'ézétimibe seul.
Dans une autre étude, chez un patient transplanté rénal ayant une insuffisance rénale sévère et recevant de la ciclosporine ainsi que de nombreux médicaments, l'exposition totale à l'ézétimibe était 12 fois supérieure à celle des témoins recevant l’ézétimibe seul. Dans une étude, en cross over, de deux périodes, chez 12 sujets sains, l'administration quotidienne de 20 mg d'ézétimibe pendant 8 jours, avec une seule dose de 100 mg de ciclosporine, au 7ème jour, comparée à l'administration d'une dose unique de 100 mg de ciclosporine (sans ézétimibe), a entraîné une augmentation moyenne de 15% de I'ASC (aire sous la courbe) de la ciclosporine (avec une variation allant de – 10 % à+51 %).
Aucune étude contrôlée n’a été réalisée pour évaluer l’effet de l’association d’ézétimibe sur l’exposition de ciclosporine chez les patients transplantés rénaux. La prudence est requise lors de l'initiation d'un traitement par ézétimibe chez les patients traités par la ciclosporine. Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients prenant de l'ézétimibe associé à la ciclosporine (voir rubrique 4.4).
+Anticoagulants
Dans une étude chez 12 volontaires sains de sexe masculin, l'administration concomitante d'ézétimibe (10 mg une fois par jour) n'a pas eu d'effet significatif sur la biodisponibilité de la warfarine et sur le temps de prothrombine. Cependant, depuis la mise sur le marché, une augmentation du temps de prothrombine exprimé en INR a été rapportée chez des patients prenant de l'ézétimibe associé à la warfarine ou à la fluindione. Si l'ézétimibe est associé à la warfarine, à un autre anticoagulant coumarinique, ou à la fluindione, le temps de prothrombine exprimé en INR doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.
Effets indésirables
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Perte de l’appétit
Affections vasculaires 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Bouffées vasomotrices
- hypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Toux
- Fréquence indéterminée
- Dyspnée
Affections gastro-intestinales 10
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Douleurs abdominales
- diarrhée
- flatulence
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dyspepsie
- reflux gastro-œsophagien
- nausées
- Sécheresse buccale — co-administré avec une statine
- gastrite — co-administré avec une statine
- Fréquence indéterminée
- Pancréatite
- constipation
Affections musculo-squelettiques et systémiques 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Myalgie — co-administré avec une statine
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Arthralgie
- crampes musculaires
- douleurs cervicales
- Douleurs dorsales — co-administré avec une statine
- faiblesse musculaire — co-administré avec une statine
- douleur des extrémités — co-administré avec une statine
- Fréquence indéterminée
- Myalgie
- myopathie/rhabdomyolyse
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fatigue
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleur à la poitrine
- douleur
- Asthénie — co-administré avec une statine
- œdème périphérique — co-administré avec une statine
- Fréquence indéterminée
- Asthénie
Investigations 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Augmentation des ALAT et/ou ASAT — co-administré avec une statine
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Augmentation des ALAT et/ou ASAT
- augmentation des CPK
- augmentation des γ-GT
- anomalie du test fonctionnel hépatique
Affections du système nerveux 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Maux de tête — co-administré avec une statine
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Paresthésie — co-administré avec une statine
- Fréquence indéterminée
- Etourdissements
- paresthésie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 4
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Prurit — co-administré avec une statine
- rash — co-administré avec une statine
- urticaire — co-administré avec une statine
- Fréquence indéterminée
- Erythème multiforme
Affection hématologique et du système lymphatique 1
- Fréquence indéterminée
- Thrombocytopénie
Affections du système immunitaire 1
- Fréquence indéterminée
- Hypersensibilité
Affections psychiatriques 1
- Fréquence indéterminée
- Dépression
Affections hépatobiliaires 3
- Fréquence indéterminée
- Hépatite
- lithiase biliaire
- cholécystite
Troubles gastro-intestinaux 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Douleurs abdominales — en association avec le fénofibrate
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Etudes cliniques et données rapportées depuis la mise sur le marché
Dans des études cliniques d'une durée allant jusqu'à 112 semaines, l'ézétimibe 10 mg par jour a été administré seul chez 2 396 patients, en association avec une statine chez 11 308 patients ou avec le fénofibrate chez 185 patients. Les effets indésirables étaient habituellement légers et transitoires. L'incidence globale d'effets secondaires observés était identique entre l'ézétimibe et un placebo. De même, le taux d'arrêt du traitement dû aux événements indésirables était comparable entre l'ézétimibe et le placebo.
Ezétimibe administré seul ou en association avec une statine
Les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients traités par l'ézétimibe (N = 2 396), et avec une plus grande incidence qu'avec le placebo (N = 1 159) ou chez les patients traités par l'ézétimibe co-administré avec une statine (N = 11 308) et avec une plus grande incidence qu'avec une statine administrée seule (N = 9 361). Les effets indésirables rapportés depuis la commercialisation ont été observés avec l'ézétimibe administré seul ou avec une statine.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
EZETIMIBE en monothérapie
Classes de systèmes d'organes
|
Fréquent
|
Peu fréquent
Troubles du métabolisme et de la nutrition
|
|
Perte de l’appétit
Affections vasculaires
|
|
Bouffées vasomotrices ; hypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
|
Toux
Affections gastro-intestinales
|
Douleurs abdominales ; diarrhée ; flatulence
|
Dyspepsie ; reflux gastro-œsophagien ; nausées
Affections musculo-squelettiques et systémiques
|
|
Arthralgie ; crampes musculaires ; douleurs cervicales
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
|
Fatigue
|
Douleur à la poitrine ; douleur
Investigations
|
|
Augmentation des ALAT et/ou ASAT ; augmentation des CPK ; augmentation des γ-GT ; anomalie du test fonctionnel hépatique
Autres effets indésirables avec EZETIMIBE co-administré avec une statine
Classes de systèmes d'organes
|
Fréquent
|
Peu fréquent
Affections du système nerveux
|
Maux de tête
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Paresthésie
Affections gastro-intestinales
|
|
Sécheresse buccale ; gastrite
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
|
Prurit ; rash ; urticaire
Affections musculo-squelettiques et systémiques
|
Myalgie
|
Douleurs dorsales, faiblesse musculaire, douleur des extrémités
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
|
|
Asthénie, œdème périphérique
Investigations
|
Augmentation des ALAT et/ou ASAT
|
Post-commercialisation (avec ou sans statine)
|
Fréquence indéterminée
Affection hématologique et du système lymphatique
|
Thrombocytopénie
Affections du système immunitaire
|
Hypersensibilité, incluant rash, urticaire, anaphylaxie et angio-œdème
Affections psychiatriques
|
Dépression
Affections du système nerveux
|
Etourdissements ; paresthésie
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
Dyspnée
Affections gastro-intestinales
|
Pancréatite ; constipation
Affections hépatobiliaires
|
Hépatite, lithiase biliaire, cholécystite
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
Erythème multiforme
Affections musculo-squelettiques et systémiques
|
Myalgie ; myopathie/rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
|
Asthénie
Ezétimibe en association avec le fénofibrate
|
Fréquent
Troubles gastro-intestinaux
|
Douleurs abdominales
Dans une étude multicentrique, en double-aveugle, contrôlée, versus placebo, 625 patients présentant une hyperlipidémie mixte ont été traités jusqu'à 12 semaines et 576 jusqu'à un an. Dans cette étude, 172 patients ont été traités par ézétimibe associé au fénofibrate jusqu'à la fin des 12 semaines, et 230 patients ont été traités par ézétimibe associé au fénofibrate (incluant 109 patients ayant reçu ézétimibe en monothérapie pendant les 12 premières semaines) jusqu'à la fin de la période de 1 an. Cette étude n'avait pas pour but de comparer les groupes traités en termes d'effets peu fréquents. Les taux d'incidence (IC 95 %) des augmentations cliniquement importantes des transaminases sériques (> 3 x LSN, consécutive) étaient de 4,5 % (1,9 ; 8,8) et 2,7 % (1,2 ; 5,4) respectivement pour les groupes fénofibrate en monothérapie et ézétimibe en association avec le fénofibrate, ajusté à l'exposition au traitement. Les taux d'incidence correspondant à la cholécystectomie étaient respectivement de 0,6 % (0,0 ; 3,1) et 1,7 % (0,6 ; 4,0) pour le fénofibrate en monothérapie et pour ézétimibe en association avec le fénofibrate (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Population pédiatrique : 6 à 17 ans
Dans une étude menée chez des enfants (âgés de 6 à 10 ans) ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou non-familiale (n = 138), des élévations des ALAT et/ou ASAT (≥ 3 x LSN, consécutives) ont été observées chez 1,1 % des patients (1 patient) dans le groupe ézétimibe, versus 0 % des patients dans le groupe placebo. Aucune élévation des CPK (≥10 x LSN) n'a été rapportée. Aucun cas de myopathie n'a été rapporté.
Dans une autre étude menée chez des adolescents (âgés de 10 à 17 ans) ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (n = 248), des élévations des ALAT et/ou ASAT (≥3 x LSN, consécutives) ont été observées chez 3 % des patients (4 patients) dans le groupe ézétimibe/simvastatine, versus 2 % des patients (2 patients) dans le groupe simvastatine en monothérapie. Pour l'élévation des CPK (≥10 x LSN), les données étaient respectivement de 2 % des patients (2 patients) et 0 %. Aucun cas de myopathie n'a été rapporté.
Ces essais n'avaient pas pour objet la comparaison des effets indésirables rares.
Patients présentant une maladie coronaire avec un antécédent de SCA
Dans l'étude IMPROVE-IT (voir rubrique 5.1), menée chez 18 144 patients traités soit par ézétimibe/simvastatine 10 mg/40 mg (n = 9 067 ; dont 6 % a reçu une posologie augmentée à 10 mg/80 mg d'ézétimibe/simvastatine) soit par 40 mg de simvastatine (n = 9 077 ; dont 27 % a reçu une posologie augmentée à 80 mg de simvastatine), les profils de sécurité ont été similaires pendant une période médiane de suivi de 6,0 ans. Les taux d'arrêt de traitement dus aux événements indésirables ont été de 10,6 % pour les patients traités par ézétimibe/simvastatine et de 10,1 % pour les patients traités par simvastatine. L'incidence des myopathies a été de 0,2 % avec ézétimibe/simvastatine et de 0,1 % avec simvastatine ; les myopathies étant définies comme une faiblesse ou une douleur musculaire inexpliquée avec des CPK sériques ≥ 10 x LSN ou avec deux résultats consécutifs de CPK ≥ 5 x LSN et < 10 x LSN. L'incidence des rhabdomyolyses a été de 0,1 % avec ézétimibe/simvastatine et de 0,2 % avec simvastatine, les rhabdomyolyses étant définies comme une faiblesse ou une douleur musculaire inexpliquée avec des CPK sériques ≥ 10 x LSN et une atteinte rénale prouvée ou avec des CPK ≥ 5 x LSN et < 10 x LSN à deux reprises consécutives et une atteinte rénale prouvée ou avec des CPK ≥ 10 000 UI/L sans atteinte rénale prouvée. L'incidence d'élévations consécutives des transaminases (≥ 3 x LSN) a été de 2,5 % avec ézétimibe/simvastatine et de 2,3 % avec simvastatine (voir rubrique 4.4). Des effets indésirables liés à la vésicule biliaire ont été rapportés chez 3,1 % des patients traités par ézétimibe/simvastatine versus 3,5 % des patients traités par simvastatine. L'incidence des hospitalisations pour une cholécystectomie a été de 1,5 % dans les deux groupes de traitement. Des cancers (définis comme toute nouvelle tumeur maligne) ont été diagnostiqués au cours de l’étude chez 9,4 % des patients traités par ézétimibe/simvastatine versus 9,5 % des patients traités par simvastatine.
Patients insuffisants rénaux chroniques
Dans l'étude SHARP (Study of Heart and Renal Protection) (voir rubrique 5.1), réalisée chez plus de 9 000 patients traités, recevant de l'ézétimibe 10 mg en association avec la simvastatine 20 mg à dose fixe une fois par jour (n = 4 650) ou du placebo (n = 4 620), les profils de sécurité ont été comparables pendant une période de suivi de 4,9 années (médiane). Dans cet essai, seuls les effets indésirables graves et les arrêts de traitement dus à des effets indésirables ont été rapportés. Les taux d'arrêt de traitement en raison d'effets indésirables étaient comparables (10,4 % chez les patients traités par ézétimibe en association avec de la simvastatine, et 9,8 % chez ceux traités par placebo). L'incidence d'atteinte musculaire/rhabdomyolyse était de 0,2 % chez les patients traités par ézétimibe en association avec de la simvastatine et de 0,1 % chez ceux traités par placebo. L'incidence des élévations persistantes des transaminases sériques (> 3 x LSN) était de 0,7 % chez les patients traités par ézétimibe en association avec de la simvastatine comparé à 0,6 % chez ceux traités par placebo (voir rubrique 4.4).
Dans cet essai, il n'y a pas eu d'augmentation significative des effets indésirables pré-spécifiés, tels que cancer (9,4 % pour l'ézétimibe en association avec de la simvastatine et 9,5 % pour le placebo), hépatite, cholécystectomie ou complication de calculs biliaires ou de pancréatite.
Valeurs biologiques
Une augmentation cliniquement significative des transaminases sériques (ALAT et/ou ASAT ≥ 3 x LSN, consécutives) a été observée de manière similaire entre l'ézétimibe (0,5 %) et le placebo (0,3 %) au cours des études cliniques contrôlées en monothérapie.
Dans les études cliniques de co-administration, l'incidence était de 1,3 % chez les patients traités par ézétimibe en association à une statine, et de 0,4% pour les patients traités par une statine seule. Ces augmentations étaient généralement asymptomatiques, non associées à une cholestase ; les valeurs sont revenues à leur valeur initiale à l'arrêt du traitement ou lors de la poursuite du traitement (voir rubrique 4.4).
Dans les essais cliniques, l'incidence des CPK > 10 X LSN concernait 4 des 1 674 patients sous ézétimibe seul (soit 0,2 %) versus 1 des 786 patients sous placebo (soit 0,1 %) ; et 1 des 917 patients sous ézétimibe associé à une statine (soit 0,1 %) versus 4 des 929 patients sous statine seule (soit 0,4 %).
Il n'y a pas eu d'augmentation d'atteinte musculaire ou de rhabdomyolyse associée à l'ézétimibe en comparaison avec le groupe contrôle (placebo ou statine seule) (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
Surdosage
Dans des études cliniques, l'administration d'ézétimibe à la dose de 50 mg/jour chez 15 sujets sains sur une période allant jusqu'à 14 jours ou à la dose de 40 mg/jour chez 18 patients ayant une hypercholestérolémie primaire sur une période allant jusqu'à 56 jours, a été généralement bien tolérée. Chez l'animal, aucune toxicité n'a été observée après des doses orales uniques de 5 000 mg/kg d'ézétimibe chez le rat et la souris et de 3 000 mg/kg chez le chien.
Quelques cas de surdosage ont été rapportés avec ézétimibe ; la plupart d'entre eux n'ont pas été associés à des effets indésirables. Il n'a pas été rapporté d'effets indésirables graves. En cas de surdosage, un traitement symptomatique voire des mesures complémentaires doivent être utilisées.