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Substance active · ATC L01FE

Cétuximab

EGFR (Epidermal Growth Factor Receptor) inhibitors

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple ERBITUX 5 mg/ml, solution pour perfusion) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 15 juillet 2026.

Indications

Erbitux est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique avec gène RAS de type sauvage exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) • en association avec une chimiothérapie à base d’irinotecan, • en association au FOLFOX, en 1re ligne, • en monothérapie après échec d’un traitement à base d’oxaliplatine et d’irinotecan et en cas d’intolérance à l’irinotecan.

Pour plus de précisions, voir rubrique 5.1.

Erbitux est indiqué dans le traitement des patients adultes présentant un cancer colorectal métastatique avec une mutation BRAF V600E • en association avec l’encorafénib et FOLFOX pour le traitement de première ligne, • en association avec l’encorafénib chez les patients ayant reçu précédemment un traitement systémique.

Pour plus de précisions, voir rubrique 5.1 ; pour la sélection des patients sur la base des biomarqueurs, voir rubrique 4.2.

Erbitux est indiqué dans le traitement des patients présentant un carcinome épidermoïde de la tête et du cou • en association avec la radiothérapie en cas de maladie localement avancée, • en association avec la chimiothérapie à base de sels de platine en cas de maladie récidivante et/ou métastatique.

Contre-indications

Erbitux est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents connus de réactions d’hypersensibilité sévères (grade 3 ou 4) au cetuximab.

L’association d’Erbitux avec une chimiothérapie à base d’oxaliplatine est contre-indiquée chez les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique (CCRm) avec gène RAS muté ou pour lesquels le statut RAS du CCRm est indéterminé (voir aussi rubrique 4.4).

Avant d’instaurer un traitement en association, il doit être tenu compte des contre-indications des médicaments chimiothérapeutiques utilisés simultanément ou de la radiothérapie.

Grossesse Prudence

⚠ Divergence FR/US — Pas de tératogénicité chez l'animal mais augmentation dose-dépendante des avortements ; pendant la grossesse ou sans contraception adéquate, n'administrer que si le bénéfice pour la mère justifie le risque pour le fœtus.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

En conséquence, durant la grossesse ou en l’absence de contraception adéquate, il est fortement recommandé de n’administrer Erbitux que si le bénéfice potentiel pour la mère justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — Allaitement déconseillé pendant le traitement et jusqu'à 2 mois après la dernière administration.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

L’allaitement est déconseillé durant un traitement par Erbitux et jusqu’à 2 mois après la dernière administration.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Réactions liées à la perfusion incluant des réactions anaphylactiques

Des réactions sévères liées à la perfusion incluant des réactions anaphylactiques, peuvent apparaître fréquemment, conduisant dans certains cas à une issue fatale. La survenue d’une réaction sévère liée à la perfusion impose l’arrêt immédiat et définitif du traitement par le cetuximab et peut nécessiter un traitement d’urgence. Certaines de ces réactions peuvent être de type anaphylactique ou anaphylactoïde ou constituer un syndrome de relargage de cytokines (SRC). Les symptômes peuvent apparaître pendant la première perfusion et jusqu’à plusieurs heures après ou lors des perfusions suivantes. Il est recommandé de prévenir les patients de la possibilité de ce type d’apparition tardive et de leur demander de prévenir leur médecin si des symptômes ou signes d’une réaction liée à la perfusion apparaissent. Les symptômes peuvent inclure : bronchospasme, urticaire, élévation ou diminution de la pression artérielle, perte de conscience ou état de choc. Dans de rares cas, une angine de poitrine, un infarctus du myocarde ou un arrêt cardiaque ont été observés.

Les réactions anaphylactiques peuvent survenir dès les premières minutes de la première perfusion en raison, p. ex., d’une réaction croisée entre les anticorps IgE préformés et le cetuximab. Ces réactions sont fréquemment associées à un bronchospasme et une urticaire. Elles peuvent apparaître en dépit de l’utilisation d’une prémédication.

Le risque de réactions anaphylactiques est fortement majoré chez les patients présentant des antécédents d’allergie à la viande rouge ou aux morsures de tiques, ou présentant des résultats positifs aux tests de détection des anticorps IgE anti-cetuximab (α-1-3-galactose). Chez ces patients, le cetuximab ne devra être administré qu’après évaluation soigneuse des bénéfices/risques, y compris des alternatives thérapeutiques, et sous la surveillance étroite d’un personnel bien formé ayant un équipement de réanimation à disposition.

La première dose doit être administrée lentement et tous les signes vitaux doivent être étroitement surveillés pendant au moins deux heures. Lors de la première perfusion, si une réaction liée à la perfusion se produit dans les 15 premières minutes, la perfusion doit être arrêtée. Une évaluation soigneuse des bénéfices/risques doit être effectuée, en incluant la recherche d’anticorps IgE préformés chez le patient, avant d’envisager une nouvelle perfusion.

Si une réaction liée à la perfusion se produit plus tardivement au cours de la perfusion ou lors d’une perfusion ultérieure, la conduite à tenir dépendra de la sévérité de la réaction :

a) Grade 1 : poursuivre la perfusion lentement sous étroite surveillance

b) Grade 2 : poursuivre la perfusion lentement et administrer immédiatement un traitement symptomatique

c) Grades 3 et 4 : arrêter la perfusion immédiatement, instaurer un traitement symptomatique agressif et contre-indiquer toute nouvelle utilisation du cetuximab

Le syndrome de relargage de cytokines (SRC) apparaît généralement dans l’heure suivant la perfusion et est moins fréquemment associé à un bronchospasme et une urticaire. Le SRC associé à la première perfusion est habituellement le plus sévère.

Les réactions légères ou modérées liées à la perfusion sont très fréquentes, comprenant des symptômes tels que fièvre, frissons, vertiges ou dyspnée survenant pendant ou peu de temps après la perfusion, principalement lors de la première perfusion du cetuximab. Si le patient présente une réaction légère ou modérée liée à la perfusion, la vitesse de perfusion peut être diminuée. Il est recommandé de maintenir cette vitesse de perfusion réduite pour toutes les perfusions ultérieures.

Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite, en particulier lors de la première administration. Une attention spéciale est recommandée pour les patients présentant un indice de performance réduit et des antécédents de pathologie cardiorespiratoire.

Affections respiratoires

Des cas de maladie interstitielle pulmonaire (MIP), y compris des cas d’issue fatale, ont été rapportés, principalement dans la population japonaise.

La présence de facteurs confondants ou contributifs, tels que l’administration concomitante d’une chimiothérapie connue pour être associée à des MIP, et les maladies pulmonaires préexistantes étaient fréquentes dans les cas rapportant une issue fatale. Les patients présentant ces caractéristiques doivent être étroitement surveillés. En cas de symptômes (tels que dyspnée, toux, fièvre) ou de signes radiologiques évocateurs d’une MIP, des investigations a visée diagnostique doivent être menées rapidement.

Si l’on diagnostique une maladie interstitielle pulmonaire, le cetuximab doit être interrompu et le patient traité d’une manière appropriée.

Réactions cutanées

Les principaux effets indésirables du cetuximab sont des réactions cutanées qui peuvent devenir sévères, notamment en cas d’association avec une chimiothérapie. Le risque d’infections secondaires (principalement bactériennes) est accru et des cas de syndrome d’épidermolyse staphylococcique, de fasciite nécrosante et de sepsis, parfois fatals, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).

Les réactions cutanées sont très fréquentes et peuvent nécessiter l’interruption ou l’arrêt définitif du traitement. D’après les recommandations de la pratique clinique, l’utilisation prophylactique de tétracyclines par voie orale (pendant 6 à 8 semaines) et de crème à base d’hydrocortisone à 1 % en application locale avec un agent hydratant doit être envisagée. Des dermocorticoïdes d’activité modérée à forte et des tétracyclines orales ont été utilisées pour traiter des réactions cutanées.

Si un patient présente une réaction cutanée intolérable ou sévère (≥ grade 3 ; Common Terminology Criteria for Adverse Events, CTCAE), le traitement par le cetuximab doit être interrompu. Le traitement peut être réinstauré uniquement si la réaction a régressé au grade 2.

Si la réaction cutanée sévère est apparue pour la première fois, le traitement peut être repris sans aucune modification de dose.

En cas de deuxième et de troisième apparition de réactions cutanées sévères, le traitement par le cetuximab doit de nouveau être interrompu.

Si la réaction a régressé au grade 2, le traitement peut uniquement être réinstauré en réduisant la dose de 20 % (200 mg/m² de SC pour le schéma d’administration une fois par semaine, 400 mg/m² de SC pour le schéma d’administration une fois toutes les deux semaines) après la deuxième apparition et en réduisant la dose de 40 % (150 mg/m² de SC pour le schéma d’administration une fois par semaine, 300 mg/m² de SC pour le schéma d’administration une fois toutes les deux semaines) après la troisième apparition.

Si une réaction cutanée sévère survient pour la quatrième fois ou ne régresse pas au grade 2 pendant l’interruption du traitement, l’arrêt définitif du traitement par le cetuximab s’impose.

Déséquilibres électrolytiques

Des cas de diminution progressive de la concentration sérique en magnésium sont fréquents et peuvent entraîner une hypomagnésémie sévère. L’hypomagnésémie est réversible après l’arrêt du cetuximab.

Par ailleurs, une hypokaliémie peut également se développer comme conséquence d’une diarrhée. Une hypocalcémie peut également apparaître ; en particulier, en association avec la chimiothérapie à base de sels de platine, la fréquence des hypocalcémies sévères peut être accrue.

La détermination des concentrations sériques en électrolytes est recommandée avant le traitement au cetuximab, ainsi que régulièrement au cours de celui-ci. Une supplémentation en électrolytes est recommandée si nécessaire.

Neutropénie et complications infectieuses associées

Chez les patients recevant le cetuximab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine, le risque d’apparition d’une neutropénie sévère est accru, celle-ci pouvant entraîner ensuite des complications infectieuses de type neutropénie fébrile, pneumonie ou sepsis. Une surveillance attentive est recommandée chez ces patients, en particulier ceux qui présentent des lésions cutanées, une mucite ou une diarrhée pouvant favoriser l’apparition d’infections (voir rubrique 4.8).

Troubles cardiovasculaires

Une fréquence accrue des événements cardiovasculaires sévères et parfois fatals, ainsi que des décès survenant sous traitement, a été observée lors du traitement du cancer du poumon non à petites cellules, du carcinome épidermoïde de la tête et du cou et du carcinome colorectal. Lors de certaines études, une association de ces effets avec un âge ≥ 65 ans ou l’indice de performance a été observée.

Lors de la prescription de cetuximab, le statut cardiovasculaire et l’indice de performance du patient, ainsi que l’administration concomitante de composés cardiotoxiques tels que les fluoropyrimidines, doivent être pris en compte.

Affections oculaires

Les patients présentant des signes et symptômes évocateurs de kératite tels que la survenue ou l’aggravation d’une inflammation de l’œil, de larmoiements, d’une sensibilité à la lumière, d’une vision trouble, d’une douleur oculaire et/ou d’une rougeur oculaire, doivent être rapidement orientés vers un ophtalmologue.

Si un diagnostic de kératite ulcéreuse est confirmé, le traitement par le cetuximab doit être suspendu ou arrêté. Si le diagnostic de kératite est confirmé, les bénéfices et les risques liés à la poursuite du traitement doivent être soigneusement pris en compte.

Le cetuximab doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de kératite, de kératite ulcéreuse ou de sécheresse oculaire sévère. Le port de lentilles de contact est également un facteur de risque pour les kératites et les ulcérations cornéennes.

Patients atteints de cancer colorectal et présentant des tumeurs avec mutation RAS

Le cetuximab ne doit pas être utilisé pour le traitement des patients atteints de cancer colorectal dont les tumeurs sont porteuses de mutations RAS ou dont le statut RAS des tumeurs n’est pas connu. Les résultats des études cliniques montrent un rapport bénéfices/risques défavorable en cas de tumeurs porteuses de mutations RAS. En particulier, chez ces patients, des effets délétères sur la durée de survie sans progression (PFS) et la durée de survie globale (OS) ont été observés lors de l’utilisation du cetuximab en association au protocole de traitement FOLFOX4 (voir rubrique 5.1).

Des observations similaires ont également été rapportées lors de l’administration de cetuximab en complément d’un traitement associant le protocole XELOX au bévacizumab (CAIRO2).

Cependant, dans cette étude, aucun effet positif sur la PFS ou l’OS n’a été démontré également chez les patients présentant des tumeurs avec gène KRAS de type sauvage.

Populations particulières

Le cetuximab n’a pas été étudié chez des patients présentant un ou plusieurs des résultats de laboratoire suivants :

• hémoglobine < 9 g/dL • leucocytes < 3 000/mm³ • polynucléaires neutrophiles (valeur absolue) < 1 500/mm³ • plaquettes < 100 000/mm³

L’expérience sur l’utilisation du cetuximab en association avec la radiothérapie dans les cancers colorectaux est limitée.

Des patients atteints d’insuffisance rénale légère (ClCr ≥ 60 et < 90 mL/min) et modérée (ClCr ≥ 30 et < 60 mL/min), ainsi que des patients atteints d’insuffisance hépatique légère selon les critères du NCI-ODWG, ont fait l’objet d’investigations à ce jour. Les effets de l’insuffisance hépatique modérée ou sévère, telle que définie selon les critères du NCI-ODWG, sur la pharmacocinétique du cetuximab n’ont pas été évalués. La pharmacocinétique du cetuximab chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (ClCr ≥ 15 et < 30 mL/min) ou terminale n’a pas été évaluée. Voir rubrique 5.2.

Population pédiatrique

L’efficacité du cetuximab chez les patients pédiatriques âgés de moins de 18 ans n’a pas été établie.

Aucun nouveau signal relatif à l’innocuité n’a été identifié chez les patients pédiatriques, d’après les rapports d’une étude de phase I.

Interactions médicamenteuses

En association avec une chimiothérapie à base de sels de platine, la fréquence des leucopénies sévères ou des neutropénies sévères peut être accrue, ce qui peut entraîner une augmentation des complications infectieuses de type neutropénie fébrile, pneumonie et sepsis, par comparaison avec une chimiothérapie à base de sels de platine utilisée seule (voir rubrique 4.4).

En association avec les fluoropyrimidines, la fréquence des ischémies cardiaques, notamment de l’infarctus du myocarde et de l’insuffisance cardiaque congestive, ainsi que de la fréquence du syndrome main-pied (érythrodysesthésie palmoplantaire), peuvent être accrues par comparaison avec les fluoropyrimidines.

En association avec la capécitabine et l’oxaliplatine (XELOX), la fréquence des diarrhées sévères peut être accrue.

Une étude spécifique d’interaction a montré que les caractéristiques pharmacocinétiques du cetuximab ne sont pas modifiées après co-administration d’une dose unique d’irinotecan (350 mg/m² de surface corporelle). De façon similaire, la pharmacocinétique de l’irinotecan était inchangée lorsque le cetuximab était co-administré.

Aucune autre étude spécifique d’interaction avec le cetuximab n’a été réalisée chez l’homme.

Effets indésirables

Affections oculaires 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Conjonctivite
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Blépharite
    • Kératite
Affections gastro-intestinales 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Diarrhée
    • Nausées
    • Vomissements
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Réactions légères ou modérées liées à la perfusion
    • Mucite grave
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Réactions sévères liées à la perfusion grave
    • Fatigue
Affections hépatobiliaires 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Élévation des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, PA)
Troubles du métabolisme et de la nutrition 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Hypomagnésémie
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Déshydratation
    • Hypocalcémie
    • Anorexie
Affections du système nerveux 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Céphalées
  • Fréquence indéterminée
    • Méningite aseptique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Embolie pulmonaire
    • Pneumopathie interstitielle diffuse grave
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 3
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Réactions cutanées grave
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique toxique
  • Fréquence indéterminée
    • Surinfection des lésions cutanées
Affections vasculaires 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Thrombose veineuse profonde
5
  • Très rare (< 1/10 000)
    • nécrose cutanée grave
  • Fréquence non précisée
    • éruption acnéiforme
    • hypertrichose
    • anomalies unguéales
    • épistaxis
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les principaux effets indésirables du cetuximab sont les réactions cutanées, observées chez plus de 80 % des patients, l’hypomagnésémie, observée chez plus de 10 % des patients, et les réactions liées à la perfusion, observées chez plus de 10 % des patients avec des symptômes légers à modérés et chez plus de 1% des patients avec des symptômes sévères.

La sécurité du cetuximab en association avec l’encorafénib (300 mg une fois par jour par voie orale) (administré conformément au RCP correspondant) a été évaluée chez 216 patients présentant un cancer colorectal métastatique avec mutation BRAF V600E, sur la base de l’étude de phase III ARRAY-818-302. Les effets indésirables les plus fréquents (> 25 %) rapportés chez cette population ont été : fatigue, nausées, diarrhée, dermatite acnéiforme, douleurs abdominales, arthralgies/douleurs musculosquelettiques, diminution de l’appétit, éruption cutanée et vomissements.

Le taux global d’arrêts du médicament à l’étude dus à un quelconque effet indésirable a été de 1,9 % chez les patients traités par le cetuximab en association avec l’encorafénib.

La sécurité du cetuximab en association avec l’encorafénib (300 mg une fois par jour par voie orale) et FOLFOX a été évaluée chez 259 patients présentant un cancer colorectal métastatique avec mutation BRAF V600E, sur la base de l’étude C4221015 – BREAKWATER (ci-après désignée sous le nom de « population EC+FOLFOX groupée », c.-à-d. l’ensemble des patients ayant reçu l’encorafénib et le cetuximab (EC)+FOLFOX dans les différentes parties de l’étude). Les effets indésirables les plus fréquents (> 25 %) rapportés chez cette population ont été : neuropathie périphérique, neutropénie, nausées, fatigue, anémie, diarrhée, vomissements, diminution de l’appétit, éruption cutanée, thrombopénie, douleurs abdominales, hémorragie, arthralgies/douleurs musculosquelettiques, fièvre, constipation, inflammation des muqueuses et infection.

Le taux global d’arrêts du médicament à l’étude dus à un quelconque effet indésirable a été de 3,5 % chez les patients traités par le cetuximab en association avec l’encorafénib et FOLFOX.

Tableau : Effets indésirables Cetuximab Cetuximab en associations avec l’encorafénib (n = 216) Cetuximab en association avec l’encorafénib et FOLFOX (n = 259) Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent Neutropénie* Anémie* Thrombopénie* Leucopénie* Affections cardiaques Fréquent Tachycardie supraventriculairea Tachycardie supraventriculairea Affections oculaires Fréquent Conjonctivite Peu fréquent Blépharite Kératite

Affections gastro-intestinales Très fréquent Nausées Vo missements* Constipation Douleurs abdominales* Diarrhée Nausées Diarrhée* Vo missements* Douleurs abdominales* Constipation Inflammation des muqueuses* Fréquent Diarrhée Nausées Vo missements

Peu fréquent Pancréatite* Pancréatite* Troubles généraux et anomalies au site d’administration Très fréquent Réactions légères ou modérées liées à la perfusion (voir rubrique 4.4) Mucite, sévère dans certains cas. La mucite peut entraîner une épistaxis.

Fatigue* Fièvre* Fatigue* Fièvre*

Fréquent Réactions sévères liées à la perfusion, avec une issue fatale dans certains cas (voir rubrique 4.4) Fatigue

Cetuximab Cetuximab en associations avec l’encorafénib (n = 216) Cetuximab en association avec l’encorafénib et FOLFOX (n = 259) Affections hépatobiliaires Très fréquent Élévation des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, PA)

Affections du système immunitaire Fréquent Hypersensibilitéb Très fréquent Hypersensibilitéb Infections et infestations Très fréquent Infectionsc Fréquent Infection des voies aériennes supérieures* Sepsis* Investigations Très fréquent Élévation de la lipase* Perte de poids Élévation des transaminases* Fréquent Élévation de la créatinine sanguine* Élévation des transaminases* Élévation de la créatinine sanguine* Élévation de l’amylase* Peu fréquent Élévation de l’amylase Élévation de la lipase

Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent Hypomagnésémie (voir rubrique 4.4).

Diminution de l’appétit Diminution de l’appétit Hypokaliémie Hypomagnésémie Hypoalbuminémie* Fréquent Déshydratation, en particulier secondaire à une diarrhée ou une mucite Hypocalcémie (voir rubrique 4.4) Anorexie pouvant entraîner une perte de poids

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif Très fréquent Arthralgies/douleurs musculosquelettiques* Myopathie/ Trouble musculaire* Douleurs dans les extrémités Dorsalgies Arthralgies/douleurs musculosquelettiques* Myopathie/ Trouble musculaired Dorsalgies* Fréquent Douleurs dans les extrémités* Cetuximab Cetuximab en associations avec l’encorafénib (n = 216) Cetuximab en association avec l’encorafénib et FOLFOX (n = 259) Tumeurs bénignes, malignes et non précisées Très fréquent Nævus mélanocytaire Fréquent Carcinome épidermoïde cutanée Papillome cutané* Nouveau mélanome primitif* Nævus mélanocytaire Papillome cutané* Carcinome basocellulaire Carcinome épidermoïde cutanée Peu fréquent Carcinome basocellulaire* Nouveau mélanome primitif* Affections du système nerveux Très fréquent Neuropathie périphérique* Céphalées* Neuropathie périphériquef Dysgueusie* Céphalées* Fréquent Céphalées Sensations vertigineuses* Dysgueusie Sensations vertigineuses* Fréquence indéterminée Méningite aseptique Affections psychiatriques Très fréquent Insomnies Insomnies* Affections du rein et des voies urinaires Fréquent Insuffisance rénale* Insuffisance rénale* Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Peu fréquent Embolie pulmonaire Pneumopathie interstitielle diffuse, pouvant être fatale (voir rubrique 4.4)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquent Réactions cutanées* Dermatite acnéiforme* Éruption cutanée* Sécheresse cutanée* Prurit* Éruption cutanée* Hyperpigmentation cutanée* Dermatite acnéiforme* Sécheresse cutanée* Alopécie Érythrodysesthésie palmo- plantaire Prurit Fréquent Hyperpigmentation cutanée Érythrodysesthésie palmo-plantaire Hyperkératose* Alopécie Érythèmeg Érythème Hyperkératose* Exfoliation cutanée Peu fréquent Exfoliation cutanéeh Très rare Syndrome de Stevens- Johnson/nécrolyse épidermique toxique

Fréquence indéterminée Surinfection des lésions cutanées

Cetuximab Cetuximab en associations avec l’encorafénib (n = 216) Cetuximab en association avec l’encorafénib et FOLFOX (n = 259) Affections vasculaires Peu fréquent Thrombose veineuse profonde

Très fréquent Hémorragiei Hémorragiei * Termes composites qui incluaient plusieurs termes préférentiels a Terme incluant, sans s’y limiter : extrasystoles, tachycardie supraventriculaire, tachycardie auriculaire et tachycardie sinusale b Terme incluant, sans s’y limiter : angio-œdème, réaction anaphylactique, hypersensibilité médicamenteuse, hypersensibilité, vascularite d’hypersensibilité et urticaire c Terme incluant, sans s’y limiter : infection des voies urinaires, gastroentérite, péritonite, cellulite, infection abdominale, infection gastro-intestinale, infection, infection des voies aériennes inférieures, pneumonie virale et bactérienne, infection virale d Terme incluant, sans s’y limiter : myalgies, faiblesse musculaire, spasmes musculaires, lésion musculaire, myopathie, myosite e Terme incluant : kératoacanthome, carcinome épidermoïde et carcinome épidermoïde cutané f Terme incluant, sans s’y limiter : dysesthésie au froid, dysesthésie, hyperesthésie, hypoesthésie, névralgie, neuropathie périphérique, neurotoxicité, paresthésie, neuropathie sensitive périphérique, polyneuropathie g Terme incluant : érythème, érythème généralisé, érythème plantaire h Terme incluant : dermatite exfoliative, exfoliation cutanée, éruption exfoliative i Terme incluant les hémorragies survenant sur divers sites, notamment mais sans s’y limiter : hémorragie cérébrale, hémorragie intracrânienne, hémorragie vaginale, saignements menstruels abondants, hémorragie intermenstruelle, hématochézie, épistaxis, hémoptysie, hémothorax, hémorragie gastro-intestinale et hématurie

Description d’une sélection d’effets indésirables

Réactions cutanées Des réactions cutanées ont été rapportées chez plus de 80 % des patients et se présentent principalement sous forme d’éruption acnéiforme et/ou moins fréquemment, sous forme de prurit, de sécheresse cutanée, de desquamation, d’hypertrichose ou d’anomalies unguéales (par exemple paronychie). Environ 15 % des réactions cutanées sont sévères, incluant des cas isolés de nécrose cutanée. La plupart des réactions cutanées se développent au cours des trois premières semaines de traitement. En général, elles disparaissent sans séquelles au cours du temps suite à l’arrêt du traitement si les ajustements posologiques recommandés sont respectés (voir rubrique 4.4).

Surinfection des lésions cutanées Les lésions cutanées induites par le cetuximab sont susceptibles de prédisposer les patients à des surinfections (par exemple par S. aureus) pouvant engendrer des complications ultérieures telles qu’une cellulite, un érysipèle ou, potentiellement avec une issue fatale, un syndrome d’épidermolyse staphylococcique, une fasciite nécrosante ou un sepsis.

Traitement en association

Si le cetuximab est utilisé en association avec des médicaments chimiothérapeutiques, se reporter également au résumé des caractéristiques du produit des médicaments en question.

En association avec une chimiothérapie à base de sels de platine, la fréquence des leucopénies sévères ou des neutropénies sévères peut être accrue, ce qui peut entraîner une augmentation des complications infectieuses de type neutropénie fébrile, pneumonie et sepsis, par comparaison avec une chimiothérapie à base de sels de platine utilisée seule (voir rubrique 4.4).

En association avec les fluoropyrimidines, la fréquence des ischémies cardiaques, notamment de l’infarctus du myocarde et de l’insuffisance cardiaque congestive, ainsi que de la fréquence du syndrome main-pied (érythrodysesthésie palmoplantaire), peut être accrue par comparaison avec les fluoropyrimidines.

En association avec l’encorafénib et FOLFOX ou avec l’encorafénib seul, aucun nouvel effet indésirable n’a été mis en évidence en dehors de ceux déjà identifiés avec le cetuximab, l’encorafénib ou FOLFOX. Il n’a pas été observé d’augmentation significative de la fréquence ou de la sévérité des effets indésirables connus. Veuillez vous reporter au RCP de l’encorafénib et des différents composants individuels de FOLFOX.

En association avec une radiothérapie locale de la région de la tête et du cou, les effets indésirables supplémentaires étaient ceux typiquement associés à la radiothérapie (tels que mucite, radiodermite, dysphagie ou leucopénie, principalement sous forme de lymphopénie). Dans une étude clinique randomisée et contrôlée portant sur 424 patients, les fréquences rapportées de radiodermite et de mucite aiguës sévères aussi bien que celles d’événements tardifs liés à la radiothérapie étaient légèrement plus élevées chez les patients traités par radiothérapie en association avec le cetuximab que chez ceux traités par radiothérapie seule.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

On dispose à ce jour de données limitées concernant l’administration hebdomadaire de doses supérieures à 250 mg/m² de surface corporelle ou l’administration une fois toutes les deux semaines de doses supérieures à 500 mg/m² de surface corporelle. Lors des études cliniques portant sur des doses allant jusqu’à 700 mg/m² administrées toutes les 2 semaines, le profil de tolérance a été cohérent avec celui décrit dans la rubrique 4.8.

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 15 juillet 2026.

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