Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple MYFORTIC 360 mg, comprimé gastro-résistant) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 20 mai 2026.
Indications
Myfortic est indiqué, en association avec la ciclosporine et les corticoïdes, pour la prévention du rejet aigu d'organe chez les patients adultes ayant bénéficié d'une allogreffe rénale.
Contre-indications
Myfortic est contre-indiqué :
• chez les patients présentant une hypersensibilité au mycophénolate sodique, à l'acide mycophénolique ou au mycophénolate mofétil, ou encore à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
• chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de méthodes contraceptives hautement efficaces,
• en l’absence de test de grossesse négatif à l’initiation du traitement chez les femmes en âge de procréer, afin d’éviter toute utilisation involontaire pendant la grossesse (voir rubrique 4.6),
• pendant la grossesse sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée afin de prévenir un rejet de greffe (voir rubrique 4.6),
• chez la femme allaitante (voir rubrique 4.6).
Grossesse Contre-indiqué
Contre-indiqué pendant la grossesse sauf en l'absence d'alternative pour prévenir un rejet de greffe : tératogène majeur (malformations congénitales chez 23 à 27 % des naissances exposées, avortements spontanés 45 à 49 %) ; deux tests de grossesse négatifs avant traitement et contraception efficace avant, pendant et 6 semaines après.
Source française seule.
L’utilisation de Myfortic est contre-indiquée pendant la grossesse sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée pour prévenir un rejet de greffe.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — L'acide mycophénolique passe dans le lait ; en raison du risque d'effets indésirables graves chez l'enfant, contre-indiqué chez la femme qui allaite.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Compte tenu du risque d’effets indésirables graves dus au MPA chez l’enfant allaité, Myfortic est contre-indiqué chez les femmes qui allaitent (voir rubrique 4.3).
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur comportant plusieurs produits en association, y compris Myfortic, sont exposés à un risque accru de lymphomes et d'autres tumeurs malignes, notamment cutanées (voir rubrique 4.8). Le risque semble davantage lié à l'intensité et à la durée de l'immunosuppression qu'à l'utilisation d'un produit donné. Dans le cadre des recommandations générales visant à minimiser le risque de cancer de la peau, l'exposition au soleil et aux rayons UV doit être minimisée par le port de vêtements protecteurs et l'utilisation d'une crème solaire à indice de protection élevé.
Les patients recevant Myfortic doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement le médecin pour toute infection, toute ecchymose inexpliquée, tout saignement ou toute autre manifestation de myélosuppression.
Les patients traités par des immunosuppresseurs, dont Myfortic, présentent un risque accru d’infections opportunistes (bactérienne, fongique, virale et protozoaire), d’infections mortelles et de sepsis (voir rubrique 4.8). La néphropathie associée au virus BK et la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC figurent parmi les infections opportunistes. Ces infections sont souvent liées au degré d’immunosuppression élevé et peuvent conduire à des affections graves ou fatales que les médecins doivent prendre en compte dans le diagnostic différentiel des patients immunodéprimés présentant une altération de la fonction rénale ou des symptômes neurologiques. L’acide mycophénolique a un effet cytostatique sur les lymphocytes B et T, ainsi cela peut entraîner une plus grande sévérité de la COVID-19, et une prise en charge clinique appropriée doit être envisagée.
Des cas d’hypogammaglobulinémie associés à des infections récurrentes ont été rapportés chez des patients recevant Myfortic en association avec d’autres immunosuppresseurs. Parmi ces cas, le relais d’un dérivé du MPA par un autre immunosuppresseur a permis d’obtenir une normalisation des taux d’IgG sériques. Un dosage du taux d’immunoglobulines sériques doit être effectué chez les patients présentant des infections récurrentes sous Myfortic.
En cas d’hypogammaglobulinémie cliniquement significative et persistante, une prise en charge appropriée doit être envisagée, en tenant compte des effets cytostatiques potentiels de l’acide mycophénolique sur les lymphocytes T et B.
Des cas de bronchectasie ont été rapportés chez des patients traités par Myfortic en association avec d’autres immunosuppresseurs. Dans certains de ces cas, le relais d’un dérivé du MPA par un autre immunosuppresseur a permis d’améliorer les symptômes respiratoires. Le risque de bronchectasie peut être lié à l’hypogammaglobulinémie ou à un effet direct sur le poumon. Des cas isolés de pneumopathie interstitielle ont également été rapportés (voir rubrique 4.8). Il est recommandé d’examiner les patients présentant des symptômes pulmonaires persistants, tels qu’une toux et une dyspnée, afin de rechercher des signes de pneumopathie interstitielle sous-jacente.
Des cas de réactivation d’hépatite B (VHB) ou d’hépatite C (VHC) ont été rapportés chez des patients traités par immunosuppresseurs, dont les dérivés de l’acide mycophénolique (MPA) Myfortic et le mycophénolate mofetil (MMF). Chez les patients infectés, une surveillance des signes cliniques et biologiques d’une réactivation du VHB ou VHC est recommandée.
Des cas d’érythroblastopénie ont été rapportés chez des patients traités par des dérivés du MPA (dont le mycophénolate mofétil et le mycophénolate sodique) en association avec d’autres traitements immunosuppresseurs. Le mécanisme par lequel les dérivés du MPA induisent une érythroblastopénie n’est pas connu. L’érythroblastopénie peut se résoudre après diminution de la posologie ou arrêt du traitement. Toute modification du traitement par Myfortic doit être uniquement entreprise sous étroite surveillance chez les transplantés afin de limiter le risque de rejet du greffon (voir rubrique 4.8).
L'apparition d’affections hématologiques doit être surveillée chez les patients traités par Myfortic (comme par exemple une neutropénie ou une anémie ; voir rubrique 4.8), qui peut être liée au traitement par le MPA lui-même, aux traitements concomitants, à des infections virales ou à une quelconque association de ces facteurs.
Les patients traités par Myfortic doivent bénéficier d'une numération de la formule sanguine chaque semaine pendant le premier mois, deux fois par mois au cours des deuxième et troisième mois de traitement et une fois par mois pendant le reste de la première année.
En cas de survenue d’affections hématologiques (comme par exemple une neutropénie avec un nombre absolu de neutrophiles < 1,5 x 103/µL ou une anémie), il peut être approprié d'interrompre ou d'arrêter le traitement par Myfortic.
Les patients doivent être informés qu'au cours du traitement par le MPA, les vaccinations peuvent être moins efficaces et que l'utilisation de vaccins vivants atténués doit être évitée (voir rubrique 4.5). La vaccination antigrippale peut être bénéfique. Les prescripteurs doivent se référer aux directives nationales relatives à la vaccination contre la grippe.
Comme les dérivés du MPA ont été associés à une incidence accrue d'événements indésirables de nature digestive, y compris de rares cas d'ulcération, de perforation ou d'hémorragie digestive, Myfortic doit être administré avec prudence chez les patients qui présentent une pathologie digestive active sévère.
Il est recommandé de ne pas administrer Myfortic en même temps que l'azathioprine, car une telle association n’a pas été étudiée.
En raison de leurs profils pharmacocinétiques différents, l’acide mycophénolique (sous forme de sel de sodium) et le mycophénolate mofétil ne doivent pas être interchangés ou substitués indistinctement. Myfortic a été administré en association avec la ciclosporine et les corticoïdes.
L’expérience de l’utilisation de Myfortic en association avec des traitements d’induction tels que les globulines anti-lymphocytes T ou le basiliximab est limitée. L'efficacité et la sécurité d'emploi de Myfortic en association avec d'autres agents immunosuppresseurs (par exemple le tacrolimus) n'ont pas été étudiées.
L’administration concomitante de Myfortic et des médicaments qui interfèrent avec le cycle entérohépatique, comme par exemple la cholestyramine ou le charbon activé, peut entraîner une sous-exposition au MPA et un risque de diminution de l’efficacité.
Myfortic est un inhibiteur de l'IMPDH (inosine monophosphate déshydrogénase). Il doit donc être évité chez les patients qui présentent un déficit héréditaire rare en hypoxanthine-guanine-phosphoribosyl-transférase (HGPRT), tel que le syndrome de Lesch-Nyhan ou de Kelley-Seegmiller.
Le traitement par Myfortic ne doit pas être instauré avant de disposer d'un test de grossesse négatif. Une contraception efficace doit être utilisée avant le début du traitement par Myfortic, pendant le traitement, ainsi qu’au cours des 6 semaines suivant son arrêt (voir rubrique 4.6).
Effets tératogènes
Le mycophénolate est un tératogène majeur chez l’Homme. Des avortements spontanés (taux de 45 à 49 %) et des malformations congénitales (taux estimé de 23 à 27 %) ont été rapportés après exposition au mycophénolate mofétil (MMF) pendant la grossesse. C’est pourquoi, Myfortic est contre-indiqué pendant la grossesse sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée afin de prévenir un rejet de greffe.
Les patientes en âge de procréer doivent être avertis des risques et suivre les recommandations fournies en rubrique 4.6 (par exemple, les méthodes de contraception, les tests de grossesse) avant, pendant et après le traitement avec Myfortic. Les médecins doivent s’assurer que les patientes prenant du mycophénolate comprennent les risques de malformations pour l’enfant à naître, la nécessité d’une contraception efficace et la nécessité de consulter immédiatement leur médecin en cas de suspicion de grossesse.
Contraception (voir rubrique 4.6)
Compte-tenu des données cliniques robustes montrant qu’il y a un risque élevé d’avortements spontanés et de malformations congénitales lorsque le mycophénolate mofétil est utilisé au cours de la grossesse, tout doit être mis en œuvre afin d’éviter une grossesse pendant le traitement. Par conséquent, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.3) avant le début du traitement, pendant le traitement, ainsi que six semaines après l’arrêt du traitement par Myfortic, à moins que l’abstinence ne soit la méthode de contraception choisie. L’utilisation simultanée de deux méthodes de contraception complémentaires est privilégiée afin de réduire le risque d’échec de la contraception et de grossesse accidentelle.
Pour obtenir des conseils en matière de contraception masculine, voir la rubrique 4.6.
Matériel éducationnel
Afin d’aider les patients à éviter une exposition fœtale au mycophénolate et afin de fournir des informations supplémentaires de sécurité importantes, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché fournira aux professionnels de santé un matériel éducationnel, visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité du mycophénolate, proposant des conseils pour la mise en place d’une contraception préalable au traitement et fournissant des explications sur les tests de grossesse nécessaires. Des informations complètes sur le risque de tératogénicité et sur les mesures de prévention de la grossesse doivent être données par le prescripteur aux femmes en âge de procréer et, le cas échéant, aux hommes.
Précautions additionnelles
Les patients ne doivent pas faire de don du sang pendant le traitement et sur une période d’au moins 6 semaines après l’arrêt du mycophénolate. Les hommes ne doivent pas faire de don de sperme pendant le traitement ainsi que sur une période d’au moins 90 jours après l’arrêt du mycophénolate.
Myfortic contient du sodium. Chaque comprimé de Myfortic 360 mg contient 26 mg de sodium, ce qui équivaut à 1,3 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Excipient(s) à effet notoire :
Myfortic contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
Les interactions suivantes entre l’acide mycophénolique et d’autres médicaments ont été rapportées :
Aciclovir et ganciclovir
Les effets potentiels de l’administration concomitante de Myfortic et d’aciclovir ou de ganciclovir sur la moelle osseuse n’ont pas été étudiés. Cependant, une augmentation des concentrations plasmatiques du glucuronide de l'acide mycophénolique (MPAG) et d’aciclovir/ganciclovir, résultant vraisemblablement d’une compétition au niveau de la sécrétion tubulaire rénale, est possible lors de l’administration concomitante de Myfortic et d’aciclovir/ganciclovir.
Chez les patients présentant une fonction rénale normale, les modifications de la pharmacocinétique du MPAG ne devraient pas avoir de conséquences cliniquement significatives. Par contre, en cas d’insuffisance rénale une augmentation significative des concentrations de MPAG et d’aciclovir/ganciclovir est possible; les recommandations posologiques pour l’aciclovir et le ganciclovir doivent être respectées et les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive.
Antiacides
Antiacides avec hydroxyde de magnésium et hydroxyde d'aluminium :
Lors de l’administration simultanée de Myfortic et d’une dose unique d’antiacides contenant de l'hydroxyde de magnésium et de l'hydroxyde d'aluminium, une diminution de 37% de l’ASC et une diminution de 25 % de la Cmax du MPA ont été observées. Les antiacides à base d’hydroxyde de magnésium et d’hydroxyde d’aluminium peuvent être administrés de façon intermittente pour le traitement de dyspepsie occasionnelle. En revanche, une utilisation journalière chronique d’antiacides contenant de l’hydroxyde de magnésium et de l’hydroxyde d’aluminium avec Myfortic est à éviter en raison du risque de diminution de l’exposition à l’acide mycophénolique et du risque de réduction de l’efficacité de Myfortic.
Inhibiteurs de la pompe à protons :
Aucune modification de la pharmacocinétique du MPA n’a été observée chez les volontaires sains après l’administration de pantoprazole à une dose de 40 mg deux fois par jour au cours des quatre jours précédents l’administration de Myfortic. Aucune donnée n’est disponible pour des doses élevées d’autres inhibiteurs de la pompe à protons.
Contraceptifs oraux
Les études réalisées avec le mycophénolate mofétil et les contraceptifs oraux n’ont pas montré d’interaction. Compte tenu du profil métabolique du MPA, aucune interaction n’est à attendre entre Myfortic et les contraceptifs oraux.
Cholestyramine et médicaments fixant les acides biliaires
Il convient d'être prudent en cas d'administration concomitante de Myfortic et de médicaments pouvant fixer les acides biliaires, comme par exemple les chélateurs des acides biliaires ou le charbon activé, car l’exposition au MPA et l'efficacité de Myfortic pourraient être diminuées.
Ciclosporine
Chez des transplantés rénaux stables, Myfortic à l’état d’équilibre ne modifie pas la pharmacocinétique de la ciclosporine. Lors de son administration concomitante avec le mycophénolate mofétil, la ciclosporine est connue pour diminuer l’exposition au MPA. Lors de sa co-administration avec Myfortic, la ciclosporine peut également diminuer les concentrations de MPA (d’environ 20 %, par extrapolation à partir de données obtenues avec le mycophénolate mofétil), sans que l’on sache dans quelle proportion exacte, aucune étude d’interaction n’ayant été conduite. Cependant, les études d’efficacité ayant été réalisées en utilisant Myfortic en association à la ciclosporine, cette interaction ne modifie pas la posologie recommandée de Myfortic. En cas de suspension ou d’arrêt de ciclosporine, la dose de Myfortic devra être réévaluée en fonction de la nature de la combinaison immunosuppressive.
Tacrolimus
La pharmacocinétique de Myfortic à l’état d’équilibre a été étudiée au cours d’un essai croisé sur la calcineurine, réalisé chez des patients transplantés rénaux stables traités par Néoral et par tacrolimus. Une augmentation de 19 % (IC 90 % : - 3, + 47) de l’ASC moyenne du MPA, ainsi qu’une diminution d’environ 30 % (IC 90 % : 16, 42) de l’ASC moyenne du MPAG ont été observées lorsque Myfortic était administré en association avec tacrolimus comparativement à l’association avec Néoral. Parallèlement, la variabilité intra-patient des valeurs d’ASC du MPA a été doublée lors du passage de Néoral à tacrolimus. Les praticiens doivent prendre en compte cette augmentation à la fois de l’ASC du MPA et de la variabilité, et les ajustements de posologie de Myfortic devront être déterminés sur la base des éléments cliniques. Les patients devront faire l’objet d’une surveillance attentive lors de la conversion d’un anti-calcineurine à l’autre.
Vaccins vivants atténués
Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés aux patients immunodéprimés. La réponse anticorps aux autres vaccins peut être diminuée.
Effets indésirables
5
- Fréquence non précisée
- lymphome
- autres tumeurs malignes
- infections à cytomégalovirus (CMV)
- candidoses
- infections à herpès simplex virus
Infections et infestations 13
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Infections virales, bactériennes et fongiques
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Infections des voies respiratoires supérieures
- pneumonie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Infection des plaies
- sepsis
- ostéomyélite
- Fréquence non précisée
- Infections graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital grave
- méningite grave
- endocardite infectieuse grave
- tuberculose grave
- infections à mycobactéries atypiques grave
- néphropathie associée au virus BK
- leucoencéphalopathie multifocale progressive
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) 5
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Papillome cutané
- épithélioma basocellulaire
- sarcome de Kaposi
- syndrome lymphoprolifératif
- épithélioma spinocellulaire
Affections hématologiques et du système lymphatique 9
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Leucopénie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anémie
- thrombocytopénie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lymphopénie
- neutropénie
- lymphadénopathie
- Très rare (< 1/10 000)
- morphologie anormale des neutrophiles
- Fréquence non précisée
- pancytopénie
- érythroblastopénie
Affections du système immunitaire 2
- Fréquence indéterminée
- Réactions anaphylactiques
- Fréquence non précisée
- hypogammaglobulinémie
Troubles du métabolisme et de la nutrition 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hypocalcémie
- hypokaliémie
- hyperuricémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hyperkaliémie
- hypomagnésemie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Anorexie
- hyperlipidémie
- diabète
- hypercholestérolémie
- hypophosphatémie
Affections psychiatriques 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Anxiété
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Rêves anormaux
- perceptions délirantes
- insomnie
Affections du système nerveux 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Etourdissements
- céphalées
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tremblement
Affections oculaires 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Conjonctivite
- vision brouillée
Affections cardiaques 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tachycardie
- extrasystoles ventriculaires
Affections vasculaires 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hypertension
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypotension
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lymphocèle
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Toux
- dyspnée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Pneumopathie interstitielle
- congestion pulmonaire
- sifflement
- œdème pulmonaire
- Très rare (< 1/10 000)
- pneumopathie interstitielle
- Fréquence non précisée
- bronchectasie
Affections gastro-intestinales 25
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Diarrhée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Distension abdominale
- douleur abdominale
- constipation
- dyspepsie
- flatulence
- gastrite
- nausées
- vomissements
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Sensibilité abdominale
- hémorragie digestive
- éructation
- halitose
- iléus
- ulcération des lèvres
- oesophagite
- sub-occlusion intestinale
- changement de couleur de la langue
- sècheresse buccale
- reflux gastro-oesophagien
- hyperplasie gingivale
- pancréatite
- obstruction du canal de Sténon
- ulcère gastro-duodénal
- péritonite
Affections hépatobiliaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Tests fonctionnels hépatiques anormaux
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Acné
- prurit
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Arthralgie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Myalgie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Arthrite
- douleur dorsale
- crampes musculaires
Affections du rein et des voies urinaires 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Augmentation de la créatininémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hématurie
- nécrose tubulaire rénale
- sténose urétrale
Affections des organes de reproduction et du sein 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Impuissance
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Asthénie
- fatigue
- œdème périphérique
- pyrexie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Syndrome pseudo-grippal
- œdème des membres inférieurs
- douleur
- frissons
- soif
- faiblesse
- syndrome inflammatoire aigu associé aux inhibiteurs de la synthèse de novo des purines
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Contusion
Troubles du système sanguin et lymphatique 1
- Fréquence non précisée
- Agranulocytose
Troubles du système immunitaire 1
- Fréquence non précisée
- Réactions d’hypersensibilité
Troubles de la peau et du tissu sous-cutané 1
- Fréquence non précisée
- Eruption cutanée
Troubles digestifs 4
- Fréquence non précisée
- Colite
- gastrite à CMV
- perforation intestinale
- ulcère gastrique et duodénal
Grossesse, puerperium et conditions périnatales 1
- Fréquence non précisée
- avortements spontanés — surtout au cours du premier trimestre
Affections congénitales 1
- Fréquence non précisée
- malformations congénitales
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les évènements indésirables suivants ont été rapportés lors des essais cliniques.
Tumeurs malignes
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur comportant plusieurs produits en association, y compris le MPA, sont exposés à un risque accru de lymphome et d'autres tumeurs malignes, notamment cutanées (voir rubrique 4.4). Chez les patients transplantés rénaux traités par Myfortic jusqu'à 1 an, des syndromes lymphoprolifératifs ou des lymphomes sont survenus chez 2 patients de novo (0,9 %) et chez 2 patients en traitement d’entretien (1,3 %). Des cancers de la peau autres que des mélanomes sont survenus chez 0,9 % des patients de novo et chez 1,8 % des patients en traitement d’entretien ayant reçu jusqu’à un an de traitement par Myfortic ; d’autres types de tumeurs malignes sont survenus chez 0,5 % des patients de novo et chez 0,6 % des patients en traitement d’entretien.
Infections opportunistes
Tous les patients transplantés encourent un risque accru de développer des infections opportunistes; ce risque augmente avec la charge immunosuppressive totale (voir rubrique 4.4). Les infections opportunistes les plus fréquemment observées chez les transplantés rénaux de novo traités par Myfortic en association avec d'autres immunosuppresseurs dans le cadre d'essais cliniques contrôlés chez des transplantés rénaux suivis pendant 1 an ont été les infections à cytomégalovirus (CMV), les candidoses et les infections à herpès simplex virus. Des infections à CMV (sérologie positive, virémie ou maladie déclarée) ont été rapportées chez 21,6 % des transplantés rénaux de novo et chez 1,9 % des transplantés rénaux en traitement d'entretien.
Sujets âgés
Les patients âgés peuvent généralement présenter un risque accru d'effets indésirables liés à l'immunosuppression.
Autres évènements indésirables
Le tableau 1 ci-dessous répertorie les évènements indésirables, dont la relation de causalité avec Myfortic est possible ou probable, et qui ont été rapportés soit lors des essais cliniques contrôlés réalisés chez des patients transplantés rénaux au cours desquels Myfortic a été administré à une dose de 1440 mg pendant 12 mois en association avec de la ciclosporine sous forme de microémulsion et des corticoïdes soit d’après les données post-commercialisation. Ces effets sont listés par classe de systèmes d’organes conformément à la base de données MedDRA.
Les évènements indésirables sont répertoriés selon les catégories suivantes :
Très fréquent (≥1/10)
Fréquent (≥1/100 et <1/10)
Peu fréquent (≥1/1 000 et <1/100)
Rare (≥1/10 000 et <1/1 000)
Très rare (<1/10 000)
Fréquence indéterminée Ne peut être estimée sur la base des données disponibles
Tableau 1
Infections et infestations
Très fréquent:
|
Infections virales, bactériennes et fongiques
Fréquent:
|
Infections des voies respiratoires supérieures, pneumonie
Peu fréquent:
|
Infection des plaies, sepsis*, ostéomyélite*
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)
Peu fréquent:
|
Papillome cutané*, épithélioma basocellulaire,* sarcome de Kaposi*, syndrome lymphoprolifératif, épithélioma spinocellulaire*
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent:
|
Leucopénie
Fréquent:
|
Anémie, thrombocytopénie
Peu fréquent:
|
Lymphopénie*, neutropénie*, lymphadénopathie*
Affections du système immunitaire
Indéterminée :
|
Réactions anaphylactiques
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent :
|
Hypocalcémie, hypokaliémie, hyperuricémie
Fréquent :
|
Hyperkaliémie, hypomagnésemie
Peu fréquent:
|
Anorexie, hyperlipidémie, diabète*, hypercholestérolémie*,
hypophosphatémie
Affections psychiatriques
Très fréquent :
|
Anxiété
Peu fréquent:
|
Rêves anormaux*, perceptions délirantes*, insomnie*
Affections du système nerveux
Fréquent:
|
Etourdissements, céphalées
Peu fréquent:
|
Tremblement
Affections oculaires
Peu fréquent:
|
Conjonctivite*, vision brouillée*
Affections cardiaques
Peu fréquent:
|
Tachycardie, extrasystoles ventriculaires
Affections vasculaires
|
Très fréquent :
|
Hypertension
Fréquent :
|
Hypotension
Peu fréquent:
|
Lymphocèle*
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent:
|
Toux, dyspnée
Peu fréquent:
|
Pneumopathie interstitielle, congestion pulmonaire*, sifflement*, œdème pulmonaire*
Affections gastro-intestinales
Très fréquent:
|
Diarrhée
Fréquent:
|
Distension abdominale, douleur abdominale, constipation, dyspepsie, flatulence, gastrite, nausées, vomissements
Peu fréquent:
|
Sensibilité abdominale, hémorragie digestive, éructation, halitose*, iléus*, ulcération des lèvres*, oesophagite*, sub-occlusion intestinale*, changement de couleur de la langue*, sècheresse buccale*, reflux gastro-oesophagien*, hyperplasie gingivale*, pancréatite, obstruction du canal de Sténon*, ulcère gastro-duodénal*, péritonite*
Affections hépatobiliaires
Fréquent:
|
Tests fonctionnels hépatiques anormaux
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent :
|
Acné, prurit
Peu fréquent:
|
Alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Très fréquent :
|
Arthralgie
Fréquent :
|
Myalgie
Peu fréquent:
|
Arthrite*, douleur dorsale*, crampes musculaires
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent:
|
Augmentation de la créatininémie
Peu fréquent:
|
Hématurie*, nécrose tubulaire rénale*, sténose urétrale
Affections des organes de reproduction et du sein
Peu fréquent :
|
Impuissance*
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquent:
|
Asthénie, fatigue, œdème périphérique, pyrexie
Peu fréquent:
|
Syndrome pseudo-grippal, œdème des membres inférieurs*, douleur, frissons*, soif*, faiblesse*
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Peu fréquent :
|
Contusion*
| |
* : effet rapporté uniquement chez 1 patient sur 372
Note : les transplantés rénaux ont été traités par 1440 mg de Myfortic par jour jusqu'à un an. Un profil comparable d'effets indésirables a été observé chez les transplantés rénaux, qu'ils soient de novo ou en traitement d'entretien, l'incidence d'effets indésirables ayant toutefois tendance à être plus faible chez les patients en traitement d'entretien.
Effet indésirable après la mise sur le marché :
Troubles du système sanguin et lymphatique : Agranulocytose
Troubles du système immunitaire : Réactions d’hypersensibilité (y compris anaphylaxie)
Troubles de la peau et du tissu sous-cutané : Eruption cutanée
Troubles généraux et anomalies au site d’administration : syndrome inflammatoire aigu associé aux inhibiteurs de la synthèse de novo des purines avec une fréquence de survenue peu fréquente a été décrit après commercialisation comme une réaction pro-inflammatoire paradoxale associée au mycophénolate mofétil et à l’acide mycophénolique, caractérisée par de la fièvre, de l’arthralgie, de l’arthrite, des douleurs musculaires et des marqueurs inflammatoires élevés. Des cas issus de la littérature rapportent une amélioration rapide après arrêt du médicament.
D’autres évènements indésirables sont imputables aux dérivés du MPA et constituent un effet de classe :
Infections et infestations :
Infections graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital, y compris méningite, endocardite infectieuse, tuberculose et infections à mycobactéries atypiques. Des cas de néphropathie associée au virus BK, ainsi que des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC, ont été rapportés chez des patients traités par des immunosuppresseurs, dont Myfortic (voir rubrique 4.4).
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Neutropénie, pancytopénie.
Des cas d’érythroblastopénie ont été rapportés chez des patients traités par des dérivés du MPA (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire :
Des cas d’hypogammaglobulinémie ont été rapportés chez des patients recevant Myfortic en association à d’autres immunosuppresseurs.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Des cas isolés de pneumopathie interstitielle ont été rapportés chez des patients traités par Myfortic en association avec d’autres immunosuppresseurs. Des cas de bronchectasie ont également été rapportés lors d’association avec d’autres immunosuppresseurs.
Des cas isolés de morphologie anormale des neutrophiles, dont l’anomalie acquise de Pelger-Huet, ont été observés chez des patients traités par des dérivés du MPA. Ces changements ne sont pas associés à une altération de la fonction des neutrophiles. Ces changements suggèrent un retard dans la maturation des neutrophiles (ou « left shift ») lors des analyses hématologiques, ce qui peut être interprété de façon erronée comme un signe d’infection chez les patients immunodéprimés tels que ceux traités par Myfortic.
Troubles digestifs :
Colite, gastrite à CMV, perforation intestinale, ulcère gastrique et duodénal.
Grossesse, puerperium et conditions périnatales :
Des cas d’avortements spontanés ont été rapportés chez des patientes exposées au mycophénolate, surtout au cours du premier trimestre (voir rubrique 4.6).
Affections congénitales :
Des malformations congénitales ont été observées après commercialisation chez des enfants de patientes exposées au mycophénolate en association avec d’autres immunosuppresseurs (voir rubrique 4.6).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Des cas de surdosage intentionnels ou accidentels ont été rapportés avec Myfortic bien que tous les patients n’aient pas eu d’effets indésirables liés à ce surdosage.
Dans les cas de surdosage au cours desquels des événements indésirables ont été rapportés, les événements reflétaient le profil de sécurité connu pour cette classe (principalement des dyscrasies sanguines, des sepsis...) (voir rubrique 4.4 et 4.8).
Bien que la dialyse puisse être utilisée pour éliminer le métabolite inactif MPAG, elle ne devrait pas permettre d'éliminer des quantités cliniquement significatives de la fraction active MPA. Cela s'explique en grande partie par la forte liaison du MPA aux protéines plasmatiques, à savoir 97 %. En interférant avec le cycle entérohépatique suivi par le MPA, les chélateurs des acides biliaires, comme la cholestyramine, peuvent réduire l'exposition au MPA.