Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SOVALDI 400 mg, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 21 septembre 2023.
Indications
Sovaldi est indiqué, en association avec d’autres médicaments, pour le traitement de l’hépatite C chronique (HCC) chez les adultes et les patients pédiatriques âgés de 3 ans et plus (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).
Pour l’activité en fonction du génotype du virus de l’hépatite C (VHC), voir rubriques 4.4 et 5.1.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Médicaments qui sont de puissants inducteurs de la glycoprotéine P (P-gp) dans l’intestin (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine et millepertuis). La co-administration diminuera significativement les concentrations plasmatiques du sofosbuvir et pourrait entraîner une perte de l’efficacité de Sovaldi (voir rubrique 4.5).
Grossesse Prudence
Données limitées : par précaution, il est préférable d'éviter le sofosbuvir pendant la grossesse (déconseillé). En association à la ribavirine (effets tératogènes et/ou embryocides chez l'animal), contraception efficace obligatoire chez la patiente et chez la partenaire du patient, et les contre-indications de la ribavirine s'appliquent.
Confirmé par les sources française et américaine.
Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de Sovaldi pendant la grossesse.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Excrétion des métabolites dans le lait chez l'animal : Sovaldi ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Par conséquent, Sovaldi ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Généralités
Sovaldi n’est pas recommandé en monothérapie et doit être prescrit en association avec d’autres médicaments pour le traitement de l’infection à VHC. En cas d’arrêt définitif des autres médicaments utilisés en association avec Sovaldi, Sovaldi doit également être arrêté (voir rubrique 4.2). Consulter le Résumé des caractéristiques du produit des médicaments prescrits en association avec Sovaldi avant de commencer le traitement par Sovaldi.
Bradycardie sévère et troubles de la conduction
Des cas de bradycardie sévère et de troubles de la conduction mettant en jeu le pronostic vital ont été observés avec des traitements contenant du sofosbuvir en association avec l’amiodarone. La bradycardie s’est généralement produite dans un délai de quelques heures à quelques jours, mais des cas avec un délai d’apparition plus long ont été observés, pour la plupart jusqu’à 2 semaines après l’initiation du traitement anti-VHC.
L’amiodarone ne doit être utilisée chez les patients traités par Sovaldi qu’en cas d’intolérance ou de contre-indication aux autres traitements anti-arythmiques.
Si l’utilisation concomitante de l’amiodarone est jugée nécessaire, il est recommandé que les patients soient soumis à une surveillance cardiaque en milieu hospitalier pendant les 48 premières heures de co-administration, à la suite de quoi une surveillance en consultation externe ou une auto-surveillance du rythme cardiaque doit être effectuée quotidiennement pendant au moins les 2 premières semaines de traitement.
Compte tenu de la longue demi-vie de l’amiodarone, une surveillance cardiaque comme indiqué ci- dessus doit également être effectuée chez les patients qui ont arrêté l’amiodarone au cours des derniers mois et qui doivent débuter un traitement par Sovaldi.
Tous les patients utilisant actuellement ou ayant récemment utilisé de l’amiodarone doivent être avertis des symptômes de bradycardie et de troubles de la conduction, et ils doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin en urgence s’ils ressentent ces symptômes.
Co-infection par VHC/VHB (virus de l’hépatite B)
Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B (VHB), dont certains avec issue fatale, ont été signalés pendant ou après le traitement par des agents antiviraux à action directe. Le dépistage du VHB doit être effectué chez tous les patients avant le début du traitement. Les patients co-infectés par le VHB/VHC sont à risque de réactivation du VHB et doivent donc être surveillés et pris en charge conformément aux recommandations cliniques en vigueur.
Traitement des patients atteints d’une infection à VHC de génotype 1, 4, 5 ou 6 et préalablement traités
Sovaldi n’a pas été étudié dans le cadre d’une étude de phase 3 chez des patients atteints d’une infection à VHC de génotype 1, 4, 5 ou 6 et préalablement traités. Par conséquent, la durée optimale du traitement n’a pas été établie dans cette population (voir également rubriques 4.2 et 5.1).
Une prolongation de la durée du traitement par sofosbuvir, peginterféron alfa et ribavirine au-delà de 12 semaines, et jusqu’à 24 semaines, devrait être considérée en particulier pour les sous-groupes qui présentent un ou plusieurs facteur(s) ayant déjà été associé(s) à des taux de réponse plus faibles aux traitements à base d’interféron (p. ex. fibrose/cirrhose avancée, charges virales initiales élevées, origine africaine, génotype IL28B non CC).
Traitement des patients atteints d’une infection à VHC de génotype 5 ou 6
Les données cliniques qui sous-tendent l’utilisation de Sovaldi chez les patients atteints d’une infection à VHC de génotype 5 ou 6 sont très limitées (voir rubrique 5.1).
Traitement sans interféron pour l’infection à VHC de génotype 1, 4, 5 ou 6
Les traitements à base de Sovaldi, mais sans interféron chez les patients atteints d’une infection à VHC de génotype 1, 4, 5 ou 6 n’ont pas fait l’objet d’études de phase 3 (voir rubrique 5.1). Le traitement et la durée de traitement optimaux n’ont pas été établis. Ce type de traitements ne devra être utilisé que pour les patients intolérants ou inéligibles au traitement par interféron et devant être traités de façon urgente.
Co-administration avec d’autres agents antiviraux à action directe anti-VHC
Sovaldi doit être co-administré avec d’autres médicaments antiviraux à action directe uniquement s’il est estimé que, d’après les données disponibles, le bénéfice est supérieur aux risques. Il n’existe pas de données étayant l’administration concomitante de Sovaldi et du télaprévir ou du bocéprévir. Une telle co-administration est déconseillée (voir également rubrique 4.5).
Utilisation concomitante avec la ribavirine pendant la grossesse
Lorsque Sovaldi est utilisé en association avec la ribavirine ou le peginterféron alfa plus la ribavirine, les femmes en âge de procréer ou leur partenaire de sexe masculin doivent utiliser une méthode de
contraception efficace au cours du traitement et pendant un certain temps après la fin du traitement, tel
que recommandé dans le Résumé des caractéristiques du produit de la ribavirine. Consulter le Résumé des caractéristiques du produit de la ribavirine pour plus d’informations.
Utilisation avec des inducteurs modérés de la P-gp
Les médicaments qui sont des inducteurs modérés de la P-gp dans l’intestin (comme le modafinil, l’oxcarbazépine et la rifapentine) peuvent diminuer les concentrations plasmatiques du sofosbuvir, ce qui réduit l’effet thérapeutique de Sovaldi. La co-administration de ce type de médicaments avec Sovaldi n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Utilisation chez les patients diabétiques
Les patients diabétiques peuvent présenter une amélioration du contrôle glycémique, pouvant résulter en une hypoglycémie symptomatique, après l’instauration d’un traitement par antiviral d’action directe contre le virus de l’hépatite C. Les taux de glucose des patients diabétiques débutant un traitement par antiviral d’action directe doivent être étroitement surveillés, en particulier au cours des trois premiers mois, et leur traitement antidiabétique doit être ajusté si nécessaire. Le médecin assurant la prise en charge du diabète du patient doit être informé lorsqu’un traitement par antiviral d’action directe est instauré.
Insuffisance rénale
Les données de sécurité sont limitées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 mL/min/1,73 m2) et une IRT nécessitant une hémodialyse. Sovaldi peut être utilisé chez ces patients sans ajustement de la dose seulement lorsqu’aucune autre option de traitement appropriée n’est disponible (voir rubriques 4.8, 5.1 et 5.2). Lorsque Sovaldi est utilisé en association avec la ribavirine ou le peginterféron alfa plus la ribavirine, consulter également le Résumé des caractéristiques du produit de la ribavirine pour les patients présentant une clairance de la créatinine (ClCr) < 50 mL/min (voir également la rubrique 5.2).
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à -d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Le sofosbuvir est une pro-drogue nucléotidique. Après administration orale de Sovaldi, le sofosbuvir est rapidement absorbé et subit un effet de premier passage hépatique et un métabolisme intestinal importants. Le clivage hydrolytique intracellulaire de la pro-drogue catalysé par des enzymes telles que la carboxylestérase 1 et les étapes ultérieures de phosphorylation catalysées par des nucléotides kinases conduisent à la formation de l’analogue nucléotidique de l’uridine triphosphate, qui est pharmacologiquement actif. Le principal métabolite circulant inactif, le GS-331007, qui représente plus de 90 % de l’exposition systémique aux composés issus du sofosbuvir, est formé par une succession de réactions parallèlement à la formation du métabolite actif. La molécule mère (le sofosbuvir) représente environ 4 % de l’exposition systémique à ces composés (voir rubrique 5.2).
Dans les études de pharmacologie clinique, le sofosbuvir et le GS-331007 ont tous deux fait l’objet d’analyses pharmacocinétiques.
Le sofosbuvir est un substrat du transporteur de médicaments P-gp et de la protéine de résistance du cancer du sein (Breast Cancer Resistance Protein, BCRP), alors que le GS-331007 ne l’est pas.
Les médicaments qui sont de puissants inducteurs de la P-gp dans l’intestin (la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la rifampicine et le millepertuis) peuvent diminuer significativement les concentrations plasmatiques du sofosbuvir, ce qui réduit l’effet thérapeutique de Sovaldi et ils sont par conséquent contre-indiqués avec Sovaldi (voir rubrique 4.3). Les médicaments qui sont des inducteurs modérés de la P-gp dans l’intestin (comme le modafinil, l’oxcarbazépine et la rifapentine) peuvent diminuer les concentrations plasmatiques du sofosbuvir, ce qui réduit l’effet thérapeutique de Sovaldi.
La co-administration de ce type de médicaments avec Sovaldi n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). La co-administration de Sovaldi et de médicaments qui inhibent la P-gp et/ou la BCRP peut augmenter la concentration plasmatique du sofosbuvir sans augmenter celle du GS-331007. Par conséquent, Sovaldi peut être co-administré avec des inhibiteurs de la P-gp et/ou de la BCRP. Le sofosbuvir et le GS-331007 ne sont pas des inhibiteurs de la P-gp et de la BCRP, et ne devraient donc pas augmenter l’exposition aux médicaments qui sont des substrats de ces transporteurs.
L’activation métabolique intracellulaire du sofosbuvir est médiée par les voies de l’hydrolase et de phosphorylation des nucléotides, qui sont généralement de faible affinité et à haute capacité, sur lesquelles il est peu probable que les médicaments pris conjointement aient un effet (voir rubrique 5.2).
Patients traités avec des antagonistes de la vitamine K
Étant donné que la fonction hépatique peut changer pendant le traitement avec Sovaldi, il est recommandé de procéder à une étroite surveillance des valeurs du rapport international normalisé (INR).
Effet d’un traitement par antiviraux à action directe (AAD) sur les médicaments métabolisés par le foie
La pharmacocinétique des médicaments qui sont métabolisés par le foie (par exemple les agents immunosuppresseurs tels que les inhibiteurs de la calcineurine) peut être affectée par les modifications de la fonction hépatique qui surviennent au cours d’un traitement par AAD en lien avec la clairance du virus VHC.
Autres interactions
Les informations sur les interactions médicamenteuses de Sovaldi avec les médicaments concomitants potentiels sont résumées dans le tableau 5 ci-dessous (où l’intervalle de confiance [IC] à 90 % du rapport moyen des moindres carrés géométriques (GLSM) était dans les limites « ↔ », en dépassement supérieur « ↑ », ou en dépassement inférieur « ↓ » des limites d’équivalence prédéterminées). Ce tableau n’est pas exhaustif.
Tableau 5 : Interactions entre Sovaldi et d’autres médicaments
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration des médicaments. Rapport moyen (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax et la Cmina,b Recommandation concernant la co-administration avec Sovaldi ANALEPTIQUES Modafinil Interaction non étudiée.
Prévisible : ↓ Sofosbuvir ↔ GS-331007
(Induction de la P-gp) La co-administration de Sovaldi avec le modafinil devrait diminuer la concentration du sofosbuvir, réduisant ainsi l’effet thérapeutique de Sovaldi.
Une telle co-administration est déconseillée.
ANTIARHYTHMIQUES Amiodarone Effet sur les concentrations d’amiodarone et de sofosbuvir inconnu.
La co-administration d’amiodarone avec des traitements contenant du sofosbuvir peut entraîner une bradycardie symptomatique grave.
N’utiliser que si aucun traitement alternatif n’est disponible. Une surveillance étroite est recommandée en cas de co-administration de ce médicament et de Sovaldi (voir rubriques 4.4 et 4.8).
ANTICOAGULANTS Antagonistes de la vitamine K Interactions non étudiées. Il est recommandé de surveiller étroitement les valeurs du INR avec tous les antagonistes de la vitamine K. Ceci est dû aux changements de la fonction hépatique pendant le traitement avec Sovaldi.
ANTICONVULSIVANTS Phénytoïne Phénobarbital Interaction non étudiée.
Prévisible : ↓ Sofosbuvir ↔ GS-331007
(Induction de la P-gp) Sovaldi est contre-indiqué avec le phénobarbital et la phénytoïne (voir rubrique 4.3).
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration des médicaments. Rapport moyen (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax et la Cmina,b Recommandation concernant la co-administration avec Sovaldi Carbamazépine Sofosbuvir ↓ Cmax 0,52 (0,43-0,62) ↓ ASC 0,52 (0,46-0,59) Cmin (ND/SO)
GS 331007 ↔ Cmax 1,04 (0,97-1,11) ↔ ASC 0,99 (0,94-1,04) Cmin (ND/SO)
(Induction de la P-gp) Sovaldi est contre-indiqué avec la carbamazépine (voir rubrique 4.3).
Oxcarbazépine Interaction non étudiée.
Prévisible : ↓ Sofosbuvir ↔ GS-331007
(Induction de la P-gp) La co-administration de Sovaldi avec l’oxcarbazépine devrait diminuer la concentration du sofosbuvir, réduisant ainsi l’effet thérapeutique de Sovaldi. Une telle co-administration est déconseillée (voir rubrique 4.4).
ANTIMYCOBACTÉRIENS Rifampicinef (600 mg dose unique) Sofosbuvir ↓ Cmax 0,23 (0,19-0,29) ↓ ASC 0,28 (0,24-0,32) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↔ Cmax 1,23 (1,14-1,34) ↔ ASC 0,95 (0,88-1,03) Cmin (ND/SO)
(Induction de la P-gp) Sovaldi est contre-indiqué avec la rifampicine (voir rubrique 4.3).
Rifabutine Sofosbuvir ↓ Cmax 0,64 (0,53-0,77) ↓ ASC 0,76 (0,63-0,91) Cmin (ND/SO)
GS 331007 ↔ Cmax 1,15 (1,03-1,27) ↔ ASC 1,03 (0,95-1,12) Cmin (ND/SO)
(Induction de la P-gp) En cas de co-administration avec la rifabutine, aucune adaptation posologique de Sovaldi n’est nécessaire.
Rifapentine Interaction non étudiée.
Prévisible : ↓ Sofosbuvir ↔ GS-331007
(Induction de la P-gp) La co-administration de Sovaldi avec la rifapentine devrait diminuer la concentration du sofosbuvir, réduisant ainsi l’effet thérapeutique de Sovaldi. Une telle co-administration est déconseillée (voir rubrique 4.4).
PRODUITS DE PHYTOTHÉRAPIE Millepertuis Interaction non étudiée.
Prévisible : ↓ Sofosbuvir ↔ GS-331007
(Induction de la P-gp) Sovaldi est contre-indiqué avec le millepertuis (voir rubrique 4.3).
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration des médicaments. Rapport moyen (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax et la Cmina,b Recommandation concernant la co-administration avec Sovaldi AGENTS ANTI-VHC : INHIBITEURS DE PROTÉASE DU VHC Bocéprévir (BOC) Télaprévir (TPV) Interaction non étudiée.
Prévisible : ↑ Sofosbuvir (TPV) ↔ Sofosbuvir (BOC) ↔ GS-331007 (TPV ou BOC) Il n’existe pas de données d’interactions médicamenteuses concernant la co-administration de Sovaldi et de bocéprévir ou de télaprévir.
ANALGÉSIQUES NARCOTIQUES Méthadonef (Traitement d’entretien par méthadone [30-130 mg/jour]) R-méthadone ↔ Cmax 0,99 (0,85-1,16) ↔ ASC 1,01 (0,85-1,21) ↔ Cmin 0,94 (0,77-1,14)
S-méthadone ↔ Cmax 0,95 (0,79-1,13) ↔ ASC 0,95 (0,77-1,17) ↔ Cmin 0,95 (0,74-1,22)
Sofosbuvir ↓ Cmax 0,95c (0,68-1,33) ↑ ASC 1,30c (1,00-1,69) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↓ Cmax 0,73c (0,65-0,83) ↔ ASC 1,04c (0,89-1,22) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de méthadone, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
IMMUNOSUPPRESSEURS Ciclosporinee (600 mg dose unique) Ciclosporine ↔ Cmax 1,06 (0,94-1,18) ↔ ASC 0,98 (0,85-1,14) Cmin (ND/SO)
Sofosbuvir ↑ Cmax 2,54 (1,87-3,45) ↑ ASC 4,53 (3,26-6,30) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↓ Cmax 0,60 (0,53-0,69) ↔ ASC 1,04 (0,90-1,20) Cmin (ND/SO) Aucune adaptation posologique du sofosbuvir ou de la ciclosporine n’est nécessaire au début de la co-administration. Par la suite, une étroite surveillance et une éventuelle adaptation posologique de la ciclosporine peuvent être nécessaires.
Tacrolimuse (5 mg dose unique) Tacrolimus ↓ Cmax 0,73 (0,59-0,90) ↔ ASC 1,09 (0,84-1,40) Cmin (ND/SO)
Sofosbuvir ↓ Cmax 0,97 (0,65-1,43) ↑ ASC 1,13 (0,81-1,57) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↔ Cmax 0,97 (0,83-1,14) ↔ ASC 1,00 (0,87-1,13) Cmin (ND/SO) Aucune adaptation posologique du sofosbuvir ou du tacrolimus n’est nécessaire au début de la co- administration. Par la suite, une étroite surveillance et une éventuelle adaptation posologique du tacrolimus peuvent être nécessaires.
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration des médicaments. Rapport moyen (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax et la Cmina,b Recommandation concernant la co-administration avec Sovaldi AGENTS ANTI-VIH : INHIBITEURS DE LA TRANSCRIPTASE INVERSE Éfavirenzf (600 mg une fois par jour)d Éfavirenz ↔ Cmax 0,95 (0,85-1,06) ↔ ASC 0,96 (0,91-1,03) ↔ Cmin 0,96 (0,93-0,98)
Sofosbuvir ↓ Cmax 0,81 (0,60-1,10) ↔ ASC 0,94 (0,76-1,16) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↓ Cmax 0,77 (0,70-0,84) ↔ ASC 0,84 (0,76-0,92) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et d’éfavirenz, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
Emtricitabinef (200 mg une fois par jour)d Emtricitabine ↔ Cmax 0,97 (0,88-1,07) ↔ ASC 0,99 (0,94-1,05) ↔ Cmin 1,04 (0,98-1,11)
Sofosbuvir ↓ Cmax 0,81 (0,60-1,10) ↔ ASC 0,94 (0,76-1,16) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↓ Cmax 0,77 (0,70-0,84) ↔ ASC 0,84 (0,76-0,92) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et d’emtricitabine, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
Ténofovir disoproxilf (245 mg une fois par jour)d Ténofovir ↑ Cmax 1,25 (1,08-1,45) ↔ ASC 0,98 (0,91-1,05) ↔ Cmin 0,99 (0,91-1,07)
Sofosbuvir ↓ Cmax 0,81 (0,60-1,10) ↔ ASC 0,94 (0,76-1,16) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↓ Cmax 0,77 (0,70-0,84) ↔ ASC 0,84 (0,76-0,92) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de ténofovir disoproxil, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
Rilpivirinef (25 mg une fois par jour) Rilpivirine ↔ Cmax 1,05 (0,97-1,15) ↔ ASC 1,06 (1,02-1,09) ↔ Cmin 0,99 (0,94-1,04)
Sofosbuvir ↑ Cmax 1,21 (0,90-1,62) ↔ ASC 1,09 (0,94-1,27) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↔ Cmax 1,06 (0,99-1,14) ↔ ASC 1,01 (0,97-1,04) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de rilpivirine, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration des médicaments. Rapport moyen (intervalle de confiance à 90 %) pour l’ASC, la Cmax et la Cmina,b Recommandation concernant la co-administration avec Sovaldi AGENTS ANTI-VIH : INHIBITEURS DE PROTÉASE DU VIH Darunavir boosté par le ritonavirf (800/100 mg une fois par jour) Darunavir ↔ Cmax 0,97 (0,94-1,01) ↔ ASC 0,97 (0,94-1,00) ↔ Cmin 0,86 (0,78-0,96)
Sofosbuvir ↑ Cmax 1,45 (1,10-1,92) ↑ ASC 1,34 (1,12-1,59) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↔ Cmax 0,97 (0,90-1,05) ↔ ASC 1,24 (1,18-1,30) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de darunavir (boosté par le ritonavir), aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
AGENTS ANTI-VIH : INHIBITEURS DE L’INTÉGRASE Raltégravirf (400 mg deux fois par jour) Raltégravir ↓ Cmax 0,57 (0,44-0,75) ↓ ASC 0,73 (0,59-0,91) ↔ Cmin 0,95 (0,81-1,12)
Sofosbuvir ↔ Cmax 0,87 (0,71-1,08) ↔ ASC 0,95 (0,82-1,09) Cmin (ND/SO)
GS-331007 ↔ Cmax 1,09 (0,99-1,20) ↔ ASC 1,03 (0,97-1,08) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de raltégravir, aucune adaptation posologique n’est nécessaire.
CONTRACEPTIFS ORAUX Norgestimate/éthinylestradiol Norelgestromine ↔ Cmax 1,06 (0,93-1,22) ↔ ASC 1,05 (0,92-1,20) Cmin (ND/SO)
Norgestrel ↔ Cmax 1,18 (0,99-1,41) ↔ ASC 1,19 (0,98-1,44) Cmin (ND/SO)
Éthinylestradiol ↔ Cmax 1,14 (0,96-1,36) ↔ ASC 1,08 (0,93-1,25) Cmin (ND/SO) En cas de co-administration de sofosbuvir et de norgestimate/éthinylestradiol, aucune adaptation posologique du norgestimate/éthinylestradiol n’est nécessaire.
ND/SO = non disponible/sans objet a. Rapport moyen (IC 90 %) des paramètres pharmacocinétiques du médicament co-administré avec/sans le sofosbuvir et rapport moyen du sofosbuvir et du GS-331007 avec/sans médicament co-administré. Absence d’effet = 1,00. b. Toutes les études d’interaction ont été conduites chez des volontaires sains c. Comparaison basée sur des témoins historiques d. Administré sous la forme d’Atripla e. Limites de bio-équivalence 80 %-125 % f. Limites d’équivalence 70 %-143 %.
Effets indésirables
Infections et infestations 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- rhinopharyngite
Affections hématologiques et du système lymphatique 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- diminution de l’hémoglobine
- anémie
- neutropénie
- lymphopénie
- thrombopénie
Troubles du métabolisme et de la nutrition 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- diminution de l’appétit
- diminution de l’appétit — enfant
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- perte de poids
Affections psychiatriques 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- insomnie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- dépression
- anxiété
- agitation
Affections du système nerveux 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- maux de tête
- sensations vertigineuses
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- troubles de l’attention
- migraine
- troubles de la mémoire
Affections oculaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- vision floue
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- dyspnée
- toux
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- dyspnée d’effort
Affections gastro-intestinales 8
- Très fréquent (≥ 1/10)
- nausées
- diarrhée
- vomissements
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- gêne abdominale
- constipation
- dyspepsie
- bouche sèche
- reflux gastro-œsophagien
Affections hépatobiliaires 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- augmentation de la bilirubine sérique
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- rash
- prurit
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- alopécie
- peau sèche
Affections musculo-squelettiques et systémiques 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- arthralgies
- myalgies
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- dorsalgies
- spasmes musculaires
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 8
- Très fréquent (≥ 1/10)
- fatigue
- irritabilité
- frissons
- syndrome pseudo- grippal
- douleur
- fièvre
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- asthénie
- douleur de poitrine
Affections de la peau 1
- Fréquence indéterminée
- syndrome de Stevens-Jonhson
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité d’emploi chez les adultes
L’évaluation des effets indésirables est basée sur l’ensemble des données issues des cinq études cliniques de phase 3 (contrôlées et non contrôlées).
Sovaldi a été étudié en association avec la ribavirine, avec ou sans peginterféron alfa. Dans ce contexte, aucun effet indésirable spécifique au sofosbuvir n’a été détecté. Les effets indésirables les plus fréquents survenus chez les patients sous sofosbuvir et ribavirine ou sofosbuvir, ribavirine et peginterféron alfa ont été la fatigue, les maux de tête, les nausées et l’insomnie.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le sofosbuvir en association avec la ribavirine ou avec le peginterféron alfa et la ribavirine (tableau 6). Les effets indésirables sont présentés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et par fréquence. On distingue les effets indésirables très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100), rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ou très rares (< 1/10 000).
Tableau 6 : Effets indésirables observés sous sofosbuvir en association avec la ribavirine ou avec le peginterféron alfa et la ribavirine
Fréquence SOFa + RBVb SOF + PEGc + RBV Infections et infestations :
Fréquent rhinopharyngite Affections hématologiques et du système lymphatique :
Très fréquent diminution de l’hémoglobine anémie, neutropénie, lymphopénie, thrombopénie Fréquent anémie Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très fréquent diminution de l’appétitd diminution de l’appétit Fréquent perte de poids Affections psychiatriques :
Très fréquent insomnie insomnie Fréquent dépression dépression, anxiété, agitation Affections du système nerveux :
Très fréquent maux de tête sensations vertigineuses, maux de tête Fréquent troubles de l’attention migraine, troubles de la mémoire, troubles de l’attention Affections oculaires :
Fréquent vision floue Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Très fréquent dyspnée, toux Fréquent dyspnée, dyspnée d’effort, toux dyspnée d’effort Affections gastro-intestinales :
Très fréquent nausées diarrhée, nausées, vomissements Fréquent gêne abdominale, constipation, dyspepsie constipation, bouche sèche, reflux gastro-œsophagien Affections hépatobiliaires :
Très fréquent augmentation de la bilirubine sérique augmentation de la bilirubine sérique Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Très fréquent rash, prurit Fréquent alopécie, peau sèche, prurit alopécie, peau sèche Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Très fréquent arthralgies, myalgies Fréquence SOFa + RBVb SOF + PEGc + RBV Fréquent arthralgies, dorsalgies, spasmes musculaires, myalgies dorsalgies, spasmes musculaires Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
Très fréquent fatigue, irritabilité frissons, fatigue, syndrome pseudo- grippal, irritabilité, douleur, fièvre Fréquent fièvre, asthénie douleur de poitrine, asthénie a. SOF = sofosbuvir ; b. RBV = ribavirine ; c. PEG = peginterféron alfa ; d. La diminution de l’appétit a été identifiée comme un effet indésirable de Sovaldi en association avec la solution buvable de la ribavirine chez les patients pédiatriques âgés de 3 à < 12 ans.
Description d’effets indésirables sélectionnés
Arythmies cardiaques Des cas de bradycardie sévère et de troubles de la conduction ont été observés avec des traitements contenant du sofosbuvir en association avec l’amiodarone et/ou d’autres médicaments diminuant la fréquence cardiaque (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Affections de la peau
Fréquence indéterminée : syndrome de Stevens-Jonhson
Autre(s) population(s) particulière(s)
Co-infection VIH/VHC Le profil de sécurité d’emploi du sofosbuvir et de la ribavirine chez les patients adultes co-infectés par le VHC et le VIH a été similaire à celui observé chez les patients infectés uniquement par le VHC traités par sofosbuvir et ribavirine dans les études cliniques de phase 3 (voir rubrique 5.1).
Patients en attente de transplantation hépatique Le profil de sécurité d’emploi du sofosbuvir et de la ribavirine chez les patients adultes infectés par le VHC en attente de transplantation hépatique a été similaire à celui observé chez les patients des études cliniques de phase 3 traités par sofosbuvir et ribavirine (voir rubrique 5.1).
Patients présentant une insuffisance rénale Du sofosbuvir en association à dose fixe avec du lédispavir a été administré pendant 12 semaines à 18 patients présentant une HCC de génotype 1 et une insuffisance rénale sévère dans une étude en ouvert (étude 0154). La sécurité du sofosbuvir en association à dose fixe avec le lédispavir ou le velpatasvir a été étudiée chez 154 patients présentant une IRT nécessitant une dialyse (étude 4062 et étude 4063). Dans ce contexte, l’exposition au métabolite GS-331007 du sofosbuvir est multipliée par 20, dépassant les niveaux auxquels des effets indésirables ont été observés au cours des essais précliniques. Dans cette étude avec des données de sécurité clinique limitées, la fréquence de survenue des événements indésirables et des décès n’était pas clairement plus élevée que celle attendue chez les patients présentant une IRT.
Transplantés hépatiques adultes Le profil de sécurité d’emploi du sofosbuvir et de la ribavirine chez les patients adultes atteints d’hépatite C chronique ayant reçu une transplantation hépatique a été similaire à celui observé chez les patients des études cliniques de phase 3 traités par sofosbuvir et ribavirine (voir rubrique 5.1). Au cours de l’étude 0126, les diminutions du taux d’hémoglobine durant le traitement ont été très fréquentes ; 32,5 % des patients (13/40) ont présenté une réduction du taux d’hémoglobine jusqu’à < 10 g/dL, dont 1 sujet chez lequel la réduction a atteint < 8,5 g/dL. Huit patients (20 %) ont reçu de l’époétine et/ou un produit sanguin. Chez 5 patients (12,5 %), les médicaments de l’étude ont été arrêtés, modifiés ou suspendus en raison d’événements indésirables.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Sovaldi chez les patients pédiatriques âgés de 3 ans et plus sont basées sur les données issues de 106 patients qui ont été traités par Sovaldi et ribavirine pendant 12 semaines (patients infectés par le génotype 2) et pendant 24 semaines (patients infectés par le génotype 3) dans un essai clinique en ouvert de phase 2. Aucun effet indésirable spécifique à Sovaldi n’a été détecté.
Les effets indésirables observés concordaient généralement avec ceux observés dans les études cliniques portant sur l’association Sovaldi plus ribavirine chez les adultes (voir tableau 6). La diminution de l’appétit a été observée comme un effet indésirable très fréquent de Sovaldi lorsqu’il est administré en association avec la solution buvable de la ribavirine chez les patients pédiatriques âgés de 3 à < 12 ans.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
La plus forte dose documentée de sofosbuvir était une dose unique supra-thérapeutique de 1 200 mg de sofosbuvir, administrée à 59 sujets sains. Dans cette étude, aucun effet indésirable n’a été observé à cette dose et les effets indésirables étaient similaires, en fréquence et en intensité, à ceux rapportés dans les groupes placebo et sofosbuvir 400 mg. Les effets de doses supérieures ne sont pas connus.
Il n’existe pas d’antidote spécifique en cas de surdosage de Sovaldi. Si un surdosage se produit, tous les symptômes de toxicité seront surveillés chez le patient. Le traitement d’un surdosage de Sovaldi consiste en mesures générales de soutien, avec surveillance des signes vitaux et observation de l’état clinique du patient. L’hémodialyse peut éliminer efficacement (ratio d’extraction de 53 %) le principal métabolite circulant (c’est-à-dire le GS-331007). Une séance d’hémodialyse de 4 heures a éliminé 18 % de la dose administrée.