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Substance active · ATC V03AC

Défériprone

Iron chelating agents

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (2) ↓ · Posologie par spécialité française (5) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple FERRIPROX 1000 mg, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 avril 2026.

Indications

Ferriprox en monothérapie est indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chez les patients présentant une thalassémie majeure lorsque le traitement chélateur en cours est contre-indiqué ou inadapté.

Ferriprox associé à un autre chélateur (voir rubrique 4.4) est indiqué chez les patients présentant une thalassémie majeure lorsque la monothérapie avec un autre chélateur du fer est inefficace ou lorsque la prévention ou le traitement des conséquences de la surcharge en fer menaçant le pronostic vital (surcharge cardiaque principalement) justifie qu'on y remédie de manière rapide et efficace (voir rubrique 4.2).

Contre-indications

- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

- Antécédents d’épisodes récurrents de neutropénie.

- Antécédents d’agranulocytose.

- Grossesse (voir rubrique 4.6).

- Allaitement (voir rubrique 4.6).

- En raison du mécanisme inconnu de neutropénie induite par la défériprone, les patients ne doivent pas prendre d’autres médicaments connus pour être associés avec une neutropénie, ni ceux susceptibles de provoquer une agranulocytose (voir rubrique 4.5).

Grossesse Contre-indiqué

La défériprone est contre-indiquée pendant la grossesse (toxicité sur la reproduction chez l'animal, génotoxicité) : arrêt immédiat en cas de grossesse, contraception efficace pendant le traitement et 6 mois après.

Confirmé par les sources française et américaine.

Il faut recommander aux femmes enceintes d’interrompre immédiatement la prise de défériprone (voir rubrique 4.3).

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

⚠ Divergence FR/US — La défériprone ne doit pas être utilisée pendant l'allaitement (contre-indication) ; si le traitement est inévitable, l'allaitement doit être interrompu.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

La défériprone ne doit pas être utilisée par les femmes qui allaitent.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Neutropénie/Agranulocytose

La défériprone a démontré qu’elle peut entraîner une neutropénie, voire une agranulocytose (voir rubrique 4.8 « Description des réactions indésirables sélectionnées »). Le nombre absolu des polynucléaires neutrophiles (PNN) du patient doit être surveillé chaque semaine pendant la première année du traitement. Pour les patients chez qui Ferriprox n'a pas été interrompu au cours de la première année de traitement en raison d'une diminution du nombre de PNN, la fréquence de la surveillance des PNN peut être étendue à l'intervalle de transfusions sanguines du patient (toutes les 2 à 4 semaines) après un an de traitement par défériprone.

Le passage d'une surveillance hebdomadaire du nombre absolu des PNN à une surveillance au moment des visites de transfusion après 12 mois de traitement par Ferriprox doit être envisagé au cas par cas, selon l'évaluation faite par le médecin de la compréhension qu'a le patient des mesures de réduction des risques requises pendant le traitement (voir la section 4.4 ci-dessous).

Dans les études cliniques, la surveillance hebdomadaire de la numération des PNN a été efficace pour identifier les cas de neutropénie et d'agranulocytose. L'agranulocytose et la neutropénie disparaissent habituellement après l'arrêt du traitement par Ferriprox, mais des cas mortels d'agranulocytose ont été signalés. Si le patient développe une infection alors qu'il est traité par défériprone, le traitement doit être immédiatement interrompu et une numération des PNN doit être obtenue au plus vite. La numération des PNN devra ensuite être surveillée plus fréquemment.

Les patients doivent savoir qu'il faut contacter leur médecin s'ils présentent des symptômes indiquant une infection (comme de la fièvre, des maux de gorge et des symptômes semblables à ceux de la grippe). Interrompre immédiatement l'administration de défériprone si le patient présente une infection.

Les modalités suggérées pour la prise en charge des cas de neutropénie sont présentées ci-dessous. Il est recommandé de mettre en place ce protocole de prise en charge avant d’instaurer un traitement par la défériprone chez un patient.

Le traitement par la défériprone ne doit pas être débuté si le patient présente une neutropénie. Les risques d’agranulocytose et de neutropénie sont plus élevés, si le nombre initial de PNN est inférieur à 1,5 x 109/l.

Pour les cas de neutropénie (PNN < 1,5 x 109/l et > 0,5 x 109/l) :

Demander au patient d’arrêter immédiatement le traitement par la défériprone et tous autres médicaments susceptibles de provoquer une neutropénie. Il convient de conseiller au patient de limiter ses contacts avec les personnes de son entourage afin de réduire le risque d’infection éventuelle. Dès que le diagnostic est posé, pratiquer une numération formule sanguine (NFS), avec nombre de globules blancs, corrigé de façon à tenir compte de la présence de globules rouges nucléés, nombre de polynucléaires neutrophiles, et numération plaquettaire et répéter ces examens tous les jours par la suite. Une fois que le taux de polynucléaires neutrophiles est retourné à des valeurs normales, il est recommandé de continuer à surveiller la NFS, le nombre de globules blancs, le nombre de polynucléaires neutrophiles, et la numération plaquettaire toutes les semaines pendant trois semaines consécutives, afin de s’assurer de la récupération complète du patient. En cas de signes révélateurs d’une infection simultanément à la neutropénie, les cultures appropriées et les procédures de diagnostic nécessaires doivent être réalisées et le schéma thérapeutique adéquat mis en œuvre.

Pour l'agranulocytose (PNN < 0,5 x 109/l) :

Suivre les modalités et procédures décrites ci-dessus et administrer le traitement adéquat, par exemple des facteurs croissance granulocytaires, en commençant le jour même où l’événement est identifié et en poursuivant les administrations quotidiennement jusqu’à la résolution de la maladie. Fournir un isolement protecteur au malade et l’admettre à l’hôpital si la situation clinique l’indique.

Les données disponibles relatives à la réintroduction du médicament sont limitées. De ce fait, en cas de survenue de neutropénie, une réadministration du traitement est déconseillée. En cas de survenue d’agranulocytose, une réadministration du médicament est contre-indiquée.

Pouvoir cancérigène/mutagène

Cependant, en raison des résultats de la génotoxicité obtenus, un pouvoir cancérigène de la défériprone ne peut être exclu (voir rubrique 5.3).

Concentration d’ions zinc (Zn2+) dans le plasma

Il est recommandé de surveiller la concentration plasmatique du Zn2+ et de fournir un apport complémentaire au patient en cas de déficit.

Séropositifs pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou autres patients immunodéprimés

Aucune donnée n’est disponible quant à l’emploi de la défériprone chez les séropositifs pour le VIH ou les autres patients immunodéprimés. Dans la mesure où la défériprone peut être associée à une neutropénie et une agranulocytose, la mise en œuvre d’un traitement chez les patients immunodéprimés ne devrait donc être envisagée que si les bénéfices l’emportent sur les risques encourus.

Insuffisance rénale ou hépatique et fibrose hépatique

Il n’existe aucune donnée relative à une utilisation chez les patients atteints d’une insuffisance rénale en phase terminale ou d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2). La prudence doit être exercée chez les patients atteints d’insuffisance rénale en phase terminale ou présentant une dysfonction hépatique sévère. Les fonctions rénale et hépatique doivent faire l’objet d’une surveillance dans ces populations de patients pendant un traitement par défériprone. En cas d’augmentation persistante de l’alanine aminotransférase (ALT) sérique, une interruption du traitement par la défériprone doit être envisagée.

Chez les patients atteints de thalassémie, il existe une association entre fibrose hépatique et surcharge en fer et/ou hépatite C. Des mesures particulières doivent être prises afin de s’assurer que la chélation du fer est optimale chez les patients atteints d’hépatite C. Chez de tels patients, une surveillance étroite de l’histologie du foie est recommandée.

Coloration des urines

Il est conseillé de prévenir les patients de la possibilité de coloration rougeâtre/brune de leurs urines due à l’excrétion du complexe fer-défériprone.

Troubles neurologiques

Des troubles neurologiques ont été observés chez des enfants traités avec plus de deux fois et demie la dose maximale recommandée pendant plusieurs années, mais ont également été observés avec des doses standard de défériprone. Il est rappelé aux prescripteurs que la posologie dépassant 100 mg/kg/jour est déconseillée. En cas de troubles neurologiques, arrêter l'administration de la défériprone (voir les rubriques 4.8 et 4.9).

Utilisation conjointe d'autres chélateurs du fer

Le recours à un traitement combiné doit être considéré au cas par cas. La réponse au traitement doit être évalué périodiquement et la survenue d'événements d'effets indésirables étroitement surveillée.

Des décès et des situations menaçant le pronostic vital (provoqués par l'agranulocytose) ont été signalés dans des cas d'utilisation conjointe de défériprone et déféroxamine. Il n'est pas recommandé d'avoir recours à un traitement combiné avec la déféroxamine lorsque la monothérapie avec l'un des chélateurs est adéquate ou lorsque le taux de ferritine sérique descend en dessous de 500 µg/l. Il n'existe que peu de données disponibles concernant l'utilisation combinée du Ferriprox et du déférasirox et il convient d'être très prudent lorsqu'une telle combinaison est envisagée.

Interactions médicamenteuses

En raison du mécanisme non connu de la neutropénie induite par la défériprone, les patients ne doivent pas prendre de médicaments susceptible d’induire une neutropénie ou une agranulocytose (voir rubrique 4.3).

Étant donné que la défériprone se lie aux cations métalliques, il existe une possibilité d’interactions entre la défériprone et les médicaments dépendant de cations trivalents tels que les antiacides à base d’aluminium. Par conséquent, l’ingestion concomitante d’antiacides à base d’aluminium et de la défériprone n’est pas recommandée.

La sécurité d’une utilisation concomitante de la défériprone et de la vitamine C n’a pas fait l’objet d’études formelles. En se fondant sur les interactions indésirables susceptibles de survenir entre la déféroxamine et la vitamine C, la prudence est de rigueur lors de l’administration concomitante de la défériprone et de la vitamine C.

Effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Neutropénie
    • Agranulocytose grave
Affections du système immunitaire 1
  • Fréquence non précisée
    • Réactions d'hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Fréquence non précisée
    • Augmentation de l’appétit
Affections du système nerveux 1
  • Fréquence non précisée
    • Céphalées
Affections gastro-intestinales 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Nausées
    • Douleurs abdominales
    • Vomissements
  • Fréquence non précisée
    • Diarrhée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 2
  • Fréquence non précisée
    • Éruption cutanée
    • Urticaire
Affections musculo- squelettiques et systémiques 1
  • Fréquence non précisée
    • Arthralgie
Affections du rein et des voies urinaires 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Chromaturie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
  • Fréquence non précisée
    • Asthénie
Investigations 1
  • Fréquence non précisée
    • Augmentation des enzymes hépatiques
6
  • Fréquence non précisée
    • arthropathie
    • taux en zinc plasmatique bas
    • hypotonie — avec des doses standard de défériprone ; enfant
    • instabilité — avec des doses standard de défériprone ; enfant
    • incapacité à marcher — avec des doses standard de défériprone ; enfant
    • hypertonie avec incapacité de mouvement des membres — avec des doses standard de défériprone ; enfant
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de sécurité

Les réactions indésirables les plus courantes rapportées lors du traitement par défériprone dans le cadre d’études cliniques étaient : nausées, vomissements, douleurs abdominales et chromaturie, qui ont concerné plus de 10 % des patients. La réaction indésirable la plus grave rapportée lors du traitement par défériprone dans le cadre d’études cliniques était l'agranulocytose, définie par un nombre absolu des PNN inférieur à 0,5 x 109/l, apparue chez environ 1 % des patients. Des épisodes moins sévères de neutropénie ont été signalés chez environ 5 % des patients.

Liste sous forme de tableau des réactions indésirables

Fréquences de réactions indésirables : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 2 : Liste des effets indésirables

Classe de système d’organes Très fréquent (≥1/10) Fréquent (≥1/100, <1/10) Fréquence indéterminée Affections hématologiques et du système lymphatique Neutropénie Agranulocytose

Affections du système immunitaire Réactions d'hypersensibilité Troubles du métabolisme et de la nutrition Augmentation de l’appétit

Affections du système nerveux Céphalées Affections gastro-intestinales Nausées Douleurs abdominales Vomissements Diarrhée Affections de la peau et du tissu sous-cutané Éruption cutanée Urticaire Affections musculo- squelettiques et systémiques Arthralgie Affections du rein et des voies urinaires Chromaturie Troubles généraux et anomalies au site d'administration Asthénie Investigations Augmentation des enzymes hépatiques

Description des réactions indésirables sélectionnées

La réaction indésirable la plus grave rapportée au cours des études cliniques portant sur la défériprone a été l’agranulocytose (taux de polynucléaires neutrophiles < 0,5 x 109/l), avec une incidence de 1,1 % (0,6 cas pour 100 années-patients de traitement) (voir rubrique 4.4). Les données tirées d'études cliniques regroupées chez des patients présentant une surcharge en fer systémique ont montré que 63 % des épisodes d'agranulocytose sont survenus au cours des six premiers mois de traitement, 74 % au cours de la première année et 26 % après un an de traitement. Le délai médian avant le début du premier épisode d'agranulocytose était de 190 jours (intervalle de 22 jours - 17,6 ans) et la durée médiane était de 10 jours dans les études cliniques. Un décès a été observé dans 8,3 % des épisodes d'agranulocytose signalés lors des études cliniques et après la commercialisation.

L’incidence observée de la forme de neutropénie la moins sévère (taux de PNN< 1,5 X 109/l) est de 4,9 % (2,5 cas pour 100 patients-années). Ce taux doit être placé dans le contexte de l’incidence sous- jacente élevée de la neutropénie chez les patients présentant une thalassémie, en particulier en cas d’hypersplénisme.

Des épisodes de diarrhée, généralement modérés et transitoires, ont été signalés chez des patients traités par la défériprone. Les effets gastro-intestinaux sont plus fréquents en début de traitement et, chez la plupart des patients, se dissipent en quelques semaines sans qu’une suspension du traitement ne soit nécessaire. Chez certains patients, il pourrait se révéler bénéfique de réduire la dose de défériprone, puis de l’augmenter à nouveau pour retrouver la dose précédente. Des événements d’arthropathie, qui vont d’une légère douleur au niveau d’une ou de plusieurs articulations à une arthrite sévère avec épanchement et invalidité significative, ont également été rapportés chez des patients traités par la défériprone. Les arthropathies légères sont généralement transitoires.

Certains patients sous défériprone ont présenté une augmentation du taux d’enzymes sériques hépatiques. Chez la majorité de ces patients, l’augmentation a été asymptomatique et transitoire, et les valeurs initiales ont été retrouvées sans que le traitement par la défériprone ait été suspendu ou la dose abaissée (voir rubrique 4.4).

Chez certains patients, on a constaté une progression de la fibrose associée à une augmentation de la surcharge martiale ou d’une hépatite C.

Chez une minorité de patients, des taux en zinc plasmatique bas ont été associés à la défériprone. Ces taux se sont normalisés au moyen d’un apport complémentaire en zinc par voie orale.

Des troubles neurologiques (par exemple des symptômes cérébelleux, une diplopie, un nystagmus latéral, un ralentissement psychomoteur, des mouvements de la main et une hypotonie axiale) ont été observés chez des enfants auxquels on avait délibérément prescrit plus de deux fois et demie la dose maximale recommandée de 100 mg/kg/jour pendant plusieurs années. Depuis la commercialisation du produit, des épisodes d'hypotonie, d'instabilité, d'incapacité à marcher et d'hypertonie avec incapacité de mouvement des membres ont été signalés chez des enfants traités avec des doses standard de défériprone. Ces troubles neurologiques ont progressivement régressé après l’arrêt de la défériprone (voir rubriques 4.4 et 4.9).

Le profil de sécurité du traitement combiné (défériprone et déféroxamine) observé lors des études cliniques, de l'expérience post-commercialisation et dans la littérature publiée correspond à celui constaté pour la monothérapie.

Les données sur la sécurité provenant des études cliniques (1 343 années-patients d'exposition à une monothérapie au Ferriprox et 244 années-patients d'exposition au Ferriprox et à la déféroxamine) indiquent des différences statistiquement significatives (p<0.05) concernant l'incidence des effets indésirables selon la Classification par Système-Organe pour les « affections cardiaques », « affections musculo-squelettiques et systémiques » et « affections du rein et des voies urinaires ». Les incidences des « affections musculo-squelettique et systémiques » et les « affections du rein et des voies urinaires » étaient plus faibles sous traitement combiné qu'en monothérapie, tandis que l’incidence des « affections cardiaques » était supérieure sous traitement combiné qu’en monothérapie. Le taux plus élevé des « affections cardiaques » relevé durant un traitement combiné par rapport à la monothérapie était peut-être lié à une incidence plus importante d'affections cardiaques préexistantes chez les patients ayant reçu le traitement combiné. Une surveillance attentive des événements cardiaques chez les patients sous traitement combiné est nécessaire (voir rubrique 4.4).

Les incidences des effets indésirables relevées chez 18 enfants et 97 adultes sous traitement combiné montrent aucune différence significative entre les deux groupes d'âge, si ce n'est l'incidence de l'arthropathie (11,1 % chez les enfants et 0% chez les adultes p=0,02). L'évaluation du taux de réactions pour 100 années-patients d'exposition a indiqué que seul le taux de diarrhée était plus important chez les enfants (11,1) que chez les adultes (2,0, p=0,01).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

Aucun cas de surdose aiguë n’a été signalé. Cependant, des troubles neurologiques (tels que des symptômes liés au cervelet, de la diplopie, un nystagmus latéral, un ralentissement psychomoteur, des mouvements de la main et de l’hypotonie axiale) ont été observés chez des enfants auxquels on avait délibérément prescrit plus de deux fois et demi la dose maximum recommandée de 100 mg/kg/jour pendant plusieurs années. Les troubles neurologiques ont diminué progressivement après l’arrêt de la prise du défériprone.

En cas de surdose, la supervision clinique étroite du patient est requise.

Spécialités commercialisées au Maroc

2 produit(s) à base de Défériprone seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 5 spécialité(s) à base de Défériprone seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

5 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 5
FERRIPROX 1000 mg, comprimé pelliculé1000 mg
FERRIPROX 500 mg, comprimé pelliculé500 mg
DEFERIPRONE ARROW 1000 mg, comprimé pelliculé sécable1000 mg
DEFERIPRONE ARROW 500 mg, comprimé pelliculé sécable500 mg
FERRIPROX 100 mg/ml, solution buvable100 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 21 avril 2026.

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