Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NOYADA 5 mg/5ml, solution buvable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 31 juillet 2026.
Indications
NOYADA est indiqué dans le traitement de :
- l’hypertension artérielle
- l’insuffisance cardiaque : NOYADA en association avec des diurétiques et, le cas échéant, des digitaliques et des bêta-bloquants est indiqué dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique associée à une réduction de la fonction ventriculaire systolique.
- l’infarctus du myocarde :
o Traitement de courte durée (4 semaines) : NOYADA est indiqué dans les 24 premières heures chez les patients en situation hémodynamique stable.
o Prévention à long terme de l’insuffisance cardiaque symptomatique : NOYADA est indiqué chez les patients cliniquement stables avec dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique (fraction d'éjection ≤ à 40 %).
- la néphropathie diabétique du diabète de type I : NOYADA est indiqué dans le traitement de la néphropathie diabétique macroprotéinurique du diabète insulinodépendant (voir rubrique 5.1).
Contre-indications
• Hypersensibilité au captopril, à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Antécédent d’angiœdème lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.
• Angiœdème héréditaire/idiopathique.
• 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
• L’association de NOYADA à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
• Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par captopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
Grossesse Contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres
⚠ Divergence FR/US — Déconseillé au 1er trimestre (petite augmentation du risque de malformations congénitales non exclue) et contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres (fœtotoxicité) ; arrêter immédiatement en cas de grossesse et passer à une alternative.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L’utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Prudence
⚠ Divergence FR/US — Déconseillé chez les prématurés et pendant les premières semaines de vie ; chez l'enfant plus âgé, envisageable si nécessaire avec surveillance de l'enfant.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Dans le cas des enfants plus âgés, l’administration de NOYADA au cours de l’allaitement peut être envisagée si ce traitement est nécessaire pour la mère et que l’apparition de tout effet indésirable est surveillée chez l’enfant.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Hypotension
De rares cas d'hypotension ont été observés chez des patients présentant une hypertension non compliquée. Une hypotension symptomatique peut survenir plus particulièrement chez des patients hypertendus en état de déplétion hydrosodée suite à un traitement diurétique important, un régime hyposodé, une diarrhée, des vomissements ou une hémodialyse. La déplétion hydrosodée doit être corrigée avant d'administrer un inhibiteur de l'enzyme de conversion et une dose initiale plus faible doit être envisagée.
Les patients présentant une insuffisance cardiaque ont un plus grand risque d’hypotension et il est recommandé d’instaurer le traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine à une dose initiale plus faible. La prudence est de rigueur en cas d’augmentation de la dose de captopril ou du diurétique chez les patients présentant une insuffisance cardiaque.
Comme avec tout antihypertenseur, une baisse excessive de la pression artérielle peut augmenter le risque d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral chez les patients présentant une cardiopathie ischémique ou une pathologie vasculaire cérébrale.
Si une hypotension se développe, le patient doit être placé en position allongée. Un remplissage volémique par une solution saline administrée par voie intraveineuse peut être nécessaire.
Hypertension rénovasculaire
Le risque d'hypotension et d'insuffisance rénale augmente chez les patients avec sténose bilatérale des artères rénales ou sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion. La perte de la fonction rénale peut survenir même en cas de modification légère de la créatinine sérique. Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite avec des posologies faibles, une titration prudente et un suivi de la fonction rénale.
Insuffisance rénale
En cas d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine ≤ 40 ml/min), la dose initiale de captopril doit être adaptée en fonction de la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2), puis en fonction de la réponse du patient au traitement. Une surveillance régulière du potassium et de la créatinine relève de la pratique médicale habituelle chez ces patients.
Hypersensibilité/angiœdème
L’oedème angioneurotique des extrémités, du visage, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx peut survenir chez les patients traités par IEC, en particulier au cours de la première semaine de traitement. Toutefois, dans de rares cas, l’angiœdème sévère peut se développer après plusieurs mois ou années de traitement de longue durée par IEC. Le traitement doit être interrompu immédiatement. L’angiœdème de la langue, de la glotte ou du larynx peut être mortel. Un traitement d’urgence doit être instauré.
En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, susceptible de provoquer une obstruction des voies respiratoires, un traitement approprié, qui peut comprendre une solution d'épinéphrine sous-cutanée 1:1000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures visant à assurer une bonne ventilation, doit être administré rapidement. Le patient doit être hospitalisé et gardé sous observation pendant au moins 12 à 24 heures et ne doit pas sortir de l'hôpital avant résolution complète des symptômes.
L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d'angiœdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de captopril. Le traitement par captopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion avec le racecadotril, les inhibiteurs mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angiœdème (par exemple, gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et de la vildagliptine à un patient qui prend déjà un inhibiteur de l'enzyme de conversion.
Il a été rapporté que les patients de couleur noire recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine présentaient une incidence plus élevée d'angiœdème en comparaison aux patients qui ne sont pas de couleur noire.
Angiœdème intestinal
Un angiœdème intestinal a également été très rarement rapporté chez des patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient une douleur abdominale (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, il n’y avait pas préalablement d’angiœdème du visage et les taux de C-1 estérase étaient normaux. L’angiœdème a été diagnostiqué par tomodensitométrie ou échographie abdominales ou au cours de la chirurgie, et les symptômes ont disparu après l’arrêt du traitement par l’inhibiteur de l'enzyme de conversion. Un angiœdème intestinal doit être envisagé lors du diagnostic différentiel chez les patients traités par des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine présentant une douleur abdominale (voir rubrique 4.8).
Syndrome hypoglycémique auto-immun (SHA)
Des cas de syndrome hypoglycémique auto-immun (SHA), incluant de graves événements hypoglycémiques, ont été signalés au cours du traitement par captopril (voir rubrique 4.8). En cas de suspicion de SHA, le traitement par captopril doit être arrêté et un autre traitement approprié doit être mis en place.
Toux
Une toux a été rapportée suite à l'utilisation d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est non productive et caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.
Insuffisance hépatique
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont été rarement associés à un syndrome débutant par un ictère cholestatique et progressant vers une nécrose hépatique fulminante et parfois une issue fatale. On ignore le mécanisme de ce syndrome. Les patients sous traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion présentant un ictère ou une augmentation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion et recevoir une surveillance médicale appropriée.
Kaliémie
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d'aldostérone. Cet effet n'est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments de potassium (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l'aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillés (voir rubrique 4.5).
Association avec le Lithium
L’association de lithium et de captopril n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Rétrécissement aortique et mitral/myocardiopathie hypertrophique obstructive
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un rétrécissement valvulaire ou un obstacle à l'éjection ventriculaire gauche et évités en cas de choc cardiogénique et d'obstruction hémodynamique significative.
Neutropénie/agranulocytose
Une neutropénie/agranulocytose, une thrombopénie et une anémie ont été rapportées chez les patients recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, dont le captopril. La neutropénie survient rarement chez les patients à fonction rénale normale et ne présentant pas d'autres facteurs de risque. Le captopril doit être utilisé avec une prudence extrême chez les patients ayant une collagénose, chez ceux recevant un traitement immunosuppresseur, en cas de traitement par allopurinol ou procaïnimide ou en cas d'association de ces facteurs de risque, particulièrement en présence d'une insuffisance rénale pré-existante. Certains de ces patients ont présenté des infections graves qui, dans un petit nombre de cas, n'ont pas répondu à une antibiothérapie intensive.
Si le captopril est administré à ces patients, il est conseillé d'effectuer une numération des globules blancs et de la formule leucocytaire avant le début du traitement, puis toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois du traitement par captopril et périodiquement par la suite. Pendant le traitement, chaque patient doit recevoir comme consigne de signaler tout signe d'infection (par exemple, maux de gorge, fièvre) et une numération de la formule leucocytaire doit être effectuée. Le captopril et tout autre traitement concomitant en cause (voir rubrique 4.5) seront interrompus si une neutropénie (granulocytes neutrophiles < 1000/mm3) est détectée ou suspectée.
Chez la plupart des patients, la numération des neutrophiles revient rapidement à la normale après arrêt du captopril.
Anémie
Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées. Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable.
Elle est réversible à l'arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.
Protéinurie
Une protéinurie peut survenir, notamment chez les patients présentant une insuffisance rénale pré-existante ou recevant des doses relativement élevées d'inhibiteur de l'enzyme de conversion.
Une protéinurie totale excédant 1 g par jour a été observée chez environ 0,7% des patients traités par captopril. La majorité des patients avait une pathologie rénale préexistante ou avait reçu des doses relativement élevées de captopril (plus de 150 mg/jour) ou les deux. Un cinquième des patients protéinuriques ont présenté un syndrome néphrotique. Dans la plupart des cas, la protéinurie a diminué ou totalement régressé en six mois, que le traitement par captopril ait été poursuivi ou non.
Les patients atteints de protéinurie ont rarement présenté des altérations des paramètres de la fonction rénale, tels que l'urée ou la créatinine. Une estimation de la protéinurie (« test-bandelette » sur les premières urines du matin) doit être effectuée, avant le début du traitement et périodiquement par la suite, chez les patients avec antécédents de pathologie rénale.
Réactions anaphylactoïdes lors d'une désensibilisation
Des réactions anaphylactoïdes prolongées, menaçant le pronostic vital ont rarement été rapportées chez des patients suivant un traitement de désensibilisation au venin d'hyménoptère alors qu'ils recevaient un traitement par un autre inhibiteur de l'enzyme de conversion. Chez les mêmes patients, l'arrêt temporaire de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion a permis d'éviter ces réactions mais celles-ci sont réapparues suite à une reprise involontaire. Par conséquent, une surveillance particulière doit être exercée chez les patients traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion qui suivent ce type de désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes lors d'une dialyse à haut débit/apharèse des lipoprotéines (LDL)
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients hémodialysés avec des membranes de dialyse à haut débit ou soumis à une aphérèse des lipoprotéines de faible densité par adsorption sur sulfate de dextrane. Chez ces patients, un changement de type de membrane de dialyse ou de classe de médicament doit être envisagé.
Intervention chirurgicale/anesthésie
Une hypotension peut survenir chez des patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou traités par un agent anesthésique connu pour faire baisser la pression artérielle. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée la veille de l'intervention pour le captopril. En cas d'hypotension celle-ci pourra être corrigée par un remplissage volémique.
Patients diabétiques
La glycémie fera l'objet d'une surveillance particulière chez les patients diabétiques préalablement traités par antidiabétiques oraux ou par insuline, notamment pendant le premier mois de traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion.
Origine ethnique
Comme observé avec d'autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, le captopril est apparemment moins actif sur la pression artérielle chez les personnes noires que chez les autres personnes, probablement en raison d'une plus forte prévalence d'un taux de rénine bas dans la population noire hypertendue.
Grossesse
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement "sans sodium".
Benzoate de sodium
Le benzoate de sodium peut augmenter la jaunisse (jaunissement de la peau et des yeux) chez les nouveau-nés (jusqu'à 4 semaines). Ce médicament contient 0,5 mg de benzoate de sodium par ml.
Population pédiatrique
Nouveau-nés : la réponse au traitement par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion est très variable chez les nouveau-nés, et certains développent une hypotension profonde même à de faibles doses ; le traitement doit être initié à une dose test qui sera augmentée avec précaution. Des effets indésirables comme une apnée, des convulsions, une insuffisance rénale et une hypotension sévère non prévisible sont très fréquents au cours du premier mois de vie, par conséquent il est recommandé d'utiliser les inhibiteurs de l'enzyme de conversion avec précaution, en particulier chez les nouveau-nés prématurés.
Les patients prématurés traités par captopril présentent un risque d’oligurie.
La surveillance de routine des nourrissons traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion doit comprendre des évaluations de la fonction rénale, de la pression artérielle et des mesures de la saturation en oxygène transcutanées.
Enfants plus âgés : Comme pour les nouveau-nés, les enfants plus âgés peuvent présenter une hypotension sévère après administration de captopril. Une dose test initiale faible doit être administrée au patient en position allongée afin d'éviter une hypotension grave et une tachycardie. Comme chez les adultes, une hyperkaliémie peut survenir en association avec des diurétiques épargneurs de potassium. La surveillance de routine doit inclure des évaluations de la fonction rénale. Les doses doivent être réduites chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Une leucopénie a été rapportée chez des enfants présentant une insuffisance rénale et traités par captopril.
Conformité du produit :
NOYADA ne contenant pas d'agent de masquage du goût ou de l’odeur, il y a une possibilité de manque d’observance du patient qu’il est nécessaire de surveiller pour assurer la posologie appropriée. Les patients doivent être informés que la solution buvable de NOYADA peut avoir une légère odeur sulfureuse, ce qui ne suggère pas une détérioration du produit ou que le produit est impropre à l'utilisation.
NOYADA est disponible en deux dosages : 5 mg/5 ml et 25 mg/5 ml ; la prudence est de rigueur afin de s’assurer que le bon dosage est donné au patient. Le médecin doit prescrire le dosage le plus approprié en fonction des besoins du patient (voir rubrique 4.2).
Interactions médicamenteuses
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium :
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par captopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de l’administration de captopril avec d’autres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que l’amiloride. Par conséquent, l’association du captoprill avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie.
Ciclosporine :
Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
Héparine :
Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de l’héparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
Diurétiques (thiazidiques ou diurétique de l’anse) :
Un traitement préalable avec des diurétiques à dose élevée peut provoquer une hypovolémie et un risque d'hypotension lors de l'instauration du traitement par le captopril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être réduits par arrêt du diurétique, par augmentation de la prise sodée ou hydrique et l'initiation d'un traitement par une faible dose de captopril. Cependant, les études spécifiques avec l'hydrochlorothiazide ou le furosémide n'ont pas mis en évidence d'interactions médicamenteuses cliniquement significatives.
Autres agents antihypertenseurs :
Le captopril a été administré en toute sécurité avec d'autres antihypertenseurs communément utilisés (par exemple bêta-bloquants, inhibiteurs calciques à longue durée d'action). L'administration concomitante de ces agents peut potentialiser les effets hypotenseurs du captopril.
Un traitement concomitant par nitroglycérine et autres dérivés nitrés ou par vasodilatateurs devra être administré avec prudence.
Alpha-bloquants :
L’administration concomitante d’alpha-bloquants peut augmenter les effets antihypertenseurs du captopril et le risque d’hypotension orthostatique.
Traitement de l'infarctus aigu du myocarde :
Le captopril peut être administré en association avec l'acide acétylsalicylique (à doses cardiologiques), les thrombolytiques, les bêta-bloquants et/ou les dérivés nitrés chez des patients ayant subi un infarctus du myocarde.
Lithium :
Une augmentation réversible de la lithémie et de la toxicité du lithium a été rapportée lors de l'administration concomitante de lithium et d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion. L'administration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter le risque de toxicité du lithium et amplifier le risque déjà accru avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de toxicité du lithium. L'association de captopril avec le lithium est déconseillée, mais si l'association est jugée nécessaire, une surveillance étroite de la lithémie doit être effectuée (voir rubrique 4.4).
Antidépresseurs tricycliques/Antipsychotiques :
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent augmenter les effets hypotenseurs de certains antidépresseurs tricycliques et des antipsychotiques (voir rubrique 4.4). Il existe un risque d'hypotension orthostatique.
Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques ou immunosuppresseurs :
L’administration concomitante d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut augmenter le risque de leucopénie et particulièrement lorsque ce dernier est utilisé à des doses supérieures à celles actuellement recommandées.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens :
Il a été décrit un effet additif des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et des inhibiteurs de l'enzyme de conversion sur l'augmentation de la kaliémie, tandis que la fonction rénale peut décroître. En principe, ces effets sont réversibles. De rares cas d'insuffisance rénale aiguë peuvent survenir, particulièrement chez les patients à fonction rénale altérée comme les personnes âgées ou les personnes déshydratées. Une administration chronique d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peut réduire l'effet antihypertenseur de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion.
Sympathomimétiques :
Ils peuvent réduire les effets antihypertenseurs des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ; les patients doivent être surveillés étroitement.
Antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques, amifostine, baclofène :
L'administration simultanée de ces médicaments avec le captopril peut potentiellement augmenter les effets antihypertenseurs et le risque d'hypotension orthostatique.
Antidiabétiques :
Les études pharmacologiques ont montré que les IEC, dont le captopril, peuvent renforcer les effets hypoglycémiants de l’insuline et des antidiabétiques oraux, tels que les sulfonylurées. Si semblable interaction – très rare – survient, il peut s’avérer nécessaire de réduire la dose de l’antidiabétique en cas de traitement simultané par IEC.
Examens biologiques :
Le captopril peut conduire à un faux positif lors de la recherche urinaire d'acétone.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du SRAA par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren, est associé à une fréquence plus élevée des effets indésirables tels que l’hypotension, l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Or :
Dans de rares cas, des réactions nitritoïdes accompagnées de symptômes tels que bouffées vasomotrices, vertiges, nausées, vomissements et chute de tension artérielle jusqu'à l'effondrement circulatoire ont été observées chez des patients traités simultanément par des inhibiteurs de l'IEC et des préparations injectables à base d'or (aurothiomalate de sodium).
Médicaments augmentant le risque d'angiœdème :
L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angiœdème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angiœdème (voir rubrique 4.4).
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 7
- Très rare (< 1/10 000)
- Neutropénie/agranulocytose
- pancytopénie particulièrement chez les patients avec une fonction rénale altérée
- anémie (y compris aplasique et hémolytique)
- thrombopénie
- lymphadénopathie
- éosinophilie
- maladies auto-immune et/ou anticorps antinucléaires positifs
Affections du système immunitaire 1
- Fréquence indéterminée
- Syndrome hypoglycémique auto-immun
Troubles du métabolisme et de la nutrition 4
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Anorexie
- Très rare (< 1/10 000)
- Hyperkaliémie
- hyponatrémie
- hypoglycémie
Affections psychiatriques 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Troubles du sommeil
- Très rare (< 1/10 000)
- Confusion
- dépression
Affections du système nerveux 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Altération du goût
- sensations vertigineuses
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Somnolence
- céphalées et paresthésie
- Très rare (< 1/10 000)
- Incidents cérébrovasculaires, y compris accident vasculaire cérébral et syncope
Affections oculaires 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Vision trouble
Affections cardiaques 5
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tachycardie ou tachyarythmie
- angor
- palpitations
- Très rare (< 1/10 000)
- Arrêt cardiaque
- choc cardiogénique
Affections vasculaires 4
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hypotension
- syndrome de Raynaud
- flush
- pâleur
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Toux sèche et irritative (non productive)
- dyspnée
- Très rare (< 1/10 000)
- Bronchospasme
- rhinite
- alvéolite allergique/pneumopathie à éosinophiles
Affections gastro-intestinales 12
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nausées
- vomissements
- irritations gastriques
- douleurs abdominales
- diarrhée
- constipation
- sécheresse buccale
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Angiœdème intestinal
- stomatite/ulcération aphteuses
- Très rare (< 1/10 000)
- Glossite
- ulcère gastro-duodénal
- pancréatite
Affections hépatobiliaires 3
- Très rare (< 1/10 000)
- Insuffisance hépatique et cholestase (incluant l'ictère)
- hépatite, éventuellement nécrotique
- enzymes hépatiques et bilirubine élevés
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 12
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Prurit avec ou sans rash
- rash
- alopécie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Angiœdème
- Très rare (< 1/10 000)
- Urticaire
- syndrome de Stevens-Johnson
- érythème polymorphe
- photosensibilité
- érythrodermie
- réactions pemphigoïdes
- dermatite exfoliatrice
- pemphigoïde bulleuse
Affections musculo-squelettiques et systémiques 2
- Très rare (< 1/10 000)
- Myalgie
- arthralgie
Affections du rein et des voies urinaires 5
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Troubles de la fonction rénale dont insuffisance rénale
- polyurie
- oligurie
- augmentation de la fréquence des mictions
- Très rare (< 1/10 000)
- Syndrome néphrotique
Affections des organes de reproduction et du sein 2
- Très rare (< 1/10 000)
- Impuissance
- gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 4
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Douleur thoracique
- fatigue
- malaise
- Très rare (< 1/10 000)
- Fièvre
Investigations 8
- Très rare (< 1/10 000)
- Protéinurie
- éosinophilie
- hyperkaliémie
- hyponatrémie
- augmentation de l'urémie, de la créatinine et de la bilirubine sériques
- baisse de l'hémoglobine, de l'hématocrite, des leucocytes, des plaquettes
- anticorps antinucléaires positifs
- augmentation de la vitesse de sédimentation des globules rouges
5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- apnée — au cours du premier mois de vie ; enfant
- convulsions — au cours du premier mois de vie ; enfant
- insuffisance rénale — au cours du premier mois de vie ; enfant
- hypotension sévère non prévisible grave — au cours du premier mois de vie ; enfant
- Fréquence non précisée
- oligurie — Les patients prématurés ; enfant
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables rapportés avec le captopril et présentés ci-dessous sont classés par ordre de fréquence, selon la convention suivante : effets très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 ; < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000 ; < 1/100), rares (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000) et très rares (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1. Effets indésirables rapportés avec le captopril au cours des études cliniques et de l’expérience après commercialisation
Fréquence
Classe de système d’organes
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Fréquent
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Peu fréquent
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Rare
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Très rare
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Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique
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Neutropénie/agranulocytose (voir rubrique 4.4), pancytopénie particulièrement chez les patients avec une fonction rénale altérée (voir rubrique 4.4), anémie (y compris aplasique et hémolytique), thrombopénie, lymphadénopathie, éosinophilie, maladies auto-immune et/ou anticorps antinucléaires positifs.
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Affections du système immunitaire
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Syndrome hypoglycémique auto-immun
Troubles du métabolisme et de la nutrition
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Anorexie
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Hyperkaliémie, hyponatrémie, hypoglycémie (voir rubrique 4.4)
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Affections psychiatriques
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Troubles du sommeil
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Confusion, dépression
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Affections du système nerveux
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Altération du goût, sensations vertigineuses
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Somnolence,
céphalées et paresthésie
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Incidents cérébrovasculaires, y compris accident vasculaire cérébral et syncope
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Affections oculaires
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Vision trouble
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Affections cardiaques
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Tachycardie ou tachyarythmie, angor, palpitations
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Arrêt cardiaque, choc cardiogénique
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Affections vasculaires
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Hypotension (voir rubrique 4.4), syndrome de Raynaud, flush, pâleur
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
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Toux sèche et irritative (non productive) (voir rubrique 4.4) et dyspnée
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Bronchospasme, rhinite, alvéolite allergique/pneumopathie
à éosinophiles
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Affections gastro-intestinales
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Nausées, vomissements, irritations gastriques, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, sécheresse buccale
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Angiœdème intestinal, stomatite/ulcération aphteuses
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Glossite, ulcère gastro-duodénal, pancréatite
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Affections hépatobiliaires
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Insuffisance hépatique et cholestase (incluant l'ictère), hépatite, éventuellement nécrotique, enzymes hépatiques et bilirubine élevés
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Prurit avec ou sans rash, rash, et alopécie
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Angiœdème (voir rubrique 4.4)
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Urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, photosensibilité, érythrodermie, réactions pemphigoïdes, dermatite exfoliatrice et pemphigoïde bulleuse.
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Affections musculo-squelettiques et systémiques
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Myalgie, arthralgie
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Affections du rein et des voies urinaires
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Troubles de la fonction rénale dont insuffisance rénale, polyurie, oligurie, augmentation de la fréquence des mictions
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Syndrome néphrotique
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Affections des organes de reproduction et du sein
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Impuissance, gynécomastie
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration
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Douleur thoracique, fatigue, malaise
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Fièvre
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Investigations
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Protéinurie, éosinophilie, hyperkaliémie, hyponatrémie, augmentation de l'urémie, de la créatinine et de la bilirubine sériques, baisse de l'hémoglobine, de l'hématocrite, des leucocytes, des plaquettes, anticorps antinucléaires positifs, augmentation de la vitesse de sédimentation des globules rouges
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Population pédiatrique
Les effets indésirables les plus importants observés dans la population pédiatrique étaient une toux sèche persistante, une hyperkaliémie, un angiœdème, une diminution du taux de filtration glomérulaire, une hypotension, une neutropénie, une insuffisance hépatique et des troubles de la fonction rénale.
Les réactions le plus fréquemment observées au cours du traitement par captopril étaient maux de tête, tachycardie, vomissements, troubles posturaux, anémie, éruptions cutanées et anorexie.
Des effets indésirables comme une apnée, des convulsions, une insuffisance rénale et une hypotension sévère non prévisible sont très fréquents au cours du premier mois de vie, par conséquent il est recommandé d'utiliser les inhibiteurs de l'enzyme de conversion avec précaution, notamment chez les nouveau-nés prématurés (voir rubrique 4.4).
Les patients prématurés traités par captopril présentent un risque d’oligurie (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Les symptômes de surdosage sont une hypotension sévère, choc, stupeur, une bradycardie, un désordre électrolytique et une insuffisance rénale.
En cas de surdosage, le patient doit être étroitement surveillé, de préférence en unité de soins intensifs. Les niveaux sériques d’électrolytes et la créatinine doivent être fréquemment surveillés, ainsi que la pression artérielle. Les mesures thérapeutiques dépendent de la nature et de la gravité des symptômes.
En cas d'ingestion récente, des mesures doivent être prises pour empêcher l'absorption (par exemple le lavage gastrique, l'administration d'agents adsorbants et de sulfate de sodium dans les 30 minutes suivant l'ingestion) et accélérer l'élimination..
En cas d'hypotension, mettre le patient en position adaptée au choc et administrer rapidement un supplément de chlorure de sodium et soluté de remplissage. Un traitement par angiotensine II peut être envisagé.
La bradycardie ou une réaction vagale étendue doivent être traitées par l'administration d'atropine. La pose d'un pacemaker peut être envisagée.
Le captopril est hémodialysable. L’utilisation de membranes de haut flux en polyacrylonitrile est déconseillée.