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Substance active · ATC L04AG

Bélimumab

Monoclonal antibodies

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Posologie par spécialité française (3) ↓

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple BENLYSTA 120 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 8 septembre 2026.

Indications

Benlysta, en association au traitement habituel, est indiqué chez les patients âgés de 5 ans et plus atteints de lupus systémique (LS) actif avec présence d’auto-anticorps et activité de la maladie élevée (définie par exemple par la présence d’anticorps anti-ADN natif et un complément bas) malgré un traitement standard (voir rubrique 5.1).

Benlysta est indiqué en association avec des immunosuppresseurs pour le traitement des patients adultes atteints de glomérulonéphrite lupique active (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Grossesse Prudence

Données limitées : le bélimumab ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque pour le fœtus.

Confirmé par les sources française et américaine.

Benlysta ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — Passage dans le lait humain inconnu : choisir entre arrêt de l'allaitement et arrêt du traitement selon le bénéfice pour l'enfant et pour la mère.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Les anticorps maternels (IgG) étant excrétés dans le lait maternel, il est recommandé de prendre en compte les bénéfices de l’allaitement pour l’enfant et les bénéfices du traitement pour la mère par Benlysta si un choix doit être fait entre l’arrêt de l’allaitement ou l’interruption du traitement par Benlysta.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être consignés de manière claire.

Benlysta n’a pas été étudié chez les groupes de patients adultes et pédiatriques suivants, et n’est donc pas recommandé en cas de :

• lupus systémique avec atteinte neurologique centrale sévère et active (voir rubrique 5.1)

• infection par le VIH

• antécédents ou hépatite B ou C active

• hypogammaglobulinémie (IgG < 400 mg/dL) ou déficit en IgA (IgA < 10 mg/dL)

• antécédents de greffe d’un organe majeur, de greffe de cellules souches hématopoïétiques/moelle osseuse ou de greffe rénale.

Utilisation concomitante avec un traitement ciblant les lymphocytes B

Les données disponibles ne permettent pas d’étayer la sécurité et l’efficacité du rituximab co-administré avec Benlysta chez les patients atteints de LS (voir rubrique 5.1). La prudence doit s’imposer en cas d’administration concomitante de Benlysta avec d’autres traitements ciblant les lymphocytes B.

Réactions liées à la perfusion et réactions d’hypersensibilité

L’administration de Benlysta peut provoquer des réactions d’hypersensibilité et des réactions liées à la perfusion qui peuvent être sévères voire fatales. En cas de réaction sévère, l’administration de Benlysta doit être interrompue et un traitement médical adapté doit être administré (voir rubrique 4.2). Le risque de réactions d’hypersensibilité est plus important avec les deux premières perfusions ; néanmoins, ce risque doit être envisagé à chaque perfusion. Les patients présentant des antécédents d’allergies médicamenteuses multiples ou d’hypersensibilité significative peuvent être exposés à un risque accru de réactions.

Une prémédication avec un anti-histaminique, avec ou sans antipyrétique, peut être administrée avant la perfusion de Benlysta. Cependant, les données sont insuffisantes pour déterminer si la prémédication diminue la fréquence et la sévérité des réactions à la perfusion.

Au cours des essais cliniques, environ 0,9 % des patients adultes ont présenté des réactions graves liées à la perfusion et des réactions graves d’hypersensibilité incluant : réaction anaphylactique, bradycardie, hypotension, angio-œdème et dyspnée. Les réactions liées à la perfusion sont plus fréquemment survenues au cours des deux premières perfusions et ont eu tendance à être moins fréquentes lors des perfusions suivantes (voir rubrique 4.8). La survenue de symptômes d'hypersensibilité aiguë a été notifiée chez des patients plusieurs heures après l’administration de la perfusion. Une réapparition de réactions cliniquement significatives après un traitement initial approprié des symptômes a également été observée (voir rubriques 4.2 et 4.8). Par conséquent, Benlysta doit être administré dans un environnement disposant des moyens nécessaires pour prendre en charge immédiatement ce type de réactions. Il est recommandé que les patients restent sous surveillance médicale pendant une période prolongée (plusieurs heures), après les 2 premières perfusions au minimum, compte tenu de la possibilité d'une réaction retardée. Les patients doivent être informés que des réactions d’hypersensibilité sont possibles le jour de la perfusion ou quelques jours après, et doivent être informés des signes et symptômes potentiels, et de leur possible récurrence. Les patients doivent être avertis de consulter immédiatement un médecin s’ils présentent l’un de ces symptômes. La notice devra être fournie au patient à chaque administration de Benlysta (voir rubrique 4.2).

Des réactions d'hypersensibilité retardées non aiguës ont également été observées, incluant des symptômes tels que : éruption cutanée, nausées, fatigue, myalgies, céphalées et œdème facial.

Infections

Le mécanisme d’action du bélimumab peut accroître le risque de développer des infections chez les adultes et les enfants présentant un lupus, notamment des infections opportunistes, et les enfants plus jeunes peuvent être exposés à un risque accru d’infections. Dans les études contrôlées, l’incidence des infections graves était similaire dans les groupes Benlysta et placebo. Cependant, les infections avec issue fatale (par exemple pneumonie et septicémie) sont survenues plus fréquemment chez les patients recevant Benlysta par rapport à ceux recevant le placebo (voir rubrique 4.8). La vaccination contre le pneumocoque doit être envisagée avant de commencer le traitement par Benlysta. Benlysta ne doit pas être instauré chez les patients présentant des infections graves actives (y compris des infections chroniques graves). En cas d’antécédents d’infection récurrente, les médecins doivent être prudents et doivent évaluer soigneusement si les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques avant l’utilisation de Benlysta. Les médecins doivent informer les patients de la nécessité de consulter un professionnel de santé en cas de survenue de symptômes d’une infection. Les patients qui développent une infection au cours d’un traitement par Benlysta doivent être étroitement surveillés et un arrêt de la thérapie immunosuppressive incluant Benlysta doit être attentivement envisagé jusqu’à résolution de l’infection. Le risque lié à l’utilisation de Benlysta chez des patients ayant une tuberculose active ou latente est inconnu.

Dépression et comportements suicidaires

Lors d’études cliniques, contrôlées, menées par voie intraveineuse et sous-cutanée, des troubles psychiatriques (dépression, idées et comportements suicidaires y compris des suicides) ont été rapportés plus fréquemment chez les patients recevant Benlysta (voir rubrique 4.8). Les médecins doivent évaluer le risque de dépression et de suicide en tenant compte des antécédents médicaux du patient et son état psychiatrique, avant le début d’un traitement par Benlysta. Les médecins doivent aussi surveiller le patient pendant le traitement par Benlysta. Les médecins doivent informer les patients (et les aidants le cas échéant) de la nécessité de consulter un professionnel de santé en cas de survenue ou d’aggravation de symptômes psychiatriques. Chez les patients qui développent de tels symptômes, l’arrêt du traitement par Benlysta doit être considéré.

Réactions indésirables cutanées sévères

Le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), pouvant engager le pronostic vital ou être fatals, ont été rapportés en association avec le traitement Benlysta. Les patients doivent être informés des signes et symptômes du SSJ et d’une NET, et faire l’objet d’une surveillance étroite quant à l’apparition des réactions cutanées. Si des signes ou symptômes évoquant l’une de ces réactions apparaissent, Benlysta doit être arrêté immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé.

Si le patient a développé un SSJ ou une NET en raison de l'utilisation de Benlysta, celui-ci ne doit à aucun moment être réintroduit chez ce patient.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive

La survenue de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) a été rapportée chez des patients lupiques traités par Benlysta. Les médecins doivent être particulièrement attentifs à l’apparition de symptômes évocateurs d'une LEMP que le patient pourrait ne pas remarquer (par exemple, signes ou symptômes cognitifs, neurologiques ou psychiatriques). Les patients doivent être surveillés afin de détecter l'apparition ou l’aggravation de ces symptômes ou signes. Si de tels symptômes/signes surviennent, l’avis d’un neurologue et les examens nécessaires au diagnostic de LEMP doivent être envisagés selon les symptômes cliniques.

Si une leucoencéphalopathie multifocale progressive est suspectée, le traitement immunosuppresseur, y compris Benlysta, devra être suspendu tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu. Si la LEMP est confirmée, le traitement immunosuppresseur, y compris Benlysta, doit être interrompu.

Immunisation

Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés dans les 30 jours précédant l’administration de Benlysta, ou en même temps que Benlysta, car la sécurité clinique n’a pas été établie. Aucune donnée n’est disponible concernant la transmission secondaire d’infection de personnes ayant reçu un vaccin vivant à des patients traités par Benlysta.

En raison de son mécanisme d’action, le bélimumab peut interférer avec la réponse immunitaire consécutive à la vaccination. Toutefois, dans une petite étude évaluant la réponse à un vaccin pneumococcique à 23 valences, la réponse immunitaire globale aux différents sérotypes était similaire, chez les patients lupiques traités par Benlysta comparés à ceux recevant un traitement immunosuppresseur standard au moment de la vaccination. Ces données sont insuffisantes pour tirer des conclusions quant à la réponse à d’autres vaccins.

Des données limitées suggèrent que Benlysta n’affecte pas significativement la réponse immunitaire obtenue par des vaccinations antérieures à l’administration de Benlysta. Une sous-étude menée sur un petit groupe de patients auparavant vaccinés contre le tétanos, le pneumocoque ou la grippe a montré un maintien des titres protecteurs d’anticorps après un traitement par Benlysta.

Cancers et syndromes lymphoprolifératifs

Les médicaments immunomodulateurs, y compris Benlysta peuvent augmenter le risque de cancer. La prudence est recommandée lorsqu’un traitement par Benlysta est envisagé chez les patients ayant des antécédents de cancer ou lorsque l'on envisage la poursuite du traitement chez les patients qui développent une tumeur maligne. Les patients ayant présenté une tumeur maligne au cours des 5 dernières années n’ont pas été étudiés, à l’exception de ceux ayant eu un cancer cutané basocellulaire ou épidermoïde ou un cancer du col de l’utérus correctement pris en charge.

Teneur en polysorbate 80

Ce médicament contient du polysorbate 80 (voir rubrique 2), qui peut provoquer des réactions allergiques.

Teneur en sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Cependant, comme la poudre concentrée de Benlysta est diluée dans une solution pour perfusion contenant du sodium, cela doit être pris en compte chez les patients suivant un régime contrôlé en sodium (voir rubrique 6.6).

Interactions médicamenteuses

Aucune étude d’interactions in vivo n’a été menée. Durant une inflammation chronique, l’augmentation du taux de certaines cytokines peut inhiber l’expression de certaines enzymes liées au CYP450. On ignore si le bélimumab peut être un modulateur indirect de ces cytokines. Un risque de réduction indirecte de l’activité du CYP par le bélimumab ne peut être exclu. Lors de l'initiation ou de l'arrêt du bélimumab, une surveillance thérapeutique doit être envisagée chez les patients traités par les substrats des CYP à fenêtre thérapeutique étroite, lorsque la dose est ajustée individuellement (par exemple warfarine).

Effets indésirables

Infections et infestations 9
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Infections bactériennes grave
    • bronchite
    • infection urinaire
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Gastroentérite virale
    • pharyngite
    • rhinopharyngite
    • infections virales des voies respiratoires supérieures
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • infections opportunistes graves grave
  • Fréquence non précisée
    • zona — glomérulonéphrite lupique
Affections hématologiques et du système lymphatique 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Leucopénie
Affections du système immunitaire 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Réactions d’hypersensibilité
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Réaction anaphylactique
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Réactions d'hypersensibilité retardée non aiguës
Affections psychiatriques 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Dépression grave
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Comportement suicidaire grave
    • idées suicidaires grave
    • automutilation sans intention suicidaire grave
Affections du système nerveux 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Migraine
Affections gastro-intestinales 3
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Diarrhée
    • nausées
  • Fréquence non précisée
    • vomissements — patients en surpoids (IMC > 30 kg/m2)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 6
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Réactions au site d’injection — formulation sous-cutanée uniquement
    • urticaire
    • rash
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Angiœdème
  • Fréquence indéterminée
    • Syndrome de Stevens-Johnson grave
    • nécrolyse épidermique toxique grave
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Douleurs aux extrémités
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 2
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection
    • fièvre
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de sécurité chez les adultes

La sécurité du bélimumab chez les patients présentant un lupus systémique a été évaluée au cours de trois études contrôlées versus placebo par voie intraveineuse réalisées avant l’autorisation de mise sur le marché de Benlysta, ultérieurement dans une étude contrôlée versus placebo par voie intraveineuse, dans une étude contrôlée versus placebo par voie sous-cutanée et dans deux études contrôlées versus placebo par voie intraveineuse menées après commercialisation ; la sécurité chez les patients atteints de glomérulonéphrite lupique a été évaluée dans une étude par voie intraveineuse contrôlée versus placebo.

Les données présentées dans le tableau ci-dessous reflètent, chez 674 patients atteints de LS de trois études cliniques réalisées avant l’autorisation de mise sur le marché et chez 470 patients de l’étude ultérieure contrôlée versus placebo, une exposition à Benlysta administré par voie intraveineuse (10 mg/kg de poids corporel administré sur une période d’une heure aux jours 0, 14, 28 puis tous les 28 jours pendant au maximum 52 semaines), et chez 556 patients atteints de LS, une exposition à Benlysta administré par voie sous-cutanée (200 mg une fois par semaine durant au maximum 52 semaines). Les données de sécurité présentées couvrent des périodes pouvant dépasser 52 semaines chez certains patients atteints de LS. Les données reflètent une exposition supplémentaire chez 224 patients atteints de glomérulonéphrite lupique qui ont reçu Benlysta par voie intraveineuse (10 mg/kg de poids corporel durant au maximum 104 semaines).

Les données après commercialisation sont également incluses.

La majorité des patients recevait également un ou plusieurs traitements concomitants pour le lupus systémique comme : corticoïdes, immunosuppresseurs, antipaludéens, anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Des effets indésirables ont été rapportés chez 84 % des patients traités par Benlysta et 87 % des patients sous placebo. L’effet indésirable le plus fréquemment rapporté (incidence ≥ 5 % chez les patients présentant un lupus systémique traités par Benlysta conjointement aux traitements standards et supérieure ≥ 1 % par rapport au bras placebo) était : rhinopharyngite. La proportion de patients ayant interrompu le traitement en raison d’effets indésirables était de 7 % pour les patients traités par Benlysta et de 8 % pour ceux sous placebo.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (> 5 % des patients atteints de glomérulonéphrite lupique traités par Benlysta associé à un traitement standard) étaient : infection des voies respiratoires supérieures, infection des voies urinaires et zona. La proportion de patients ayant arrêté le traitement en raison d’effets indésirables était de 12,9 % pour les patients traités par Benlysta et de 12,9 % pour ceux sous placebo.

Réactions cutanées sévères : des syndromes de Stevens-Johnson (SSJ) et des nécrolyses épidermiques toxiques (NET) ont été rapportés en association avec Benlysta (voir rubrique 4.4).

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables sont présentés ci-dessous selon la classification par système d’organe MedDRA et par fréquence. Les catégories de fréquence utilisées sont les suivantes :

Très fréquent > 1/10 Fréquent  1/100 à < 1/10 Peu fréquent  1/1 000 à < 1/100 Rare  1/10 000 à < 1/1 000 Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Dans chaque groupe de fréquences, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

La fréquence donnée est celle la plus élevée observée entre les deux formulations.

Classe de système d’organe Fréquence Effets indésirables Infections et infestations1 Très fréquent Infections bactériennes, par exemple, bronchite, infection urinaire.

Fréquent Gastroentérite virale, pharyngite, rhinopharyngite, infections virales des voies respiratoires supérieures Affections hématologiques et du système lymphatique Fréquent Leucopénie Affections du système immunitaire Fréquent Réactions d’hypersensibilité2 Peu fréquent Réaction anaphylactique Rare Réactions d'hypersensibilité retardée non aiguës Affections psychiatriques Fréquent Dépression Peu fréquent Comportement suicidaire, idées suicidaires Affections du système nerveux Fréquent Migraine Affections gastro-intestinales Fréquent Diarrhée, nausées Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Réactions au site d’injection3, urticaire, rash Peu fréquent Angiœdème Fréquence indéterminée Syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique Affections musculo- squelettiques et systémiques Fréquent Douleurs aux extrémités Troubles généraux et anomalies au site d’administration Fréquent Réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection2, fièvre 1 Voir « Description de certains effets indésirables » et rubrique 4.4 « Infections » pour plus d’informations. 2 ‘Réactions d’hypersensibilité’ regroupe un ensemble de termes incluant notamment l’anaphylaxie, et pouvant se manifester par différents symptômes tels que : hypotension, angiœdème, urticaire ou autre éruption cutanée, prurit et dyspnée. ‘Réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection’ regroupe un ensemble de termes pouvant se manifester par différents symptômes tels que : bradycardie, myalgie, maux de tête, éruption cutanée, urticaire, fièvre, hypotension, hypertension, vertiges et arthralgies.

Du fait d’une similitude des signes et symptômes, il n’est pas toujours possible de différencier les réactions d’hypersensibilité des réactions liées à la perfusion ou des réactions systémiques liées à l’injection. 3 s’applique à la formulation sous-cutanée uniquement.

Description de certains effets indésirables

Les données présentées ci-dessous sont les résultats groupés des trois études avant l’autorisation de mise sur le marché par voie intraveineuse (dose intraveineuse de 10 mg/kg de poids corporel seulement) associés à ceux de l’étude par voie sous-cutanée. Les infections et les troubles psychiatriques incluent également des données d’étude après commercialisation.

Réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection et réactions d’hypersensibilité : les réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection et les réactions d’hypersensibilité ont été généralement observées le jour de l’administration du traitement, mais des réactions d’hypersensibilité aiguë peuvent aussi survenir quelques jours après la prise du traitement. Les patients présentant des antécédents d’allergies médicamenteuses multiples ou d’hypersensibilité significative peuvent être exposés à un risque accru de réactions.

L’incidence des réactions liées à la perfusion et des réactions d’hypersensibilité après une administration intraveineuse survenant durant les 3 jours suivants la perfusion a été de 12 % dans le groupe recevant Benlysta et 10 % dans le groupe placebo, et respectivement 1,2 % et 0,3 % ont nécessité un arrêt définitif du traitement.

Infections : l’incidence globale des infections, observée dans les études cliniques de pré-enregistrement dans le LS par voie intraveineuse et sous-cutanée, a été de 63 % dans le groupe recevant Benlysta comme dans le groupe placebo. Les infections survenues chez au moins 3 % des patients recevant Benlysta et avec une incidence supérieure d’au moins 1 % par rapport à l’incidence dans le bras placebo ont été : infections virales des voies respiratoires supérieures, bronchites et infections urinaires bactériennes. Cinq pour cent des patients recevant Benlysta ou du placebo ont eu des infections graves ; des infections opportunistes graves ont été diagnostiquées pour respectivement 0,4 % et 0 % de ces patients. Des infections entraînant l’arrêt définitif du traitement sont survenues chez 0,7 % des patients recevant Benlysta et 1,5 % de ceux recevant le placebo. Certaines infections étaient sévères ou d’issue fatale.

Pour plus d’informations sur les infections observées chez les patients pédiatriques dans le LS, se référer à la section Population pédiatrique ci-dessous.

Dans l’étude sur la glomérulonéphrite lupique, les patients recevaient un traitement de fond standard (voir rubrique 5.1) et l’incidence globale des infections était de 82 % dans le groupe recevant Benlysta, contre 76 % dans le groupe placebo. Des infections graves sont survenues chez 13,8 % des patients recevant Benlysta et chez 17,0 % des patients recevant du placebo. Des infections d’issue fatale sont survenues chez 0,9 % (2/224) des patients recevant Benlysta et chez 0,9 % (2/224) des patients recevant le placebo.

Dans une étude post-commercialisation de sécurité de 52 semaines dans le LS, randomisée (1: 1), en double aveugle, contrôlée versus placebo (BEL115467), qui a évalué la mortalité et des événements indésirables d’intérêt particulier chez l'adulte, des infections graves sont survenues chez 3,7 % des patients recevant Benlysta (10 mg/kg de poids corporel par voie intraveineuse) et chez 4,1 % des patients recevant le placebo.

Des infections avec issue fatale (par exemple pneumonie et septicémie) sont survenues chez 0,45 % (9/2002) des patients recevant Benlysta et chez 0,15 % (3/2001) des patients recevant le placebo, tandis que la fréquence de la mortalité toutes causes confondues était de 0,50 % (10/2002) chez les patients recevant Benlysta et 0,40 % (8/2001) chez les patients recevant le placebo. La plupart des infections avec issue fatale ont été observées au cours des 20 premières semaines de traitement par Benlysta.

Troubles psychiatriques : dans les études cliniques réalisées dans le LS avant l’autorisation de Benlysta, administré par voie intraveineuse, des événements psychiatriques graves ont été rapportés chez 1,2 % (8/674) des patients recevant Benlysta 10 mg/kg de poids corporel et chez 0,4 % (3/675) des patients sous placebo.

Des dépressions graves ont été rapportées chez 0,6 % (4/674) des patients recevant Benlysta 10 mg/kg de poids corporel et chez 0,3 % (2/675) des patients sous placebo. Deux cas de suicide ont été rapportés chez les patients traités par Benlysta (dont un recevant une dose de Benlysta de 1 mg/kg de poids corporel).

Dans une étude réalisée après commercialisation dans le LS, des troubles psychiatriques graves ont été rapportés chez 1,0 % (20/2002) des patients recevant Benlysta et 0,3 % (6/2001) des patients sous placebo.

Des dépressions graves ont été rapportées chez 0,3 % (7/2002) des patients recevant Benlysta et moins de 0,1 % (1/2001) des patients sous placebo. La fréquence globale d’idées ou de comportements suicidaires graves ou d’automutilation sans intention suicidaire étaient de 0,7 % (15/2002) chez les patients recevant Benlysta et de 0,2 % (5/2001) dans le groupe placebo. Aucun suicide n’a été rapporté dans les deux groupes.

Les études ci-dessus par voie intraveineuse dans le LS n’excluaient pas les patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques.

Dans l’étude clinique par voie sous-cutanée dans le LS, qui excluait les patients avec des antécédents de troubles psychiatriques, des événements psychiatriques graves ont été rapportés chez 0,2 % (1/556) des patients recevant Benlysta et aucun cas n’a été rapporté chez les patients sous placebo. Aucun événement lié à des dépressions graves ni aucun suicide n’ont été rapportés dans les deux groupes.

Leucopénie : l’incidence de la leucopénie rapportée chez les patients atteints de LS en tant qu’effet indésirable a été de 3 % dans le groupe recevant Benlysta et de 2 % dans celui sous placebo.

Troubles gastro-intestinaux : les patients en surpoids (IMC > 30 kg/m2) atteints de LS traités par Benlysta administré par voie intraveineuse ont présenté plus fréquemment des nausées, vomissements et diarrhées que ceux sous placebo, comparativement aux patients de poids normal (IMC ≥ 18,5 à ≤ 30 kg/m2). Aucun des troubles gastro-intestinaux survenus chez les patients en surpoids n’a été grave.

Population pédiatrique

Le profil des effets indésirables chez les patients pédiatriques est basé sur les données d’une étude avec une administration par voie sous-cutanée et d’une d’étude avec une administration par voie intraveineuse.

Dans une étude ouverte de 52 semaines dans laquelle 25 patients pédiatriques (âgés de 10 à 17 ans) atteints de LS ont reçu Benlysta par voie sous-cutanée à une exposition comparable à celui des adultes (200 mg à intervalles fixes calculés selon le poids), avec des traitements standards concomitants, le profil de sécurité chez les patients pédiatriques recevant Benlysta par voie sous-cutanée était comparable avec le profil de sécurité connu de bélimumab.

Dans une étude contrôlée versus placebo de 52 semaines, dans laquelle 53 patients (âgés de 6 à 17 ans) atteints de lupus systémique ont reçu 10 mg/kg de poids corporel de Benlysta par voie intraveineuse aux jours 0, 14, 28, puis tous les 28 jours avec des traitements standards concomitants. Aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié chez les patients pédiatriques âgés de 12 ans et plus (n=43). Les données de sécurité chez les enfants âgés de moins de 12 ans (n=10) sont limitées.

Infections Groupe de patients âgés de 5 à 11 ans : des infections ont été rapportées chez 8/10 patients recevant Benlysta par voie intraveineuse et 3/3 patients recevant un placebo, et des infections graves ont été rapportées chez 1/10 patient recevant Benlysta par voie intraveineuse et 2/3 patients recevant un placebo (voir rubrique 4.4).

Groupe de patients âgés de 12 à 17 ans : des infections ont été rapportées chez 22/43 patients recevant Benlysta par voie intraveineuse et 25/37 patients recevant un placebo et des infections graves ont été rapportées chez 3/43 patients recevant Benlysta par voie intraveineuse et 3/37 patients recevant un placebo.

Lors de la phase d'extension de l’étude en ouvert, il y a eu une infection d’issue fatale chez un patient recevant Benlysta par voie intraveineuse.

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

L'expérience clinique relative au surdosage de Benlysta est limitée. Les effets indésirables rapportés dans les cas de surdosage étaient semblables à ceux attendus avec le bélimumab.

Deux doses atteignant jusqu’à 20 mg/kg de poids corporel ont été administrées à des patients à 21 jours d’intervalle par perfusion intraveineuse. Aucune augmentation de l’incidence ou de la sévérité des effets indésirables n’a été observée chez ces patients comparativement à ceux traités avec des doses de 1, 4 ou 10 mg/kg de poids corporel.

En cas de surdosage accidentel, les patients doivent être attentivement surveillés et un traitement adapté pourra être administré si nécessaire.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 3 spécialité(s) à base de Bélimumab seule. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

3 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 3
BENLYSTA 120 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion120 mg
BENLYSTA 400 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion400 mg
BENLYSTA 200 mg, solution injectable en stylo prérempli200 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 8 septembre 2026.

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