Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple DANATROL 200 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 24 décembre 2024.
Indications
• Endométriose : traitement des symptômes associés à l'endométriose et/ou traitement pour réduire l'importance des foyers endométriotiques. Le danazol peut être utilisé soit en association avec la chirurgie, soit comme seul traitement hormonal chez les patients non répondeurs aux autres traitements.
• Oedème angioneurotique héréditaire.
Contre-indications
• Thrombose évolutive ou antécédents de maladie thrombo-embolique.
• Porphyrie.
• Insuffisance hépatique, hépatite chronique ou récente.
• Insuffisance rénale ou cardiaque sévère (stade III ou IV NYHA).
• Tumeur androgéno-dépendante.
• Hémorragie génitale pathologique d'étiologie non précisée.
• Grossesse : l'administration prolongée du danazol au-delà de 8 semaines d'aménorrhée est contre-indiquée (voir rubrique 4.6).
• Allaitement (voir rubrique 4.6).
• Administration concomitante de simvastatine (voir rubrique 4.5).
Grossesse Contre-indiqué
Contre-indiqué en traitement prolongé à partir de 8 semaines d'aménorrhée (virilisation du fœtus féminin décrite) ; contraception non hormonale efficace requise et arrêt du traitement si une grossesse débute, avec surveillance échographique des organes génitaux externes en cas d'exposition.
Confirmé par les sources française et américaine.
En conséquence, si une grossesse débute pendant le traitement, celui-ci devra être arrêté.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
Contre-indiqué pendant l'allaitement (potentiellement virilisant pour l'enfant) : arrêter soit le traitement soit l'allaitement.
Confirmé par les sources française et américaine.
Le danazol étant potentiellement virilisant pour l'enfant allaité, son utilisation pendant l’allaitement est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) : soit le traitement soit l'allaitement devront être arrêtés.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Le rapport bénéfice/risque doit être bien évalué avant la prescription de DANATROL 200 mg, gélule.
Ce médicament conserve une activité modérée de même type que la testostérone et peut donc provoquer des effets androgéniques irréversibles. Une méthode de contraception non hormonale efficace doit être utilisée.
Il faut être prudent lorsque le traitement doit être répété ou de longue durée (> 6 mois), du fait de l'absence de données de tolérance relatives à des traitements répétés dans le temps. Le danazol étant chimiquement proche des stéroïdes 17-alkylés, il faut tenir compte des risques hépatiques liés à l'exposition prolongée à ce produit : adénome hépatique, hyperplasie nodulaire focale hépatique, péliose hépatique et carcinome hépatique. L'arrêt de DANATROL 200 mg, gélule s'impose dès l'apparition de complications tumorales hépatiques, même d'allure bénigne, en raison de leur évolution imprévisible.
DANATROL 200 mg, gélule doit être arrêté en cas de survenue d'effets indésirables cliniquement significatifs, et particulièrement en cas de :
• virilisation (tout retard dans l'arrêt du danazol augmente le risque d'effets androgéniques irréversibles) ;
• oedème papillaire, céphalées, troubles visuels, ou autres signes ou symptômes d'hypertension intracrânienne ;
• thrombose ou maladie thrombo-embolique ;
• ictère, atteinte hépatique ou élévation des enzymes hépatiques ;
• apparition ou augmentation de taille et/ou de nombre de nodules mammaires non caractérisés.
Compte tenu des propriétés pharmacologiques, des interactions et des effets indésirables du danazol, une attention particulière doit être portée aux patients présentant :
• une atteinte hépatique ;
• une maladie rénale ;
• une hypertension ou une autre maladie cardiovasculaire ;
• tout état pouvant être aggravé par une rétention hydrosodée ;
• un diabète ;
• une polyglobulie ;
• une épilepsie ;
• une dyslipidémie ;
• des manifestations physiques virilisantes marquées lors de traitements stéroïdiens antérieurs ;
• un état migraineux.
Des contrôles biologiques périodiques de la fonction hépatique, de la numération formule sanguine et des plaquettes sont à prévoir ainsi qu'une échographie hépatique et splénique bi-annuelle pour tout traitement dépassant 6 mois ou pour les traitements répétés.
Dans tous les cas, la dose minimale efficace du danazol devra être recherchée (voir rubrique 4.2).
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.
Interactions médicamenteuses
Associations déconseillées
• Antidiabétiques (insuline, sulfamides hypoglycémiants) : effet diabétogène du danazol. Si l'association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
• Statines : le risque de myopathie et de rhabdomyolyse est augmenté lors de l’administration concomitante de danazol et de statines métabolisées par le cytochrome CYP3A4. L’administration concomitante de danazol et de simvastatine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
• Carbamazépine : augmentation des taux plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage. Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.
• Antivitamine K : augmentation du risque hémorragique par effet direct sur la coagulation et/ou le système fibrinolytique. Contrôler plus fréquemment le taux de prothrombine et surveiller l'INR. Adapter la posologie de l'antivitamine K pendant et après l'arrêt du danazol.
• Ciclosporine et tacrolimus : augmentation des concentrations sanguines de la ciclosporine et du tacrolimus par inhibition de leur métabolisme hépatique.
• Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt, avec contrôle de la fonction rénale.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 6
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- thrombocytémie
- polyglobulie
- leucopénie
- thrombocytopénie
- Très rare (< 1/10 000)
- hyperéosinophilie
- péliose splénique
Troubles du métabolisme et de la nutrition 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- augmentation de l'appétit
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- rétention hydrosodée
- Fréquence non précisée
- Augmentation de la résistance à l'insuline
- intolérance au glucose
Affections psychiatriques 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- labilité émotionnelle
- anxiété
- humeur dépressive
- nervosité
- modification de la libido
Affections du système nerveux 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- céphalées
- fasciculation
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- étourdissements
- hypertension intracrânienne bénigne
- Très rare (< 1/10 000)
- aggravation d'épilepsie
- syndrome du canal carpien
Affections oculaires 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- troubles visuels
Affections de l’oreille et du labyrinthe 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- vertiges
Affections cardiaques 3
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- palpitations
- tachycardie
- infarctus du myocarde
Affections vasculaires 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- bouffées de chaleur
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- hypertension
- effets thrombotiques
- thrombose veineuse profonde
- thrombose artérielle
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- modification du timbre de la voix
- Très rare (< 1/10 000)
- pneumopathie interstitielle
Affections gastro-intestinales 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- nausées
- pancréatites
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- dyspepsies
Affections hépatobiliaires 8
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- ictère cholestatique
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- adénomes hépatiques
- Très rare (< 1/10 000)
- tumeurs hépatiques malignes — lors de traitements au long cours
- pélioses hépatiques — lors de traitements au long cours
- Fréquence indéterminée
- atteinte hépatocellulaire
- atteinte hépatique mixte
- insuffisance hépatique
- hyperplasie nodulaire focale hépatique
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- prurit
- éruptions maculopapuleuses, pétéchiales, purpuriques avec ou sans fièvre
- œdème facial
- réaction de photosensibilité
- acné
- séborrhée
- hirsutisme
- chute de cheveux
- Très rare (< 1/10 000)
- érythème polymorphe
Affections musculo-squelettiques et systémiques 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Myalgies avec parfois élévation des taux de créatine phosphokinase (CPK)
- arthralgies
Affections du rein et des voies urinaires 1
- Très rare (< 1/10 000)
- hématurie — en cas d'utilisation prolongée dans l'angioedème héréditaire
Affections des organes de reproduction et du sein 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- troubles du cycle menstruel
- hémorragies intermenstruelles
- aménorrhées
- sécheresse vaginale
- irritation vaginale
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- diminution du volume des seins
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- hypertrophie clitoridienne
- trouble de la spermatogenèse
Troubles généraux 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- asthénie
Investigations 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- prise de poids
- augmentation isolée des taux de transaminases sériques
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Augmentation des globules rouges et des plaquettes
- diminution des globules blancs et des plaquettes
- Fréquence non précisée
- élévation du glucagon plasmatique
- augmentation du LDL cholestérol
- diminution du HDL cholestérol
- diminution des apolipoprotéines AI et AII
- induction de l'acide aminolévulinique (ALA) synthétase hépatique
- réduction de la TBG et de la T4
- augmentation de la T3
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Affections hématologiques et du système lymphatique
• Rares : thrombocytémie, polyglobulie ou au contraire leucopénie et thrombocytopénie.
• Très rares : hyperéosinophilie, péliose splénique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
• Augmentation de la résistance à l'insuline et intolérance au glucose.
• Fréquent : augmentation de l'appétit.
• Rare : rétention hydrosodée.
Affections psychiatriques
• Fréquentes : labilité émotionnelle, anxiété, humeur dépressive, nervosité, modification de la libido.
Affections du système nerveux
• Fréquentes : céphalées, fasciculation.
• Rares : étourdissements, hypertension intracrânienne bénigne.
• Très rares : aggravation d'épilepsie, syndrome du canal carpien.
Affections oculaires
• Rares : troubles visuels.
Affections de l’oreille et du labyrinthe
• Rares : vertiges.
Affections cardiaques
• Rares : palpitations, tachycardie et infarctus du myocarde.
Affections vasculaires
• Fréquentes : bouffées de chaleur.
• Rares : hypertension, des effets thrombotiques ont aussi été observés, incluant thrombose veineuse profonde et thrombose artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
• Fréquentes : modification du timbre de la voix.
• Très rares : pneumopathie interstitielle.
Affections gastro-intestinales
• Fréquentes : nausées, pancréatites.
• Rares : dyspepsies.
Affections hépatobiliaires
• Peu fréquentes : ictère cholestatique.
• Rares : adénomes hépatiques.
• Très rares : tumeurs hépatiques malignes et pélioses hépatiques observées lors de traitements au long cours.
• Fréquence indéterminée : atteinte hépatocellulaire, atteinte hépatique mixte, insuffisance hépatique, hyperplasie nodulaire focale hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
• Fréquentes : prurit, éruptions maculopapuleuses, pétéchiales, purpuriques avec ou sans fièvre, œdème facial, réaction de photosensibilité, acné, séborrhée, hirsutisme, chute de cheveux.
• Très rares : érythème polymorphe.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
• Fréquentes : Myalgies avec parfois élévation des taux de créatine phosphokinase (CPK), arthralgies.
Affections du rein et des voies urinaires
• Très rares : hématurie en cas d'utilisation prolongée dans l'angioedème héréditaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
• Fréquentes : troubles du cycle menstruel, hémorragies intermenstruelles, aménorrhées, sécheresse vaginale, irritation vaginale.
• Peu fréquentes : diminution du volume des seins.
• Rares : hypertrophie clitoridienne, trouble de la spermatogenèse.
Troubles généraux
• Rares : asthénie.
Investigations
• Une élévation du glucagon plasmatique, une augmentation du LDL cholestérol, une diminution du HDL cholestérol affectant toutes les sous-fractions et une diminution des apolipoprotéines AI et AII ont été rapportées.
• Une induction de l'acide aminolévulinique (ALA) synthétase hépatique.
• Une réduction de la TBG et de la T4 avec augmentation de la T3 mais sans modification de la TSH ou de l'index de thyroxine libre (FTI).
• Fréquentes : prise de poids, augmentation isolée des taux de transaminases sériques.
• Rares : Augmentation des globules rouges et des plaquettes ou diminution des globules blancs et des plaquettes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Surdosage
Il est peu probable qu'un surdosage aigu donne une réaction sévère immédiate. Néanmoins, la résorption du médicament sera réduite par du charbon activé et le patient devra être mis sous observation au cas où des réactions retardées surviendraient.