Voie systémique (orale ou injectable)
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple BACLOFENE ZENTIVA 10 mg, comprimé sécable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 4 septembre 2026.
Indications
Adulte
1- Le baclofène est indiqué comme traitement des contractures spastiques
• de la sclérose en plaques.
• des affections médullaires (d'étiologie infectieuse, dégénérative, traumatique, néoplasique).
• d'origine cérébrale.
2- Le baclofène est indiqué pour réduire la consommation d’alcool, après échec des autres traitements médicamenteux disponibles, chez les patients adultes ayant une dépendance à l’alcool et une consommation d’alcool à risque élevé (> 60 g/jour pour les hommes ou > 40 g/jour pour les femmes).
Population pédiatrique (6 à 18 ans)
Le baclofène est indiqué comme traitement symptomatique des :
• Contractures spastiques d'origine cérébrale (infirmité motrice cérébrale infantile, accident cérébro-vasculaire, maladie cérébrale néoplasique ou dégénérative).
• Spasticité musculaire survenant dans les maladies de la moelle épinière d'origine infectieuse dégénérative, traumatique, néoplasique ou secondaire à une sclérose en plaques, une paralysie spinale spastique, une sclérose latérale amyotrophique, une syringomyélie, une myélite transverse.
Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Effet tératogène chez l'animal et cas de malformations chez l'enfant exposé in utero : le baclofène ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf nécessité absolue, avec contraception efficace ; surveillance prénatale spécialisée et du nouveau-né (sevrage) en cas d'exposition.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Par conséquent, le baclofène ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse à moins d’une nécessité absolue.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Très peu de données : l'allaitement est à éviter pendant le traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
En conséquence, l’allaitement est à éviter.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
BACLOFENE ZENTIVA sera administré uniquement si le bénéfice est supérieur au risque. L’apparition d’effets indésirables (notamment somnolence et léthargie) doit être surveillée chez les patients à risque (multi-déficients, AVC graves, insuffisance rénale terminale).
Affections psychiatriques et du système nerveux
Des cas de suicide et d’événements liés au suicide ont été signalés chez des patients traités par le baclofène. Dans la plupart des cas, les patients présentaient des facteurs de risque associés à un risque accru de suicide, comme des troubles liés à la consommation d’alcool, une dépression et/ou des antécédents de tentatives de suicide.
Chez les patients présentant ou ayant présenté des troubles psychiatriques, et en particulier des idées et comportements suicidaires avec risque de passage à l’acte, un épisode dépressif caractérisé ou des antécédents de tentative de suicide, les bénéfices et les risques de la mise sous traitement par BACLOFENE ZENTIVA ou de sa poursuite doivent être soigneusement évalués. Une consultation psychiatrique doit être prévue avant la mise sous traitement et pendant le traitement.
Un suivi attentif des patients, en particulier en début de traitement, doit être mis en place. Les patients (et leur entourage) doivent être informés de la nécessité de signaler immédiatement à leur médecin tout trouble du comportement, de l’humeur et toute idée suicidaire.
Il est recommandé d’arrêter le traitement par BACLOFENE ZENTIVA en cas d’apparition ou d’aggravation de symptômes psychiatriques, d’idées ou de comportements suicidaires.
Des cas de mésusage, d’abus et de dépendance ont été observés avec le baclofène. Une attention particulière devra être portée lors du traitement des patients ayant des antécédents d’abus de substance. Il convient de surveiller l’apparition chez les patients de symptômes de mésusage, d’abus ou de dépendance au baclofène, par exemple une augmentation de la dose, un comportement de recherche de substance, le développement d’une tolérance.
Population pédiatrique
L’expérience clinique de l’utilisation du baclofène chez l’enfant de moins de 1 an est très limitée.
Femmes en âge de procréer
Au regard du risque potentiel en cas d’exposition au cours de la grossesse, les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement (voir rubrique 4.6).
Risques liés à l’exposition in utero
Des symptômes de sevrage, y compris des convulsions postnatales chez le nouveau-né, ont été rapportés suite à une exposition intra-utérine au baclofène administré par voie orale. L’administration de baclofène aux nouveau-nés présentant un syndrome de sevrage, avec réduction progressive de la dose peut aider à contrôler les réactions de sevrage (voir rubrique 4.6). Elle ne peut s’envisager qu’à titre exceptionnel et en milieu spécialisé.
Interruption du traitement
Ne pas interrompre brutalement le traitement en raison du risque de syndrome de sevrage. En effet un arrêt brutal du traitement (par analogie avec ce qui a été observé en cas d’administration par voie intrathécale) peut entraîner un syndrome de sevrage parfois létal avec les symptômes suivants en relation avec une probable élévation du tonus sérotoninergique : troubles neuromusculaires (spasticité, dyskinésie, rhabdomyolyse, paresthésie, convulsions voire état de mal épileptique), prurit, dysautonomie (hyperthermie, hypotension), troubles de la conscience et du comportement (état confusionnel, hallucinations, état psychotique maniaque ou paranoïde) et coagulopathie.
Des symptômes de sevrage, y compris des convulsions postnatales chez le nouveau-né, ont été rapportés suite à une exposition intra-utérine au BACLOFENE ZENTIVA administré par voie orale. L’administration de BACLOFENE ZENTIVA aux nouveau-nés présentant un syndrome de sevrage, avec réduction progressive de la dose peut aider à contrôler les réactions de sevrage (voir rubrique 4.6).
Sauf urgence liée à un surdosage ou à la survenue d’effets indésirables graves, le traitement doit toujours être arrêté progressivement en réduisant peu à peu la dose sur une période de 1 à 2 semaines environ. Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors d’une interruption brutale de BACLOFENE ZENTIVA, notamment après un traitement médicamenteux prolongé : anxiété et état confusionnel, délire, hallucinations, troubles psychotiques, maniaques ou paranoïdes, convulsions (état de mal épileptique), dyskinésie, tachycardie, hyperthermie, rhabdomyolyse, aggravation temporaire de la spasticité comme effet de rebond et hypertonie.
Troubles respiratoires
Le risque de dépression respiratoire lors de la co-prescription de médicaments dépresseurs du SNC est augmenté. Une surveillance particulière des fonctions respiratoires et cardio-vasculaires est essentielle chez les patients souffrant de maladies cardio-pulmonaires ou de parésie des muscles respiratoires.
Des cas d’apnée du sommeil ont également été rapportés, les patients présentant un risque d’apnée du sommeil ou de majoration de l’apnée du sommeil devront être surveillés.
Porphyrie
L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients atteints de porphyrie, par extrapolation à partir de données animales.
Encéphalopathie
Des cas d’encéphalopathie réversibles après l'arrêt du traitement ont été observés chez des patients recevant du baclofène à des doses thérapeutiques. Les symptômes comprenaient la somnolence, la diminution du niveau de conscience, la confusion, la myoclonie et le coma.
Si des signes d'encéphalopathie sont observés, le baclofène doit être arrêté.
Précautions d’emploi
Insuffisance rénale
BACLOFENE ZENTIVA doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance rénale et ne doit être administré aux patients atteints d’insuffisance rénale terminale que si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru (voir rubrique 4.2 et 5.2). Des signes et symptômes neurologiques de surdosage incluant des manifestations cliniques d’encéphalopathie toxique (par ex. : confusion, désorientation, somnolence et altération du niveau de conscience) ont été observés chez des patients atteints d’insuffisance rénale prenant du baclofène par voie orale à des doses supérieures à 5 mg par jour et à des doses de 5 mg par jour chez des patients atteints d’insuffisance rénale au stade terminal traités par hémodialyse chronique. Les patients présentant des dysfonctionnements rénaux doivent être surveillés étroitement pour un diagnostic rapide des signes et/ou symptômes précoces de toxicité (voir rubrique 4.9 Surdosage).
Des précautions particulières sont nécessaires lorsque BACLOFENE ZENTIVA est associé à des médicaments ou produits pharmaceutiques qui peuvent avoir un impact significatif sur la fonction rénale. La fonction rénale doit être étroitement surveillée et la dose quotidienne de BACLOFENE ZENTIVA doit être ajustée pour prévenir la toxicité du baclofène.
Insuffisance hépatique sévère
Le baclofène doit être utilisé avec précaution chez l’insuffisant hépatique sévère (Child-Pugh C) (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Epilepsie ou antécédents de crises convulsives
Chez ces patients, des crises convulsives peuvent survenir à doses thérapeutiques, en cas de surdosage ou lors de l’arrêt du baclofène. Si un traitement antiépileptique est en cours, il convient de poursuivre ce traitement et de renforcer la surveillance (voir rubrique 4.8)
Troubles urinaires
Lors d’une hypertonie sphinctérienne préexistante, la survenue possible d’une rétention aiguë d’urine nécessite une utilisation prudente du baclofène.
Analyses biologiques
En cas d’affections hépatiques ou de diabète, des contrôles réguliers des transaminases, des phosphatases alcalines sériques ou de la glycémie sont nécessaires.
Troubles psychiatriques
Utilisation prudente chez des patients ayant des antécédents de troubles psychotiques, d’états confusionnels et de dépression.
Risque de chute
En raison de la sédation et/ou de l'effet myorelaxant qui peuvent survenir lors d’un traitement par BACLOFENE ZENTIVA, il existe un risque de chutes avec un risque de fractures et/ou de traumatismes et/ou d’accidents de la voie publique. Ce risque est majoré par la prise concomitante d’alcool (voir rubrique 4.5).
Autres situations nécessitant une utilisation prudente chez les patients ayant actuellement, ou ayant des antécédents
• d’affection vasculaire cérébrale,
• d’insuffisance respiratoire,
• d’ulcère gastrique ou duodénal,
• maladie de Parkinson.
Excipient à effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif du baclofène. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation des machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Antihypertenseurs
Majoration d'une hypotension, notamment orthostatique. Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique du traitement associé, si nécessaire.
Associations à prendre en compte
+ Antidépresseurs imipraminiques
Risque d'augmentation de l'hypotonie musculaire.
+ Autres médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du thalidomide et du baclofène.
Majoration de la dépression centrale. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l’utilisation des machines.
+ Dapoxétine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.
+ Lévodopa
Risque d’aggravation du syndrome parkinsonien ou d’effets indésirables centraux (hallucinations visuelles, état confusionnel, céphalées).
+ Médicaments à l’origine d’une hypotension orthostatique
Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. C'est le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alpha-bloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et l’intensité de cet effet indésirable. Se reporter aux interactions propres à chaque classe, avec les niveaux de contrainte correspondants.
Effets indésirables
Affections du système immunitaire 1
- Fréquence indéterminée
- hypersensibilité
Affections du système nerveux 12
- Très fréquent (≥ 1/10)
- sédation
- somnolence — surtout en début de traitement
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- confusion
- vertiges
- céphalées
- insomnie
- ataxie
- tremblements
- Fréquence indéterminée
- Encéphalopathie
- abaissement du seuil épileptogène chez les épileptiques
- augmentation paradoxale de la spasticité chez certains patients
- syndrome d'apnée du sommeil — lors de l'administration de doses élevées de baclofène (≥100mg) chez des patients présentant une dépendance à l'alcool
Affections psychiatriques 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- état euphorique
- dépression
- hallucinations
- état confusionnel
- insomnie
Affections oculaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- troubles de l'accommodation
Affections des organes de reproduction 1
- Fréquence indéterminée
- Dysfonctionnement sexuel
Affections respiratoires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- dépression respiratoire
Affections vasculaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- hypotension
Affections gastro-intestinales 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- nausées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- vomissements
- constipation
- diarrhées
- sécheresse buccale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- hyperhydrose
- éruption cutanée
- Fréquence indéterminée
- Urticaire
- alopécie
Affections du rein et des voies urinaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- aggravation d'une dysurie préexistante
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- asthénie
- Très rare (< 1/10 000)
- hypothermie dose dépendante
- Fréquence indéterminée
- syndrome de sevrage grave
- gonflement du visage
- œdème
Investigations 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- diminution du débit cardiaque
- Fréquence indéterminée
- augmentation de la glycémie
26
- Très fréquent (≥ 1/10)
- troubles de la vigilance — par voie intrathécale
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- anxiété — par voie intrathécale
- désorientation — par voie intrathécale
- hypersalivation — par voie intrathécale
- dyspnée — par voie intrathécale
- bradypnée — par voie intrathécale
- prurit — par voie intrathécale
- œdème facial et ou périphérique — par voie intrathécale
- pyrexie — par voie intrathécale
- douleurs — par voie intrathécale
- frissons — par voie intrathécale
- incontinence urinaire — par voie intrathécale
- rétention urinaire — par voie intrathécale
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- tentative de suicide — par voie intrathécale
- léthargie — par voie intrathécale
- hypertension — par voie intrathécale
- thrombose veineuse — par voie intrathécale
- flush cutané — par voie intrathécale
- pâleur — par voie intrathécale
- hypertonie musculaire — par voie intrathécale
- dysphagie — par voie intrathécale
- nystagmus — par voie intrathécale
- Fréquence indéterminée
- troubles mnésiques — par voie intrathécale
- pneumonie — par voie intrathécale
- pneumopathie d'inhalation — par voie intrathécale
- Fréquence non précisée
- convulsions postnatales — suite à une exposition intra-utérine
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Survenant le plus souvent en début de traitement (ex: sédation) lors d’une augmentation trop rapide de la posologie ou d’utilisation de doses trop élevées, ils sont le plus souvent transitoires et peuvent être atténués ou supprimés par une réduction de la posologie. Ils imposent rarement l’arrêt du traitement.
Ils sont parfois plus sévères chez les personnes âgées, ou ayant des antécédents psychiatriques ou des troubles vasculaires cérébraux.
Le seuil épileptogène pouvant être abaissé, des crises peuvent survenir en particulier chez les épileptiques.
Les effets indésirables sont présentés ci-dessous par ordre décroissant de fréquence en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent ((≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent ((≥ 1/1 000 et < 1/100), rare ((≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée :
|
hypersensibilité
Affections du système nerveux
Très fréquent :
|
sédation, somnolence surtout en début de traitement
Fréquent :
|
confusion, vertiges, céphalées, insomnie, ataxie, tremblements
Rare :
|
paresthésie, dysarthrie, dysgueusie, acouphène
Fréquence indéterminée :
|
Encéphalopathie, abaissement du seuil épileptogène chez les épileptiques, augmentation paradoxale de la spasticité chez certains patients, encéphalopathie, syndrome d’apnée du sommeil**
Affections psychiatriques
Fréquent : état euphorique, dépression, hallucinations, état confusionnel, insomnie
Affections oculaires
Fréquent :
|
troubles de l’accommodation
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rare :
|
hypotonie musculaire pouvant être corrigée par une diminution de la dose administrée en journée et par une augmentation éventuelle de la dose vespérale.
Affections des organes de reproduction
Fréquence indéterminée :
|
Dysfonctionnement sexuel
Affections cardiaques
Rare :
|
bradycardie
Affections respiratoires
Fréquent :
|
dépression respiratoire
Affections vasculaires
Fréquent :
|
hypotension
Affections gastro-intestinales
Très fréquent :
|
nausées
Fréquent :
|
vomissements, constipation, diarrhées, sécheresse buccale
Rare :
|
douleurs abdominales, anorexie
Affections hépatobiliaires
Rare :
|
fonction hépatique anormale (augmentation des phosphatases alcalines et des transaminases)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent :
|
hyperhydrose, éruption cutanée
Fréquence indéterminée :
|
Urticaire, alopécie
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent :
|
aggravation d’une dysurie préexistante
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquent :
Très rare :
Fréquence indéterminée:
|
asthénie
hypothermie dose dépendante
syndrome de sevrage* (voir rubrique 4.4), gonflement du visage et œdème
Investigations
Fréquent
Fréquence indéterminée :
|
diminution du débit cardiaque
augmentation de la glycémie (voir rubrique 4.4)
| |
*Un syndrome de sevrage, y compris des convulsions postnatales, a également été rapporté suite à une exposition intra-utérine au BACLOFENE ZENTIVA administré par voie orale.
**Des cas de syndrome d’apnée du sommeil ont été observés lors de l’administration de doses élevées de baclofène (≥100mg) chez des patients présentant une dépendance à l’alcool.
Des effets indésirables supplémentaires ont été observés avec la solution injectable pour perfusion par voie intrathécale de baclofène : troubles de la vigilance (très fréquent), anxiété, désorientation, hypersalivation, dyspnée, bradypnée, prurit, œdème facial et ou périphérique, pyrexie, douleurs, frissons, incontinence urinaire et rétention urinaire (fréquent), tentative de suicide, léthargie, hypertension, thrombose veineuse, flush cutané, pâleur, hypertonie musculaire, dysphagie, nystagmus (peu fréquent), idées suicidaires, agitation, réactions paranoïdes, iléus, déshydratation, alopécie, troubles de l’érection (rare), troubles mnésiques, pneumonie, pneumopathie d’inhalation (fréquence indéterminée).
Syndrome de sevrage
L’arrêt du traitement, notamment s’il est brutal peut induire un syndrome de sevrage parfois létal. Les réactions de sevrage les plus fréquemment rapportées (par analogie avec ce qui a été observé en cas d’administration par voie intrathécale) sont les suivantes : troubles neuromusculaires (spasticité, dyskinésies, rhabdomyolyse, paresthésie, convulsions voire état de mal épileptique), prurit, dysautonomie (hyperthermie, hypotension), troubles de la conscience et du comportement (état confusionnel, anxiété, état psychotique maniaque ou paranoïde) et coagulopathie.
Sauf urgence liée à un surdosage ou à la survenue d’effets indésirables graves, le traitement doit toujours être arrêté progressivement (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Surdosage
Signes cliniques d’un surdosage :
• Symptômes : Les caractéristiques dominantes sont les signes de dépression nerveuse centrale ou d'encéphalopathie : somnolence, diminution du niveau de conscience, dépression respiratoire, coma et acouphènes.
• Troubles de conscience pouvant aller jusqu’au coma,
• Hypotonie musculaire parfois généralisée qui peut durer pendant 72 heures, pouvant atteindre les muscles respiratoires,
• Les symptômes suivants sont également susceptibles de se produire : sensations vertigineuses, confusion, hallucinations, agitation, convulsions, électroencéphalogramme anormal (suppressions des salves et ondes triphasiques), ralentissement généralisé de l’EEG, troubles de l’accommodation, altération des réflexes pupillaires, myoclonies, hyporéfléxie ou aréfléxie, vasodilatation périphérique, hypotension ou hypertension, bradycardie ou tachycardie, ou arythmie cardiaque, hypothermie, nausées, vomissements, diarrhée, acouphènes, hypersécrétion salivaire, élévation des enzymes hépatiques (ASAT, phosphatases alcalines), et rhabdomyolyse.
Conduite à tenir :
• il n’existe pas d’antidote spécifique
• arrêt immédiat du traitement,
• transfert immédiat en milieu hospitalier,
• élimination rapide du produit ingéré.
Après l'ingestion d'une quantité potentiellement toxique, l’administration de charbon activé peut être envisagée, spécialement au cours des premières heures suivant l'ingestion. Le lavage gastrique peut être envisagé au cas par cas, particulièrement dans les 60 minutes qui suivent l'ingestion d'une surdose potentiellement mortelle.
Les patients comateux ou présentant des crises convulsives devront être intubés avant la mise en route d’une évacuation gastrique. En complément de l’interruption du traitement, une hémodialyse non programmée peut être envisagée comme alternative chez les patients présentant une toxicité sévère due au baclofène. L’hémodialyse facilite l’élimination du baclofène, soulage les symptômes cliniques de surdosage et raccourcit le temps de guérison chez ces patients.
• traitement symptomatique des défaillances viscérales,
• en cas d’utilisation du diazépam IV pour des convulsions, l’administrer avec précaution.