Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NITRENDIPINE VIATRIS 10 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 8 février 2022.
Indications
Traitement de l'hypertension artérielle.
Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué :
• en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
• en cas d’angor instable ou dans les 4 semaines suivant un infarctus du myocarde aigu,
• pendant la grossesse et l’allaitement (voir rubrique 4.6),
• en association avec la rifampicine. D’après l’expérience dont on dispose avec la nifédipine, antagoniste calcique de structure similaire à la nitrendipine, il est possible que la rifampicine accélère le métabolisme de la nitrendipine par induction enzymatique, empêchant la nitrendipine d’atteindre des concentrations plasmatiques efficaces. Par conséquent, l’administration concomitante de rifampicine est contre-indiquée (voir rubrique 4.5).
Grossesse Contre-indiqué
Contre-indiquée pendant toute la grossesse ; des malformations ont été observées chez l'animal à doses toxiques pour la mère.
Source française seule.
La nitrendipine est contre-indiquée pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — La nitrendipine passe dans le lait ; elle est contre-indiquée pendant l'allaitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
La nitrendipine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mise en garde
Insuffisance cardiaque décompensée
Les patients souffrant d’une insuffisance cardiaque décompensée doivent être traités avec précaution.
Troubles hépatiques
Chez les patients présentant des troubles hépatiques sévères, les effets de la nitrendipine peuvent être renforcés et prolongés. Dans ce cas, les patients doivent être étroitement surveillés par un contrôle fréquent de leur pression artérielle au cours du traitement (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Angor
Comme avec d’autres substances vasoactives, un angor peut survenir de façon très rare avec la nitrendipine, en particulier au début du traitement (données issues de la notification spontanée). Les données issues des études cliniques confirment que la survenue de cet angor est peu fréquente (voir rubrique 4.8).
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé :
• en cas d’association au dantrolène (perfusion) (voir rubrique 4.5).
Cytochrome CYP 3A4
La nitrendipine est métabolisée par le cytochrome CYP3A4. Par conséquent, les inhibiteurs ou les inducteurs du cytochrome CYP3A4 peuvent modifier le métabolisme de premier passage hépatique ou la clairance de la nitrendipine (voir rubrique 4.5).
Parmi les médicaments ayant une action inhibitrice sur le cytochrome CYP3A4 et donc susceptibles de provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques de nitrendipine, on peut citer les suivants :
• le baclofène
• les antibiotiques de la famille des macrolides (tels que l’érythromycine),
• les inhibiteurs de protéase du VIH (tels que le ritonavir),
• les antifongiques azolés (tels que le kétoconazole, l’itraconazole),
• Les antidépresseurs fluoxétine et néfazodone,
• la quinupristine/dalfopristine,
• l’acide valproïque,
• la cimétidine et la ranitidine.
En cas de d’administration concomitante avec ces médicaments, il convient de surveiller la pression artérielle et, d’envisager éventuellement une diminution de la dose de nitrendipine (voir rubrique 4.5).
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Précaution d'emploi
Chez les sujets âgés, les sujets porteurs d'une insuffisance hépatique et les sujets déjà traités par des antihypertenseurs, commencer le traitement avec des doses faibles de nitrendipine (voir rubrique 4.2 et 5.2).
Interactions médicamenteuses
La nitrendipine est métabolisée par le cytochrome CYP3A4, situé dans la muqueuse intestinale et le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou stimuler ce système enzymatique peuvent donc modifier le métabolisme de premier passage ou la clairance de la nitrendipine.
L’importance et la durée de l'interaction doivent être prises en compte lors de l'administration concomitante de la nitrendipine avec de tels médicaments.
Associations contre-indiquées
+ Rifampicine
D’après l’expérience dont on dispose avec la nifédipine, un antagoniste calcique structurellement similaire à la nitrendipine, il est possible que la rifampicine accélère le métabolisme de la nitrendipine par induction enzymatique. L’efficacité de la nitrendipine pourrait donc être diminuée en cas d’administration concomitante avec la rifampicine. L’utilisation de la nitrendipine en association à la rifampicine est en conséquence contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
En cas d’administration concomitante avec les inhibiteurs du cytochrome CYP3A4, il convient de surveiller la tension artérielle et d’envisager éventuellement une diminution de la dose de nitrendipine.
Associations déconseillées
+ Dantrolène (administré par perfusion)
Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse.
Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Baclofène
Majoration de l’effet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
+ Antifongiques azolés (tels que le kétoconazole, itraconazole)
Aucune étude formelle n’a été effectuée pour évaluer les interactions possibles entre la nitrendipine et certains antifongiques azolés. Les médicaments de cette classe sont connus pour inhiber le cytochrome CYP3A4 et diverses interactions ont déjà été décrites pour d’autres antagonistes calciques de la famille des dihydropyridines. Par conséquent, en cas d’administration concomitante avec de la nitrendipine par voie orale, on ne peut exclure une augmentation importante de la biodisponibilité systémique de cette dernière en raison de la diminution du métabolisme de premier passage (voir rubrique 4.4).
Risque majoré d’effets indésirables, notamment d’œdèmes, par diminution du métabolisme hépatique de la dihydropyridine.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la dihydropyridine pendant le traitement par l’itraconazole ou le kétoconazole et après son arrêt.
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques du cytochrome CYP3A4 (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, fosphénytoïne)
Aucune étude formelle n’a été effectuée pour évaluer les interactions possibles entre la nitrendipine et ces anticonvulsivants. Cependant, ces produits comme la phénytoïne, le phénobarbital et la carbamazépine sont connus pour être des inducteurs potentiels du cytochrome CYP3A4.
Diminution des concentrations plasmatiques de la nitrendipine par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la nitrendipine pendant le traitement par l’inducteur et après son arrêt.
+ Antibiotiques de la classe des Macrolides (tels que l’érythromycine)
Aucune étude d’interaction n’a été effectuée pour évaluer les éventuelles interactions entre la nitrendipine et les macrolides. Les médicaments de cette classe sont connus pour être des inhibiteurs de la métabolisation d’autres médicaments métabolisés par le cytochrome CYP3A4. Par conséquent, après l’administration concomitante de nitrendipine et de ces macrolides, on ne peut exclure la possibilité d’augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine (voir rubrique 4.4).
L’azithromycine, bien que structurellement apparentée à la classe des macrolides, n’est pas un inhibiteur du cytochrome CYP3A4.
+ Inhibiteurs de la protéase du VIH (tels que le ritonavir)
Aucune étude formelle n’a été effectuée pour évaluer les interactions possibles entre la nitrendipine et certains inhibiteurs de la protéase du VIH. Les médicaments de cette classe sont de puissants inhibiteurs du cytochrome CYP3A4. Par conséquent, après l’administration concomitante de nitrendipine et de ces inhibiteurs de la protéase du VIH, on ne peut exclure la possibilité d’augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine (voir rubrique 4.4).
+ Néfazodone
Aucune étude formelle n'a été effectuée pour étudier l'interaction potentielle entre la nitrendipine et le néfazodone.
Cet antidépresseur est un puissant inhibiteur du cytochrome CYP3A4.
Par conséquent, après l’administration concomitante de nitrendipine et de néfazodone, on ne peut exclure la possibilité d’augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine (voir rubrique 4.4).
+ Fluoxétine
D’après l’expérience dont on dispose avec la nimodipine, un antagoniste calcique appartenant à la famille des dihydropyridines et structurellement similaire à la nitrendipine, l’administration concomitante avec la fluoxétine a entraîné des concentrations plasmatiques de nimodipine supérieures d’environ 50%.
Par ailleurs, l’exposition à la fluoxétine a diminué de façon importante, alors que celle de son métabolite actif, la norfluoxétine, est restée inchangée.
Par conséquent, après l’administration concomitante de nitrendipine et de fluoxétine, on ne peut exclure la possibilité d’augmentation cliniquement significative de la concentration plasmatique de nitrendipine (voir rubrique 4.4).
+ Quinupristine/Dalfopristine
D’après l’expérience dont on dispose avec la nifédipine, antagoniste calcique de structure similaire à la nitrendipine, l’administration concomitante de quinupristine/dalfopristine et de nitrendipine peut entraîner une augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine (voir rubrique 4.4).
+ Acide Valproïque
Aucune étude formelle n’a été effectuée pour évaluer les interactions possibles entre la nitrendipine et l’acide valproïque. Comme l’acide valproïque a entraîné, par inhibition enzymatique, une augmentation des concentrations plasmatiques de nimodipine, antagoniste calcique de structure similaire à la nitrendipine, on ne peut exclure une augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine, et donc de son efficacité (voir rubrique 4.4).
+ Cimétidine, Ranitidine
La cimétidine et, dans une moindre mesure la ranitidine, peuvent entraîner une augmentation de la concentration plasmatique de nitrendipine, et ainsi renforcer ses effets (voir rubrique 4.4).
Associations à prendre en compte
+ Médicaments abaissant la pression artérielle :
La nitrendipine est susceptible d’augmenter l’effet des antihypertenseurs administrés de façon concomitante, tels que :
• les diurétiques,
• les bêta-bloquants,
• les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l’angiotensine,
• les antagonistes du récepteur (AT1) de l’angiotensine II,
• les autres antagonistes calciques,
• les alpha-bloquants y compris à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine, trimazosine, urapidil),
• les inhibiteurs de la PDE5,
• l’alpha-méthyldopa
Majoration de l’effet hypotenseur. Risque d’hypotension orthostatique majoré.
+ Amifostine
Majoration de l’hypotension par addition d’effets indésirables.
+ Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majoré (effet additif).
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs). Le bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque
Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines plus ou moins marqué et susceptibles de s’additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d’un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement de substitution) et minéralocorticoïdes (voie générale y compris rectale)
Diminution de l’effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
+ Curarisants
Augmentation possible de la durée et de l’intensité d’action des curarisants.
+ Digoxine
Lors de l’administration concomitante avec la nitrendipine, la concentration plasmatique de digoxine peut augmenter. Il convient de surveiller l’apparition de symptômes de surdosage à la digoxine, en déterminant si nécessaire les concentrations plasmatiques de digoxine. Il faudra peut-être diminuer la dose de glucoside.
+ Myorelaxants
La durée et l’intensité d’action des myorelaxants tels que le pancuronium peuvent être accrues en cas de traitement par la nitrendipine.
Interactions avec les aliments
Jus de pamplemousse
Le jus de pamplemousse inhibe le système du cytochrome CYP3A4. L’administration simultanée d’antagonistes calciques de type dihydropyridine et de jus de pamplemousse provoque donc une augmentation des concentrations plasmatiques de l’antagoniste calcique en raison de la diminution de l’effet de premier passage hépatique ou de sa clairance.
Il peut en résulter une potentialisation de l’effet hypotenseur. D’après l’expérience acquise avec un autre antagoniste calcique appartenant aux dihydropyridines, la nisoldipine, cet effet peut durer pendant au moins 3 jours après la consommation de jus de pamplemousse.
La consommation de pamplemousse/ jus de pamplemousse doit donc être évitée pendant le traitement par la nitrendipine (voir rubrique 4.2).
Effets indésirables
Affections du système immunitaire 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Réaction allergique grave
- éruption cutanée
- œdème/angio-œdème allergique grave
Affections psychiatriques 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Réactions d’anxiété
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Troubles du sommeil
Affections du système nerveux 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Céphalées
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Vertiges
- Migraine
- Etourdissement
- Somnolence
- Hypoesthésie
Affections oculaires 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Troubles de la vision
Affections de l’oreille et du labyrinthe 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Acouphènes
Affections cardiaques 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Palpitations
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Angor grave
- Douleur thoracique
- Tachycardie
Affections vasculaires 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Œdème
- Vasodilatation
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypotension grave
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dyspnée
- Epistaxis
Affections gastro-intestinales 10
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Flatulences
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleurs abdominales et gastro-intestinales
- Diarrhées
- Nausées
- Vomissements
- Bouche sèche
- Dyspepsie
- Constipation
- Gastroentérites
- Hyperplasie gingivale
Affections hépatobiliaires 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Augmentation transitoire des enzymes hépatiques
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Myalgies
Affections du rein et des voies urinaires 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Polyurie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Sensation de malaise
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleurs non spécifiques
1
- Fréquence non précisée
- syndrome extrapyramidal
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de tolérance
Les informations sur la tolérance issues des essais cliniques, de la pharmacovigilance ou de toute autre source sont analysées et reflétées ci-dessous. Les fréquences de survenue ont été calculées à partir de l’analyse des essais cliniques ou estimées à partir de données de la pharmacovigilance.
Les effets indésirables les plus fréquents (fréquence ≥ 1/100 à < 1/10) sont des maux de tête, des palpitations, des vasodilatations, un œdème, des flatulences, une sensation de malaise, et des réactions d'anxiété. D’après l’expérience dont on dispose, aucun de ces effets indésirables n’est considéré comme sévère.
Ces effets indésirables sont attribuables au mode d'action de la nitrendipine sauf pour les effets indésirables de type « sensation de malaise » et « anxiété ».
Les effets indésirables les plus sévères sont peu fréquents (fréquence ≥ 1/1 000 à < 1/100) : hypotension, angor (douleur thoracique pouvant notamment survenir 15 à 30 minutes après la prise médicamenteuse) et réaction allergique incluant l’angio-œdème. Selon leur évolution, ces effets indésirables peuvent nécessiter une intervention médicale immédiate.
Les effets indésirables définis comme « fréquents » ont été observés à une fréquence inférieure à 3%, à l’exception des œdèmes (6,2 %), des céphalées (4,7%) et des vasodilatations (3,0%).
Des cas exceptionnels de syndrome extrapyramidal ont été rapportés avec certains inhibiteurs calciques.
Les effets indésirables décrits dans les études contrôlées évaluant l’effet de la nitrendipine versus placebo sont présentés ci-dessous par catégorie de fréquence CIOMS III (base de données d’études cliniques : nitrendipine n=824 ; placebo n=563).
L’effet indésirable « hyperplasie gingivale » est issu des notifications spontanées. Par conséquent, sa fréquence est estimée inférieure à 1/400.
Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur fréquence dans le tableau ci-dessous.
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre de gravité décroissante.
Les catégories de fréquence sont définies comme suit :
• Très fréquent (≥ 1/10),
• Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10),
• Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
• Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000),
• Très rare (< 1/10 000).
Tableau 1
Classe de systèmes d’organes (MedDRA)
|
Fréquent
|
Peu fréquent
Affections du système immunitaire
|
|
Réaction allergique dont éruption cutanée et œdème/angio-œdème allergique.
Affections psychiatriques
|
Réactions d’anxiété
|
Troubles du sommeil
Affections du système nerveux
|
Céphalées
|
Vertiges
Migraine
Etourdissement
Somnolence
Hypoesthésie
Affections oculaires
|
|
Troubles de la vision
Affections de l’oreille et du labyrinthe
|
|
Acouphènes
Affections cardiaques
|
Palpitations
|
Angor
Douleur thoracique
Tachycardie
Affections vasculaires
|
Œdème
Vasodilatation
|
Hypotension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
|
Dyspnée
Epistaxis
Affections gastro-intestinales
|
Flatulences
|
Douleurs abdominales et gastro-intestinales
Diarrhées
Nausées
Vomissements
Bouche sèche
Dyspepsie
Constipation
Gastroentérites
Hyperplasie gingivale
Affections hépatobiliaires
|
|
Augmentation transitoire des enzymes hépatiques
Affections musculo-squelettiques et systémiques
|
|
Myalgies
Affections du rein et des voies urinaires
|
|
Polyurie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
|
Sensation de malaise
|
Douleurs non spécifiques
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Surdosage
La symptomatologie au cours des surdosages est peu connue. Sur le myocarde, un effet inotrope négatif, un trouble conductif sinusal ou auriculoventriculaire sont potentiellement possibles.
Symptômes : flushs, maux de tête, hypotensions sévères (avec collapsus circulatoire), tachycardie ou bradycardie.
Traitement : les mesures recommandées sont les suivantes : lavage gastrique suivi d'une administration de charbon activé et surveillance des fonctions vitales en unité de soins intensifs cardiologiques.
• En cas d'hypotension sévère : un traitement par dopamine ou noradrénaline est préconisé, en surveillant les éventuelles réactions engendrées par ces produits (notamment survenue de troubles du rythme).
• En cas de bradycardie, il est recommandé, comme en cas de surdosage avec d'autres antagonistes calciques, d'administrer de l'atropine ou de l'orciprénaline.
• En cas d'inefficacité de ces traitements, l'administration d'une perfusion de gluconate de calcium ou de chlorure de calcium à 10% peut être efficace.