Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple EVRYSDI 0,75 mg/mL, poudre pour solution buvable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 avril 2026.
Indications
Evrysdi est indiqué dans le traitement de l’amyotrophie spinale (SMA) 5q chez les patients avec un diagnostic clinique de SMA de Type 1, Type 2 ou Type 3 ou avec une à quatre copies du gène SMN2.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Prudence
Déconseillé (« pas recommandé ») pendant la grossesse : toxicité sur la reproduction chez l'animal, risque potentiel pour le fœtus ; vérifier l'absence de grossesse avant traitement et contraception hautement efficace pendant le traitement et au moins 1 mois après.
Source française seule.
Risdiplam n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception (voir rubrique 4.4).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
Excrété dans le lait chez le rat, risque inconnu pour le nourrisson : il est recommandé de ne pas allaiter pendant le traitement.
Source française seule.
Le risque potentiel pour le nourrisson allaité n’étant pas connu, il est recommandé de ne pas allaiter pendant le traitement.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Toxicité embryofœtale potentielle
Les études chez l’animal ont montré une toxicité embryofœtale (voir rubrique 5.3). Les patients en âge ou en capacité de procréer doivent être informés des risques et doivent utiliser une contraception hautement efficace pendant le traitement et jusqu’à au moins 1 mois après la dernière dose chez les patients de sexe féminin, et 4 mois après la dernière dose chez les patients de sexe masculin. Il est nécessaire de s’assurer que les femmes en âge de procréer ne sont pas enceintes avant d’instaurer le traitement par risdiplam (voir rubrique 4.6).
Effets potentiels sur la fertilité masculine
D’après les observations issues des études chez l’animal, les patients de sexe masculin ne doivent pas faire de dons de sperme pendant le traitement et pendant les 4 mois suivant la dernière dose de risdiplam. Avant d’instaurer le traitement, les stratégies de préservation de la fertilité doivent être discutées avec les patients de sexe masculin en capacité de procréer (voir rubriques 4.6 et 5.3). Les effets de risdiplam sur la fertilité masculine n’ont pas été étudiés chez l’Homme.
Excipients
Isomalt Evrysdi contient de l’isomalt (2,97 mg par mL). Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au fructose ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium Evrysdi contient 0,375 mg de benzoate de sodium par mL. Le benzoate de sodium peut accroître le risque ictère (jaunissement de la peau et des yeux) chez les nouveau-nés (jusqu’à 4 semaines).
Evrysdi contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose de 5 mg, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Effets d’autres médicaments sur risdiplam
L’administration concomitante de 200 mg d’itraconazole deux fois par jour, un inhibiteur puissant du CYP3A, avec une dose orale unique de 6 mg de risdiplam, n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de risdiplam (augmentation de 11 % de l’ASC, baisse de 9 % de la Cmax). Aucun ajustement posologique n’est nécessaire lorsque risdiplam est administré en association avec un inhibiteur du CYP3A.
Aucune interaction médicamenteuse n’est attendue par les voies FMO1 et FMO3.
Effets de risdiplam sur d’autres médicaments
Risdiplam est un inhibiteur faible du CYP3A. Chez des sujets adultes sains, l’administration orale quotidienne de risdiplam pendant 2 semaines a légèrement augmenté l’exposition au midazolam, un substrat sensible du CYP3A (augmentation de 11 % de l’ASC, augmentation de 16 % de la Cmax).
L’ampleur de l’interaction n’est pas considérée comme cliniquement significative, et par conséquent aucun ajustement posologique n’est nécessaire avec les substrats du CYP3A.
Des études in vitro ont montré que risdiplam et son principal métabolite humain M1 ne sont pas des inhibiteurs significatifs des transporteurs MDR1 humains, des polypeptides de transport d’anions organiques (OATP)1B1, OATP1B3, ni des transporteurs d’anions organiques 1 et 3 (OAT 1 et 3).
Toutefois, risdiplam et son métabolite sont des inhibiteurs in vitro du transporteur de cations organiques humains 2 (OCT2) et des transporteurs d’extrusion de médicaments multiples et de toxines (MATE)1 et MATE2-K. Aux concentrations thérapeutiques du médicament, aucune interaction n’est attendue avec les substrats d’OCT2. L’effet de l’administration concomitante de risdiplam sur la pharmacocinétique des substrats des voies MATE1 ou MATE2-K est inconnu chez l’Homme. Sur la base des données in vitro, risdiplam peut augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments éliminés via MATE1 ou MATE2-K, tel que la metformine. Si l’administration concomitante ne peut pas être évitée, les toxicités liées aux médicaments doivent être surveillées et une réduction posologique du médicament administré conjointement doit être envisagée si nécessaire.
Il n’existe pas de données d’efficacité ou de sécurité pour appuyer une utilisation concomitante de risdiplam et nusinersen.
Effets indésirables
Infections et infestations 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Infection des voies urinaires (incluant cystite)
Affections du système nerveux 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Céphalées — SMA d’apparition tardive
Affections gastro-intestinales 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Diarrhée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nausées — SMA d’apparition tardive
- Ulcérations buccales et ulcères aphteux
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Eruption cutanée
- Fréquence indéterminée
- Vascularite cutanée
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Arthralgie — SMA d’apparition tardive
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Fièvre (incluant hyperpyréxie)
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité
Chez les patients atteints de SMA infantile, les effets indésirables les plus fréquents observés dans les études cliniques avec risdiplam étaient la fièvre (54,8%), les éruptions cutanées (29,0%) et la diarrhée (19,4%).
Chez les patients atteints de SMA d’apparition tardive, les effets indésirables les plus fréquents observés dans les études cliniques avec risdiplam étaient la fièvre (21,7%), les céphalées (20,0%), la diarrhée (16,7%) et les éruptions cutanées (16,7%).
Les effets indésirables listés ci-dessus sont survenus sans profil clinique ou temporel identifiable et se sont généralement résolus malgré la poursuite du traitement chez les patients atteints de SMA infantile et d’apparition tardive.
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
La catégorie de fréquence correspondante pour chaque effet indésirable est basée sur la convention suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les effets indésirables issus des études cliniques (Tableau 2) sont listés par classe de systèmes d’organes MedDRA.
Tableau 2 Effets indésirables survenant chez des patients atteints de SMA infantile et d’apparition tardive su r la base des études cliniques avec risdiplam et des expériences post - commercialiation
Classe de système d’organes SMA infantile (Type 1) SMA d’apparition tardive (Types 2 et 3) Infections et infestations Infection des voies urinaires (incluant cystite) Fréquent Fréquent Affections du système nerveux Céphalées Non applicable Très fréquent Affections gastro-intestinales Diarrhée Très fréquent Très fréquent Nausées Non applicable Fréquent Ulcérations buccales et ulcères aphteux Fréquent Fréquent Affections de la peau et du tissu sous-cutané Eruption cutanée* Très fréquent Très fréquent Vascularite cutanée** Fréquence indéterminée Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif Arthralgie Non applicable Fréquent Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fièvre (incluant hyperpyréxie) Très fréquent Très fréquent * Inclut dermatites, dermatites acnéiformes, dermatites allergiques, érythèmes, folliculites, rash, rash érythémateux, rash maculo-papuleux, rash papuleux. ** Des vascularites cutanées ont été rapportées depuis la commercialisation. Les symptômes se sont rétablis après l’arrêt définitif du risdiplam. La fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles.
Profil de sécurité chez les patients pré-symptomatiques
Sur la base de l’analyse primaire de l’étude RAINBOWFISH, le profil de sécurité d’Evrysdi chez les patients pré-symptomatiques est cohérent avec le profil de sécurité des patients symptomatiques atteints de SMA infantile et d’apparition tardive. L’étude RAINBOWFISH a inclus 26 patients atteints de SMA pré-symptomatique âgés de 16 à 41 jours au moment de la première dose (poids compris entre 3,1 et 5,7 kg). La durée médiane d’exposition était de 20,4 mois (intervalle : 10,6 à 41,9 mois). Les données post-commercialisations disponibles chez les nouveau-nés âgés de moins de 20 jours sont limitées.
Profil de sécurité chez les patients précédemment traités par d’autres traitements de fond dans la SMA
Le profil de sécurité de risdiplam chez les patients atteints de SMA non naïfs de traitement (y compris ceux précédemment traités par nusinersen ou par l’onasemnogene abeparvovec) est cohérent avec le profil de sécurité chez les patients atteints de SMA naïfs de traitement traités par risdiplam dans les études cliniques FIREFISH, SUNFISH et RAINBOWFISH (voir rubrique 5.1).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Il n’existe aucun antidote connu en cas de surdosage avec risdiplam. En cas de surdosage, le patient doit faire l’objet d’une surveillance étroite et d’une prise en charge symptomatique.