Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple OROKEN ENFANTS 100 mg/5 ml, poudre pour suspension buvable en flacon) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 28 août 2026.
Indications
Elles sont limitées, chez l’enfant de plus de 6 mois, aux infections dues aux germes définis comme sensibles, lorsque ces infections permettent une antibiothérapie orale et notamment :
• Infections bronchiques et pulmonaires,
• Otites moyennes aiguës, notamment récidivantes,
• Pyélonéphrites aiguës en relais d’une antibiothérapie parentérale d’au moins 4 jours,
• Infections urinaires basses chez l’enfant de plus de 3 ans et en dehors des états infectieux sévères.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Contre-indications
Hypersensibilité au céfixime ou à un antibiotique du groupe des céphalosporines, ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Utilisable
Pas d'effet malformatif ou fœtotoxique chez l'animal (données cliniques insuffisantes) : le céfixime peut être envisagé pendant la grossesse si besoin.
Confirmé par les sources française et américaine.
En raison du bénéfice attendu, l'utilisation du céfixime peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Compatible
L'allaitement est possible ; l'interrompre (ou arrêter le traitement) et consulter en cas de diarrhée, candidose ou éruption cutanée chez le nourrisson.
Confirmé par les sources française et américaine.
Cependant, l'allaitement est possible en cas de prise de cet antibiotique.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde
• La survenue de toute manifestation allergique impose l'arrêt du traitement.
• La prescription de céphalosporines nécessite un interrogatoire préalable. L'allergie aux pénicillines étant croisée avec celle aux céphalosporines dans 5 à 10 % des cas :
o L'utilisation des céphalosporines doit être extrêmement prudente chez les patients pénicillino-sensibles ; une surveillance médicale stricte est nécessaire dès la première administration,
o L'emploi des céphalosporines est à proscrire formellement chez les sujets ayant des antécédents d'allergie de type immédiat aux céphalosporines. En cas de doute, la présence du médecin auprès du patient est indispensable à la première administration, afin de traiter l'accident anaphylactique possible,
• Les réactions d'hypersensibilité (anaphylaxie) observées avec ces deux types de substances, peuvent être graves et parfois fatales.
• Des cas de colite liée à l’administration d’un produit antibactérien et de colite pseudo-membraneuse ont été signalés avec presque tous les produits antibactériens, y compris avec céfixime, avec une gravité allant de légère à menaçant le pronostic vital. Par conséquent, il est important de prendre en compte ce diagnostic chez les patients qui présentent des diarrhées pendant ou après l'administration de céfixime. L’arrêt du traitement par céfixime et l’administration d’un traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Toute administration d'inhibiteurs du péristaltisme est à proscrire.
• Réactions cutanées graves :
o Des réactions cutanées graves telles que la nécrolyse épidermique toxique (NET, aussi appelée syndrome de Lyell), le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportées chez des patients traités par céfixime. Les patients doivent être informés des signes et symptômes des manifestations cutanées graves et doivent être étroitement surveillés. Le traitement par céfixime doit être immédiatement arrêté dès la première apparition d’une éruption cutanée, de lésions au niveau des muqueuses ou de tout autre signe d’hypersensibilité cutanée.
• Des cas graves d’anémie hémolytique, incluant des décès, ont été rapportés chez des patients recevant des antibactériens de la classe des céphalosporines (effet de classe). La réapparition d’une anémie hémolytique après réintroduction d’une céphalosporine chez un patient ayant un antécédent d’anémie hémolytique sous céphalosporine, y compris céfixime, a également été décrite. Si un patient développe une anémie sous céfixime, le diagnostic d’anémie associée aux céphalosporines doit être envisagé et le céfixime arrêté jusqu’à ce que l’étiologie soit établie (voir rubrique 4.8).
• Encéphalopathie : des cas d'encéphalopathie ont été rapportés lors de l'utilisation d’antibiotiques bêta-lactamines, incluant le céfixime (voir rubriques 4.8 et 4.9), en particulier chez les patients âgés et chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou des troubles du système nerveux central. En cas de suspicion d'encéphalopathie associée au céfixime, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
• Excipients à effet notoire :
o Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares).
o Ce médicament contient un agent colorant azoïque (4R rouge cochenille) et peut provoquer des réactions allergiques.
o Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Précautions particulières d’emploi
• Chez les patients allergiques à d'autres bêtalactamines, il faut tenir compte de la possibilité d'allergie croisée.
• En cas d'insuffisance rénale sévère, il peut être nécessaire d'adapter la dose quotidienne en fonction de la clairance de la créatinine (voir rubriques 4.2 et 5.2).
• Chez l’enfant de moins de 6 mois, à ce jour, en l’absence d’études spécifiques, il est recommandé de ne pas utiliser le céfixime.
Interactions médicamenteuses
Interactions médicamenteuses
Aucune interaction cliniquement significative n'a été rapportée au cours des essais cliniques.
En pharmacocinétique, il a été montré que l'association de 1 g de probénécide au céfixime entraînait une diminution de 25 % de la clairance totale du produit.
Chez l'homme, l'association d'un anti-acide ne diminue pas l'absorption du céfixime.
Interaction avec les examens de laboratoire
• Réactions faussement positives lors de la recherche de cétones dans les urines (par méthode au nitroprussiate).
• Réactions faussement positives lors de la recherche d'une glycosurie (employer de préférence les méthodes de dosage utilisant la glucose-oxydase).
• Une fausse positivation du test de Coombs a été décrite au cours de traitement par les céphalosporines.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 8
- Très rare (< 1/10 000)
- anémie hémolytique
- Fréquence non précisée
- Hyperéosinophilie
- thrombocytose
- thrombocytopénie
- leucopénie
- neutropénie
- granulocytopénie
- agranulocytose
Affections gastro-intestinales 6
- Fréquence non précisée
- Douleurs abdominales
- diarrhées
- nausées
- vomissements
- dyspepsie
- flatulence
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
- Fréquence non précisée
- Fièvre
Infections et infestations 2
- Fréquence non précisée
- Colites pseudo-membraneuses
- vaginites
Affections du système immunitaire 4
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- réactions anaphylactiques
- urticaire
- angioedème
- maladie sérique
Investigations 3
- Fréquence non précisée
- Elévation modérée et transitoire des transaminases ASAT et ALAT et des phosphatases alcalines
- Faible augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie
- Augmentation de la bilirubine dans le sang
Affections hépato-biliaires 2
- Fréquence non précisée
- Jaunisse
- hépatite
Affections du système nerveux 4
- Fréquence indéterminée
- convulsion
- encéphalopathie
- Fréquence non précisée
- Céphalées
- vertiges
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 1
- Fréquence non précisée
- Dyspnée
Affections du rein et des voies urinaires 1
- Fréquence non précisée
- Insuffisance rénale aiguë par néphrite interstitielle
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 8
- Très rare (< 1/10 000)
- éruptions bulleuses
- érythème polymorphe
- Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ)
- nécrolyse épidermique toxique (NET, aussi appelée Syndrome de Lyell)
- syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
- pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)
- Fréquence non précisée
- Eruption cutanée
- prurit
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les fréquences sont déterminées de la façon suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique :
• Hyperéosinophilie, thrombocytose, thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, granulocytopénie et agranulocytose.
• Très rares cas d’anémie hémolytique (voir rubrique 4.4).
Affections gastro-intestinales
• Douleurs abdominales, diarrhées (voir rubrique 4.4), nausées, vomissements, dyspepsie, flatulence.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
• Fièvre.
Infections et infestations
• Colites pseudo-membraneuses, vaginites.
Affections du système immunitaire
• Rares cas de réactions anaphylactiques telles qu’urticaire ou angioedème, maladie sérique.
Investigations
• Elévation modérée et transitoire des transaminases ASAT et ALAT et des phosphatases alcalines.
• Faible augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie.
• Augmentation de la bilirubine dans le sang.
Affections hépato-biliaires
• Jaunisse, hépatite.
Affections du système nerveux
• Céphalées, vertiges.
• Fréquence inconnue :
o des cas de convulsion ont été rapportés avec les céphalosporines incluant le céfixime ;
o encéphalopathie.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
• Dyspnée.
Affections du rein et des voies urinaires
• Insuffisance rénale aiguë par néphrite interstitielle.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
• Eruption cutanée, prurit,
• Très rares cas d'éruptions bulleuses (érythème polymorphe, Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), nécrolyse épidermique toxique (NET, aussi appelée Syndrome de Lyell)), syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Il existe un risque d'encéphalopathie associé aux antibiotiques bêtalactamines tels que le céfixime, en particulier en cas de surdosage.
En cas d'ingestion de quantités importantes de céfixime, un traitement symptomatique sera initié. Il n'existe pas d'antidote spécifique. L'hémodialyse ou la dialyse péritonéale ne permet pas d'éliminer le céfixime du plasma.