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Substance active · ATC L01BC

Gemcitabine

Pyrimidine analogues

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

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Posologie par spécialité française (8) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple GEMCITABINE HOSPIRA 38 mg/mL, solution à diluer pour perfusion) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 15 septembre 2026.

Indications

La gemcitabine est indiquée dans le traitement du cancer de la vessie localement avancé ou métastatique, en association avec le cisplatine.

La gemcitabine est indiquée dans le traitement de patients atteints d'adénocarcinome du pancréas localement avancé ou métastatique.

La gemcitabine, en association avec le cisplatine, est indiquée dans le traitement en première ligne des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique. Un traitement par gemcitabine en monothérapie peut être envisagé chez les patients âgés ou chez ceux ayant un indice de performance de 2.

La gemcitabine est indiquée dans le traitement du carcinome épithélial de l'ovaire localement avancé ou métastatique, en association avec le carboplatine, chez les patientes en rechute suite à un intervalle sans récidive d'au moins 6 mois après un traitement en première ligne à base de sels de platine.

La gemcitabine, en association avec le paclitaxel, est indiquée dans le cancer du sein inopérable, localement récidivant ou métastatique, en rechute après une chimiothérapie adjuvante/néo-adjuvante. La chimiothérapie antérieure doit avoir comporté une anthracycline sauf si celle-ci est cliniquement contre-indiquée.

Contre-indications

• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

• Allaitement (voir rubrique 4.6).

Grossesse Contre-indiqué

Toxicité sur la reproduction chez l'animal et potentiel génotoxique, contraception efficace obligatoire (7 mois après l'arrêt chez la femme) : la gemcitabine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, sauf nécessité absolue.

Confirmé par les sources française et américaine.

Sur la base des résultats d’études conduites chez l’animal et le mécanisme d’action de la gemcitabine, ce produit ne devra pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Contre-indiqué

La mère ne doit pas allaiter pendant tout le traitement et les 3 semaines suivant la dernière dose (contre-indication en rubrique 4.3).

Confirmé par les sources française et américaine.

En raison du risque de survenue d'effets indésirables graves liés à la gemcitabine chez les nourrissons allaités, la mère ne doit pas allaiter pendant toute la durée du traitement par gemcitabine et pendant les 3 semaines suivant la dernière dose du traitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Une toxicité accrue a été observée en cas d'allongement du temps de perfusion et d'augmentation de la fréquence des doses administrées.

Toxicité hématologique

La gemcitabine peut induire une myélosuppression qui se traduit par une leucopénie, une thrombopénie et une anémie.

Les patients recevant de la gemcitabine devront faire l'objet, avant chaque administration, d’un suivi avec numération des plaquettes, des leucocytes et des polynucléaires. Une suspension ou une modification du traitement devra être envisagée chaque fois qu'une toxicité médullaire induite par le médicament est décelée (voir rubrique 4.2). Toutefois, la myélosuppression est de courte durée et ne nécessite habituellement pas de réduction de dose et rarement l’arrêt du traitement.

Les numérations globulaires peuvent continuer à diminuer après l’arrêt du traitement par gemcitabine. Le traitement devra être instauré avec prudence chez les patients dont la fonction médullaire est déficiente. Comme avec d'autres traitements cytotoxiques, le risque de myélosuppression cumulée doit être pris en considération, en cas de chimiothérapie combinée ou séquentielle.

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

Des effets indésirables cutanés sévères (EICS), notamment le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (la nécrolyse épidermique toxique (NET)) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), qui peuvent menacer le pronostic vital ou entrainer le décès, ont été rapportés lors d’association avec la gemcitabine. Les patients doivent être informés des signes et des symptômes et surveillés de près pour détecter les réactions cutanées. Si des signes et des symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, la gemcitabine doit être arrêtée immédiatement.

Insuffisance hépatique et rénale

La gemcitabine devra être utilisée avec prudence chez les insuffisants hépatiques ou insuffisants rénaux en l’absence de données d’études cliniques suffisantes pour établir des recommandations claires sur les doses à administrer pour ces populations de patients (voir rubrique 4.2).

L’administration de gemcitabine chez des patients simultanément atteints de métastases hépatiques ou ayant un antécédent d’hépatite, d’alcoolisme ou de cirrhose du foie peut entraîner une aggravation de l’insuffisance hépatique sous-jacente.

Un contrôle des fonctions rénale et hépatique (comprenant des tests virologiques) devra être effectué périodiquement.

Radiothérapie concomitante

Radiothérapie concomitante (réalisée simultanément ou pendant un intervalle de 7 jours) : une toxicité a été rapportée (voir rubrique 4.5 pour les détails et recommandations d’utilisation).

Vaccins vivants

Le vaccin anti-amaril (fièvre jaune) et les autres vaccins vivants atténués ne sont pas recommandés chez les patients traités avec la gemcitabine (voir rubrique 4.5).

Système nerveux

Syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible :

Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (PRES) ayant de potentielles conséquences graves ont été rapportés chez des patients recevant de la gemcitabine seule ou en association avec d’autres agents anticancéreux. Une hypertension aiguë et des crises d’épilepsie ont été rapportées chez la plupart des patients traités par la gemcitabine présentant un PRES, mais d’autres symptômes, tels que maux de tête, léthargie, confusion et cécité peuvent également survenir. Le diagnostic est confirmé par l’imagerie par résonnance magnétique (IRM). Le PRES est habituellement réversible grâce à des traitements symptomatiques appropriés. Si le PRES survient en cours de traitement, la gemcitabine doit être arrêtée définitivement et des traitements symptomatiques doivent être mis en place, incluant le contrôle de la pression artérielle et un traitement anti-épileptique.

Cardiovasculaire

En raison du risque de troubles cardiaques et/ou vasculaires sous gemcitabine, une attention particulière devra être portée aux patients ayant des antécédents d’événements cardiovasculaires.

Syndrome de fuite capillaire :

Des cas de syndrome de fuite capillaire ont été rapportés chez des patients recevant de la gemcitabine seule ou en association avec d’autres agents anticancéreux (voir rubrique 4.8). En général, il existe des traitements de cette affection si le diagnostic est précoce et la prise en charge appropriée, mais des cas fatals ont été rapportés. Cette affection entraîne une hyperperméabilité capillaire systémique avec fuite liquidienne et protéique allant de l’espace intravasculaire vers l’espace interstitiel. Les caractéristiques cliniques incluent œdème généralisé, prise de poids, hypoalbuminémie, hypotension sévère, insuffisance rénale aiguë et œdème pulmonaire. La gemcitabine doit être interrompue et des traitements symptomatiques doivent être mis en place si le syndrome de fuite capillaire survient en cours de traitement. Le syndrome de fuite capillaire peut survenir au cours des cycles ultérieurs et a été associé dans la littérature au syndrome de détresse respiratoire de l’adulte.

Pulmonaire

Des effets pulmonaires, parfois sévères (tels qu’œdème pulmonaire, pneumopathie interstitielle ou syndrome de détresse respiratoire de l’adulte (SDRA)) ont été rapportés en association avec le traitement par gemcitabine.

L’étiologie de ces effets n’est pas connue. Si de tels effets se développent, l’arrêt du traitement par gemcitabine devra être considéré. La mise en place précoce des soins de support peut aider à améliorer l’état des patients.

Rénal

Syndrome hémolytique et urémique :

Des manifestations cliniques compatibles avec un syndrome hémolytique et urémique (SHU) ont été rarement rapportées chez des patients recevant de la gemcitabine (voir rubrique 4.8). Le SHU est une maladie susceptible de mettre la vie en danger. La gemcitabine devra être arrêtée dès les premiers signes avérant l’existence d’une anémie hémolytique microangiopathique, tels qu’une chute brutale de l'hémoglobine avec une thrombopénie concomitante, une élévation des taux sériques de la bilirubine, de la créatinine, de l'urée ou de la lactate déshydrogénase (LDH). L’insuffisance rénale pourrait ne pas être réversible avec l'arrêt du traitement et une dialyse pourrait être nécessaire.

Fertilité

Dans des études de fertilité, la gemcitabine a entraîné une hypospermatogenèse chez les souris mâles (voir rubrique 5.3). Il est donc conseillé aux hommes traités par gemcitabine de ne pas concevoir d’enfant pendant et dans les 4 mois qui suivent le traitement, et de demander des informations complémentaires concernant la cryoconservation de sperme avant de débuter le traitement en raison de la possibilité d’infertilité liée à la gemcitabine (voir rubrique 4.6).

Informations sur les excipients

Gemcitabine 200 mg, solution à diluer pour perfusion

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, c'est-à-dire essentiellement « sans sodium ».

Gemcitabine 1 g, solution à diluer pour perfusion

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, c'est-à-dire essentiellement « sans sodium ».

Gemcitabine 2 g, solution à diluer pour perfusion

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, c'est-à-dire essentiellement « sans sodium ».

Interactions médicamenteuses

Aucune étude d’interaction spécifique n’a été réalisée (voir rubrique 5.2)

Radiothérapie

Concomitante (réalisée simultanément ou pendant un intervalle de 7 jours) - La toxicité associée à cette thérapie multimodale dépend de nombreux facteurs différents, notamment la dose de gemcitabine, sa fréquence d’administration, la dose d’irradiation, la technique de planification de la radiothérapie, le tissu cible, et le volume cible. Des études précliniques et cliniques ont montré une activité radio-sensibilisante de la gemcitabine. Dans un essai clinique chez des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules, où la gemcitabine a été administrée à la dose de 1 000 mg/m2 de façon concomitante avec une radiothérapie thoracique et pour une durée allant jusqu’à 6 semaines consécutives, une toxicité significative sous forme de mucite sévère et mettant potentiellement en jeu le pronostic vital, notamment œsophagite, et une pneumopathie a été observée, en particulier chez les patients ayant reçu de gros volumes de radiothérapie (médiane de volume du traitement : 4 795 cm3). Les études réalisées ultérieurement ont suggéré la faisabilité d'administrer la gemcitabine avec la radiothérapie à des doses plus faibles avec une toxicité prévisible, comme dans le cas d’une étude de phase II dans le cancer bronchique non à petites cellules, où les doses de radiothérapie thoracique de 66 Gy ont été administrées de façon concomitante avec la gemcitabine (600 mg/m2, quatre fois) et le cisplatine (80 mg/m2, deux fois) pendant 6 semaines. Le schéma optimal pour une administration sécurisée de la gemcitabine avec la radiothérapie à doses thérapeutiques n'a pas encore été déterminé dans tous les types de tumeurs.

Non concomitante (réalisée après 7 jours d'intervalle) - L'analyse des données n'indique pas d’augmentation de la toxicité lorsque la gemcitabine est administrée plus de 7 jours avant ou après la radiothérapie, autre que la réactivation radique. Les données suggèrent que la gemcitabine peut être débutée après la résolution des effets aigus de l’irradiation ou au moins une semaine après l’irradiation.

Des atteintes radiques ont été rapportées au niveau des tissus cibles (par exemple, œsophagite, colite et pneumopathie), lors de l’utilisation concomitante ou non de la gemcitabine avec la radiothérapie.

Autres

Le vaccin anti-amaril (fièvre jaune) et les autres vaccins vivants atténués ne sont pas recommandés du fait du risque de maladie systémique potentiellement fatale, et notamment chez les patients immunodéprimés.

Effets indésirables

Infections et infestations 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Infections
  • Fréquence indéterminée
    • Sepsis
Affections hématologiques et du système lymphatique 6
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Leucopénie
    • Thrombopénie
    • Anémie
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Neutropénie fébrile
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Thrombocytose
    • Microangiopathie thrombotique
Affections du système immunitaire 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Réaction anaphylactoïde
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Anorexie
Affections du système nerveux 5
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Céphalées
    • Insomnie
    • Somnolence
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Accident vasculaire cérébral
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible
Affections cardiaques 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Arythmie, en majorité supraventriculaire
    • Insuffisance cardiaque
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Infarctus du myocarde
Affections vasculaires 3
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Signes cliniques de vascularite périphérique et de gangrène
    • Hypotension
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Syndrome de fuite capillaire
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 8
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Dyspnée
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Toux
    • Rhinite
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Pneumonie interstitielle
    • Bronchospasme
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Œdème pulmonaire
    • Syndrome de détresse respiratoire de l’adulte
  • Fréquence indéterminée
    • Eosinophilie pulmonaire
Affections gastro-intestinales 6
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Nausées
    • Vomissements
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Diarrhées
    • Stomatite et ulcères buccaux
    • Constipation
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Colite ischémique
Affections hépatobiliaires 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Elévation des transaminases hépatiques (ASAT et ALAT) et de la phosphatase alcaline
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Elévation de la bilirubine
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Hépatotoxicité grave, incluant insuffisance hépatique et décès grave
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Elévation des gamma-glutamyl-transférases (GGT)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 12
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Eruption cutanée de nature allergique souvent associée à un prurit
    • Alopécie
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Prurit
    • Sudation
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Réactions cutanées sévères, incluant desquamation et éruptions bulleuses grave
    • Ulcération
    • Formation de vésicules et d’ulcérations
    • Desquamation
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique)
    • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Fréquence indéterminée
    • Pseudocellulite
    • Pustulose exanthématique aiguë généralisée
Affections musculo-squelettiques et systémiques 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Douleurs dorsales
    • Myalgies
Affections du rein et des voies urinaires 4
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Hématurie
    • Protéinurie modérée
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Insuffisance rénale
    • Syndrome hémolytique et urémique
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 6
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Symptômes grippaux
    • Œdème/œdème périphérique
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Fièvre
    • Asthénie
    • Frissons
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Réactions - généralement légères - au niveau du site de perfusion
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 2
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Toxicité liée à la radiothérapie
    • Réactivation radique
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les effets indésirables liés au traitement par gemcitabine les plus couramment rapportés sont des nausées, accompagnées ou non de vomissements, une élévation des taux des transaminases hépatiques (ASAT/ALAT) et des phosphatases alcalines, chez environ 60% des patients ; une protéinurie et une hématurie chez environ 50% des patients ; une dyspnée chez 10 à 40% des patients (plus forte incidence chez les patients atteints d’un cancer du poumon) ; des éruptions cutanées de nature allergique surviennent chez environ 25% des patients, et ont été associées à un prurit chez 10% des patients.

La fréquence et la gravité des effets indésirables dépendent de la dose, du débit de perfusion et de l’intervalle entre les doses (voir rubrique 4.4). Les réactions indésirables dose-limitantes sont constituées par les diminutions du nombre des thrombocytes, des leucocytes et des polynucléaires (voir rubrique 4.2).

Données issues des études cliniques

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Le tableau suivant présentant les effets indésirables et leur fréquence est basée sur les données issues des études cliniques. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Système Classe Organe

|

Groupe de fréquence

Infections et infestations

|

Fréquent

• Infections

Fréquence indéterminée

• Sepsis

Affections hématologiques et du système lymphatique

|

Très fréquent

• Leucopénie (Neutropénie Grade 3 =19,3% ; Grade 4 = 6%). La myélosuppression est généralement légère à modérée et affecte principalement le nombre de polynucléaires (voir rubrique 4.2)

• Thrombopénie

• Anémie

Fréquent

• Neutropénie fébrile

Très rare

• Thrombocytose

• Microangiopathie thrombotique

Affections du système immunitaire

|

Très rare

• Réaction anaphylactoïde

Troubles du métabolisme et de la nutrition

|

Fréquent

• Anorexie

Affections du système nerveux

|

Fréquent

• Céphalées

• Insomnie

• Somnolence

Peu Fréquent

• Accident vasculaire cérébral

Très rare

• Syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (voir rubrique 4.4)

Affections cardiaques

|

Peu fréquent

• Arythmie, en majorité supraventriculaire

• Insuffisance cardiaque

Rare

• Infarctus du myocarde

Affections vasculaires

|

Rare

• Signes cliniques de vascularite périphérique et de gangrène

• Hypotension

Très rare

• Syndrome de fuite capillaire (voir rubrique 4.4)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

|

Très fréquent

• Dyspnée - généralement légère ; disparaît rapidement après l’arrêt du traitement

Fréquent

• Toux

• Rhinite

Peu fréquent

• Pneumonie interstitielle (voir rubrique 4.4)

• Bronchospasme – habituellement léger et transitoire mais pouvant nécessiter un traitement parentéral

Rare

• Œdème pulmonaire

• Syndrome de détresse respiratoire de l’adulte (voir rubrique 4.4)

Indéterminée

• Eosinophilie pulmonaire

Affections gastro-intestinales

|

Très fréquent

• Nausées

• Vomissements

Fréquent

• Diarrhées

• Stomatite et ulcères buccaux

• Constipation

Très rare

• Colite ischémique

Affections hépatobiliaires

|

Très fréquent

• Elévation des transaminases hépatiques (ASAT et ALAT) et de la phosphatase alcaline

Fréquent

• Elévation de la bilirubine

Peu fréquent

• Hépatotoxicité grave, incluant insuffisance hépatique et décès

Rare

• Elévation des gamma-glutamyl-transférases (GGT)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Très fréquent

• Eruption cutanée de nature allergique souvent associée à un prurit

• Alopécie

Fréquent

• Prurit

• Sudation

Rare

• Réactions cutanées sévères, incluant desquamation et éruptions bulleuses

• Réactions cutanées sévères, incluant desquamation et éruptions bulleuses

• Ulcération

• Formation de vésicules et d’ulcérations

• Desquamation

Très rare

• Syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique)

• Syndrome de Stevens-Johnson

Fréquence indéterminée

• Pseudocellulite

• Pustulose exanthématique aiguë généralisée

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Fréquent

• Douleurs dorsales

• Myalgies

Affections du rein et des voies urinaires

|

Très fréquent

• Hématurie

• Protéinurie modérée

Peu fréquent

• Insuffisance rénale (voir rubrique 4.4)

• Syndrome hémolytique et urémique (voir rubrique 4.4)

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

|

Très fréquent

• Symptômes grippaux - les symptômes les plus fréquents sont : fièvre, céphalées, frissons, myalgies, asthénie et anorexie. Toux, rhinite, malaise, sueurs et difficultés à dormir ont également été rapportés.

• Œdème/œdème périphérique-incluant œdème de la face. Les œdèmes sont habituellement réversibles après l’arrêt du traitement.

Fréquent

• Fièvre

• Asthénie

• Frissons

Rare

• Réactions - généralement légères - au niveau du site de perfusion

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

|

Rare

• Toxicité liée à la radiothérapie (voir rubrique 4.5)

• Réactivation radique

En association dans le cancer du sein

La fréquence des toxicités hématologiques de grades 3 et 4, notamment de la neutropénie, augmente lorsque la gemcitabine est administrée en association avec le paclitaxel. Toutefois, l’augmentation de fréquence de ces effets indésirables n’est pas associée à une augmentation de l’incidence d’événements infectieux ou hémorragiques. Fatigue et neutropénie fébrile surviennent plus fréquemment lorsque la gemcitabine est administrée en association avec le paclitaxel. La fatigue, non associée à une anémie, disparaît généralement après le premier cycle.

Evénements indésirables de Grade 3 et 4

Paclitaxel versus Gemcitabine plus Paclitaxel

|

Nombre (%) de Patients

Bras Paclitaxel

(n=259)

|

Bras Gemcitabine

plus Paclitaxel

(n=262)

Grade 3

|

Grade 4

|

Grade 3

|

Grade 4

Biologique

|

|

|

|

Anémie

|

5 (1,9)

|

1 (0,4)

|

15 (5,7)

|

3 (1,1)

Thrombopénie

|

0

|

0

|

14 (5,3)

|

1 (0,4)

Neutropénie

|

11 (4,2)

|

17 (6,6)*

|

82 (31,3)

|

45 (17,2)*

Non biologique

|

|

|

|

Neutropénie fébrile

|

3 (1,2)

|

0

|

12 (4,6)

|

1(0,4)

Fatigue

|

3 (1,2)

|

1 (0,4)

|

15 (5,7)

|

2 (0,8)

Diarrhée

|

5 (1,9)

|

0

|

8 (3,1)

|

0

Neuropathie motrice

|

2 (0,8)

|

0

|

6 (2,3)

|

1 (0,4)

Neuropathie sensitive

|

9 (3,5)

|

0

|

14 (5,3)

|

1 (0,4)

*Une neutropénie de Grade 4 persistant plus de 7 jours a été rapportée chez 12,6% des patients inclus dans le bras gemcitabine en association avec le paclitaxel et chez 5,0% des patients inclus dans le bras recevant du paclitaxel.

En association dans le cancer de la vessie

Evénements indésirables de Grade 3 et 4

MVAC versus Gemcitabine plus Cisplatine

|

Nombre (%) de Patients

Bras MVAC*

(n=196)

|

Bras Gemcitabine

plus Cisplatine

(n=200)

Grade 3

|

Grade 4

|

Grade 3

|

Grade 4

Biologique

|

Anémie

|

30 (16)

|

4 (2)

|

47 (24)

|

7 (4)

Thrombopénie

|

15 (8)

|

25 (13)

|

57 (29)

|

57 (29)

Non biologique

|

Nausées et vomissements

|

37 (19)

|

3 (2)

|

44 (22)

|

0 (0)

Diarrhée

|

15 (8)

|

1 (1)

|

6 (3)

|

0 (0)

Infection

|

19 (10)

|

10 (5)

|

4 (2)

|

1 (1)

Stomatite

|

34 (18)

|

8 (4)

|

2 (1)

|

0 (0)

* Méthotrexate, Vinblastine, Doxorubicine et Cisplatine

En association dans le cancer de l’ovaire

Evénements indésirables de Grade 3 et 4

Carboplatine versus Gemcitabine plus Carboplatine

|

Nombre (%) de patients

Bras Carboplatine

|

Bras Gemcitabine

plus Carboplatine

(n=174)

|

(n=175)

Grade 3

|

Grade 4

|

Grade 3

|

Grade 4

Biologique

|

Anémie

|

10 (5,7)

|

4 (2,3)

|

39 (22,3)

|

9 (5,1)

Neutropénie

|

19 (10,9)

|

2 (1,1)

|

73 (41,7)

|

50 (28,6)

Thrombopénie

|

18 (10,3)

|

2 (1,1)

|

53 (30,3)

|

8 (4,6)

Leucopénie

|

11 (6,3)

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1 (0,6)

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84 (48,0)

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9 (5,1)

Non biologique

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Hémorragie

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0 (0,0)

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0 (0,0)

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3 (1,8)

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0 (0,0)

Neutropénie fébrile

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0 (0,0)

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0 (0,0)

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2 (1,1)

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0 (0,0)

Infection sans neutropénie

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0 (0,0)

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0 (0,0)

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0 (0,0)

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1 (0,6)

Une neuropathie sensitive a été plus fréquemment rapportée dans le bras en association avec le carboplatine qu’avec le carboplatine en monothérapie.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Il n'y a pas d'antidote connu au surdosage à la gemcitabine. Des doses allant jusqu'à 5 700 mg/m² ont fait l'objet de perfusion intraveineuse en 30 minutes toutes les 2 semaines avec une toxicité acceptable sur le plan clinique. Si on suspecte un surdosage, le patient doit faire l'objet d'un suivi comprenant les numérations globulaires appropriées et recevoir, si nécessaire, un traitement d'appoint.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 8 spécialité(s) à base de Gemcitabine seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

8 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 8
GEMZAR 1000 mg, poudre pour solution pour perfusion
GEMZAR 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
GEMCITABINE ACCORD 100 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
GEMCITABINE ARROW 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion45,6 mg
GEMCITABINE HIKMA 38 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
GEMCITABINE HOSPIRA 38 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
GEMCITABINE SANDOZ 40 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
GEMCITABINE SUN 10 mg/mL, solution pour perfusion

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 15 septembre 2026.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

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