Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple HALDOL 1 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 8 avril 2026.
Indications
Patients adultes âgés de 18 ans et plus
• Traitement de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif.
• Traitement aigu du délire en cas d’échec des traitements non pharmacologiques.
• Traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés au trouble bipolaire de type I.
• Traitement de l’agitation psychomotrice aiguë associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I.
• Traitement de l’agressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence d’Alzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas d’échec des traitements non pharmacologiques et lorsqu’il existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui.
• Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les patients sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.
• Traitement des mouvements choréiques légers à modérés de la maladie de Huntington en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux autres traitements.
Patients pédiatriques
Traitement :
• De la schizophrénie chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans en cas d’échec ou d’intolérance aux autres traitements pharmacologiques.
• De l’agressivité sévère persistante chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints d’autisme ou de troubles envahissants du développement, en cas d’échec ou d’intolérance aux autres traitements.
• Des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• État comateux.
• Dépression du système nerveux central (SNC).
• Maladie de Parkinson.
• Démence à corps de Lewy.
• Paralysie supranucléaire progressive.
• Allongement connu de l’intervalle QTc ou syndrome du QT long congénital.
• Infarctus du myocarde aigu récent.
• Insuffisance cardiaque non compensée.
• Antécédents d’arythmies ventriculaires ou de torsades de pointes.
• Hypokaliémie non corrigée.
• Traitement concomitant par des médicaments allongeant l’intervalle QT (voir rubrique 4.5).
Grossesse Prudence
Pas d'effet malformatif sur plus de 400 grossesses mais toxicité chez l'animal : par précaution, il est préférable d'éviter l'halopéridol pendant la grossesse (déconseillé) ; exposition au 3e trimestre : risque de symptômes extrapyramidaux et de sevrage néonatals, surveiller le nouveau-né.
Source française seule.
Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’HALDOL pendant la grossesse.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Excrété dans le lait, données insuffisantes : décider d'interrompre soit l'allaitement soit le traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre le traitement avec HALDOL en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mortalité accrue chez les personnes âgées atteintes de démence
De rares cas de mort subite ont été signalés chez des patients atteints de troubles psychiatriques traités par des antipsychotiques, notamment par l’halopéridol (voir rubrique 4.8).
Les patients âgés atteints de psychose liée à une démence et traités par des antipsychotiques sont exposés à un risque accru de mortalité. L’analyse de 17 études contrôlées contre placebo (d’une durée modale de 10 semaines), portant essentiellement sur des patients traités par des antipsychotiques atypiques, a révélé un risque de mortalité compris, chez les patients traités, entre 1,6 et 1,7 fois le risque correspondant chez les patients sous placebo. Sur la durée d’une étude contrôlée typique de 10 semaines, le taux de mortalité a été d’environ 4,5 % chez les patients traités par des antipsychotiques, contre 2,6 % environ dans le groupe placebo.
Bien que les causes de mortalité aient été diverses, la plupart des décès sont apparus être d’origine cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, mort subite, par exemple) ou infectieuse (pneumonie, par exemple). Les études observationnelles semblent indiquer que le traitement par l’halopéridol chez les patients âgés est également associé à une mortalité accrue. Cette association pourrait être plus importante avec l’halopéridol qu’avec les antipsychotiques atypiques ; elle est plus marquée pendant les 30 premiers jours suivant le début du traitement et persiste pendant au moins 6 mois. Il n’a pas été clairement établi dans quelle mesure cette association est imputable au médicament ou plutôt liée aux conditions du patient.
Effets cardiovasculaires
Outre les cas de mort subite, des allongements de l’intervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été signalés avec l’halopéridol (voir rubriques 4.3 et 4.8). Le risque de survenue de ces événements semble être plus élevé à forte dose, à forte concentration plasmatique, chez les patients prédisposés ou en cas d’administration par voie parentérale, en particulier intraveineuse.
La prudence est conseillée chez les patients présentant une bradycardie, une maladie cardiaque, des antécédents familiaux d’allongement du QTc ou des antécédents de consommation importante d’alcool. La prudence est également requise chez les patients susceptibles de présenter des concentrations plasmatiques élevées (voir rubrique 4.4, Métaboliseurs lents du CYP2D6).
Il est recommandé de réaliser un ECG à l’initiation traitement. La nécessité d’effectuer des ECG de contrôle pendant le traitement pour surveiller l’allongement de l’intervalle QTc et les arythmies ventriculaires doit être évaluée chez tous les patients. En cas d’allongement du QTc en cours de traitement, il est recommandé de réduire la dose, mais la prise d’halopéridol doit être interrompue si le QTc dépasse 500 ms.
Les déséquilibres électrolytiques tels que l’hypokaliémie et l’hypomagnésémie augmentent le risque d’arythmies ventriculaires et doivent donc être corrigés avant de commencer le traitement par l’halopéridol. Par conséquent, un bilan initial des électrolytes suivi de contrôles réguliers est recommandé.
Des cas de tachycardie et d’hypotension (notamment d’hypotension orthostatique) ont également été signalés (voir rubrique 4.8). La prudence est recommandée lors de l’administration d’halopéridol chez des patients enclins à l’hypotension ou à l’hypotension orthostatique.
Événements vasculaires cérébraux
Lors des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo, menées chez des patients atteints de démence, une augmentation d’un facteur 3 environ du risque d’événements vasculaires cérébraux indésirables a été observée avec certains antipsychotiques atypiques. Les études observationnelles qui ont comparé le taux d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez les patients âgés exposés à des antipsychotiques, tous types confondus, au taux d’AVC chez ceux non exposés à des médicaments de ce type ont constaté que le taux d’AVC était plus élevé parmi les patients exposés. Cette majoration pourrait être plus importante avec l’ensemble des butyrophénones, y compris l’halopéridol. Le mécanisme à l’origine de cette augmentation du risque n’est pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue chez les autres populations de patients. HALDOL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d’AVC.
Syndrome malin des neuroleptiques
L’halopéridol a été associé à des cas de syndrome malin des neuroleptiques, une réaction idiosyncrasique rare caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité du système nerveux autonome, des troubles de la conscience et une augmentation des taux sériques de créatine phosphokinase. L’hyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement interrompu et un traitement symptomatique approprié doit être mis en place, ainsi qu’une surveillance rapprochée.
Dyskinésie tardive
Une dyskinésie tardive peut apparaître chez certains patients traités au long cours ou après l’arrêt du médicament. Le syndrome est principalement caractérisé par des mouvements répétitifs involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Les manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être occulté par la réinstauration du traitement, l’augmentation de la dose ou le passage à un antipsychotique différent. Si des signes et symptômes de dyskinésie tardive apparaissent, l’arrêt de tous les antipsychotiques, y compris d’HALDOL, doit être envisagé.
Symptômes extrapyramidaux
Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (par exemple, tremblement, rigidité, hypersalivation, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë). L’utilisation d’halopéridol a été associée à l’apparition d’une akathisie, caractérisée par une sensation subjective d’agitation désagréable ou éprouvante et un besoin de bouger, souvent accompagnés d’une incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Cet effet survient le plus souvent pendant les premières semaines du traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de la dose peut être délétère.
Une dystonie aiguë peut survenir pendant les premiers jours du traitement par HALDOL, mais son apparition a également été signalée plus tardivement et à la suite d’augmentations de la dose. Les symptômes dystoniques peuvent comprendre le torticolis, les grimaces faciales, le trismus, la protrusion linguale et les mouvements oculaires anormaux, notamment la crise oculogyre (liste non exhaustive). Le risque de survenue de ces réactions est plus important chez les patients de sexe masculin et les plus jeunes. En cas de dystonie aiguë, il peut être nécessaire d’arrêter la prise du médicament.
Si nécessaire, il est possible de prescrire des médicaments antiparkinsoniens de type anticholinergique pour corriger les symptômes extrapyramidaux, mais il est recommandé de ne pas les prescrire de façon systématique à titre préventif. Lorsqu’un traitement concomitant par un antiparkinsonien est requis, il peut être nécessaire de le poursuivre après l’arrêt d’HALDOL, s’il est excrété plus rapidement que l’halopéridol, afin d’éviter l’apparition ou l’aggravation de symptômes extrapyramidaux. Le risque d’augmentation de la pression intra-oculaire doit être pris en compte lorsque des médicaments anticholinergiques, y compris des médicaments antiparkinsoniens, sont administrés en concomitance avec HALDOL.
Crises épileptiques/convulsions
La survenue de crises épileptiques déclenchées par l’halopéridol a été signalée. La prudence est requise chez les patients atteints d’épilepsie ou présentant des prédispositions aux crises épileptiques (sevrage alcoolique et lésions cérébrales, par exemple).
Sécurité hépatobiliaire
L’halopéridol étant métabolisé par le foie, il est conseillé d’ajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints d’insuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 5.2). Des cas isolés d’anomalies de la fonction hépatique ou d’hépatite, le plus souvent cholestatique, ont été signalés (voir rubrique 4.8).
Sécurité endocrinienne
La thyroxine peut favoriser l’apparition d’effets toxiques de l’halopéridol. Chez les patients atteints d’hyperthyroïdie, le traitement antipsychotique ne devra être utilisé qu’avec précaution et devra toujours être accompagné d’un traitement visant à rétablir l’euthyroïdie.
Les effets hormonaux des antipsychotiques comprennent l’hyperprolactinémie, laquelle peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie et une oligoménorrhée ou une aménorrhée (voir rubrique 4.8). Les études de cultures tissulaires semblent indiquer que le développement des cellules au sein des tumeurs mammaires humaines pourrait être stimulé par la prolactine. Bien qu’aucune association claire n’ait été démontrée entre l’administration d’antipsychotiques et les tumeurs mammaires humaines lors des études cliniques et épidémiologiques, la prudence est recommandée en présence d’antécédents médicaux pertinents. HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une hyperprolactinémie préexistante ou de possibles tumeurs prolactino‑dépendantes (voir rubrique 5.3).
Des cas d’hypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique ont été signalés avec l’halopéridol (voir rubrique 4.8).
Thromboembolie veineuse
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été signalés avec les antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par des antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque éventuels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par HALDOL et des mesures préventives doivent être prises.
Réponse au traitement et sevrage
Dans le cadre de la schizophrénie, la réponse au traitement antipsychotique peut être différée.
Si les antipsychotiques sont arrêtés, la réapparition des symptômes liés à la pathologie sous-jacente peut ne pas être perceptible pendant plusieurs semaines ou mois.
Dans de très rares cas, des symptômes de sevrage aigus (incluant des nausées, des vomissements et des insomnies) ont été signalés après l’arrêt brutal d’antipsychotiques à haute dose. Un arrêt progressif est conseillé par mesure de précaution.
Patients atteints de dépression
Il est recommandé de ne pas utiliser HALDOL seul lorsque la dépression est l’affection prédominante chez un patient. Le médicament peut être associé à des antidépresseurs pour traiter les patients chez lesquels coexistent une dépression et une psychose (voir rubrique 4.5).
Passage d’une phase maniaque à une phase dépressive
Lors du traitement des épisodes maniaques chez les patients atteints de troubles bipolaires, il existe un risque de passage de la phase maniaque à une phase dépressive. Il est important de surveiller ce passage à un épisode dépressif et les risques associés, tels qu’un comportement suicidaire, afin de pouvoir intervenir le cas échéant.
Métaboliseurs lents du CYP2D6
HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients connus pour être des métaboliseurs lents du cytochrome P450 (CYP) 2D6 et recevant en parallèle un inhibiteur du CYP3A4.
Population pédiatrique
Les données de sécurité disponibles concernant la population pédiatrique indiquent un risque de survenue de symptômes extrapyramidaux, notamment une dyskinésie tardive, et d’une sédation. Les données de sécurité disponibles concernant l’usage à long terme sont limitées.
Excipients d’HALDOL
HALDOL 1 mg, comprimé contient du lactose monohydraté et du saccharose. Les patients présentant de rares problèmes héréditaires d’intolérance au galactose ou au fructose, de déficit total en lactase, de déficit en sucrase/isomaltase ou de malabsorption du glucose ou du galactose ne devraient pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.
Effets cardiovasculaires
L’utilisation d’HALDOL est contre-indiquée en association avec les médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc (voir rubrique 4.3), par exemple :
• les anti-arythmiques de classe IA (p. ex., disopyramide, quinidine).
• les anti-arythmiques de classe III (p. ex., amiodarone, dofétilide, dronédarone, ibutilide, sotalol).
• certains antidépresseurs (p. ex., citalopram, escitalopram).
• certains antibiotiques (p. ex., azithromycine, clarithromycine, érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine, télithromycine).
• d’autres antipsychotiques (p. ex., dérivés de la phénothiazine, sertindole, pimozide, ziprasidone).
• certains antifongiques (p. ex., pentamidine).
• certains antipaludéens (p. ex., halofantrine).
• certains traitements gastro-intestinaux (p. ex., dolasétron).
• certains médicaments utilisés pour le traitement du cancer (p. ex., torémifène, vandétanib).
• certains autres médicaments (p. ex., bépridil, méthadone).
Cette liste n’est pas exhaustive.
La prudence est conseillée lorsque HALDOL est utilisé en association avec des médicaments connus pour provoquer un déséquilibre électrolytique (voir rubrique 4.4).
Médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques de l’halopéridol
L’halopéridol est métabolisé par plusieurs voies (voir rubrique 5.2). Les principales voies sont la glucurono-conjugaison et la réduction cétonique. Le système enzymatique du cytochrome P450 est également impliqué, en particulier le CYP3A4 et, dans une moindre mesure, le CYP2D6. L’inhibition de ces voies de métabolisation par un autre médicament ou la réduction de l’activité enzymatique du CYP2D6 peuvent conduire à une augmentation des concentrations de l’halopéridol. Les effets de l’inhibition du CYP3A4 et de la réduction de l’activité enzymatique du CYP2D6 peuvent être cumulatifs (voir rubrique 5.2).
D’après les informations limitées et parfois contradictoires qui sont disponibles, l’augmentation potentielle des concentrations plasmatiques de l’halopéridol, lors de l’administration concomitante d’un inhibiteur du CYP3A4 et/ou du CYP2D6, peut être comprise entre 20 % et 40 % bien que, dans certains cas, des augmentations allant jusqu’à 100 % aient été rapportées. Les médicaments susceptibles de provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques de l’halopéridol (d’après l’expérience clinique ou le mécanisme d’interaction médicamenteuse) comprennent, par exemple :
• les inhibiteurs du CYP3A4 : alprazolam, fluvoxamine, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, posaconazole, saquinavir, vérapamil, voriconazole.
• les inhibiteurs du CYP2D6 : bupropion, chlorpromazine, duloxétine, paroxétine, prométhazine, sertraline, venlafaxine.
• les inhibiteurs combinés du CYP3A4 et du CYP2D6 : fluoxétine, ritonavir.
• des médicaments dont le mécanisme est incertain : buspirone.
Cette liste n’est pas exhaustive.
L’augmentation des concentrations plasmatiques de l’halopéridol peut entraîner une majoration du risque d’effets indésirables, notamment d’allongement du QTc (voir rubrique 4.4). Des allongements du QTc ont été observés lorsque l’halopéridol a été administré avec une association des inhibiteurs métaboliques que sont le kétoconazole (400 mg/jour) et la paroxétine (20 mg/jour).
Chez les patients prenant de l’halopéridol en concomitance avec des médicaments de ce type, il est recommandé de surveiller les signes ou symptômes d’une majoration ou d’une prolongation des effets pharmacologiques de l’halopéridol et de réduire la dose d’HALDOL si nécessaire.
Médicaments pouvant réduire les concentrations plasmatiques de l’halopéridol
L’administration concomitante d’halopéridol et d’inducteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 peut entraîner une diminution progressive des concentrations plasmatiques de l’halopéridol au point d’en réduire potentiellement l’efficacité, par exemple :
• Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, millepertuis (Hypericum perforatum).
Cette liste n’est pas exhaustive.
Une induction enzymatique peut être observée au bout de quelques jours de traitement. L’induction enzymatique atteint généralement son niveau maximal en l’espace de 2 semaines environ et peut ensuite persister pendant une durée similaire après l’arrêt du traitement par le médicament. En cas de traitement concomitant par des inducteurs du CYP3A4, il est recommandé de maintenir les patients sous surveillance et d’augmenter la dose d’HALDOL si nécessaire. Après l’arrêt de l’inducteur du CYP3A4, la concentration de l’halopéridol peut augmenter progressivement et il peut donc être nécessaire de réduire la dose d’HALDOL.
Le valproate de sodium est connu pour inhiber la glucurono-conjugaison mais n’altère pas les concentrations plasmatiques de l’halopéridol.
Effets de l’halopéridol sur les autres médicaments
L’halopéridol peut amplifier la dépression du SNC induite par l’alcool ou par les médicaments dépresseurs du SNC, notamment les hypnotiques, les sédatifs ou les analgésiques puissants. Une majoration de l’effet sur le SNC a également été rapportée en association avec la méthyldopa.
L’halopéridol peut antagoniser l’action de l’adrénaline et des autres médicaments sympathomimétiques (stimulants tels que les amphétamines, par exemple) et inverser les effets hypotenseurs des antagonistes adrénergiques tels que la guanéthidine.
L’halopéridol peut antagoniser les effets de la lévodopa et des autres agonistes de la dopamine.
L’halopéridol est un inhibiteur du CYP2D6. L’halopéridol inhibe le métabolisme des antidépresseurs tricycliques (imipramine, désipramine, par exemple), ce qui conduit à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments.
Autres formes d’interactions
Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été signalés lors de l’utilisation concomitante de lithium et d’halopéridol : encéphalopathie, symptômes extrapyramidaux, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques, syndrome cérébelleux aigu et coma. La plupart de ces symptômes ont été réversibles. Il n’a pas été clairement établi s’il s’agit là d’une entité clinique distincte.
En cas de traitement concomitant par le lithium et par HALDOL, il est néanmoins conseillé d’arrêter immédiatement le traitement si des symptômes de ce type apparaissent.
Un antagonisme des effets de la phénindione, un anticoagulant, a été rapporté.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 5
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Leucopénie
- Fréquence indéterminée
- Pancytopénie
- Agranulocytose
- Thrombopénie
- Neutropénie
Affections du système immunitaire 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité
- Fréquence indéterminée
- Réaction anaphylactique
Affections endocriniennes 2
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hyperprolactinémie
- Fréquence indéterminée
- Sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
- Fréquence indéterminée
- Hypoglycémie
Affections psychiatriques 8
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Agitation
- Insomnies
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Trouble psychotique
- Dépression
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- État de confusion
- Perte de la libido
- Diminution de la libido
- Nervosité
Affections du système nerveux 23
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Syndrome extrapyramidal
- Hyperkinésie
- Céphalées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dyskinésie tardive
- Akathisie
- Bradykinésie
- Dyskinésie
- Dystonie
- Hypokinésie
- Hypertonie
- Sensations vertigineuses
- Somnolences
- Tremblement
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Convulsion
- Parkinsonisme
- Sédation
- Contractions musculaires involontaires
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Syndrome malin des neuroleptiques
- Dysfonction motrice
- Nystagmus
- Fréquence indéterminée
- Akinésie
- Signe de la roue dentée
- Faciès figé
Affections oculaires 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Crise oculogyre
- Troubles de la vision
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Vision floue
Affections cardiaques 5
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tachycardie
- Fréquence indéterminée
- Fibrillation ventriculaire
- Torsades de pointes
- Tachycardie ventriculaire
- Extrasystoles
Affections vasculaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypotension
- Hypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 4
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dyspnée
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Bronchospasme
- Fréquence indéterminée
- Œdème laryngé
- Laryngospasme
Affections gastro-intestinales 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vomissements
- Nausées
- Constipation
- Sécheresse buccale
- Hypersécrétion salivaire
Affections hépatobiliaires 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anomalies du bilan hépatique
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hépatite
- Ictère
- Fréquence indéterminée
- Insuffisance hépatique aiguë
- Cholestase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Éruption cutanée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Réaction de photosensibilité
- Urticaire
- Prurit
- Hyperhidrose
- Fréquence indéterminée
- Angio-œdème
- Dermatite exfoliative
- Vascularite leucocytoclasique
Affections musculo-squelettiques et systémiques 7
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Torticolis
- Rigidité musculaire
- Spasmes musculaires
- Raideur musculo-squelettique
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Trismus
- Fasciculations
- Fréquence indéterminée
- Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Rétention urinaire
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales 1
- Fréquence indéterminée
- Syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né
Affections des organes de reproduction et du sein 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dysfonction érectile
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Aménorrhée
- Galactorrhée
- Dysménorrhée
- Douleur mammaire
- Gêne mammaire
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Ménorragie
- Troubles menstruels
- Dysfonction sexuelle
- Fréquence indéterminée
- Priapisme
- Gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 6
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hyperthermie
- Œdème
- Troubles de la démarche
- Fréquence indéterminée
- Mort subite
- Œdème de la face
- Hypothermie
Investigations 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Prise de poids
- Perte de poids
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Allongement du QT à l’électrocardiogramme
4
- Fréquence indéterminée
- thromboembolie veineuse
- embolie pulmonaire
- thrombose veineuse profonde
- Fréquence non précisée
- arrêts cardiaques
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
La sécurité de l’halopéridol a été évaluée chez 284 patients traités par l’halopéridol dans le cadre de 3 études cliniques contrôlées contre placebo et chez 1 295 patients traités par l’halopéridol dans le cadre de 16 études cliniques en double aveugle contrôlées contre comparateur actif.
D’après les données de sécurité compilées issues de ces études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment signalés ont été : syndrome extrapyramidal (34 %), insomnies (19 %), agitation (15 %), hyperkinésie (13 %), céphalées (12 %), trouble psychotique (9 %), dépression (8 %), prise de poids (8 %), tremblement (8 %), hypertonie (7 %), hypotension orthostatique (7 %), dystonie (6 %) et somnolences (5 %).
Par ailleurs, la sécurité du décanoate d’halopéridol a été évaluée chez 410 patients dans le cadre de 3 études comparatives (1 comparant le décanoate d’halopéridol à la fluphénazine et 2 comparant la formulation sous forme de décanoate à l’halopéridol oral), de 9 études en ouvert et d’une étude dose-réponse.
Le tableau 3 présente les effets indésirables qui ont été :
• signalés au cours des études cliniques avec l’halopéridol ;
• signalés au cours des études cliniques avec le décanoate d’halopéridol en lien avec la fraction active ;
• identifiés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation avec l’halopéridol et le décanoate d’halopéridol.
La fréquence des effets indésirables repose sur (ou estimée d’après) les essais cliniques ou les études épidémiologiques concernant l’halopéridol et classée suivant la convention ci-dessous :
Très fréquent : ≥ 1/10
Fréquent : ≥ 1/100, < 1/10
Peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100
Rare : ≥ 1/10 000, < 1/1 000
Très rare : < 1/10 000
Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles.
Les effets indésirables sont présentés par classe de système d’organes et par ordre décroissant de gravité au sein de chaque catégorie de fréquence.
Tableau 3 : effets indésirables
Classe de système d’organes
|
Effet indésirable
|
Fréquence
|
Très fréquent
|
Fréquent
|
Peu fréquent
|
Rare
|
Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique
|
|
|
Leucopénie
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Pancytopénie
Agranulocytose
Thrombopénie
Neutropénie
Affections du système immunitaire
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Hypersensibilité
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Réaction anaphylactique
Affections endocriniennes
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Hyperprolactinémie
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Sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
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Hypoglycémie
Affections psychiatriques
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Agitation
Insomnies
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Trouble psychotique Dépression
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État de confusion
Perte de la libido
Diminution de la libido
Nervosité
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Affections du système nerveux
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Syndrome extrapyramidal
Hyperkinésie
Céphalées
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Dyskinésie tardive
Akathisie
Bradykinésie
Dyskinésie
Dystonie
Hypokinésie Hypertonie
Sensations vertigineuses
Somnolences
Tremblement
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Convulsion
Parkinsonisme
Sédation
Contractions musculaires involontaires
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Syndrome malin des neuroleptiques
Dysfonction motrice
Nystagmus
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Akinésie
Signe de la roue dentée
Faciès figé
Affections oculaires
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Crise oculogyre
Troubles de la vision
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Vision floue
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Affections cardiaques
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Tachycardie
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Fibrillation ventriculaire
Torsades de pointes
Tachycardie ventriculaire
Extrasystoles
Affections vasculaires
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Hypotension
Hypotension orthostatique
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
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Dyspnée
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Bronchospasme
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Œdème laryngé
Laryngospasme
Affections gastro-intestinales
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Vomissements
Nausées
Constipation
Sécheresse buccale
Hypersécrétion salivaire
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Affections hépatobiliaires
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Anomalies du bilan hépatique
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Hépatite
Ictère
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Insuffisance hépatique aiguë
Cholestase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Éruption cutanée
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Réaction de photosensibilité
Urticaire
Prurit
Hyperhidrose
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Angio-œdème
Dermatite exfoliative
Vascularite
leucocytoclasique
Affections musculo-squelettiques et systémiques
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Torticolis
Rigidité musculaire
Spasmes musculaires
Raideur musculo-squelettique
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Trismus
Fasciculations
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Rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
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Rétention urinaire
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales
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Syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né (voir rubrique 4.6)
Affections des organes de reproduction et du sein
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Dysfonction érectile
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Aménorrhée
Galactorrhée
Dysménorrhée
Douleur mammaire
Gêne mammaire
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Ménorragie
Troubles menstruels
Dysfonction sexuelle
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Priapisme
Gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
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Hyperthermie
Œdème
Troubles de la démarche
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Mort subite
Œdème de la face
Hypothermie
Investigations
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Prise de poids
Perte de poids
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Allongement du QT à l’électrocardiogramme
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Des allongements de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme, des arythmies ventriculaires (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire), des torsades de pointes et des morts subites ont été signalés avec l’halopéridol.
Effets de classe des antipsychotiques
Des arrêts cardiaques ont été signalés avec les antipsychotiques.
Des cas de thromboembolie veineuse, y compris des cas d’embolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde, ont été signalés avec les antipsychotiques. La fréquence de ces événements n’est pas connue.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr
Surdosage
Signes et symptômes
Le surdosage de l’halopéridol se manifeste par une exagération des effets pharmacologiques et indésirables connus du médicament. Les symptômes prédominants sont des réactions extrapyramidales sévères, une hypotension et une sédation. Les réactions extrapyramidales se présentent sous la forme d’une rigidité musculaire et d’un tremblement généralisé ou localisé. Il est également possible qu’une hypertension survienne au lieu d’une hypotension.
Dans les cas extrêmes, le patient paraîtra comateux, avec une dépression respiratoire et une hypotension suffisamment sévères pour entraîner un état comparable à l’état de choc. Le risque d’arythmies ventriculaires, potentiellement associées à un allongement du QTc, doit être envisagé.
Traitement
Il n’existe aucun antidote spécifique. Le traitement sera symptomatique. L’efficacité du charbon actif n’a pas été établie. La dialyse ne permettant d’éliminer que de très faibles quantités d’halopéridol, son utilisation n’est pas recommandée pour le traitement du surdosage (voir rubrique 5.2).
Si le patient est comateux, ses voies aériennes doivent être maintenues dégagées au moyen d’une canule oropharyngée ou d’une sonde endotrachéale. Une ventilation artificielle peut être nécessaire en cas de dépression respiratoire.
Il est recommandé de surveiller l’ECG et les signes vitaux et de poursuivre la surveillance jusqu’à ce que l’ECG soit normal. Il est également recommandé de traiter les arythmies sévères en prenant les mesures anti‑arythmiques appropriées.
L’hypotension et le collapsus cardiovasculaire peuvent être contrebalancés au moyen d’un remplissage vasculaire, de plasma ou d’albumine concentrée et d’agents vasopresseurs tels que la dopamine ou la noradrénaline. L’adrénaline ne doit pas être utilisée car elle pourrait provoquer une hypotension profonde en présence d’halopéridol.
En cas de réaction extrapyramidale sévère, il est recommandé d’administrer un médicament antiparkinsonien par voie parentérale.