Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple CABERGOLINE ZENTIVA 0,5 mg, comprimé sécable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 28 mai 2026.
Indications
Inhibition/suppression de la lactation
La cabergoline est indiquée pour la prévention de la lactation post-partum immédiatement après l'accouchement et pour la suppression de la lactation en cours pour des raisons médicales, notamment :
• Après l'accouchement, lorsque l'allaitement est contre-indiqué pour des raisons médicales liées à la mère ou à l'enfant.
• Après une mortinatalité ou un avortement.
• Hyperprolactinémie post-partum après une grossesse consécutive à un traitement par agonistes dopaminergiques.
Troubles hyperprolactinémiques
La cabergoline est indiquée pour le traitement des troubles hyperprolactinémiques chez les femmes, y compris l'aménorrhée, l'oligoménorrhée, l'anovulation et la galactorrhée.
La cabergoline est indiquée chez les patients présentant des adénomes hypophysaires sécrétant de la prolactine (micro- et macroprolactinomes), une hyperprolactinémie idiopathique ou un syndrome de la sella vide associé à une hyperprolactinémie, qui représentent les pathologies sous-jacentes de base contribuant aux manifestations susmentionnées.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active, à tout alcaloïde dérivé de l’ergot de seigle ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
• Antécédents de psychose ou risque de psychose post-partum
• Pré-éclampsie, éclampsie
• Hypertension post-partum ou hypertension non contrôlée
• Antécédents de fibroses pulmonaires, péricardiques et rétropéritonéales.
• Pour un traitement à long terme : signe de valvulopathie cardiaque décelé lors de l’échocardiographie préalable au traitement (voir rubrique 4.4).
Grossesse Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Des malformations congénitales majeures ou avortements (6,6 %) ont été rapportés dans une étude sans groupe témoin, sans pouvoir conclure à un risque accru ; contraception non hormonale recommandée, usage uniquement si réellement indiqué (sauf nécessité absolue), arrêt un mois avant la conception prévue et suspension dès confirmation d'une grossesse.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Si la patiente débute une grossesse pendant le traitement, celui-ci doit être suspendu dès que la grossesse est confirmée afin de limiter l’exposition du fœtus au médicament.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
Inhibe la lactation : ne doit pas être administrée aux mères hyperprolactinémiques souhaitant allaiter ; ne pas allaiter en cas d'échec de l'inhibition de la lactation.
Confirmé par les sources française et américaine.
La cabergoline ne doit pas être administrée aux mères présentant des hyperprolactinémies et souhaitant allaiter car elle inhibe la lactation.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Généralités
La cabergoline doit être administrée avec prudence aux patientes souffrant de maladies cardiovasculaires sévères, de maladies hépatiques (voir rubriques 4.2 et 5.2), d'insuffisance rénale (voir rubriques 4.2 et 5.2), d'hypotension, du syndrome de Raynaud, d'ulcère gastroduodénal ou d'hémorragie gastro-intestinale, ou présentant des antécédents de troubles mentaux graves, en particulier psychotiques.
Les effets de l'alcool sur la tolérance globale de la cabergoline ne sont pas connus pour le moment.
Insuffisance hépatique
Des doses plus faibles doivent être envisagées chez les patientes présentant une insuffisance hépatique sévère et recevant un traitement prolongé par cabergoline. Par rapport aux volontaires sains et aux patientes présentant des degrés moindres d'insuffisance hépatique, une augmentation de l'ASC a été observée chez les patientes présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) et ayant reçu une dose unique de 1 mg. Voir rubriques 4.2 et 5.2.
Fibrose et valvulopathie cardiaque et phénomènes cliniques pouvant être apparentés
Des troubles inflammatoires fibrotiques et séreux, par exemple pleurésie, épanchement pleural, fibrose pleurale, fibrose pulmonaire, péricardite, épanchement péricardique, valvulopathie cardiaque touchant une ou plusieurs valvules (aortique, mitrale et tricuspide) ou fibrose rétropéritonéale, sont survenus après une utilisation prolongée de dérivés de l'ergot de seigle ayant une activité agoniste sur le récepteur 5HT2B de la sérotonine, comme la cabergoline. Dans certains cas, les symptômes ou manifestations de valvulopathie cardiaque ont régressé après l’arrêt de la cabergoline.
Une élévation anormale de la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) a été observée en association avec l'épanchement pleural/la fibrose. Il est recommandé de pratiquer une radiographie du thorax en cas d'élévations inexpliquées de la VSE à des valeurs anormales.
Les cas de valvulopathie ont été associés à l'administration de doses cumulées. Il convient donc de traiter les patientes à la dose efficace minimale. Lors de chaque visite, le rapport bénéfice/risque du traitement par cabergoline doit être réévalué pour la patiente afin de déterminer s'il est judicieux de poursuivre le traitement par cabergoline.
Avant l’instauration d'un traitement à long terme
Toutes les patientes doivent subir une évaluation cardiovasculaire incluant la réalisation d'un échocardiogramme afin d'évaluer la présence éventuelle d'une maladie valvulaire asymptomatique. Il est également approprié de déterminer la vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de doser d'autres marqueurs de l'inflammation et d'examiner les fonctions pulmonaires, de réaliser une radiographie du thorax et d'évaluer la fonction rénale avant de débuter le traitement.
Chez les patientes présentant une régurgitation valvulaire, on ne sait pas si le traitement par cabergoline est susceptible d'aggraver la maladie sous-jacente. En cas de maladie valvulaire fibrotique, la patiente ne doit pas être traitée par cabergoline (voir rubrique 4.3).
Au cours d'un traitement à long terme
Les troubles fibrotiques peuvent connaître un début insidieux ; il convient donc de rechercher régulièrement chez les patientes des manifestations éventuelles de fibrose progressive. Ainsi, pendant le traitement, il convient de surveiller les signes et symptômes :
• de maladie pleuro-pulmonaire : dyspnée, essoufflement, toux persistante ou douleur thoracique ;
• d'insuffisance rénale ou d'obstruction vasculaire urétérale/abdominale pouvant s'accompagner de douleurs dans les reins/les flancs et d'œdème des membres inférieurs, ainsi que de masses ou de points sensibles dans l'abdomen pouvant indiquer une fibrose rétropéritonéale ;
• d'insuffisance cardiaque ; les cas de fibrose valvulaire et péricardique observés se sont souvent manifestés sous la forme d'une insuffisance cardiaque. Par conséquent, si ce type de symptômes apparaît, il convient d'exclure une fibrose valvulaire (et une péricardite constrictive).
La surveillance diagnostique clinique de l'apparition de troubles fibrotiques est essentielle. Une fois le traitement instauré, le premier échocardiogramme doit être réalisé au bout de 3 à 6 mois. Par la suite, la fréquence du suivi échocardiographique doit être déterminée en fonction de l'évaluation clinique individuelle en portant l'attention tout particulièrement sur les signes et symptômes mentionnés ci-dessus mais, dans tous les cas, un échocardiogramme doit être réalisé au moins tous les 6 à 12 mois.
L'administration de la cabergoline doit être interrompue si l'échocardiogramme révèle l'apparition ou l'aggravation d'une régurgitation valvulaire, d'une restriction valvulaire ou d'un épaississement d'une valve de valvule (voir rubrique 4.3).
La nécessité de réaliser d'autres examens de suivi clinique (par exemple, examen clinique incluant auscultation cardiaque, radiographie, TDM) doit être déterminée au cas par cas.
Des examens complémentaires appropriés, par exemple vitesse de sédimentation des érythrocytes et mesures de la créatinine sérique, doivent être réalisés si nécessaire pour confirmer le diagnostic de trouble fibrotique.
Hypotension
Une hypotension symptomatique (par exemple, hypotension orthostatique) peut survenir après l'administration de cabergoline : une attention particulière est de mise lors de l'administration concomitante de cabergoline et d'autres médicaments connus pour abaisser la pression artérielle. En raison de sa demi-vie d'élimination, les effets hypotenseurs peuvent persister pendant quelques jours après l'arrêt du traitement. La surveillance du traitement par des contrôles réguliers de la pression artérielle est recommandée au cours des 3 à 4 premiers jours suivant l'instauration du traitement.
Somnolence/Accès soudain de sommeil
La cabergoline a été associée à une somnolence. Les agonistes dopaminergiques peuvent être associés à des épisodes d'endormissement soudain chez les patientes atteintes de la maladie de Parkinson. Une diminution de la posologie ou l'arrêt du traitement peut être envisagé(e). (Voir rubrique 4.7)
Affections psychiatriques
Les patientes doivent faire l'objet d'un suivi régulier en vue de détecter l'apparition de troubles du contrôle des impulsions. Les patientes et les soignants doivent être informés que des symptômes comportementaux de troubles du contrôle des impulsions, y compris le jeu pathologique, l'augmentation de la libido, l'hypersexualité, les dépenses ou achats compulsifs, l'hyperphagie et l'alimentation compulsive, peuvent survenir chez les patientes traitées par agonistes dopaminergiques, y compris la cabergoline. Une diminution de la dose ou une interruption progressive doit être envisagée en cas d'apparition de tels symptômes.
Inhibition/Suppression de la lactation physiologique
Comme avec les autres dérivés de l'ergot de seigle, la cabergoline ne doit pas être utilisée chez les femmes présentant une hypertension induite par la grossesse, par exemple, une pré-éclampsie ou une hypertension post-partum, à moins que le bénéfice potentiel ne soit jugé supérieur au risque éventuel.
Des événements indésirables graves, dont l'hypertension, l'infarctus du myocarde, les convulsions, les accidents vasculaires cérébraux ou les troubles psychiatriques, ont été rapportés chez des femmes en post-partum traitées par cabergoline pour l'inhibition de la lactation. Chez certaines patientes, l'apparition de convulsions ou d'accidents vasculaires cérébraux a été précédée de céphalées sévères et/ou de troubles visuels transitoires. La pression artérielle doit être surveillée attentivement après le traitement. En cas d'hypertension, de douleur thoracique évocatrice, de céphalées sévères, progressives ou persistantes (avec ou sans troubles visuels) ou de signes de toxicité pour le système nerveux central, le traitement par cabergoline doit être interrompu et la patiente doit être examinée rapidement.
Traitement des hyperprolactinémies
L'hyperprolactinémie accompagnée d'une aménorrhée/galactorrhée et d'une stérilité pouvant être associée à des tumeurs hypophysaires, une évaluation complète de l'hypophyse est recommandée avant l’instauration du traitement par cabergoline.
La cabergoline rétablit l'ovulation et la fertilité chez les femmes souffrant d'hypogonadisme hyperprolactinémique.
Avant l'administration de la cabergoline, toute grossesse doit être exclue. Etant donné que l'expérience clinique est encore limitée et que le produit a une longue demi-vie, il est recommandé, par mesure de précaution, qu'une fois les cycles ovulatoires normalisés, les femmes souhaitant débuter une grossesse arrêtent le traitement par cabergoline un mois avant la conception prévue.
Etant donné qu'une grossesse peut survenir avant la reprise des règles, il est recommandé d'effectuer un test de grossesse au moins toutes les 4 semaines pendant la période d'aménorrhée et, après la reprise des règles, à chaque retard de plus de 3 jours. Il doit être conseillé aux femmes d'utiliser une méthode de contraception mécanique pendant le traitement par cabergoline et pendant au moins un mois après l'arrêt du traitement par cabergoline. En cas de survenue d’une grossesse pendant le traitement, la cabergoline doit être interrompue. Par mesure de précaution, les femmes enceintes doivent faire l’objet d’une surveillance en vue de détecter tout signe d'hypertrophie hypophysaire, étant donné que l'expansion de tumeurs hypophysaires préexistantes peut se produire pendant la gestation.
Un examen gynécologique régulier, comprenant une cytologie du col de l'utérus et de l'endomètre, est recommandé pour les patientes prenant de la cabergoline pendant de longues périodes.
Il est conseillé de surveiller les taux de prolactine sérique à intervalles mensuels car, une fois que la posologie thérapeutique efficace a été atteinte, la normalisation de la prolactine sérique est généralement observée en l'espace de deux à quatre semaines.
Après l'arrêt du traitement par cabergoline, une réapparition de l'hyperprolactinémie est généralement observée. Cependant, une suppression persistante des taux de prolactine a été observée pendant plusieurs mois chez certaines patientes.
Insuffisance rénale
La pharmacocinétique de la cabergoline n'a pas été étudiée chez les patientes présentant une insuffisance rénale terminale ou chez les patientes sous hémodialyse ; ces patientes doivent être traitées avec prudence.
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
Aucune information sur l'interaction entre la cabergoline et d'autres alcaloïdes de l'ergot de seigle n'est disponible. Par conséquent, l'utilisation concomitante de ces médicaments au cours d'un traitement à long terme par cabergoline n'est pas recommandée.
La cabergoline exerçant son effet thérapeutique par stimulation directe des récepteurs de la dopamine, elle ne doit pas être administrée simultanément avec des médicaments ayant une activité antagoniste de la dopamine (tels que les phénothiazines, les butyrophénones, les thioxanthènes, le métoclopramide), car ceux-ci pourraient réduire l'effet hypoglycémiant de la cabergoline sur la prolactine.
Comme pour les autres dérivés de l'ergot de seigle, la cabergoline ne doit pas être utilisée avec des antibiotiques macrolides (par exemple, érythromycine) en raison de l'augmentation de la biodisponibilité systémique de la cabergoline.
Les interactions avec d'autres médicaments diminuant la pression artérielle doivent être prises en compte.
Effets indésirables
Affections cardiaques 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Valvulopathie (incluant régurgitation) et troubles associés
- péricardite
- épanchement péricardique
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Palpitations
- Fréquence indéterminée
- Angine de poitrine
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 9
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dyspnée
- épanchement pleural
- fibrose (notamment fibrose pulmonaire)
- épistaxis
- Très rare (< 1/10 000)
- Fibrose pleurale
- Fréquence indéterminée
- Troubles respiratoires
- insuffisance respiratoire
- pleurite
- douleur thoracique
Affections du système immunitaire 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Réaction d’hypersensibilité
Affections du système nerveux 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Céphalées — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- sensations vertigineuses/vertige — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Céphalées — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- sensations vertigineuses/vertige — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- Somnolence
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémianopsie transitoire
- syncope
- paresthésies
- Fréquence indéterminée
- Accès soudain de sommeil
- tremblements
Affections oculaires 1
- Fréquence indéterminée
- Défauts visuels
Affections psychiatriques 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dépression
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Libido augmentée
- Fréquence indéterminée
- Agressivité
- idées délirantes
- hypersexualité
- jeu pathologique
- trouble psychotique
- hallucinations
Affections vasculaires 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- effet hypotenseur
- hypotension orthostatique
- bouffées de chaleur — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- bouffées de chaleur — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- Vasospasme digital
- évanouissement
Affections gastro-intestinales 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- dyspepsie
- gastrite
- Nausées — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- douleurs abdominales — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nausées — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- douleurs abdominales — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- Constipation
- vomissements — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- vomissements — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Douleur épigastrique
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- fatigue
- Asthénie — chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Asthénie — chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
- Œdème
- œdème périphérique
Affections hépatobiliaires 1
- Fréquence indéterminée
- Fonction hépatique anormale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Rash
- alopécie
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Crampes aux jambes
Affection des organes de reproduction et du sein 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Douleurs mammaires
Investigations 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Baisses asymptomatiques de la pression artérielle
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Une diminution des taux d’hémoglobine — chez les femmes aménorrhéiques dans les premiers mois qui ont suivi la réapparition des règles
- Fréquence indéterminée
- Augmentation de la créatinine phosphokinase dans le sang
- tests hépatiques anormaux
3
- Fréquence non précisée
- dépenses ou achats compulsifs
- la consommation excessive de nourriture (binge eating)
- l'alimentation compulsive
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables sont généralement dose-dépendants et peuvent être réduits en diminuant progressivement la dose.
Inhibition de la lactation : environ 14 % des patientes présentent des effets indésirables. Les plus fréquents sont la pression artérielle basse (12 %), les sensations vertigineuses (6 %) et les céphalées (5 %). Un traitement à long terme augmente la fréquence des effets indésirables à environ 70 %.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours d'un traitement par cabergoline aux fréquences suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de systèmes d’organes MedDRA
|
Fréquence
|
Effets indésirables
Affections cardiaques
|
Très fréquent
|
Valvulopathie (incluant régurgitation) et troubles associés (péricardite et épanchement péricardique)
Peu fréquent
|
Palpitations
Fréquence indéterminée
|
Angine de poitrine
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
Peu fréquent
|
Dyspnée, épanchement pleural, fibrose (notamment fibrose pulmonaire), épistaxis
Très rare
|
Fibrose pleurale
Fréquence indéterminée
|
Troubles respiratoires, insuffisance respiratoire, pleurite, douleur thoracique
Affections du système immunitaire
|
Peu fréquent
|
Réaction d’hypersensibilité
Affections du système nerveux
|
Très fréquent
|
Céphalées*, sensations vertigineuses/vertige*
Fréquent
|
Somnolence
Peu fréquent
|
Hémianopsie transitoire, syncope, paresthésies
Fréquence indéterminée
|
Accès soudain de sommeil, tremblements
Affections oculaires
|
Fréquence indéterminée
|
Défauts visuels
Affections psychiatriques
|
Fréquent
|
Dépression
Peu fréquent
|
Libido augmentée
Fréquence indéterminée
|
Agressivité, idées délirantes, hypersexualité, jeu pathologique, trouble psychotique, hallucinations
Affections vasculaires
|
Fréquent
|
Généralement, la cabergoline exerce un effet hypotenseur chez les patientes traitées au long terme, hypotension orthostatique, bouffées de chaleur**
Peu fréquent
|
Vasospasme digital, évanouissement
Affections gastro-intestinales
|
Très fréquent
|
Nausées*, dyspepsie, gastrite, douleurs abdominales*
Fréquent
|
Constipation, vomissements**
Rare
|
Douleur épigastrique
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
|
Très fréquent
|
Asthénie***, fatigue
Peu fréquent
|
Œdème, œdème périphérique
Affections hépatobiliaires
|
Fréquence indéterminée
|
Fonction hépatique anormale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
Peu fréquent
|
Rash, alopécie
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
|
Peu fréquent
|
Crampes aux jambes
Affection des organes de reproduction et du sein
|
Fréquent
|
Douleurs mammaires
Investigations
|
Fréquent
|
Baisses asymptomatiques de la pression artérielle (≥ 20 mmHg pour la pression systolique et ≥ 10 mmHg pour la pression diastolique)
Peu fréquent
|
Une diminution des taux d’hémoglobine a été observée chez les femmes aménorrhéiques dans les premiers mois qui ont suivi la réapparition des règles
Fréquence indéterminée
|
Augmentation de la créatinine phosphokinase dans le sang, tests hépatiques anormaux
* Très fréquent chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies ; fréquent chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
** Fréquent chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies ; peu fréquent chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
*** Très fréquent chez les patientes traitées pour des hyperprolactinémies ; peu fréquent chez les patientes traitées pour une inhibition/suppression de la lactation
Troubles du contrôle des impulsions
Le jeu pathologique, l'augmentation de la libido, l'hypersexualité, les dépenses ou achats compulsifs, la consommation excessive de nourriture (binge eating) et l'alimentation compulsive sont des troubles qui peuvent survenir chez des patientes traitées par agonistes dopaminergiques, dont la cabergoline (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Les symptômes d'un surdosage seraient probablement ceux d'une stimulation excessive des récepteurs de la dopamine, par exemple nausées, vomissements, troubles gastriques, hypotension orthostatique, confusion/psychose ou hallucinations.
Des mesures de soutien doivent être prises pour éliminer le médicament non absorbé et maintenir la pression artérielle, si nécessaire. En outre, l'administration de médicaments antagonistes dopaminergiques peut être conseillée.