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Substance active · ATC L01EF

Palbociclib

Cyclin-dependent kinase (CDK) inhibitors

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (9) ↓ · Posologie par spécialité française (3) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple IBRANCE 125 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 7 mars 2025.

Indications

IBRANCE est indiqué dans le traitement du cancer du sein localement avancé ou métastatique, positif aux récepteurs hormonaux (RH) et négatif au récepteur du facteur de croissance épidermique humain- 2 (human epidermal growth factor receptor 2 [HER2]-négatif) :

- en association avec un inhibiteur de l’aromatase ;

- en association avec le fulvestrant chez les femmes ayant été traitées antérieurement par hormonothérapie (voir rubrique 5.1).

Chez les femmes en pré/périménopause, l’hormonothérapie doit être associée à un agoniste de l’hormone de libération de la lutéinostimuline (luteinizing hormone-releasing hormone, LH-RH).

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

L’utilisation de préparations à base de millepertuis (voir rubrique 4.5).

Grossesse Prudence

⚠ Divergence FR/US — Toxicité sur la reproduction chez l'animal : le palbociclib n'est pas recommandé pendant la grossesse ni chez les femmes en âge de procréer sans contraception.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

IBRANCE n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

Passage dans le lait inconnu : les patientes traitées par palbociclib ne doivent pas allaiter.

Confirmé par les sources française et américaine.

Les patientes recevant le palbociclib ne doivent pas allaiter.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Femmes en pré/ périménopause Lorsque les femmes en pré/périménopause reçoivent IBRANCE en association avec un inhibiteur de l’aromatase, une ablation ou une suppression ovarienne avec un agoniste de la LH-RH est obligatoire en raison du mécanisme d’action des inhibiteurs de l’aromatase. Palbociclib en association avec le fulvestrant a été étudié uniquement chez des femmes en pré/périménopause, associée à un agoniste de la LH-RH.

Maladie viscérale grave L’efficacité et la tolérance de palbociclib n’ont pas été étudiées chez les patients atteints d’une maladie viscérale grave (voir rubrique 5.1).

Affections hématologiques Il est recommandé d’interrompre le traitement, de réduire la posologie ou de différer le début des cycles de traitement chez les patients développant une neutropénie de grade 3 ou 4. Une surveillance adaptée doit être mise en place (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Pneumopathie interstitielle diffuse/pneumopathie inflammatoire Une PID et/ou une pneumopathie inflammatoire sévère, mettant en jeu le pronostic vital, ou fatale, peuvent survenir chez les patients traités par IBRANCE, en association avec un traitement endocrinien.

Au cours des études cliniques (PALOMA-1, PALOMA-2, PALOMA-3), 1,4 % des patients traités par IBRANCE ont présenté une PID/pneumopathie inflammatoire, tous grades confondus, 0,1% ont été de grade 3, et aucun cas de grade 4 ou d’issue fatale n’a été rapporté. D’autres cas de PID/pneumopathie inflammatoire ont été observés après la mise sur le marché et des décès ont été rapportés (voir rubrique 4.8).

Les patients doivent être surveillés à la recherche de symptômes pulmonaires indiquant une PID/pneumopathie inflammatoire (par ex., hypoxie, toux, dyspnée). Chez les patients présentant des nouveaux symptômes respiratoires ou s’aggravant et chez lesquels le développement d’une PID/pneumopathie inflammatoire est suspecté, le traitement par IBRANCE doit être immédiatement interrompu et le patient doit être évalué. L’administration d’IBRANCE doit être définitivement interrompue chez les patients présentant une PID ou une pneumopathie inflammatoire sévère (voir rubrique 4.2).

Infections Dans la mesure où IBRANCE présente des propriétés myélosuppressives, il peut prédisposer les patients à des infections.

Des infections ont été rapportées à un taux plus élevé chez les patients traités par IBRANCE au cours d’études cliniques randomisées par rapport aux patients traités dans le bras comparateur respectif. Des infections de grade 3 ou 4 sont survenues chez respectivement 5,6 % et 0,9 % des patients traités par IBRANCE, quelle que soit l’association (voir rubrique 4.8).

Les patients doivent être surveillés quant aux signes et symptômes d’infection et recevoir un traitement médical approprié (voir rubrique 4.2).

Les médecins doivent indiquer aux patients que tout épisode de fièvre doit leur être immédiatement signalé.

Thromboembolie veineuse Des événements thromboemboliques veineux ont été rapportés chez des patients traités par IBRANCE (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter les signes et les symptômes de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire, et doivent recevoir un traitement médical approprié.

Insuffisance hépatique

IBRANCE doit être administré avec prudence aux patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, en surveillant étroitement tout signe de toxicité (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance rénale

IBRANCE doit être administré avec prudence aux patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère, en surveillant étroitement tout signe de toxicité (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Traitement concomitant avec des inhibiteurs ou des inducteurs du CYP3A4 Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 peuvent induire une augmentation de la toxicité (voir rubrique 4.5). Au cours du traitement par palbociclib, l’utilisation concomitante d’inhibiteurs puissants du CYP3A doit être évitée.

La co-administration ne doit être envisagée qu’après une évaluation attentive des bénéfices et des risques potentiels. Si la co-administration d’un inhibiteur du CYP3A ne peut être évitée, réduire la dose d’IBRANCE à 75 mg une fois par jour. Lors de l’interruption de l’inhibiteur puissant du CYP3A, la dose d’IBRANCE doit être augmentée (après 3 – 5 demi-vies de l’inhibiteur) pour atteindre la dose utilisée avant l’instauration de ce dernier (voir rubrique 4.5).

La co-administration des inducteurs du CYP3A peut entraîner une diminution de l’exposition au palbociclib et, par conséquent, un risque de manque d’efficacité. Par conséquent, l’utilisation concomitante de palbociclib avec des inducteurs puissants du CYP3A4 doit être évitée. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire lors de la co-administration de palbociclib avec des inducteurs du CYP3A modérés (voir rubrique 4.5).

Femmes en âge de procréer ou partenaires des femmes en âge de procréer

Au cours du traitement par IBRANCE, les femmes en âge de procréer ou leurs partenaires de sexe masculin doivent utiliser une méthode de contraception hautement efficace (voir rubrique 4.6).

Lactose Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase, ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Sodium Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions médicamenteuses

Le palbociclib est principalement métabolisé par le CYP3A et par l’enzyme sulfotransférase (SULT) SULT2A1. In vivo, le palbociclib est un faible inhibiteur temps-dépendant du CYP3A.

Effets d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du palbociclib Effet des inhibiteurs du CYP3A L’administration concomitante de multiples doses de 200 mg d’itraconazole avec une dose unique de 125 mg de palbociclib a augmenté l’exposition totale au palbociclib (ASCinf) et la concentration maximale (Cmax) respectivement d’environ 87 % et 34 %, par rapport à une dose unique de 125 mg de palbociclib administrée seule.

L’utilisation concomitante d’inhibiteurs puissants du CYP3A, comprenant notamment, sans s'y limiter : clarithromycine, indinavir, itraconazole, kétoconazole, lopinavir/ritonavir, néfazodone, nelfinavir, posaconazole, saquinavir, télaprévir, télithromycine voriconazole, et pamplemousse ou jus de pamplemousse, doit être évitée (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire lors de l’administration avec des inhibiteurs légers et modérés du CYP3A.

Effet des inducteurs du CYP3A L’administration concomitante de multiples doses de 600 mg de rifampicine avec une dose unique de 125 mg de palbociclib a diminué l’ASCinf et la Cmax respectivement de 85 % et 70 %, par rapport à une dose unique de 125 mg de palbociclib administrée seule.

L’utilisation concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A, comprenant notamment, sans s'y limiter : carbamazépine, enzalutamide, phénytoïne, rifampicine et millepertuis, doit être évitée (voir rubriques 4.3 et 4.4).

L’administration concomitante de multiples doses quotidiennes de 400 mg de modafinil, un inducteur modéré du CYP3A, avec une dose unique de 125 mg d’IBRANCE a diminué l’ASCinf et la Cmax de palbociclib respectivement de 32 % et 11 %, par rapport à une dose unique de 125 mg d’IBRANCE administrée seule. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire lorsque le traitement est administré avec des inhibiteurs modérés du CYP3A (voir rubrique 4.4).

Effets des agents à action antiacide L’administration concomitante de multiples doses de rabéprazole, un inhibiteur de la pompe à protons (IPP), avec une dose unique de 125 mg d’IBRANCE au cours d’un repas modérément riche en graisses, a diminué de 41 % la Cmax du palbociclib mais n’a eu qu’un impact limité sur l’ASCinf (diminution de 13 %) par rapport à une dose unique de 125 mg d’IBRANCE administrée seule.

L’administration concomitante de multiples doses de rabéprazole, un IPP, avec une dose unique de 125 mg d’IBRANCE, à jeun, a diminué l’ASCinf et la Cmax du palbociclib respectivement de 62 % et 80 %. Par conséquent, IBRANCE doit être administré avec de la nourriture, de préférence au cours d’un repas (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Compte tenu de l’effet réduit sur le pH gastrique des inhibiteurs des récepteurs H2 et des antiacides locaux comparé aux IPP, aucun effet cliniquement significatif des inhibiteurs des récepteurs H2 ou des antiacides locaux n’est à prévoir sur l’exposition au palbociclib, lorsque le palbociclib est pris au cours d’un repas.

Effets du palbociclib sur la pharmacocinétique d’autres médicaments Le palbociclib est un faible inhibiteur temps-dépendant du CYP3A après une administration quotidienne de 125 mg à l’état d’équilibre. L’administration concomitante de midazolam avec de multiples doses de palbociclib a augmenté l’ASCinf et la Cmax du midazolam respectivement de 61 % et de 37 %, par rapport à l’administration du midazolam seul.

Lors de la co-administration avec IBRANCE, il peut être nécessaire de réduire la dose de substrats sensibles du CYP3A avec un indice thérapeutique étroit (par ex. alfentanil, ciclosporine, dihydroergotamine, ergotamine, évérolimus, fentanyl, pimozide, quinidine, sirolimus et tacrolimus), IBRANCE pouvant augmenter leur exposition.

Interactions médicamenteuses entre le palbociclib et le létrozole Des données issues de la partie de l’évaluation portant sur les interactions médicamenteuses d’une étude clinique menée chez des patients atteints d’un cancer du sein ont démontré qu’il n’existait aucune interaction médicamenteuse entre le palbociclib et le létrozole lors de la co-administration des deux médicaments.

Effet du tamoxifène sur l’exposition au palbociclib Les données d’une étude d’interactions médicamenteuses menée chez des sujets sains de sexe masculin ont indiqué que les expositions au palbociclib étaient comparables lorsqu’une dose unique de palbociclib était co-administrée avec de multiples doses de tamoxifène ou lorsque le palbociclib était administré seul.

Interactions médicamenteuses entre le palbociclib et le fulvestrant Des données issues d’une étude clinique menée chez des patients atteints d’un cancer du sein ont montré qu’il n’existait aucune interaction médicamenteuse significative entre le palbociclib et le fulvestrant lors de la co-administration des deux médicaments.

Interactions médicamenteuses entre le palbociclib et les contraceptifs oraux Aucune étude d’interactions médicamenteuses entre le palbociclib et les contraceptifs oraux n’a été menée (voir rubrique 4.6).

Études in vitro avec des transporteurs Les données in vitro indiquent que le palbociclib peut potentiellement inhiber le transport médié par la glycoprotéine P (P-gp) et la protéine de résistance au cancer du sein (breast cancer resistance protein, BCRP) intestinales. Par conséquent, l’administration du palbociclib avec des médicaments substrats de la P-gp (par ex. digoxine, dabigatran, colchicine) ou de la BCRP (par ex. pravastatine, rosuvastatine, fluvastatine, sulfasalazine) peut augmenter leur effet thérapeutique ainsi que leurs effets indésirables.

Les données in vitro indiquent que le palbociclib pourrait inhiber le système de transport cationique organique OCT1 et donc pourrait augmenter l’exposition des médicaments substrats de ce transporteur (par ex., metformine).

Interaction médicamenteuse entre le palbociclib et les statines L’utilisation concomitante du palbociclib et de statines qui sont des substrats du CYP3A4 et/ou de la BCRP peut augmenter le risque de rhabdomyolyse en raison de l’augmentation de la concentration plasmatique des statines. Des cas de rhabdomyolyse, y compris des cas d’issue fatale, ont été rapportés à la suite de la co-administration de palbociclib et de simvastatine ou d’atorvastatine.

Effets indésirables

Infections et infestations 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Infections
Affections hématologiques et du système lymphatique 5
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Neutropénie
    • Leucopénie
    • Anémie
    • Thrombopénie
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Neutropénie fébrile
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Appétit diminué
Affections du système nerveux 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Dysgueusie
Affections oculaires 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Vision trouble
    • Augmentation de la sécrétion lacrymale
    • Sécheresse oculaire
Affections vasculaires 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Thromboembolie veineuse
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Épistaxis
    • PID/pneumopathie inflammatoire
Affections gastro-intestinales 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Stomatite
    • Nausées
    • Diarrhée
    • Vomissements
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 6
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Rash
    • Alopécie
    • Sécheresse cutanée
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Syndrome d’érythrodysesthésie palmoplantaire
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Lupus érythémateux cutané
    • Érythème polymorphe
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 3
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Fatigue
    • Asthénie
    • Fièvre
Investigations 3
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Élévation de l’ALAT
    • Élévation de l’ASAT
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Créatinine sanguine augmentée
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de tolérance Le profil de tolérance global d’IBRANCE repose sur les données regroupées de 872 patients ayant reçu du palbociclib en association avec une hormonothérapie (N = 527 en association avec le létrozole et N = 345 en association avec le fulvestrant) dans le cadre d’études cliniques randomisées menées chez des patients atteints d’un cancer du sein avancé ou métastatique positif auxRH et négatif au HER2.

Les effets indésirables, tous grades confondus, les plus fréquents (≥ 20 %), rapportés chez les patients recevant du palbociclib au cours d’études cliniques randomisées ont été les suivants : neutropénie, infections, leucopénie, fatigue, nausées, stomatite, anémie, diarrhée, alopécie et thrombopénie. Les effets indésirables de grade ≥ 3 les plus fréquents (≥ 2 %) liés au traitement par palbociclib ont été les suivants : neutropénie, leucopénie, infections, anémie, élévation de l’aspartate aminotransférase (ASAT), fatigue et élévation de l’alanine aminotransférase (ALAT).

Des réductions ou des modifications posologiques suite à la survenue d’un effet indésirable ont été nécessaires chez 38,4 % des patients recevant IBRANCE, quelle que soit l’association, au cours des études cliniques randomisées.

Un arrêt définitif du traitement suite à la survenue d’un effet indésirable a été nécessaire chez 5,2 % des patients recevant IBRANCE, quelle que soit l’association, au cours des études cliniques randomisées.

Tableau des effets indésirables Le Tableau 4 présente les données regroupées des effets indésirables observés dans le cadre de 3 études randomisées. La durée médiane du traitement par palbociclib pour l’ensemble des données au moment de l’analyse de survie globale (SG) finale était de 14,8 mois.

Le Tableau 5 présente les anomalies biologiques observées à partir des données regroupées provenant de 3 études randomisées.

Les effets indésirables sont répertoriés par classes de systèmes d’organes et par catégories de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10) et peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100). Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 4. Effets indésirables sur la base des données regroupées issues de 3 études randomisées (N = 872) et de l’expérience post-commercialisation Classe de systèmes d’organes Fréquence Terme préférentiela (PT) Tous grades n (%) Grade 3 n (%) Grade 4 n (%) Infections et infestations Très fréquent Infectionsb 516 (59,2) 49 (5,6) 8 (0,9) Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent Neutropéniec 716 (82,1) 500 (57,3) 97 (11,1) Leucopénied 424 (48,6) 254 (29,1) 7 (0,8) Anémiee 258 (29,6) 45 (5,2) 2 (0,2) Thrombopénief 194 (22,2) 16 (1,8) 4 (0,5) fréquent Neutropénie fébrile 12 (1,4) 10 (1,1) 2 (0,2) Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent Appétit diminué 152 (17,4) 8 (0,9) 0 (0,0) Affections du système nerveux Fréquent Dysgueusie 79 (9,1) 0 (0,0) 0 (0,0) Affections oculaires Fréquent Vision trouble 48 (5,5) 1 (0,1) 0 (0,0) Augmentation de la sécrétion lacrymale 59 (6,8) 0 (0,0) 0 (0,0) Sécheresse oculaire 36 (4,1) 0 (0,0) 0 (0,0) Affections vasculaires Fréquent Thromboembolie veineusej 28 (3,2) 11 (1,3) 7 (0,8) Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquent Épistaxis 77 (8,8) 0 (0,0) 0 (0,0) PID/pneumopathie inflammatoirei 12 (1,4) 1 (0,1) 0 (0,0) Affections gastro-intestinales Très fréquent Stomatiteg 264 (30,3) 8 (0,9) 0 (0,0) Nausées 314 (36,0) 5 (0,6) 0 (0,0) Diarrhée 238 (27,3) 9 (1,0) 0 (0,0) Vomissements 165 (18,9) 6 (0,7) 0 (0,0) Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquent Rashh 158 (18,1) 7 (0,8) 0 (0,0) Alopécie 234 (26,8) S/O S/O Sécheresse cutanée 93 (10,7) 0 (0,0) 0 (0,0) Fréquent Syndrome d’érythrodysesthésie palmoplantaire 16 (1,8) 0 (0,0) 0 (0,0) Peu fréquent Lupus érythémateux cutané 1 (0,1) 0 (0,0) 0 (0,0) Érythème polymorphe 1 (0,1) 0 (0,0) 0 (0,0) Troubles généraux et anomalies au site d’administration Très fréquent Fatigue 362 (41,5) 23 (2,6) 2 (0,2) Asthénie 118 (13,5) 14 (1,6) 1 (0,1) Fièvre 115 (13,2) 1 (0,1) 0 (0,0) Investigations Très fréquent Élévation de l’ALAT 92 (10,6) 18 (2,1) 1 (0,1 %) Élévation de l’ASAT 99 (11,4) 25 (2,9) 0 (0,0 %) Fréquent Créatinine sanguine augmentée 57 (6,5) 3 (0,3) 2 (0,2) ALAT = Alanine aminotransférase ; ASAT = Aspartate aminotransférase ; PID = pneumopathie interstitielle diffuse ; N/n = nombre de patients ; N/A= not applicable. a. Les PT sont répertoriés selon le dictionnaire MedDRA 17.1. b. Le terme Infections inclut tous les PT de la classe de systèmes d’organes Infections et infestations. c. Le terme Neutropénie inclut les PT suivants : neutropénie, neutrophiles diminuées. d. Le terme Leucopénie inclut les PT suivants : leucopénie, globules blancs diminuées. e. Le terme Anémie inclut les PT suivants : anémie, hémoglobine diminuée, hématocrite diminué. f. Le terme Thrombocytopénie inclut les PT suivants : thrombocytopénie, numération plaquettaire diminuée. g. Le terme Stomatite inclut les PT suivants : stomatite aphteuse, chéilite, glossite, glossodynie, ulcération buccale, inflammation muqueuse, douleur buccale, inconfort oropharyngé, douleur oropharyngée, stomatite. h. Le terme Rash inclut les PT suivants : rash, rash maculopapuleux, rash prurigineux, rash érythémateux, rash papuleux, dermatite, dermatite acnéiforme, éruption cutanée toxique. i. Le terme PID/pneumopathie inflammatoire inclut tous les PT rapportés faisant partie de la requête MedDRA normalisée (Standardised MedDRA Query, SMQ) Pneumopathie interstitielle diffuse (restreinte). j. Le terme Thromboembolie veineuse inclut les PT suivants : embolie pulmonaire, embolie, thrombose veineuse profonde, embolie périphérique, thrombose.

Tableau 5. Anomalies biologiques observées à partir des données regroupées provenant de 3 études randomisées (N = 872) IBRANCE plus létrozole ou fulvestrant Bras comparateurs* Anomalies biologiques Tous grades % Grade 3 % Grade 4 % Tous grades % Grade 3 % Grade 4 % Globules blancs diminués 97,4 41,8 1,0 26,2 0,2 0,2 Neutrophiles diminués 95,6 57,5 11,7 17,0 0,9 0,6 Créatinine sanguine augmentée 95,5 1,6 0,3 86,8 0,0 0,0 Anémie 80,1 5,6 N/A 42,1 2,3 N/A Plaquettes diminuées 65,2 1,8 0,5 13,2 0,2 0,0 Élévation de l’ASAT 55,5 3,9 0,0 43,3 2,1 0,0 Élévation de l’ALAT 46,1 2,5 0,1 33,2 0,4 0,0 ASAT = aspartate aminotransférase ; ALAT = alanine aminotransférase ; N = nombre de patients ; N/A = non applicable.

Remarque : les résultats de laboratoire sont classés en fonction du degré de gravité des critères CTCAE du NCI (version 4.0). * létrozole ou fulvestrant Description des effets indésirables sélectionnés Globalement, une neutropénie, tous grades confondus, a été rapportée chez 716 (82,1 %) patients recevant IBRANCE, quelle que soit l’association. Une neutropénie de grade 3 a été rapportée chez 500 (57,3 %) patients et une neutropénie de grade 4 a été rapportée chez 97 (11,1 %) patients (voir Tableau 4).

Au cours de 3 études cliniques randomisées, le délai médian jusqu’au premier épisode de neutropénie tous grades confondus a été de 15 jours (12 – 700 jours) et la durée médiane d’une neutropénie d’un grade ≥ 3 a été de 7 jours.

Une neutropénie fébrile a été rapportée chez 0,9 % des patients recevant le palbociclib en association avec le fulvestrant et chez 1,7 % des patients recevant le palbociclib en association avec le létrozole.

La neutropénie fébrile a été rapportée chez environ 2 % des patients exposés à IBRANCE au cours de la totalité du programme clinique.

Population pédiatrique

Le palbociclib, en association avec une chimiothérapie, a été évalué chez 79 patients pédiatriques présentant des tumeurs solides incluant des sarcomes d’Ewing (SEW) récidivants ou réfractaires dans le cadre de l’étude A5481092 (voir rubrique 5.1). Le profil de sécurité du palbociclib dans cette population pédiatrique était cohérent avec le profil de sécurité connu dans la population adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

En cas de surdosage par palbociclib, une toxicité aussi bien gastro-intestinale (par exemple, nausées, vomissements) qu’hématologique (par ex., neutropénie) peut survenir. Un traitement symptomatique général devra être instauré.

Spécialités commercialisées au Maroc

9 produit(s) à base de Palbociclib seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 3 spécialité(s) à base de Palbociclib seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

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3 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 3
IBRANCE 100 mg, gélule100 mg
IBRANCE 125 mg, gélule125 mg
IBRANCE 75 mg, gélule75 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 7 mars 2025.

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