Aller au contenu
Substance active · ATC C01EA

Alprostadil

Prostaglandins

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Posologie par spécialité française (4) ↓

Voie locorégionale (anesthésie)

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple EDEX 20 microgrammes/1 ml, poudre et solvant pour solution injectable (voie intracaverneuse) en cartouche bicompartiment) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 1 avril 2021.

Indications

Alprostadil est indiqué chez l’adulte pour induction pharmacologique de l'érection.

Contre-indications

Edex est contre indiqué :

• chez les sujets ayant une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des autres excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

• chez les sujets prédisposés au priapisme du fait de certaines affections comme une drépanocytose, un myélome multiple ou une leucémie ;

• chez les sujets ayant une déformation anatomique du pénis comme une angulation pénienne, une fibrose des corps caverneux ou une maladie de La Peyronie ;

• chez les sujets porteurs d’implants péniens ;

• chez les sujets pour lesquels l’activité sexuelle est déconseillée ou contre-indiquée (par exemple les patients présentant une affection cardiaque sévère).

Grossesse Prudence

Produit non destiné à la femme ; en raison du passage dans le sperme, traitement à éviter (déconseillé) si la partenaire est enceinte, sauf utilisation d'un préservatif (risque d'accouchement prématuré ou pour le fœtus).

Source française seule.

Cependant, en raison du passage de l'alprostadil dans le sperme et le liquide séminal, le traitement devra être évité chez un patient dont la partenaire est enceinte ou susceptible de l'être, ou un préservatif doit être utilisé pour éviter une irritation vaginale, un risque d’accouchement prématuré ou un risque pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Données insuffisantes

Produit non destiné à la femme ; aucune donnée sur l'allaitement.

Source française seule.

Les indications thérapeutiques de ce produit ne concernent pas la femme.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

NE PAS UTILISER PAR VOIE IV OU IM.

Les causes médicales sous-jacentes d’un dysfonctionnement érectile doivent être diagnostiquées et traitées avant l’instauration du traitement par Edex.

A ce jour, il n’y a pas d’expérience clinique chez les patients de moins de 18 ans ou âgés de plus de 80 ans. Le médecin doit soigneusement sélectionner les patients étant susceptibles d’utiliser le traitement par auto-injection.

Une évaluation critique du bénéfice-risque est nécessaire avant l’utilisation d’Edex.

Après les dix premières injections, et par la suite à intervalles réguliers, le médecin évaluera à nouveau le traitement pour rechercher en particulier des effets indésirables locaux et procéder à un éventuel ajustement de la posologie.

Il convient d'interdire au patient d'augmenter sa dose individuelle de son propre chef.

Edex peut provoquer une érection prolongée voire un priapisme, une fibrose des corps caverneux, des douleurs.

Le patient sera prévenu qu'en cas d'érection rigide prolongée de plus de 3 heures, il est indispensable de contacter le médecin traitant afin qu'un traitement adapté puisse être mis en place.

Pour minimiser le risque, sélectionner la dose minimale efficace et prévenir le patient qu’en cas d’érection persistante au-delà de 3 heures, il doit alerter immédiatement son médecin traitant, ou, si celui-ci n’est pas disponible, qu’il recherche une assistance médicale immédiate. Le traitement du priapisme doit être conforme à la pratique médicale établie et ne doit pas être retardé de plus de 6 heures (voir rubrique 4.9 surdosage). Il existe des risques lors de l’utilisation de médicaments alpha-adrénergiques pour traiter les érections prolongées chez des patients souffrant de troubles cardiovasculaires ou recevant des IMAO.

Une érection prolongée de plus de 3 heures peut être dangereuse.

Il sera donc vivement recommandé au patient :

• de conserver sur lui le numéro de téléphone du praticien en charge de ce traitement ;

• de faire un apprentissage dans un centre spécialisé en cas d'utilisation en auto-injection.

Une érection prolongée peut endommager les tissus érectiles du pénis et entraîner un dysfonctionnement érectile irréversible.

Il est conseillé d'éviter l'utilisation d’Edex chez les patients ayant présenté un accident cardio-vasculaire dans les trois mois précédents et dont l'état cardio-vasculaire n'est pas stabilisé.

Une érection douloureuse est davantage susceptible de se produire chez les patients présentant une déformation anatomique du pénis comme : une angulation pénienne, un phimosis, une fibrose des corps caverneux, une maladie de la Peyronie ou des plaques. Une fibrose pénienne y compris une angulation pénienne, une fibrose des corps caverneux, des nodules fibreux et une maladie de La Peyronie peuvent survenir à la suite d’une injection intracaverneuse d’Edex.

Le risque de survenue d’une fibrose peut augmenter avec l’allongement de la durée d’utilisation.

Un suivi régulier du patient, comprenant un examen minutieux du pénis à la recherche de signes de fibrose pénienne ou de maladie de La Peyronie, est fortement recommandé.

L’utilisation d’Edex doit être interrompue chez les patients développant une angulation pénienne, une fibrose des corps caverneux ou une maladie de La Peyronie.

Les patients ayant des troubles de la coagulation et les patients traités par anticoagulant de type warfarine ou héparine peuvent présenter une tendance accrue au saignement après injection intracaverneuse.

Si l’alprostadil est destiné à des patients présentant une altération de la coagulation, un désordre de la fonction thrombocytaire, ou traités par un médicament anticoagulant, anti-plaquettaire ou thrombolytique, le médecin traitant devra soigneusement les sélectionner.

Les paramètres de coagulation doivent être surveillés attentivement.

Le médecin devra soigneusement éduquer son patient sur les risques encourus et lui conseillera de comprimer le point d’injection avec un coton pendant une période suffisamment longue après l’injection intracaverneuse (voir rubrique 4.5).

Chez les patients atteints de maladie du sang contagieuse, ceci pourrait entraîner une augmentation de la transmission de la maladie à leur partenaire.

Edex devra être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque cardiovasculaire et de risque vasculaire cérébral.

L’inhibition de l’agrégation plaquettaire par l’alprostadil (qui est une prostaglandine E1) expose les patients à risque hémorragique à un risque de saignement.

L’alprostadil devra être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de maladie gastro-intestinale, y compris une gastrite érosive, des saignements gastro-intestinaux et gastriques et / ou un ulcère duodénal.

La prudence est conseillée chez les patients recevant un traitement concomitant, qui pourrait augmenter le risque de saignements, tels que les anticoagulants ou les inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire (voir rubrique 4.5).

Ces patients doivent être surveillés attentivement pour détecter les signes et les symptômes de saignements.

Les stimulations sexuelles et les rapports sexuels peuvent entraîner des évènements cardiaques et pulmonaires chez les patients atteints de cardiopathie ischémique, d’insuffisance cardiaque congestive, malformation cardiaque ou maladie pulmonaire. Ces patients, lorsqu’ils utilisent Edex, doivent pratiquer les activités sexuelles avec prudence. Avant le début du traitement, ces patients doivent être examinés par un cardiologue et avoir effectué un test d’effort.

Edex n’est pas destiné à être associé à un autre traitement de la dysfonction érectile (voir aussi rubrique 4.5).

Les effets d’une administration combinée d’alprostadil avec d’autres médicaments de la dysfonction érectile administrés par voie orale, intra-urétrale ou topique, sont actuellement inconnus.

Le risque d'un usage abusif d’Edex devra être pris en considération en cas d'antécédent de trouble psychiatrique ou de toxicomanie.

L’injection doit être pratiquée dans de bonnes conditions d’hygiène pour éviter toute infection.

Lorsque la capacité d’un patient à effectuer ses auto-injections est limitée, par exemple, par réduction de ses capacités manuelles, par un trouble visuel important, ou une obésité prononcée, son partenaire peut apprendre à faire les injections.

Les injections défectueuses : injection sous-cutanée ou faite à un autre endroit du pénis que celui indiqué, doivent être évitées.

En cas d’utilisation excessive, par exemple à une fréquence supérieure à celle recommandée, un risque accru de cicatrices du pénis ne peut pas être exclu.

L’utilisation d’alprostadil par voie intracaverneuse ne protège pas de la transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST).

Les personnes qui utilisent l’alprostadil devraient être informées des mesures préventives nécessaires pour éviter la propagation des MST, y compris du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Le sperme humain contient de la PGE1, mais une quantité supplémentaire peut être présente en raison de l’administration d’alprostadil. C’est pourquoi, une contraception appropriée est recommandée si le partenaire est une femme en âge de procréer (voir rubrique 4.6).

Aussi, l’alprostadil ne doit pas être utilisé pour des rapports sexuels sans préservatif avec une femme enceinte.

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par cartouche administrée, c’est-à-dire sans « sodium ».

Interactions médicamenteuses

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Les patients atteints d’un trouble de la coagulation ou traités par un anticoagulant de type warfarine ou héparine, ou par un inhibiteur de l’agrégation plaquettaire peuvent présenter une tendance accrue au saignement en raison de l'activité anti-agrégante plaquettaire d’Edex et doivent faire l’objet d’une surveillance spéciale. Ils doivent comprimer fortement le point d’injection après avoir retiré l’aiguille. (voir rubrique 4.4)

Les effets de l’association d’Edex avec d’autres traitements de la dysfonction érectile (par exemple sildenafil) ou d’autres médicaments inducteurs d’érection (par exemple papavérine et anti-adrénergique alpha) n’ont pas fait l’objet d’études formelles. De telles substances ne doivent pas être utilisées en association avec Edex en raison du risque d’érection prolongée.

Associations à prendre en compte

Une potentialisation des effets des produits vasodilatateurs et/ou antihypertenseurs est possible.

Les sympathomimétiques peuvent réduire l’effet d’Edex.

Effets indésirables

Infections et infestations 2
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Infections fongiques
    • Rhinopharyngite
Affection du système nerveux 8
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Céphalées
    • Choc vagal
    • Hypoesthésie
    • Hyperesthésie
    • Pré-syncope
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Etourdissements
  • Fréquence indéterminée
    • Amnésie
    • Accident vasculaire cérébral
Affections oculaires 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Mydriase
Affections cardiaques 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Extrasystoles supraventriculaires
  • Fréquence indéterminée
    • Ischémie du myocarde
    • infarctus du myocarde
Affections vasculaires 6
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Hématome
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Hypotension
    • Hémorragie
    • Vasodilatation
    • Troubles vasculaires périphériques
    • Troubles veineux
Affections gastro-intestinales 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Nausée
    • Sécheresse buccale
  • Fréquence indéterminée
    • Hémorragie gastro-intestinale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 4
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Eruption cutanée
    • Prurit
    • Erythème
    • Hyperhidrose
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Spasmes musculaires
Affections du rein et des voies urinaires 5
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Dysurie
    • Hématurie
    • Pollakiurie
    • Miction impérieuse
    • Hémorragie urétrale
Affections des organes de reproduction et du sein 27
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Douleur pénienne
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Erection augmentée
    • Maladie de La Peyronie
    • Fibrose pénienne
    • Affections péniennes
    • Fibrose au site d’injection (ex. nodules fibrotiques, plaques au site d’injection) — pouvant survenir durant les traitements prolongés
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Balanoposthite
    • Phimosis
    • Erection douloureuse
    • Trouble de l’éjaculation
    • Douleur testiculaire
    • Douleur scrotale
    • Erythème Scrotal
    • Douleur pelvienne
    • Œdème testiculaire
    • Œdème scrotal
    • Spermatocèle
    • Affection testiculaire
    • Dysfonction érectile
    • Affection du scrotum
    • Erythème du scrotum
    • Gonflement testiculaire
    • Masse testiculaire
    • Altérations fibreuses associées à une déviation pénienne
    • Priapisme — principalement observé durant la titration
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Fibrose des corps caverneux — lors de traitement prolongé
  • Fréquence indéterminée
    • Dépôts d'hémosidérine dans le pénis
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 10
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Ecchymose
    • Hématome au point d’injection
    • Sensation de brûlure pendant et après l’injection
    • Douleur au point d’injection d’intensité le plus souvent modérée
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Inflammation
    • Gonflement
    • Œdème
    • Asthénie
    • Œdème périphérique
    • Réactions au point d’injection : chaleur, anesthésie, hémorragie, inflammation, prurit, gonflement, œdème, irritation, douleur, masse, érythème, ecchymoses punctiformes
Investigations 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Diminution de la pression sanguine
    • Augmentation de la fréquence cardiaque
    • augmentation de la créatininémie
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 1
  • Fréquence indéterminée
    • Injection dans l'urètre résultant d'une mauvaise technique d'injection
2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • érection prolongée de 4 à 6 heures
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • érection douloureuse de plus de 6 heures
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

L'effet indésirable le plus fréquemment rapporté après injection intracaverneuse a été une douleur pénienne. Celle-ci a été signalée au moins une fois par 30 % des patients et a été associée à 11 % des injections. Dans la plupart des cas, la douleur était d'intensité légère à modérée. Chez 3 % des patients, la douleur a entraîné l'arrêt du traitement.

Des cas de fibrose pénienne, incluant angulation, nodules fibreux, et maladie de La Peyronie ont été rapportés chez 3 % des patients ayant participé aux études cliniques. Toutefois, dans une étude au cours de laquelle la période des auto-injections allait jusqu’à 18 mois, l’incidence de la fibrose pénienne a été plus élevée, de l’ordre de 8 %.

Des hématomes et des ecchymoses au point d'injection (davantage liés à la technique d'injection qu'aux effets de l'alprostadil) sont respectivement survenus chez 3 % et 2 % des patients.

Des cas d’érections prolongées et de priapisme ont été rapportés et se sont résolus spontanément dans la majorité des cas.

Une érection prolongée de 4 à 6 heures s’est développée chez 4 % des patients et une érection douloureuse de plus de 6 heures est survenue chez 0,4 % des patients.

Les effets indésirables rapportés durant les essais cliniques et depuis la commercialisation sont présentés dans le tableau suivant :

Très fréquent (≥ 1/10)

|

Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)

|

Peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100)

|

Rare

|

Très rare

|

Inconnu (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Infections et infestations

|

|

Infections fongiques,

|

|

|

|

|

Rhinopharyngite

|

|

|

Affection du système nerveux

|

|

Céphalées,

|

|

|

Amnésie,

|

|

Choc vagal

|

Etourdissements

|

|

Accident vasculaire cérébral

|

|

Hypoesthésie

|

|

|

|

|

Hyperesthésie

|

|

|

|

|

Pré-syncope

|

|

|

Affections oculaires

|

|

Mydriase

|

|

|

Affections cardiaques

|

|

Extrasystoles supraventriculaires

|

|

|

Ischémie du myocarde,

|

|

|

|

|

infarctus du myocarde

Affections vasculaires

|

Hématome

|

Hypotension

|

|

|

|

|

Hémorragie

|

|

|

|

|

Vasodilatation

|

|

|

|

|

Troubles vasculaires périphériques

Troubles veineux

|

|

|

Affections gastro-intestinales

|

|

Nausée

|

|

|

Hémorragie gastro-intestinale

|

|

Sécheresse buccale

|

|

|

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

|

Eruption cutanée

|

|

|

|

|

Prurit

|

|

|

|

|

Erythème

|

|

|

|

|

|

|

|

|

|

Hyperhidrose

|

|

|

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Spasmes musculaires

|

|

|

|

Affections du rein et des voies urinaires

|

|

Dysurie

|

|

|

|

|

Hématurie

|

|

|

|

|

Pollakiurie

|

|

|

|

|

Miction impérieuse

|

|

|

|

|

Hémorragie urétrale

|

|

|

Affections des organes de reproduction et du sein

Douleur pénienne

|

Erection augmentée

|

Balanoposthite

|

Fibrose des corps caverneux lors de traitement prolongé

|

|

Dépôts d'hémosidérine dans le pénis

|

Maladie de La Peyronie

|

Priapisme, principalement observé durant la titration

|

|

|

|

Fibrose pénienne

|

Phimosis

|

|

|

|

Affections péniennes

|

Erection douloureuse

|

|

|

|

Fibrose au site d’injection (ex. nodules fibrotiques, plaques au site d’injection) pouvant survenir durant les traitements prolongés.

|

Trouble de l’éjaculation

|

|

|

|

|

Douleur testiculaire

|

|

|

|

|

Douleur scrotale

Erythème Scrotal

|

|

|

|

|

Douleur pelvienne

|

|

|

|

|

Œdème testiculaire

|

|

|

|

|

Œdème scrotal

|

|

|

|

|

Spermatocèle

|

|

|

|

|

Affection testiculaire

|

|

|

|

|

Dysfonction érectile

|

|

|

|

|

Affection du scrotum

|

|

|

|

|

Erythème du scrotum

|

|

|

|

|

Gonflement testiculaire

|

|

|

|

|

Masse testiculaire

|

|

|

|

|

Altérations fibreuses associées à une déviation pénienne.

|

|

|

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

|

|

|

|

|

|

Ecchymose

|

Inflammation

|

|

|

|

Hématome au point d’injection

|

Gonflement

|

|

|

|

Sensation de brûlure pendant et après l’injection

|

Œdème

|

|

|

|

Douleur au point d’injection d’intensité le plus souvent modérée

|

Asthénie

|

|

|

|

|

Œdèmepériphérique

|

|

|

|

|

Réactions au point d’injection : chaleur, anesthésie, hémorragie, inflammation, prurit, gonflement, œdème, irritation, douleur, masse, érythème, ecchymoses punctiformes

|

|

|

Investigations

|

|

Diminution de la pression sanguine

|

|

|

|

|

Augmentation de la fréquence cardiaque, augmentation de la créatininémie

|

|

|

|

|

|

|

|

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

|

|

|

|

|

Injection dans l'urètre résultant d'une mauvaise technique d'injection

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été observé au cours des essais cliniques.

Symptômes

En cas de surdosage, le patient devra être placé sous contrôle médical jusqu’à disparition de tout effet systémique et/ou l’obtention d’une détumescence. Toute manifestation systémique fera l'objet d'un traitement symptomatique, si nécessaire.

En cas de surdosage, les complications les plus redoutées, priapisme (érection rigide de plus de 4 heures) ou érection prolongée, sont à traiter en milieu spécialisé.

Le traitement du priapisme (érection prolongée) devra avoir débuté au plus tard dans les 6 heures.

Prise en charge

Le traitement initial devra faire appel à une aspiration pénienne. En respectant les conditions d'asepsie, insérer une aiguille à ailettes de 19-21 G dans le corps caverneux et aspirer 20-50 ml de sang. Il peut en résulter une détumescence. Si nécessaire, la manœuvre pourra être répétée de l'autre côté du pénis jusqu'à aspirer une quantité totale de 100 ml de sang. Si cette manœuvre reste inefficace, il est recommandé de pratiquer une injection intracaverneuse d'un médicament alpha-adrénergique. Bien que la contre-indication habituelle de l'administration intrapénienne d'un vasoconstricteur ne s'applique pas au traitement du priapisme, la prudence est conseillée lorsque l'on opte pour cette solution. Pression artérielle et pouls devront faire l'objet d'une surveillance continue tout au long de la procédure. Une prudence extrême est nécessaire chez les patients atteints d'une cardiopathie ischémique, d'une hypertension non contrôlée, d'une ischémie cérébrale et chez les patients traités par inhibiteurs de la monoamine oxydase. Dans ce dernier cas, les moyens nécessaires à la prise en charge d'une poussée hypertensive devront être disponibles. Une solution de phényléphrine à 200 microgrammes/ml sera préparée ; 0,5 à 1,0 ml de cette solution seront injectés toutes les 5 à 10 minutes.

De façon alternative, il est possible d'utiliser une solution d'adrénaline à 20 microgrammes/ml. Si nécessaire, l'injection pourra être suivie d'une nouvelle aspiration de sang à l'aide de la même aiguille à ailettes. Les doses maximales sont de 1 mg pour la phényléphrine et de 100 microgrammes pour l'adrénaline (5 ml de la solution).

Il est également possible d'administrer du métaraminol; il convient cependant de noter que des poussées hypertensives mortelles ont été signalées. Si le priapisme persiste, un acte chirurgical d'urgence, pouvant comprendre l'établissement d'une dérivation, doit être envisagé.

La possibilité de survenue de tels incidents impose au patient d'avoir toujours avec lui le numéro de téléphone de l'équipe médicale qui a en charge son traitement et qui doit pouvoir le traiter en urgence.

Voie systémique (orale ou injectable)

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple PROSTINE VR 0,5 mg/ml, solution injectable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 4 mars 2026.

Indications

Maintien temporaire de la perméabilité du canal artériel jusqu'à l'intervention curative ou palliative chez les enfants porteurs d'une cardiopathie congénitale ducto-dépendante, notamment :

• Obstacles droits :

o Sténose ou atrésie pulmonaire

o Atrésie tricuspide

o Tétralogie de Fallot

o Transposition des gros vaisseaux

• Obstacles gauches :

o Coarctation de l'aorte

o Interruption de la crosse de l'aorte

o Transposition des gros vaisseaux avec septum inter-ventriculaire intact

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Grossesse Contre-indiqué

Prostine VR n'a pas d'indication chez la femme enceinte et, par analogie avec les autres prostaglandines, ne doit pas être administré pendant la grossesse.

Source française seule.

Par analogie avec les autres prostaglandines, Prostine VR ne doit pas être administré au cours de la grossesse.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Données insuffisantes

Les textes ne contiennent aucune information sur l'allaitement.

Source française seule.

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

PROSTINE VR ne doit être administré que par des professionnels de santé avisés, et dans une structure disposant d’une unité de soins intensifs pédiatriques.

Une apnée peut survenir chez 10-12% des nouveau-nés porteurs d'une cardiopathie congénitale traités par de l’alprostadil (PGE1). L’apnée est le plus souvent observée chez les nouveau-nés cyanosés, en particulier ceux ayant un poids de naissance inférieur à 2.0 kg, et apparait en général au cours de la première heure de perfusion. Par conséquent, l'alprostadil (PGE1) ne doit être utilisé qu'en présence de moyens de réanimation respiratoire.

PROSTINE VR doit être administré pendant la durée la plus courte possible et à la posologie la plus faible permettant la réponse thérapeutique attendue. Les risques d’une perfusion d’alprostadil prolongée devront être évalués en tenant compte des bénéfices possibles pour les nouveau-nés, en raison de leur situation critique.

Des études menées chez des nouveau-nés présentant un ductus arteriosus et des artères pulmonaires pathologiques, traités par prostaglandine E1, ont montré des modifications histologiques liées à un effet d’affaiblissement de ces structures. La pertinence spécifique ou clinique de ces résultats n’est pas démontrée.

Il peut y avoir également une diminution de la musculature de l’artère pulmonaire après des perfusions prolongées de PGE1, lesquelles peuvent être la cause de problèmes lors de l’intervention chirurgicale.

Une prolifération corticale des os longs a été rapportée chez les nouveau-nés, lors d’une injection à long terme d’alprostadil (PGE1). Chez les enfants, cette prolifération corticale est réversible à l’arrêt du traitement. Toute perfusion durant plus de 7 jours est à éviter.

En raison de l'inhibition de l'agrégation plaquettaire par les prostaglandines E1. PROSTINE VR doit être utilisée avec précaution chez les nouveau-nés (et les enfants en bas-âge) à risques hémorragiques.

PROSTINE VR ne doit pas être utilisé chez les nouveau-nés (et les enfants en bas-âge) souffrant d'insuffisance respiratoire (maladie des membranes hyalines). Un diagnostic différentiel devra toujours être effectué entre insuffisance respiratoire et cardiopathies cyanogènes (débit pulmonaire sanguin diminué).

Si le diagnostic complet n’est pas disponible immédiatement, il devra s’orienter sur la présence d’une cyanose (PaO2 inférieure à 40 Torr) et la confirmation d’une diminution du débit pulmonaire sanguin par rayon X.

La pression artérielle devra être contrôlée par un cathéter placé dans l'artère ombilicale, par auscultation ou par Doppler. En cas de chute importante de la pression artérielle, le débit de perfusion sera réduit immédiatement.

Un affaiblissement de la paroi du ductus arteriosus et de l’artère pulmonaire a été rapporté principalement lors d’une administration prolongée de PGE1.

L’administration d’alprostadil chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) peut entrainer une occlusion gastrique secondaire à une hyperplasie antrale. Cet effet serait lié à la durée du traitement ainsi qu’à la dose cumulative de produit. Il conviendra de surveiller étroitement les nouveau-nés (ou enfants en bas-âge) recevant de l’alprostadil pendant plus de 120 heures aux posologies recommandées pour détecter l’apparition d’une hyperplasie antrale et d’une obstruction gastrique.

Chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) ayant un débit pulmonaire diminué, l'augmentation de l'oxygénation du sang est inversement proportionnelle à la PaO2 initiale. Ainsi, les patients ayant une PaO2 basse (inférieure à 40 mmHg) répondent mieux à l'alprostadil, alors que ceux ayant une PaO2 élevée (supérieure à 40 mmHg) présentent généralement une réponse faible. Chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) ayant un débit pulmonaire diminué, l’efficacité de l’aprostadil est mesurée par la surveillance de l’augmentation de l'oxygénation du sang. Chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) présentant une diminution du débit systémique, l'action de l'alprostadil est mesurée en surveillant l’élévation de la pression artérielle systémique et du pH sanguin.

Informations sur l'excipient

Chaque flacon de 1 mL de PROSTINE VR contient 790 mg d'éthanol anhydre (voir rubrique 2), ce qui équivaut à moins de 20 mL de bière ou 8 mL de vin.

Un exemple d'exposition à l'éthanol basé sur un débit de perfusion de 0,1 µg/kg/min appliqué sur 24 h (voir rubrique 4.2) est le suivant : L'administration de 0,576 mL de ce médicament à un enfant âgé de 1 mois et pesant 2 kg entraînerait une exposition à 227,52 mg / kg d'éthanol, ce qui pourrait entraîner une augmentation de l'alcoolémie (AA) d'environ 37,9 mg / 100 mL.

A titre de comparaison, pour un adulte buvant un verre de vin ou 500 mL de bière, le taux d'alcoolémie est probablement d'environ 50 mg / 100 mL.

La teneur en éthanol de cette préparation est susceptible d'affecter les enfants. Ces effets peuvent inclure la somnolence et des changements de comportement.

Étant donné que ce médicament est administré lentement pendant 24 heures, les effets de l'éthanol peuvent être réduits (voir rubrique 4.2).

La co-administration avec des médicaments contenant par ex. le propylène glycol ou l'éthanol peut entraîner une accumulation d'éthanol et induire des effets indésirables, en particulier chez les jeunes enfants dont la capacité métabolique est faible ou immature.

La teneur en éthanol de ce médicament doit être soigneusement prise en compte dans les groupes de patients suivants qui peuvent présenter un risque plus élevé d'effets indésirables liés à l'éthanol :

• Patients atteints d'une maladie du foie

• Patients atteints d'épilepsie

La quantité d'éthanol contenue dans ce médicament peut modifier les effets d'autres médicaments.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction pouvant survenir entre l’aprostadil et les thérapies standard utilisées chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) porteurs d'une cardiopathie congénitale n’a été rapportée.

Les thérapies standard comprennent des antibiotiques, tels que la pénicilline ou la gentamicine, des vasopresseurs, tels que la dopamine ou l’isoprotérénol, des glycosides cardiotoniques, et des diurétiques tels que le furosémide.

Effets indésirables

Affections du système nerveux 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Crises d’épilepsie
    • apoplexie
Affections cardiaques 5
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Bradycardie
    • hypotension
    • tachycardie
    • arrêt cardiaque
    • œdème
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 1
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Apnée — au cours de la première heure de perfusion
Affections gastro-intestinales 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Diarrhée
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Occlusion gastrique
    • hypertrophie de la muqueuse gastrique
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Exostose
Affections vasculaires 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Fragilité vasculaire
Affections hématologiques et du système lymphatique 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Coagulation intra-vasculaire disséminée
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Hypokaliémie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Fièvre transitoire
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Vasodilatation cutanée (flush)
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les effets indésirables les plus fréquents, concomitants à la perfusion d'alprostadil, observés chez les nouveau-nés (ou les enfants en bas-âge) porteurs d'une cardiopathie congénitale ducto-dépendante étaient dus aux effets pharmacologiques du produit.

Les événements indésirables ont été observés et rapportés au cours du traitement par l’alprostadil (436 nouveau-nés traités) selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100) ; rare (≥1/10 000 à <1/1 000) ; très rare (<1/10 000).

Classe de systèmes

d'organes

|

Fréquence

|

Effets indésirables

Affections du système nerveux

|

Fréquent

|

Crises d’épilepsie, apoplexie

Affections cardiaques

|

Fréquent

|

Bradycardie, hypotension, tachycardie, arrêt cardiaque, œdème

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

|

Très fréquent

|

Apnée* (voir rubrique 4.4)

Affections gastro-intestinales

|

Fréquent

|

Diarrhée

Peu fréquent

|

Occlusion gastrique, hypertrophie de la muqueuse gastrique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Peu fréquent

|

Exostose

Affections vasculaires

|

Peu fréquent

|

Fragilité vasculaire

Affections hématologiques et du système lymphatique

|

Fréquent

|

Coagulation intra-vasculaire disséminée

Troubles du métabolisme et de la nutrition

|

Fréquent

|

Hypokaliémie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

|

Très fréquent

|

Fièvre transitoire

Fréquent

|

Vasodilatation cutanée (flush)**

* : observée le plus souvent chez les nouveau-nés cyanosés, particulièrement ceux ayant un poids de naissance inférieur à 2 kg, et apparaissant généralement au cours de la première heure de perfusion. Ainsi, l’alprostadil ne doit être utilisé qu’en présence de moyens de réanimation respiratoire.

** : il s’agit du seul effet indésirable directement lié à la voie d’administration, davantage fréquent lors d’une administration par voir intra-artérielle.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.

Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Apnée, bradycardie, fièvre, hypotension et flush peuvent être les symptômes d'un surdosage par la PROSTINE VR. Si une apnée ou une bradycardie apparaît, la perfusion devra être interrompue et un traitement approprié sera mis en route. Des précautions seront prises si la perfusion est reprise. Si une fièvre ou une hypotension apparaît, le débit de la perfusion sera réduit jusqu'à ce que les symptômes régressent. Le flush est en général dû au mauvais positionnement du cathéter intra-artériel, mais s’apaise lors du repositionnement de l’embout du cathéter.

Voie urologique

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple VITAROS 300 microgrammes, crème) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 20 septembre 2023.

Indications

Chez les hommes à partir de 18 ans, traitement de la dysfonction érectile, définie par l’incapacité à atteindre ou à maintenir une érection suffisante du pénis pour permettre une activité sexuelle satisfaisante.

Contre-indications

VITAROS ne doit pas être utilisé chez les patients dans les cas suivants :

• troubles sous-jacents tels qu’une hypotension orthostatique, un infarctus du myocarde ou une syncope,

• hypersensibilité connue à l’alprostadil ou à l’un des autres composants de Vitaros,

• affections susceptibles de prédisposer le patient à un priapisme, telles qu’une anémie falciforme ou la présence du trait drépanocytaire, une hyperplaquettose, une polyglobulie, un myélome multiple ou une leucémie.

• existence d’une anomalie anatomique du pénis comme par exemple un hypospadias sévère, chez les patients présentant une déformation anatomique du pénis, comme une courbure du pénis, et chez les patients présentant une urétrite ou une balanite (inflammation/infection du gland du pénis).

• patient présentant un risque de thrombose veineuse ou présentant un syndrome d’hyperviscosité et donc exposé à un risque accru de priapisme (rigidité pénienne se prolongeant 4 heures ou plus).

• Vitaros ne doit pas être utilisé chez les patients pour lesquels une activité sexuelle est déconseillée, comme par exemple en cas d’instabilité cardiovasculaire ou cérébrovasculaire.

• Vitaros ne doit pas être utilisé lors de rapports sexuels avec une femme en âge de procréer, sauf si le couple utilise un préservatif.

Grossesse Contre-indiqué

Les femmes enceintes ne doivent pas être exposées à ce médicament (toxicité sur la reproduction chez l'animal) ; préservatif obligatoire avec une femme en âge de procréer.

Source française seule.

Les femmes enceintes ne doivent pas être exposées à VITAROS.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

Utilisation déconseillée pendant l'allaitement.

Source française seule.

Il est déconseillé d’utiliser VITAROS pendant l’allaitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Effets locaux :

Des érections se prolongeant plus de 4 heures (priapisme), bien que rares, ont été observées lors de l’utilisation de VITAROS. Un priapisme a été observé lors des deux études de 3 mois chez 1 patient (0,06 %) ainsi que lors de l’étude de plus de 6 mois chez 5 patients (0,4 %), dont 4 (0,3 %) dans le groupe 200 μg et 1 (0,1 %) dans le groupe 300 μg. Le patient doit consulter un médecin immédiatement en cas de priapisme. L’absence de traitement immédiat du priapisme peut entraîner des lésions du tissu pénien et une impuissance permanente.

Des cas d’hypotension symptomatique (sensations de vertige) et de syncope ont été signalés chez un faible pourcentage de patients : 2 patients sur 459 (0,4 %), 6 patients sur 1591 (0,4 %) et 6 patients sur 1280 (0,5 %) respectivement aux doses de 100, 200 et 300 μg d’alprostadil, lors d’administrations effectuées au cours des études de phase III. Les patients devront être avertis de la nécessité d’éviter certaines activités comme la conduite ou la réalisation de tâches dangereuses qui seraient susceptibles d’occasionner des blessures en cas d’hypotension ou de syncope après administration de VITAROS.

Avant la mise en route du traitement par VITAROS, il convient d’écarter les causes traitables de la dysfonction érectile au moyen de méthodes diagnostiques appropriées.

De plus, les patients présentant des troubles sous-jacents comme une hypotension orthostatique, un infarctus du myocarde ou une syncope, ne doivent pas utiliser VITAROS (voir Contre-indications, rubrique 4.3).

Il n’a pas été réalisé d’études cliniques chez les patients ayant des antécédents de maladie neurologique ou de lésions rachidiennes.

La pharmacocinétique de VITAROS n’a pas été étudiée formellement chez les patients insuffisants hépatiques et/ou rénaux. Il peut être nécessaire de diminuer la dose chez ces populations en raison d’altérations du métabolisme.

Précautions générales :

VITAROS doit être appliqué conformément aux instructions fournies ci-dessus. Une exposition intra-urétrale accidentelle est susceptible de se traduire par des sensations de brûlure ou de picotements et des douleurs au niveau du pénis. Les effets d’une exposition urétrale plus longue et répétée de VITAROS ne sont pas connus.

Les patients doivent être informés que VITAROS n’offre aucune protection contre la transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST). Il convient d’expliquer aux patients utilisant VITAROS et à leurs partenaires quelles sont les mesures de protection à prendre pour éviter la dissémination des agents pathogènes responsables de MST, notamment le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Les professionnels de santé doivent encourager leurs patients à informer leurs partenaires sexuels qu’ils utilisent VITAROS. Les partenaires d’utilisateurs de VITAROS sont susceptibles de présenter des événements indésirables, du type irritation vaginale essentiellement. L’utilisation d’un préservatif est par conséquent recommandée.

Les effets de VITAROS sur la muqueuse orale ou anale n’ont pas été étudiés. Il convient d’utiliser un préservatif en cas de rapport sexuel oral (fellation) ou anal.

VITAROS est dépourvu de propriétés contraceptives. Il est conseillé aux couples utilisant VITAROS d’avoir recours à une contraception adaptée si la partenaire est en âge de procréer.

On ne dispose d’aucune information concernant les effets de l’alprostadil aux premiers stades de la grossesse aux niveaux reçus par les partenaires. Il convient d’utiliser un préservatif lors de rapports sexuels avec des femmes en âge de procréer, des femmes enceintes ou des femmes qui allaitent.

Seuls des préservatifs à base de latex ont fait l’objet d’études lors de l’utilisation du produit ; le risque que le préservatif soit endommagé ne peut donc pas être exclu si d’autres matières entrent dans sa composition.

Ce médicament contient 5 mg d'alcool (éthanol) par dose de 100 mg équivalent à 50 mg/g (5% p/p).

Cela peut provoquer une sensation de brûlure sur une peau endommagée.

Interactions médicamenteuses

Il n’a pas été réalisé d’étude d’interaction d’ordre pharmacocinétique ou pharmacodynamique avec VITAROS. Compte tenu de la nature de son métabolisme (voir « Propriétés Pharmacocinétiques », section 5.2), les interactions médicamenteuses sont jugées peu probables.

Effet d’interaction

La sécurité et l’efficacité de VITAROS en association avec d’autres traitements utilisés pour la dysfonction érectile, en particulier les inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 (PDE5), à savoir le sildénafil, le tadalafil et le vardénafil, n’ont pas été étudiées. En conséquence, VITAROS ne doit pas être utilisé en association avec des inhibiteurs de la PDE5. VITAROS et les inhibiteurs de la PDE5 ayant des effets cardiovasculaires, il n’est pas possible d’exclure une augmentation du risque cardiovasculaire supplémentaire.

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée concernant VITAROS en association avec des implants péniens ou avec des spasmolytiques qui relâchent la musculature lisse comme la papavérine, ni avec des médicaments utilisés pour induire des érections tels que les antagonistes des récepteurs alpha adrénergiques (par exemple, la phentolamine par voie intracaverneuse ou le moxisylyte). Il existe un risque de priapisme (érection anormalement prolongée et douloureuse) en cas d’association.

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée concernant VITAROS en association avec des sympathomimétiques, des décongestionnants ou des anorexigènes. Une diminution de l’activité de l’alprostadil est possible en cas d’association (inhibition due à l’interaction médicamenteuse).

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée concernant VITAROS en association avec des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires. Une association peut entraîner un risque accru de saignement urétral, d’hématurie.

Les patients recevant un traitement antihypertenseur ou vasoactif concomitant peuvent être exposés à un risque accru d’hypotension, notamment les sujets âgés.

Effets indésirables

Affections du système nerveux 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Hyperesthésie
Affections vasculaires 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Sensations de vertige
    • Syncope
    • Hypotension
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Rash
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Extrémités douloureuses
Affections du rein et des voies urinaires 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Douleurs urétrales
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Sténose urétrale
    • Inflammation des voies urinaires
Affections des organes de reproduction et du sein 23
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Sensation de brûlure pénienne
    • Douleurs péniennes
    • Erythème du pénis
    • Douleurs génitales
    • Inconfort génital
    • Erythème génital
    • Erection augmentée
    • Prurit génital
    • OEdème du pénis
    • Balanite
    • Picotements du pénis
    • Douleurs pulsatiles du pénis
    • Engourdissement pénien
    • Sensation de brûlure vulvo-vaginale — Chez les partenaires (femmes)
    • Vaginite — Chez les partenaires (femmes)
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Prurit du pénis
    • Eruption génitale
    • Douleurs du scrotum
    • Sensation de lourdeur et de tension au niveau des organes génitaux
    • Rigidité pénienne excessive
    • Absence de sensibilité pénienne
    • Erection prolongée/priapisme grave
    • Prurit vulvo-vaginal — Chez les partenaires (femmes)
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Douleur au point d’application
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Liste des effets indésirables sous forme de tableau

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de traitements par VITAROS sont présentés dans le tableau ci-dessous. (Très fréquent ≥1/10 ; fréquent ≥1/100, <1/10 ; peu fréquent ≥1/1000, <1/100 ; rare ≥1/10 000, <1/1 000 ; très rare <1/10 000)

Le priapisme (érection se prolongeant plus de 4 heures) est un trouble grave nécessitant une prise en charge rapide par un médecin.

Tableau 1 : Effets indésirables

Classe de système d’organes (MedDRA)

|

Fréquence

|

Effet indésirable

Affections du système nerveux

|

Peu fréquent

|

Hyperesthésie

Affections vasculaires*

|

Peu fréquent

|

Sensations de vertige

Syncope

Hypotension

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Fréquent

|

Rash

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Peu fréquent

|

Extrémités douloureuses

Affections du rein et des voies urinaires

|

Fréquent

|

Douleurs urétrales

Peu fréquent

|

Sténose urétrale

Inflammation des voies urinaires

Affections des organes de reproduction et du sein

|

Fréquent

|

Sensation de brûlure pénienne

Douleurs péniennes

Erythème du pénis

Douleurs génitales

Inconfort génital

Erythème génital

Erection augmentée

Prurit génital

OEdème du pénis

Balanite

Picotements du pénis

Douleurs pulsatiles du pénis

Engourdissement pénien

Chez les partenaires (femmes) :

Sensation de brûlure vulvo-vaginale

Vaginite

|

Peu fréquent

|

Prurit du pénis

Eruption génitale

Douleurs du scrotum

Sensation de lourdeur et de tension au niveau des organes génitaux

Rigidité pénienne excessive

Absence de sensibilité pénienne

Erection prolongée/priapisme

Chez les partenaires (femmes) :

Prurit vulvo-vaginal

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

|

Peu fréquent

|

Douleur au point d’application

Populations particulières

* Il n’existe pas de signe manifeste que l’alprostadil augmente le risque d’événements cardiovasculaires, autres que les effets vasodilatateurs. Toutefois, les patients présentant une affection sous-jacente ou des facteurs de risque restent exposés à un risque accru en lien avec l’augmentation de l’activité sexuelle/physique associée à l’utilisation de l’alprostadil (voir 4.3 et 4.4)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.

Surdosage

Il n’a pas été signalé de surdosage nécessitant un traitement lors de l’utilisation de VITAROS. Un surdosage en VITAROS est susceptible d’entraîner une hypotension, une syncope, des sensations de vertige, des douleurs péniennes et éventuellement un priapisme (rigidité pénienne persistant plus de 4 heures).

Un priapisme peut être à l’origine d’une aggravation permanente de la dysfonction érectile. Les patients chez lesquels est suspecté un surdosage et présentant ces symptômes devront faire l’objet d’une surveillance médicale jusqu’à la disparition des symptômes systémiques ou locaux.

Il convient d’avertir le patient de la nécessité de consulter un médecin en cas d’érection se prolongeant 4 heures ou plus. Les mesures suivantes peuvent être mises en œuvre :

• Le patient doit être en décubitus dorsal ou latéral. Appliquer alternativement une vessie de glace sur la face interne de la partie supérieure de chaque cuisse pendant deux minutes (cette manœuvre occasionne en principe l’ouverture des valves veineuses par voie réflexe). En l’absence de réponse au bout de 10 minutes, arrêter ce traitement.

• En cas d’échec de ce traitement avec persistance de la rigidité pénienne au-delà de 6 heures, il convient d’avoir recours à un drainage pénien par aspiration. En respectant les règles d’asepsie, introduire une aiguille à ailettes de 19 à 21 G dans le corps caverneux et aspirer 20 à 50 ml de sang. Cette opération entraîne en principe une détumescence du pénis. Si nécessaire, la manœuvre peut être aussi effectuée du côté controlatéral du pénis.

• En cas d'échec de la manœuvre précédente, il est recommandé d'injecter un agoniste alpha adrénergique par voie intracaverneuse. Bien que les contre-indications habituelles à l'administration intra-pénienne d'un vasoconstricteur ne s'appliquent pas au traitement du priapisme, ce geste thérapeutique impose la prudence. La pression artérielle et la fréquence cardiaque doivent être surveillées de façon continue pendant l'exécution de ce geste. Une extrême prudence s'impose chez les malades présentant une coronaropathie, une hypertension artérielle non équilibrée ou une ischémie cérébrale ainsi que chez ceux traités par un inhibiteur de la monoamine oxydase. Dans cette dernière éventualité, l'opérateur doit disposer des moyens nécessaires à la prise en charge d’une crise hypertensive.

• Préparer une solution de phényléphrine à 200 μg/ml et injecter 0,5 à 1 ml de cette solution toutes les 5 à 10 minutes. Une alternative consiste à injecter une solution d’adrénaline à 20 μg/ml. Si nécessaire, cette injection peut être suivie d’une nouvelle évacuation de sang par aspiration à l’aide de la même aiguille à ailettes. La dose de phényléphrine ne doit pas dépasser 1 mg, celle d’adrénaline est quant à elle de 100 μg au maximum (5 ml de solution).

• Une autre alternative thérapeutique consiste à utiliser du métaraminol, mais il convient de souligner que des cas de crises hypertensives aboutissant au décès ont été rapportés sous ce traitement. En cas d’échec de cette dernière mesure, il convient d’adresser immédiatement le patient en vue d’une prise en charge chirurgicale.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 4 spécialité(s) à base de Alprostadil seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

4 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 1
PROSTINE VR 0,5 mg/ml, solution injectable0,5 mg
Voie locorégionale (anesthésie) 2
EDEX 10 microgrammes/1 ml, poudre et solvant pour solution injectable (voie intracaverneuse) en cartouche bicompartiment.10,00 microgrammes
EDEX 20 microgrammes/1 ml, poudre et solvant pour solution injectable (voie intracaverneuse) en cartouche bicompartiment20,00 microgrammes
Voie urologique 1
VITAROS 300 microgrammes, crème300 microgrammes

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 4 mars 2026.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Une erreur, une information manquante ? Écrivez-nous en indiquant la fiche concernée.